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uctible, que toutes ses |>arcelles ont besoin d'un soutien, qui leur est fourni es prolongements fibreux de la capsule de Torgane (1). t seule chose qu'on sache, relatij^eraent aux fonctions de la rate, c'est qu'elle MIS beaucoup d'importance dans l'économie animale; car, d'après les oteerva- . d*un grand nombre d'expérimentateurs, elle peut être extirpée sans incon- ^nt notable. Dupuytren a remarqué une plus grande voracité chez les chiens liaient subi l'opération; Mayer (2), l'augmentation de volume des glandes >hatiques; Tiedemann et Gmelin, la tuméfiiction de la thyroïde, ce qui, dans les cas , n*est point un phénomène constant , car U ne s'est point offert à wager-Bardeleben. Tiedemum'et Gmelin regardent aussi comme une particularité
] M. Kœlliker a publié récemment un remarquable mémoire , duquel U résulte : 1<* Que les des qu*on avait regardés ]usqu*Scî comme formés de fibres U$»e$ sont composés de cellules
allongées, ponant un noyau allongé, dont la directim^ est parallèle à celle de la cellule ; [ue ces cellules allongées, nommées par Ksiliker, fibre$ ctUuleê mu9euUnr€9^ se troufent ft un très grand nombre d*organes ou de parties d*organes. M. Kœlliker a constaté rexbtence ees Gbres cellules dans le mamelon et son aréole, dans le derme, dans Tintérieur du gloke laire ( muscle de Crampton, etc.)* dans le tube digestif, dans la vessie, dans une partie de mwtate et aussi du vagin, dans ks artères , les veines et les lymphatiques , dans lès uretères , être, les trompes, Putérus, le darlos et les conduits déftrents , dans la tracbée et les broni, enGn dans la raie et plusieurs autres organes.
il ces fibres cellules méritent la qualification de musculaires, elles doivent être contractiles , es tissus où elles se trouvent en quantité suflfisante doivent posséder la contractilité. Condpit
cette idée, M. R. Wagner a cherché si la rate pouvait se contracter sous Texcitation galva- ■e. Les trabécules de cet organe, et même, chez certains animaux, sa membrane d*envcIoppe f fibreux , sont composées de fibres cellules. On savait depuis longtemps que la rate était Iractile : M. Defermon avait signalé les singuHères contorsions de cet organe sous Tinfluence «strychnine; M. Wagner a obtenu des contractions non douteuses par Teicitalion galva»
rinvitalion de M. Rayer, des expériences on été faites A ce sujet devant la Société de biologie H. Cl. Bernard et plusieurs autres membres. Deux chiens ayant été pris , un fut empoisonné 4e la strychnine , après qu'on eut mis la rate à nu, sans léser son pédicule vasculairc. On sra les diverses dimensions de Porgane, et, lorsque l^aniosal, saisi de convulsions tétaniques, près de mourir, on mesura de nouveau sa rate ; on ne trouva qu'une très légère diminution >^ttme, qui pouvait d'ailleurs tenir A une diminution dans la quantité de sang circulant dans Bane ; mais il parut évident à plusieurs des assistants que la surface de la rate avait changé Ipectet, de lisse, était devenue chagrinée et que ses bords avaient changé de forme. CcUe bîence, comme on voit, n*a pas donné des résultais très tranchés; cependant il ne faudrait en conclure que la rate est peu 6u n'est pas contractile sous l'influence de la strychnine ; ■et, la rate employée dans cette épreuve a présenté des ulcérations pathologiques. ■I mit ensuite à nu la rate de l'autre chien , en évitant de léser son pédkule vasculaire. Les BMions de Torgane ayant été prises, on appliqua les conducteurs d'un appareil ékctro-ma- Sque énergique sur les deux extrémités de la rate. Après plusieurs minutes d'excitation, on ■mot que la longueur de la rate avait diminué de S ù 3 centimètres. Cette expérience fut ré- K plusieurs fois avec un résultat analogue. En ftiisant passer le courdnt dans le sens trans- ^ de l'organe, on trouva aussi une diminution incontestable de la largeur. Cela fiiit, on « le pédicule de la rate , et on la suspendit par sa grosse extrémité ù l'un des conducteurs ■pyareil électro-magnétique. On vit alors, à plus de vingt reprises et 4 chaque application *aire conducteur sur la petite extrémité de la rate, un mouvement très manifeste d'asccn- < de torsion de l'organe, surtout au voisinage de cette dernière extrémité. {Comptes rendus ' ^oeUté àe biologiey lSâ9, p. 156. ) É. L.
^ Med. rhir. Zeitung, 1815, t. III , p. 189. '
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uon essi*iitiellc et iiicoQSlaule raccmisseinent de la i^écrétiuii urioaire, qucqudqn personnes disent avoir remarquée après Textirpation de la rate. Ib n'ont égakiM pas vu le» troubles de la digestion, dont parlent Mead et Mayer. La bile n'est p non plus S4*crétée en plus grande abondance, et c'est h tort qu'on a dit qu'elle d venait fort amère, qu'elle acquérait une couleur plus foncée. Tiedemauu et Sch«j|e Bardeleben ne se sont pas aperçus que l'appétit vénérien fàt devenu plus vif chi les manunifèrcs qui avaient été soumis à ro])ération.
Nous ne BOUS arrêterons pas longtemps à réfuter les hypothèses qui ontéléii ginées touchant les fonctions de la rate, car les unes reposent sur des supposai inexactes, et, quant aux autres, on ne peut alléguer de preuves ni en leur laKi ni contre elles.
Aucune des hypotlièses qui sup|)osent une relation essentielle entre la rate e(k foie ne saurait se maintenir. Dœllinger considérait la rate comme le produit d*i formation symétrique, et en quelque sorte comme un second foie qui ne s'était| développé à gauche. Or le foie est parfaitement symétrique dans le principe, rate elle-même Test aussi, puisque, ainsi que je l'ai déjà dit, elle se forme couche vasculaire des feuillets du mésentère, c'est-à-dire dans le mésogastre. que la veine splénique aboutit à la veine |)orte, on ne peut pas conclure qi'il prédispose le sang à la sécrétion biliaire, puisque ses rapports avec cette \m\ diffèrent pas de ceux du système chylopoiétique tout entier, et que, chez les #| maux vertébrés inférieurs, la veine porte reçoit aussi les veines des meatalî inférieurs, et, chez les poissons, celles des parties génitales et de la vessie nat D'ailleurs, rextir|)ation de la rate ne porte aucune atteinte à la sécrétion de lai suivant Schwager-Bardeleben. Ou a parlé sans nulle prcuved'une désoxyi que le sang subirait dans la rate. D'autres veulent qu'elle aide à la sécrétion dii gastrique, parce que, assurent-ils sans le démontrer, elle reçoit moins de (K^ndant la digestion. Lieutaud et Moieschi voyaient en elle un résenoir de ])0ur l'estomac, soit parce que l'estomac qui digère attire plus de sang, soit (Ml que la pression de ce viscère, quand il est plein, empêche l'artère spléniqtt'l fournir autant de sang, ce qui ne pourrait s'appliquer aux animaux chez ie«p la rate n'est pas voisine de l'estomac. Dobson a émis une h^^pothèse analogtt(i|^ Suivant lui, la rate se gonfle au moment où la formation du chyle est à 9 II c'est-à-dire qu'elle atteint le maximum de son volume cinq heures apri'sle n^ douze heures après le môme repas, elle est petite et contient moins de sang. (M Toi'ganisme contient plus de sang à la suite d'un repas qu'en tout autre moad cl ({uc les vaisseaux sanguins ne |)euvent pas recevoir ce surplus sans incooTMi la rate est destinée à lui servir de réser> oir ; elle augmente alors de volume, pi diminuer ensuite à mesure que les sécrétions restreignent la masse du sang. Ù |)rémisses de cette hypothèse ne me paraissent pas prouvées, et la structure fcl rate annonce qu'elle a des rapports moins mécaniques avec l'hématose.
Dobson a confirmé l'obsenation faite par I\lagendie, que le volume deJad* augmente lorsqu'on injecte des liquides dans les veines. Vn organe d'un tii aussi mou que celui de la rate, et dont le système vasculaire est si extensible, M certainement , et par des causes purement n^écaniques » se gonfler pins ^
(1) Lond. mcd* and phy$^ Jcurn,, oct. 1820.