‹ Manuel de physiologie v.2Chapitre 105 sur 185 · BILE · texte numérisé non relu

BILE

Ole |)erméal>lc et se ramifiait dans le foie; il se ixîut » suivant la remarque de ;riian (1), que le sang artériel , devenu veineux après avoir nourri la glande

les vasa vasorum^ ait |)assé dans les branches de la veine ombilicale, au lieu £»*iiilroduirc, comme à Tordinaire, dans celles de la veine porte, et qu*ainsi , ne dans ce cas, les matériaux de la sécrétion biliaire aient été fournis par le j^ veineux.

jjL ligature do la veine porte arrête la sécrétion de la bile (2). Cei)endant Phillips ire qu'il continue encore de se produire de la bile, mais en moindre quantité, phéuomèue s'explique en partie par J'aboucJiement des veinules nourricières

versent le sang de Tartère Iiépatique dans les brandies hépatiques de la veine ti*, eu i)artie i)ar le tôle subordonné que l'artère hépatique joue dans la forma- \ du réseau capillaire des lobules. La ligature de cette artère n'apporte aucuii ngeincnt à la sécrétion biliaire.

jà vésicule biliaire des animaux vertébrés se dévelo|)pc sous la fonne d'un diticule ou d'une excroissance du conduit excréteur du foie. Chez l'homme et iz plusieurs mammifères , la bile qui descend du canal hé|)atique dans le canal ilédu<{ue, iKiut, lorsque l'orilice intestinal de ce deroier est fermé, ou que les ruis éprouvent une contraction soutenue, passer par le canal cystique, et s'amasser ns la vésicule, ce qui a surtout lieu lorsque l'estomac ne contient |)as d'aliment^ ais il arrive souvent, chez les animaux, qu'au col ou au bas-fond de h^ésicule jouiissent des conduits particuliers, ap])elés hé|)ato-cystiques, dont on ne trouve icuiie trace chez l'homme (3). (^hez les oiseaux , le canal hé|)atique s'ouvre dans

duodénum séparément du canal cystique; la vésicule biliaire reçoit son contenu r des canaux hépatiques particuliei*s, (jui ont leur euibouchure soit à sou fond, t à son col. Chez les reptiles, Ig bile arrive dans son rései*voir par des branches i^ues du canal hépatique. Chez les poissons, la totalité des branches de ce der- <* 8e joint à la vésicule ou à son canal excréteur (/i).

'iusieurs animaux n'ont \ysm d^ vésicule biliaire. Tels sont , parmi les mammi- ^> les soUpèdcn, les cerfs, le cliameau , réléj)hant , le rliinocéros, le daman , le î'ri , l'urson, le liamster, beaucoup d'espèces du genre Mus^ les tardigrades, Kitianlin du nord, le marsouin et le dauphin; parmi les oiseaux, le jKîrroquet, ^ucou, Tau truche, le pigeon, le ramier, la géUnotle; |)anni les {Miissons, la proie (3). Il n'y a donc rien de régulier dans sou absence, quoique, parmi Animaux qui en sont dépourvus, la plupart soient herbivores et digèrent con- ^^'Ueu^ent ; mais beaucoup d'herbivores ont une vésicule biliaire. Lors((u'i;lle

) PhUot. Tram., 1833, p. 2.

0 SiHp5, Souv. buU. de la Soc, pkilom,, 1825. — Phillips, Lond. med, (3fli., 1839. *) I^iidolplii (Phyêiologie , t. II, p. 5, 153 ) n'odmcl «le véritables conduits hépalo-cystiqucs ^bei le bœuf, parmi les animaux domestiques. Ils y sont au nombre de huit \x dix. 0 Cu^iEB, AnaU comp,, t. IV, p. h$,

0 Cuiier ( Anal, comp,, t. IV, p. 36 ) cite quelques autres poissons, qu'il dit manquer aussi ^cule biliaire; mais ses indications demandent à âlrc ré\ ibées , et Slannius a démontré déjà '"es ne sont point exactes, par exemple, en ce qui concerne le lump. Je trouve la vésicule ^*^ chei VAmmoectte» , auquel Ratbke Pavait refusée. On ne connaît aucun exemple cerlain ^»ïce de cet organe chei les reptiles. Je ne Pal pas vu dans une TeHudo nigra aeu elephan» ^ • mais, cbci une autre graudc tortue terrestre, je Tai trou\é presque enveloppé par lu ^i^ce hépaUque.

ft&O BILE.

n'existe pas, le conduit excréteur du foie est souvent fort large, coniuicdic le cheval.

La bile est verte. Elle a une saveur amèrc et une odeur nauséeuse. Celle dn M a une teinte plus claire, réelle de la vésicule est plus verte et plus consistante, cause de la résorption des parties liquides ; le mucus qui sV trouve dissous la rca filante. Le principe qui teint la bile en vert y est h Tétat de dissolution. Scirak assure que cette humeur est toujours alcaline dans Fétat frais. Elle ne se coagai pas lorsqu'on la fait bouillir.

Les jHÎncipes constituants de la bile varient beaucoup, suivant les méthodes m lytiques qu'on emploie et les influences auxquelles ils sont exposés, ce qui n'a pu permis jusqu'ici d'arriver à une connaissance certaine de la composition de c(m humeur. Dans un tel état de choses, le mieux est de présenter un précis hisl^ rique des diverses opinions qui ont été émises à cet égard.

Si l'on évapore de la bile de bœuf jusqu'en consistance d'extrait, et qu'on cet extrait avec de l'alcool , il reste une subs^nce d'un gris jaune, qui ne se sout pas. Gomme cette substance est précipitée aussi de la bile par l'acide a ce ne peut point être de l'albumine ; c'est plutôt du mucus de la vésicule biliéi^ car elle se comporte absolument de même que le mucus qojon détache des de l'organe en les raclant.

La dlBSolution alcoolique de la bile desséchée contient les substances pri de cette humeur. On distille l'alcool au bain-marie, on dissout le résida dam peu d'eau, et on mêle la liqueur avec de l'acide sulfurique un peu étendu; résulte un précipité gris-verdâtre, consistant en une combinaison de l'acide fnrique avec la substance qui donne à la bile son amertume caractéristique, même combinaison s'obtient quand , après avoir^ébarrassé la bile de son au moyen d'un acide très étendu, on verse un acide moins étendu dans la fdtréc ; le liquide qui reste après une nouvelle fdtration, contient de l'osma; du chlorure sodiquc et du lactate sodique, comme le sérum du sang.

La combinaison d'acide sulfurique et de matière amère de la bile se dissoot l'alcool, comme une résine, en est précipitée en grande partie par l'eau, et tous les caractères extérieurs d'une résine molle. Si l'on fait digérer la alcoolique avec du carbonate barytique, et qu'on filtre ensuite la liqueur, ne contient plus que la matière amère, à laquelle Berzelius a donné le nom de tière biliaire^ et que Gmehn regarde comme un mélange de plusieurs substamtt Elle contient une certaine quantité de graisse, qu'on peut extraire au moyen l'éther, réactif à l'aide duquel Chevreul et Gmelin ont fait voir qu'on panient lement à la retirer de la bile elle-même, après que celle-ci a été évaporée jas(pi' consistance de sirop. Cette graisse consiste en un mélange de graisse (acides gras) et d'une graisse biliaire particulière, non susceptible de se avec l'alcali. La matière biliaire a une couleur de jaune brun verdâtre, qui pu' dépendre d'un principe colorant mêlé avec elle, car on peut l'obtenir presque i»» ore. Quand on la chauffe, die fond en* se boursouflant, se charbonne, fonK. prend feu, brûle avec une flamme brillante et fuligineuse, et laisse un charboop» reux, difficile à incinérer. Elle est soluble en toutes proportions dans l'eau et da l'alcool, mais insoluble dans l'éther. Les alcalis la dissolvent Berzclins croit qne I carbonate sodique dissous dans la bile s'y trouve combiné chimiqu^nent avec elh

BILl!. llUi

i, Cl i laquelle ou ajoute ui) voluiiie é(pl au' Bien 4'ac4c aïoiique, détient

lord verte, puis l)leuc, violette, et ealin rouge.

0" Usmazome.

1° Lue matjËn: qui répand l'odeur de l'uriue quand on la cbiuOe.

2° IJiic iiutière aualofpie au gtutm.

3" /Ubumine. .

k' Mucus de la vésicule biliaire.

15" Uatièrc cuéeuM^

16° Ptyalioc.

17" Bicarbonate lodique, carbonate unmoniqut, acétalo liodique, Aléaics, luar-

itea, cbolates, sulfates et idKN||haifiii potasûqucs et sodi({iicS| clilorure Modique

{ibo^batc calciquc.

Gmclin a trouvË, dans la bile liuioaùtc, de la clioleatérine, de la résine biliaire,

picronid el de l'acte uléique. |;'ronimber2 oi Gugcit (1) y signalent, en outre,

h matière colorante , de la ptyalioe, dejji c^ine , de l'OBinaioaie, des choaf, Qléaii's, uiaigarates, carboniiei et iiillatit lodiquct et potamiquc^, du pbos- Ml ut du cart»nate calciquee.

■erwlius a dit , depuis longleuips déji, qu'il est (Ktdiatile que les parties cou- ■ules de la bile ont une ai grande tendance h changer de compqyitiun , qi]e Ftioa de réacilDi diverii pruduit-ft ses déjwns des corps qui variei^ wivaut les ■bodcs a nul) tiques einplnyÉei, abu^iMttiint de môme quo les huiles et Int Kraisttes Bwvcnisseiit eu sucre et ep acides gras pqr l'astiojt des base», ^jMle opinion s'est coniîrniéOi Ku eUel, Peiparçay (3) a fait voir que |e prin€i{tu cr ut wlubiu dans l'eau iwut être converti en aininoiiia(|ue, eu taurine et eu ^jB Liliain-, par une longue ÉbuUitioii avec des acides miuéraui, et en acide ^ique parrébuUitiuu'avcc la potasse. A l'instar de» anciens, il regarde la bile 4nc une combinaison savonneuse de soude avec un acide particulier, ajipulé *hû clioléiqut', et qu'il dit être identique avec le picromel. D'apri» la dernière analyse de Rerziilius (3), la composition de la bile ne sérail ~ii simple. Le chimiste suédois continue de soutenir que le principal corps cun- ■nt do cette humeur est U matière biiiabe, la biliue. Il débarrasse la bile de t.Bgu€us parl'alcoDl, puis de sa matière colorante et des acides gras par la baft Les principes colurauls smit la bUiverdim et hiilifiUome. Ia première, ■B de (a couleur verte de 1^ bile, est précipita par le chlorure birytitjue -; ttre, de teinte orangée, l'est par l'eau de baryte. A[Mte avoir opéré la séparation ■es deux substances, on a tme dissoluliou alcooliiinc de bitine, combiu<!'e avec If acides résineux , l'acide ftUinique et l'acide chalinique. On la dé|K)ulUc de ivylc, <le la soude et d'autres bases, puis ou la décompose par l'oyide plom- ■e, qui forme une combinaison eiiipl astique avec les Aem acides, taudis que la Be leste dans la dissolution. La bitine a la propriété de se décomposer d'dlepe, quaod elle est dissonic, eu acides felliiiiquc et cbolinique. Par l'action des Kcs, elle produit nou seulement ces deux acides , mais encore de la taurine et Li (l)slysiue, matière nouvelle, résiniformo, qui est pou soluble dans l'alcool.

OSchwugcek's JÙKrn., L, p. SS.

'3ii,nahMdechim., 1838, p. 171.

> JE. r*U Acad. Uandliiigat; au, p. i , p. lit.

khh IULE.

L*acidc choléicfuc de Detuarçay est une combiiiaJsN)n de biliiie avec les deui résineux. La biline est identique avec le picromel pur de Gmelin, et nedifl non plus de la substance que Berzeiius avait obtenue en 1807 à Fétat m qu'il nommait alors matière biliaire. Elle est d'un jaune pâle, ou même i» elle a une saveur amère ; soluble dans Talcool et Teau, elle ne Test pas dans 1

D'après cela, on devrait considérer (1) comme principaux matériaux dcl la biline, les acides résineux (feilinique et cholinique), les combinaisons i acides avec la biline et avec la soude, et les combinaisons des acides gras (o et margarique ) avec de la soude (2).

L'opinion de Demarçay a repris faveur dans ces derniers temps. Kcmp Liebig (U) ont soutenu que la bile est essentieUpaent composée d'un corps cl négatif et de soude, et que les autres substances qu'on en a retirées n'yn pas toutes formées, mais sont les produits des traitements auxquels on laso Ce corps électro-négatif est l'acide cholique de Liebig , i*acide bilifeliiniq Berzeiius, l'acide choléique de Demarçay. Suivant Platner (5), la bUc est double, composé d'un côté de soide avec du carbure d'azote et les élénKi l'eau, d'un autre côté de soude avec du carbure d'hydrogène et les éiéme l'eau. Il donne au premier de ces corps le nom de natrockoiine, et ï celui de r^firockoloîdine. Il a obtenu le premier sous forme cristalline (i reste, il âe décide pas si la choloïdine, ou, ce qui revient au même, l'acil ioîdinique, est identique avec l'acide choléique de Demarçay.

Il me semble facile de démontrer (dus clairement qu'on n'a pu le faire ji par aucune analyse chimique, que les combinaisons savonneuses jouent

(1) Gmelin a découvert une matière biliaire cristalline dans la bile de plusiear (C, Leucisau, Alburnus^ Barbui), La bile de serpent contient, d*après Berzelias, tière biliaire particulière, qui n*est pas précipitée par les acides et les alcaUs. Il s> tf outre , une petite quantité de matière cristalline, précipilable par le carbonate potassiqn dans la bile des cyprins.

(2) Blondlot {Traité de la digestion, Nancy, iSÂ3, p. iàQ) regarde la bile comiiM posé d*eau, de mucus (que, contrairement à Topinion de Berzeiius, il dit lui Htta ne pas provenir de la Tésicule), de sels neutres et alcalins, semblables à ceux qui foat tous les fluides muqueux, d*une matière colorante et d'un principe résinolde spédaL autres principes que divers auteurs y ont signalés sont, à ses yeux, des résultabdc é tion ou des produits morbides. Il indique les moyens , fori simples, d'isoler le principe i en fait connaître les propriétés. Suivant lui , ce principe ressemble aux résines par so sa mollesse , sa viscosité , sa fragilité quand il est sec , sa manière de se comporter ait rlqiie, sa solubilité dans Talcool et les alcalis, son insolubilité dans les acides ; mabil* essentiellement par sa grande solubiUté dans Teau , par Tazote qui entre abondamoKi composition, et enfin par sa propriété conductrice de rélectricité. Blondlot ne irta rapport entre la manière dont ce principe se comporte avec les réactifs et celle des s» ncux. En conséquence, la bile ne peut être, suivant lui, considéFée comme un safti un clioléale de soude. 11 rejette donc Pbypothèse des anciens, remise en honneur parDi hypothèse que, d'un autre côté, Bouisson ( De la 6t7e, de sca variétés physiotofipfs altérations morbides, Montpellier, i8Â3, p. AO ) a adoptée , mais sar parole et sans en

{Note du irai

(3) Ebdhann et Marchand, Jour», fuer praktische Cheniie^ t. XXVlll, p. 15^

(4) Ann, fuer Chcmic und Pharmacie t t. XL Vil, p. 2.

(5) UifiSBR, Archiv, t. YI, p. 27â*

(6) Mubller's Archiv^ 18iiâ, p. 94.

suc PANCBÊATIQUK. kk5

ncipal dans Ja composition de la Me. Deux faits suffisent pour cela. Le premier, st qu*(m emploie de la bile en gnlse de savon, et que celle du loup de mer narrhicas Lupus) remplit cet office chez les Islandais ; le second, c*est que la lestérinc est à Tétat de dissolution dans la bile (1), et que les savons ont, comme ait, la propriété de dissoudre ce corps gras, ce qui jette du jour sur la pro- Lion des calculs biliaires.

ueuefeld a fait Fintéressante observation que la biline dissout les globules du :, ce qui rappelle une assertion de W'emer, que la bile, ajoutée au sang, délùie la dissolution de la matière colorante rouge dans le sérum.

Sac pancréatique*

biez les poissons, le suc des caecums est visqueux, et non acide, ou du moins |>eu acide, comme Font observé Swammerdam, Tiedemann et Gmelin. On tmit le pancréas en totalité ou en grande partie, chez des diiens, sans que igestion et même la santé des animaux en reçussent aucune atteinte : seulement

I remarqué que parfois leur voracité devenait plus grande (2).

Aayer, Magendie, Tiedemann et Gmelin ont étudié dans ces derniers temps Kqc |)ancréatique des animaux supérieurs. Mayer Va trouvé, chez le chat, al« m et transparent (3). Magendie Ta vu, chez le chien, jaunâtre, inodore, de 9Qr salée, alcalin, et susceptible, comme aussi chez les oiseaux, de se coaguler ^h chaleur {U). Tiedemann et Gmelin recueillirent le suc pancréatique d*un •dot fort chien, au moyen d*un tube de verre introduit dans le canal préalanent fendu. Toutes les six ou sept secondes, il s*écoula une goutte, ce qui |Ut près de dix grammes eu quatre heures. Le liquide était clair, un peu opa- ^ filait comme du blanc d'œuf étendu d'eau, et avait une saveur faiblement kf Là même expérience fut répétée sur une brebis et sur un cheval. Dans les

II cas, le suc pancréatique rougit d'abord faiblement la teinture de tournesol ; forent seulement les dernières portions, chez le chien et le dieval, qui donent une faible réaction alcaline (5). A. Schulze a trouvé ce suc acide chez le p, le chat et le cheval; une fois seulement, il se montra neutre chez le chien, pdyse comparative de celui des trois animaux sur lesquels expérimentèrent femann et Gmelin donna les résultats suivants : Le suc pancréatique est fort |ie en albumine ; il ne contient pas de sulfo-cyanure, comme la salive. Les Res solides s*élèvent à 8,72 dans le chien, à /i ou 5 pour cent chez la brebis, iont: l*" de Tosmazome ; 2* une matière qui rougit par le chlore, qu'on n'a pée que chez le chien, et qui n'existait pas chez la brebis ; 3"* une matière anap à la caséine, et probablement associée à de la ptyaline ; Iv" beaucoup d'albu-

B Boui^son [De la bile, de u» variétés physiologiques, de ses altérations morbides, Mimi"

(et, 18^3. p. 21 ) ne pense pas que la cholestérine soil dissoute dans la bil«; il Vy croit seu-

BH i Téiat de suspension, sous la forme de pailleUes cristallines très déliées, qu^il a observérs

■fcroscope , et dont il donne la figure. (Note du trad») .

*) AiTE.nRiETH, Physiologie , t. II, |). 69.

J AfciiKEL's Archiv, t. III, p. 170. ,

J Physiologie, t. II, p. 367.

^ flech. exp. sur la digestion , t. I, p. 2Â.

hM suc mTRrthiAt

mine, éonstitaatit ctlTilVm la moitié du résidd sec ; 5* très pcit d*aride probablement acétique. I^a cendfe s*éleva, diez le chien, à 8,28 da rftskH chez là brebis, à 29,7. Elle cotitenait, en sels Soltibles, du carbonate alca^ sans doute existait dans te suc à Tétat d*acétftte, H qtii, très abondant c: chien , était en petite quantité chez la brebis ; beaucoup de chlomre ^ très peu de phosphate alcalin chez le chien, et beaucotip de ce sel chez b l enfîn, tr^s peit de iulfate alcalin. Les sels non 80lub1«9 dans Teao sont ma jn carbonate et de phosphates calciques (i);

De ces recherches il résulte iftte le sue pailcréatiqtte différé de la salive :â salive contient du mucus et de la ptyaline; le suc pancréatique, beaucoup tf'i mine (2), avec de la caséine, sans milcif!!, et avec t>eu ou point de ptyaline; bai est alcaline, et le suc pancréatique, à Tétat frais, est acide; la salive de la M contient un pëU de sulfo-cyarturo alcalin, qui n'cKiste pas datls le suc pancrérffl Ix^s autres setrsont à peti près lesfméltles.

Leuret et Lnssaigne ont obtenu d*im clieval vivant trois onces de suc pail tique dans l'espace d'une demi-heure. C'était un liquide clair, de sariurtl verdissant le sirop de violettes, et contenant seulement^ pourlOOdffii solides, que les deux expérimentateurs regardèrent comme étant les mriw*^ celles de la salive, mais d'apr^s un examen qui paraît avoir été assez snpeitt Kau, 99 ; matière animale soluble dans l'alcool, matière animale soinble (lansK traces d'albumine, mucus, soude libre, chlorure sodique, chlorure potaf?i(ji phosphate calcique , 00,9.

Suc intestinal.

Le suc intestinal a été examiné par Tiedemanu et Gnielin surd(*sanitnainq avaient fait jeûner. Chez les chiens, la face interne de la membrane mnqa paraissait couverte d'une couche mince de matière trf'S ronsîstanie, hlanrhiti un peu teinte en jaune, et la quantité de bile était peu considérable. OnandI mal avait avalé des cailloux ou du [>oivre, on trouvait ime plus grande qnaiitii mucus difllucnt et fdant, et la bile était plus abondante. On remarquait ^(tsI de l'intestin grêle un liquide plus consistant et jaunâtre ou d'un jaune hran.' tenant des flocons de muctts, Avec le principe colorant, la n'usine et la ?ra« la bile. Ix; liquide muqtieux de l'intestin grêle des chiens et des chevaux nil un peu d'acide libre dans le premier tiers ou la première moitié ; dans tout ki de l'intestin, il n'était point acide, ou ne l'était que fort ik!U chez les chia mémo contenait du bicarbonate sodique chez les chevaux. Ce liquide iâ aussi beaucoup d'albumine, provenant probablement du suc pancréatifine;

(1) TiROBMAiiiv et GxcLiN , toc. n'f., p. M»

(3) Blondlot {Traité de In digestion^ p. 125), s'étaiit procuré trois ou quatre fraoMKf ' pancréatique sur un gros cliien , et l'ayant étendu de son Tolumc d^cau , 1g soumit i A d*un courant électrique. Aucune coagulation n'ayant eu lieu, il conclut que ce suc Kid pas plus d'albumine que la salive , à laquelle il ressemble , du reste, à tout égard. Pm lesuc pancréatique n'est qu'un simple liquide muqueux , destiné à étendre la bile, rtiifll l'âcreté qu'elle présente avant que la matii're résinoîdecn ait été précipitée par Tacide^P mine dans la pâte chymeusc. (I^ote an fr,^'

XNOKMENTS QUE LES ALIMEPITfl SUBISSENT DANS LE CANAL DIGESTIF. 447

levaiux, une substance* analogue à la caséine, et une tnati^ précipitabic par \orurc d'ëtain, laquelle était Traiscmblablement de laptyalihc, avec de Tosmae ; une substance qui rougissait par le chlore et le chlorure inercuriquc ; peu ésîQo biliaire ; enfui, dans la |)artie supérieure du tube, une matière faiblement le et azotée. £u outre, les sels ordinaires des liquides animaux (1). Le mucus du caecum donna des réactions acides chez tous les chiens mis en ^icucc ; mais, au lieu diacide libre, celui des chevaux contenait du bicarbo- |e sodique. Viridct avait trouvé dans le caecum des lapins la môme réaction ^ que dans Testomac.

^hultz a fait de nouvelles recherches sur la réaction acide des matières conte- ^ dans le caecum des animaux. Il a trouvé que, quand ces derniers avaient été 'niis an jeûne, ce liquide était plus volontiers alcalin ou neutre, ce qu*il attribue ^ neutralisation par la bile, qui descendait plus bas (lendant le jeâne ; du reste, ^ait toujours acide pendant la digestion. Cependant cette réaction a lieu ordi- ''CDient chez les herbivores, qui sont pourvus d'un long caecum, ejt elle manque ^uc toujours chez les carnassiers, dont le caecum est incompleL Jba saturation •Vide du chyme d'un lapin qui avait été nourri de pommes de terre et d'herbe, Tpi on ouvrit deux heures et demie après sa mort , exigea trois onces et demie Me de btrnf pour deux onces de chyme pris dans Testomac : imc once du con- H (lu coLM-uni de cet animal en exigea cinq gros. |)ix-huit onces de chyme stocal d*uii cheval eurent l)esoin de quinze grains de carbonate potassique |H)ur \salinoes ; il fallut deux onces et demie de bile de bœuf pour en saturer une c ; la même quantité du contenu du caecum demanda cinq oncxîs de; bile de uf. Le chyme de Testomac d'un cochon exigea l,0/i à 1,11 i)our lÔO de carl)o- ' l)ota.ssi(pie, et le contenu du caecum 0,78 pour sa saluiation.

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