RATE
luaiiie, grisâtres, très mous, pleins, et d*un diamètre d'un cinquième de li^pe loe Jigue; leur mollesse est telle, au dire de ces deux anatomistes, qu'ils se réiscnt en liquide lorsqu'on les soulève avec la pointe du scalpel. Mcckel les dit *ondis, blanchâtres, très probablement creux, ou du moins très mous, d'un ième de ligne à une ligne de diamètre, et fort riches en vaisseaux. Il est cern que des corpuscules mous et faciles à écraser se voient quelquefois chez le chat le chien, et que, dans certains cas rares, ils sont assez prononcés aussi chez lonmic. Home, Heusingcr et xMcckel prétend que ce sont eux qui se gonflent oisidérablement après que les animaux ont bu, ce dont je doute. Les corpuscules (mt .Malpighi a le premier fait mention chez quelques herbivores se comportent *DDe tout autre manière.
On trouve, dans la. rate de plusieurs herbi\t)res (bœuf, brebis, cochon, etc. ), ertains corpuscules arrondis et blancs, qui ont depuis un tiers de millimètre jus^ i*à un demi-millimètre de volume. Ces corpuscules sont assez durs, et fort éloilés de s'écraser quand on les comprime. Rudolphi (1), qui ne les admet que chez i mammifères, dit qu'ils s'affaissent ou s'effacent lorsqu'on les extrait de l'organe, tte particularité ne convient pas aux corpuscules blancs dont je parle ici, qui tt parfaitement délimités, ont beaucoup ie consistance, résistent à la pression, subsistent même pour la plupart après qu'on a broyé doucement le tissu de la e.. On les aperçoit bientôt, chez le cochon , la brebis et le bœuf, sur la tranche la rate, ou mieux encore sur la surface des dédiirures de l'organe, ou après ùr laissé ce dernier macérer dans l'eau pendant quelque temps ; en effet, la nur- ^tion ramollit la substance pulpeuse de la rate , qui devient noirâtre, tandis que
corpuscules consentent longtemps leur teinte de blanc grisâtre et leur consis- ^ce. Lorsqu'on fait macérer quelque temps un lambeau de rate, on voit qu'ils ^t unis ensemble par des filaments , comiexion qu'on a bien plus de peine à ^rccvoir dans la rate fraîche, d'où il est fort difficile d'en séparer des paquets,
travaillant, sous la loupe, avec une aiguille et des pinces, ïn examinant de près ces corpuscules, on reconnaît qu'aucun d'eux n'est isolé : ^nn se termine par un ou deux prolongements. Quelquefois, mais rarement,
en voit plusieurs unis ensemble, et figurant en quelque sorte les nœuds d'un U de fil, ce qui ne les empêche pas de fournir aussi des racines très déliées. La ftpart du temps ils tiennent, par de courts pédicules, à des filaments peu épais, S sont des branches d'autres filaments, ou, ce qui est plus commun encore, ils :^t implantés, par une base plus ou moins large, sur le côté de filaments rameux. ^ filaments qui les unissent vont en diminuant de grosseur dans la direction des taches, et partent évidemment de cordons plus gros. Les branches sur lesquelles
reposent présentent, sur la tranche, une ouverture que le microscope fait bien ^inguer. On peut suivre ces branches jusqu'à leurs troncs, et l'on finit par arri- :^ ainsi aux vaisseaux sanguins de la rate. Je me suis convaincu, par des injections Licates, que ces branchés tiennent à celles des artères, et spécialement aux gaînes Kit celles-ci sont pour\'ues dans la rate. Je signale d'autant plus volontiers cette ^constance, qu'elle a échappé à plusieurs observateurs. Au reste, les ramuscules
plus déliés des artères demeurent étrangers aux corpuscules, en ce sens qu'ils
^1) Grundun der Physiologie y t. Il, part, ii» p. i75«
TZf
50/l RATE.
se distribuent pour la plupart au tissu pulpeux de la rate ; quand les injections ont bien réussi, on voit les ranmscules artériels traverser les parois de ces corpascnies plutôt que se répandre à leur surface.
Les corpuscules de Malpighi ne sont pas de simples renflements on des excroi»sances des gaînes vasculaires : ils se composent d'une vésicule creuse, ^ faquelf la gaine fournit une enveloppe, soit qu'ils y adhèrent par un pédicule, soit qu'il reposent immédiatement sur sa surface. Suivant Ilenle, la paroi des corpuscules de Malpighi est formée seulement de granulations, et des faisceaux déliés de tisi cellulaire passent sur eux.
Les corpuscules et leurs cordons sont entourés de tous côtés par la sobstnirp pulpeuse rouge, et non contenus dans des cellules, comme le croyait Malpighi fis envoient dans cette substance de petites racines blanches, dont quelques unes raferment bien distinctement des ramuscules artérieb.
La matière blanche et pultacée que contiennent les vésicules se compose, poor la plus grande partie, de granulations dont le volume égale à peu préscehoAs globules du sang, mais qui, au lieu d'être aplatie comme ces denuers, <mtm forme irrégulièrement sphérique. Ces granulations, vues au microscope, «tk même aspect et le même volume que celles qui constituent la substance roup A la rate.
Chez l'homme, les corpuscules de Malpighi sont très difficiles à obsener. Jf Is ai vus naguère dans une rate que je faisais macérer. Schviager-BardeMmiksi trouvés dans la rate des mammifères carnassiers, et il n'y a pas longtemps qv je les ai obsenés dans celle d'une Cheionia. On peut donc présumer que knrenh tencc est générale, quoique nulle part ils ne soient si apparents ni si^Mâlnàflldier que chez les mammifères herbivores.
La substance pulpeuse rouge se compose de granulations d'un rouge bnm, éf ^^^ lant en volume les globules du sang, mais ayant une forme sphérique, ^ ■* ^r i aplatie. Ces granulations sont très faciles à détacher les unes des autres. SbM Schvirager-Bardeleben, elles sont renfermées, en grand nombre, dans des cdMv membraneuses minces. Leur contenu est moléculaire, C/omme celui des coqNBcrii de Malpighi. Les cellules qu'il a aperçues dans la rate de tous les animaux wsrf pas, suivant lui, essentiellement différentes des corpuscules de Malpighi Gefttdant les corpuscules de Malpighi des herbivores se distinguent de la pulpe roofeA molle par leur couleur et leur consistance. vn>
Des artères d'une fmessc extrême se répandent dans la masse pnlpetne è rate et aboutissent à des canaux veineux, unis ensemble par de nombreiBfsa stomoses, et dans lesquels le sang parvient avant d'atteindre le tronc veineux dffifj
gane. Les réseaux veineux, qui sont assez forts, paraissent avoir des parofa
mement délicates. Eu examinant avec soin un lamlH\iu de pulpe de la rate, <**&. :« que ceUe pulpe est comme percée à jour, et qu'elle forme en quelque serte réseau de filaments rouges, dont le diamètre surpasse celui des espaces etofl^P* >< compris entre eux. Ce sont ces canaux veineux qui, lorsqu'on souffle de Fâr*^*^^ lès >eines de la rate, donnent à la substance pulpeuse une apparence Lorsqu'on injecte de la cire dans les veines, la rate prend l'aspect des c^- j^yg.^ neux du pénis. Il n'y a.point ici de cellules sanguines. La substance nufè'^ rate, que des canaux veineux coupent et percent en tous sens, est si moleet^h r '