‹ Manuel de physiologie v.2Chapitre 121 sur 185 · TRANSPIRATION CUTANÉE ET SUEUR · texte numérisé non relu

TRANSPIRATION CUTANÉE ET SUEUR

1 lion. Lavoisicr et Séguin ont fait des recherches plas précises à ce sujet (1 )• 'avaux nous ont appris que la transpiration cutanée et pulmonaii'e fait terme moyen, 17 à 18 grains par minute; le miniiftum est de 11 grains, KJmum, dans Tétat de repos, est de 32. Pour «distinguer les eflfets de la ilion de ceux qui appartiennent à la perspiration pulmonaire, Séguin em-

vétement de taffetas gommé, imperméable à Tair, ouvert par le haut, et our la bouche, une ouverture entourée de cuivre. Après qu'il avait revêtu t, on le fermait en haut par une forte ligature, et il collait l'embouchure c autour de la bouche ; puis il se mettait sur le plateau d'une balance, se *ser, restait plusieurs heures en repos, et se faisait peser de nouveau. La .e entre les deux pesées donnait la perte que la perspiration pulmonaire c^sionnée dans leur intervalle. Alors Séguin quittait l'habit de taffetas, se Bscr, puis se remettait dans la balance au bout d'un laps de temps déter* a différence entre ces deux dernières pesées indiquait la perte résultant k t do la perspiration pulmonaire et de la transpiration cutanée. £n retran-

perspiration pulmonaire de cette somme totale, on avait la quantité de la ation cutanée. Voici les résultats que donnèrent ces expérience^, suivies

longtemps avec un grand soin.

lelque diverse que puisse être la quantité des aliments, un homme qui se inquiile n'en revient pas moins au même point, dans l'espace de vingtleures ; , toutes choses égales d'ailleurs, la quantité des aliments varie, ou si, cette

^^stant la même, celle de l'exhalation augmente ou diminue, la quantité éments diminue ou augmente, de manière que le même poids se trouve I peu près dans le même laps de tepips ; d'où il suit que, chez l'homme tant, les diverses fonctions s'entr'aident et se suppléent, land la digestion est mauvaise, l'exhalation diminue, rsque la digestion s'accomplit bien, la quantité des aliments n'exerce pas ide influence sur l'exhalation.

»t immédiatement après avoir mangé qu'on exhale le moins, •st pendant la digestion que la perte en poids occasionnée par l'exhalation us considérable.

plus grande perte de poids déterminée par l'exhalation est de cinq livres -quatre heures; la moindre, d'une livre onze onces et quatre gros.

transpiration cutanée dépend de l'état de l'atmosphère et de celui du

moyenne de la perte en poids par l'exhalation est de 18 grains par mint 11 pour la transpiration cutanée, et 7 pour la perspiration pulmonaire, itièrc de la transpiration contient des substances vdatilisables , comme irbonique, l'eau et autres, qui se déposent sur la peau, et qui, de concert negma cutané, forment la crasse. Suivant Thénard, cette matière, reu moyen d'un gilet de flanelle, préalablement lavé à l'eau distillée, contient jre sodique, de l'acide acétique, un peu de phosphate sodique, des traces late calcique et d'oxyde de fer, et une substance animale. La sueur qui

taircs de V Académie des sciences , 1790. -— Ann, de ehim*, t. XC.

.')|« TBANBPiH&rtON CUTAMfiK l^ï SUKUH.

ruiilc «1 tfoutu» sur le front contient de l'acide lactique , imu tuatîm » dans l'alcool (oSinazôiue), une petite quantité de matière insoluble dans ce tnie. beaucoup de chlontre Bodique, et du chlorure ammODique. AuïelmiiMifM plongé non bras dans un cylindre de verre, dont l'ouverture tounit^e vers l'tptét Hnt liée avec du taffetas gommé, et aux parois duquel le membre ne toocka nulle part, la vapeur qui s'élevait de ce dernier se condensa sur la surface iaunt du cylindre ; le liquide ainsi obtenu contenait de l'acétate d'anmmniaqne H k l'Kide carbonique. Abernethy et Mackenzie avaient déjk observé qu'il s'eihiiedc l'acide carbonique par la peau, circonstance qui n'eut pas lieu dans les eipérienca de Priestley. de Fourcroy et de GordcML CoUard de Martigny (1) a trouvé qur b gaz exhalés par la peau contiennent de l'acide carbonique, de l'aioie et de ïkdrogëne, en proportions Irts variables. Cette exhalation n'a ri^ de constant : é eet copieuse apri-s l'exercice et après qn'on a mangé. Quelquefois le gaiot assistait qu'en axote, ce qui s'accorde avec les observations d'Ingenbousi, de Troua et de BarrucL Dana d'autres circonstances, ce n'était guère que de l'acide cjrbniqne, ce qui rapiwllc les faits observés par Hilly, Cmickahank, Jnrine, Abemài ot Mackcnzic. CoUard dit avoir remarqué que l'azote était le plu» abondani jfRi la nourriture animale , et l'acide carbonique après la nourriture vêgétak Jl » cueillait les gaz qui se dégagent de la peau sous un entonnoir bouché par Icltf et plein d'eau qui avait été privée d'air par l'ébuUitioa De aea expi:'rietKeiliadut que l'acide carbonique de la transpiration cutanée sort tout formé iumn attendu que l'exhalation de ce gu a lieu lors même que la peaa n'est poist en cmtactavec l'air atmo^hériqne.

La sécheresse de l'air augmente la transpiration, quoique cdle-ci soit dm de refroidisBemcnt ; mais une grande élévation de la température nténfan^, dnit un i^lTcl liiverac, suivant la remarque d'Edwards. la traospintîoii dciKiirftl| ahondaiile quand l'air est agité et la pression atmo^érique inaiiidr<^ que ic tume. Edwardsétablit une distinction entre cequi dépend del'aciioaiiokddL peau et ce qui, tenant â l'évaporation physique, arriverait égaiemcDi ^'^f J^ mort, s'il était placé danslca mêmes circonstances; la première de cetdcoirvt ^' lions ne forme, suivant lui, que le sixième du tout, lorsque la iein| l'atmosphère ne dépasse pas 20 degrés. Le produit de l'évapontion phyi de l'eau presque pure : celle de l'évaporation organique entraîne des animales. La première cesse quand l'air est saturé d'humidité ; la atcoodc, l'individu se refroidit. La perspirallon pulmonaire n'est qu'une simple physique, qui peut diminuer sous l'influence d'un air saturé d'humidii^* température égale ou surpasse celle du corps. Il existe un rapport si iaOïM la transpiration d'une part, réchaufTemcDt et le refroidissement d'une que je crins devoir rapporter ici les résultats les plu< importanti des d'Edwards. A î-galiié de température, l'eau liquide communique plus la chaleur que la vapeur d'eau, celle-ci plus que l'air humide, et cdui-d pi>1 l'air sec ; c'est pouniuui, i température égale, ou supporte l'air tec pliulinfifll^ L'air chaud et humide nous échauffe davantage, parce qu'il comnuDiqiw |M " chaleur que l'air «ec, et parce que l'évaporation physique eit plus uwat'i'

(1) Juurniftdcpli'ii.dciliigtiidie, L X,p. Ui.

1 RANSPiaATlON CUTANÉE ET SUEUR. 519

is ce (leruier. A température égale, ou même inférieure, Tair saturé de gaz icux, et surtout de vapeur aqueuse, excite une transpiration plus abondante s Fair sec. Lorsque la température extérieure est inférieure à celle du corps, r sec nous soustrait moins de chaleur que Tair humide : à égalité de température, efroidit moins, parce quil est meilleur conducteur de la chaleur, ^nselmino a fait (1) une analyse de la sueiu*, d'après laquelle 100 parties de ce aide contiennent (2) :

Matières insolubles dan& Tcau et Talcool (consistant pour la plus grande partie en sels calcaires) • 2

Matière animale soluble dans l'eau et non dansTalcool, et sulfates. 21

Matières solubles dans Falcool aqueux (chlorure sodique et osmazôme) /i8

Matières solubles dans Talcool anhydre (osmazôme, acide lactique et lactates) 29

Berzelius fait remarquer que la sueur contient encore du chlorure et du lactate nmoniques, qui n'ont point été signalés par Anselmino. Ce dernier, iam les ndres du résidu sec, a trouvé du carbonate, du sulfate et du phosphate sodiques, i peu des mêmes sels potassiques et de chlorure sodique, du phosphate et du car- Mate calciques, avec des traces d'oxyde ferrique. La sueur de cheval, qui dépose, fwsane on sait, une poudre blanche, ne lui a offert aucune trace d'urée, dont iHircroy y avait annoncé la présence. La sueur présente des caractères particuliers ■M plusieurs régions du corps, ce qui peut dépendre toutefois de la sécrétion des Ikules sébacés. Ainsi, celle des aisselles exhale souvent une odeur ammoniacale, «elle des organes génitaux, chez les personnes grasses, contient souvent tant MJde butyrique , qu'elle en répand manifestement l'odeur. Enfin elle a une BUT spéciale chez divers animaux et certains individus de Tetpèce bumaiiie ; Bs, dans les animaux, cette odeur dépend fréquemment de certinieB grandes*

* exemple d'organes folliculaires situés au voisinage de l'anus.

^ but de la transpiration cutanée ne ressort pas clairement de l'analyse, car les >nanccs qu'on a signalées dans la sueinr existent aussi dans l'urine. Cependant, ■tHe il résulte des expériences de Séguin qu'un rapport des plus intimes existe ^ la sueur, les ingesta et les autres excrétions, on comprend jusqu'à un certain >t pourquoi la brusque cessation de cette sécrétion entraîne de si grands troubles ^ l'économie animale, car elle réagit sur l'état des humeurs et l'équilibre de " i^partition dans le corps entier. J'ai dit ailleurs (p. 71) comment la transpira-

Cutanée nous protège contre les degrés trop élevés de chaleur. •^ transpiration cutanée ne consiste pas en une simple évaporation de tout ce

dans le sang, est susceptible de se volatiliser ; elle constitue une véritable séioti. Nous en avons la preuve dans les cas où, malgré la température élevée

• peau, cette sécrétion est totalement supprimée, par exemple les maladies O^ dans lesquelles l'influence des nerfs sur la peau est diminuée.

) Tiedehajin's Zeitêchrift, t. II, p. 32i. — Bebxblids , Traité de chimie ^ t. VII, p. S28« ^ ^off, p. 3h9, les remarques de M. Robin sur la sueur, note 3.

520 tHA^■SPlBAT10^ CUTANÉE ET SUEL-B.

La st^crélioti cuiauéc est liée aussi de la manière la [ritis intime à la yktv urinaire. A la vérité, cUc semble desliDÔG siuiout h cUminer tout ce qui | prendre la forme de gaz â la température du corps, tandis que t'urine CBtniw substances qui aiïectent la forme liquide. Mais il y a corrélation enire en i sécrétions. Quand l'urine coule en profusion, comme dans le diabète, la pen sèche. Dans les contrées et les saisons chaudes, l'excrétion est plus abondiMf) la peau et moins copieuse par la voie de l'urine ; l'inverse a lieu en hiter tt A les pays froids, et nous retrouvons aussi le même rapport dans les maladtci

Itlais les changements que peut subir la trauspiration cutanée ne àépeaâtttfÊ uniquement de l'anti^nismc des sécréticms ; ils tiennent encore i aat kà d'autres causes, qni se rattachent, soit ï la peau elle-raSme, soit au ronOïai- Unt entre cette membrane et d'autres organes. Eu égard à l'état de la peau, iM remarquer que les excitants légers, appliqués i cet organe lui-mfme (I chauds), ou agissant sur lui par l'interpiédiaire du sang (diar^oréliqnes), ircnisent la sécréiion cutanée. Mais, quand la peau est trop irritée, elledeiieniinf et chaude, et ne perspire plus ; dans l'état d'inflammation, elle cesse Uni îH de sécréter, comme il arrive, en général, aux parties enflammées ; de ùi'Mp les inflammations étendues de cet oi^ane donnent si fréquemment lin. fk trouble qu'elles porteut dans l'équUibre de répartition des humeurs, ï de |ète mènesmorbldes dépendant de la loi d'antagonisme, par exemple, !i 1' (les memlH-anes muqueuses. Ainsi on a vu de brges brûlures provoquer l'i mation de la membrane muqueuse intestinale ou pidmonaire, et dans les il< eianthématiques le dat^r des pbl^masies internes croît à {Hoportion, il .

Fig. 6ù. lement de la difficulté ipb ^

matières morbides dans le sang épromoiilA chapper par la peao, vé* core de l'inten^té de fi ' mation cuUnéc, etda c que celle-ci a^Knie ilui II ~ fonctions de la peau.

L'activité de la pnn iiéf<^ aussi beaucoup, i scomt.' l'étal du syst^-menerretaO' sysu'-me vascolaire. DmM maladies fébriles, kssic^ J. de la peau et des ~ muqueuses diminiMip^ ^ tiouncllement à la de l'influence que le iI<W neneuz exerce sur b^ i^ périphériques (j). Bmt» ^.

très états aoa fëMa,»* lu traire, par cxenqdedwk^

(1) Fig. 6A. DeMoas de la cuticule détachée, par macëratioo , de la piuiiK dt II *■>='' tj voit la doubles rangées de dépreuiwu oâ tes paplllei Maieol lottes, avec rtfikUimfr ^

SÊGRtTICm CRIlfAIRE; 521

is les |)assions déprimantes, nne soustraction bnuqoc de l^infloence détermine une 8éa*étion abondante de sueur froide.

Séerétioo arinairt.

édon urinaire débarrasse le corps, non seulement de matières animales ;ces et devenues inutiles, comme l'urée, Facide urique, et des sels sur- » dans réconomie animale, mais encore de substances étrangères qui s'y duites accidentellement, et qui sortent avec rurine, soit telles qu'elles ont es dans le torrent circulatoire, soit après avoir subi une décomposition

écrétion est très répandue dans le règne animal Les insectes eux-mêmes de Tacide urique dans leurs vaisseaux de Malpighi, improprement appelés On a bien trouvé cet acide dans des insectes entiers (1), et i'oo a conclu il était répandu généralement dans leur corps; maiaf il était de toute nél'unc analyse à laquelle on soumettait un insecte entier portât aussi sur aux de IVIalpighi. La sécrétion urinaire existe ^;alement chez les molchez les gastéropodes, elle s'accomplit dans le sac calcaire, nommé par gane de la viscosité, dont le conduit excréteur, marohant le long du recivre immédiatement auprès de l'anus. Jacobson a trouvé de l'adde urique )rgane (2).

i de l'homme est clah*e et d'un jaune ambré. Elle possède une odeur ne particulière. Sa saveur est désagréable, salée et amère. Elle réagit forla manière des acides. Celle des bêtes à cornes, des chevaux, des lapins icurs autres herbivores, est alcaline, et, chez quelques uns de ces animaux, acide qu'au moment de son émission. Celle des herbivores est trouble et liante ; elle ne se décompose pas aussi rapidement que celle des cami* pesanteur spécifique de l'urine humaine varie entre 1,005 et 1,030 (3); naladies, elle va quelquefois jusqu'à 1,050 (b). Quelquefois l'urine deble en se refrddissant, et forme alors un dépôt gris ou rougeâtrcf, qui se par l'effet de la chaleur. Au bout de quelques jours, die acquiert une

couduiis sudorifères dans leur trsjet & travert la peau* Qudques uns de ces conduits irnés à leur extrémité , là où ils pénétraient dans la glande gudoripare* Grossissement es {Thephy». anaU andphys. ofman, hy Todd aniBawman^ t I, p« 609). — F, sur

sudorîpares la note de M. Robin, p, Zà9,

exemple , Robiquet dans les cantharides* {Ann. de chim,^ t LXXVI, ) KBL^s Archiv, t. VI, p. 370,

[uerel (Séméiotique des urinei^ Paris, iS&l, p. 7) évalue la densité moyenne de ins Pétat normal , à 1017,010, d*après les résultats des analyses de 8 urines sbines, s et & de femmes. Les analyses ont été fiiîtes sur la totalité d^ urines rendues pendant re heures. Mats Becquerel Fait obsenrer que Turine rendue dans ce laps de temps n^a olument et identiquement la même composition que celle de la veille, du lendemain itrc jour; en un mot, que la moyenne de la quantité de chaque élément chimique s absolument la même, et qu*clle oscille dans des limites qui sont en général peu con-

mais qui peuvent cependant le derenir. (Note du tfad.)

maximum de densité que Becquerel (loc. ciu^ p. 88} a constaté était de 1031,500 dnme atteinte de la fièvre de lait; et le minimum de 1005,880 dans la convaleBeeii^ rite calculeuse , chei une jeune fille anémique. [Note du tmâ»)

yi2 SÉCHÉliOM UaiNAIRË.

odear ammoniacale, réagit à la manière des akalis, et se couvi*e d'une |)dlki mucilagincuse blanche, dans laquelle, aussi bien que sur la paroi interne du vas se déposent de petits cristaux blancs, qui sont du phosphate ammoniaco-magnOsiei D'après l'analyse que Berzelius a faite en 1809 (1), Torine contient :

Eau 933,00 (2;

Urée 30,10

Acide lactique libre

I^ctate anunonique ..

Extrait de viande soluble dans TalcooL .... * Matières cxtractives solubles seulement dans Teau .

Acide urique 1,00

Mucus Tésicai 0,32

Sulfate potassique 3,71

Sulfate sodique • . • . 3,16

A reporter. . . . 988,37

(i) RelalivemeDt à celle analyse, qiroa trouTe reprodaite fiartout, Bendiof loi^fti ( IVaité de chimie , l. Yll, p. 393 ) convient qu*à Tèpoque où elle Ait esécolte on MauM pas encore plosieurt foits relalift aux principes eonslltuanis que Turiiie lient ea diaslitell proporlion de Teau aux malières solides y est de 933 : 67. Diaprés la moyenne dei ImH tutP* de Becquerel, elle est de 97i,934 : 28,066, savoir:

Eau IHJM

Urée. UAl

Acide onque. . . . , • • . . tjrj

i Chlore ^\

Adde sulftiriqae. . ^j

Acide phosphoriqie. Orj

Potasse. .... M« Soude. \

Chaux. I . . 9»tl Magnésie. ) Matières organiques qu^on ne peut isoler et doser séparément (acide lactique, lactate ammonique, matières colorantes,

^ malières extraclives , chlorure ammonique ) U^i

i) Ces résultats, presque identiques avec ceux auxquels Lecanu est arrivé, diffèreoll

de ceux qu*B annoncés Berzelius. On expliquerait diflkilement à quoi tient cette difiiCBMjkj

chimiste suédois n'ayant pas indiqué la densité de Turine sur laquelle H a opéré. Uosai

qu*il s'est servi d'urines rendues le matin, qui sont quelquefois très concentrées et Uèi(

— Compares d'autres ré:>ultats donnés par Lehmann , et qui se trouvent un peu plm

la note de la page 525. {Note du trdi

(3) Suivant Becquerel (loc. cif., p. 19) les moyennes 123 7* s 779 chex les hommesti]

chez les femmes (= 1282«s634 moyenne générale) , peuvent être considérées

lour desquelles oscillent les quantités d'eau rendues en vingt-quatre heures par rariaii

personne saine. Les oscillalions autour de ces chiffres sont assex considérebics iÊm^

sanlé parfaite; et, pour admettre une alléralion morbide de la quanUléd'etu, il MfK<

soit au-dessous de 800 ou au-dessus de 1500. La quantité d*eau peut atlelodre et<

par l'effet : 1"* de l'inlroduction d'une grande quantité de liquide dans réooooak fVli'

digestives, et alors la quantité d*eau rçidue dans l*espaoe de vingtHiuatre henrcicit(

ment en rapport tVec la proportion d*eao avalées 2* dt la poljdepaie ; dwi iMl

I3 tu

Re(X>rt d88,37

Phosphate sadique 2,9^

Biphosphate ammonique. ........ 1,05

Chlorure sodique. ^»^5

Chlorure ammonique. .•.....,. 1,50

Phosphates caldquc et magnésique ..... 1,00

Silice 0,03 (1)

ft-lroîs ans, le terme moyen de la quantité d*eau rendue en Tingt-quatre heures 8*est trouTé i de 2956,3Ai ; S* du diabète, dans lequel la quantité d*eau va quelquefois à plusieurs litres ; 1*0 n accès d*hjrstérie ou d'aeeidents nenreuK quelconques , ce qui n^est point constant. La Dtité d*ean rendue dans Tespaoe de vingt-quatre heures diminue plus souvent qu'elle D*aiig- Ce : c'est ce qu*on observe dans la fièvre, et dans toutes les circoiistaiiccs capables de détersr un mouvement fébrile, spécialement les phlegmasies aiguës et chroniques; dans les mafs du cœur et du foie, surtout si elles sont capables de déterminer une perturbation générale 'organisme ; dans les maladies , de quelque nature qu*elles soient , qui déterminent un bl« fonctionnel général de Téconoraie ; dans le cas de sueurs abondantes ; enfin à Pap* be de la mort. Le plus souvent les urines qui contiennent beaucoup d^eau sont pales, peu "émsf peu denses, peu addei et asseï abondantes, tandis que celles qui en contiennent peu foncées en couleur, très denses , très acides, souvent spontanément sédimenteuses , et tou* » diminuées de quantité. [Noie du trad.)

) Les moyennes de la somme des principes solides tenus en dissolution dans Teau ont été v^es, par Becquerel {loe. rir., p. 36), dans les vingt-quatre heures, de 89,531 (eau, ^«779) pour les hommes, 8&,3il (eéu, 1887, À89, pour lesflnomes, ce qui donne pour «une générale 36,860 (eau, i383,68&). Ces moyennrs, déjà dissemblablei suivant le sexe, tout pas non plus constamment les mêmes chei un méase individu. Les oscillations peuvent entre 36 et M chei Thomme, 33 et 36 ches la femme, ce qui Ait pour termes moyens, les deux sexes, les extrêmes de 33 et'ïi. La quantité des principes solides imprime à Turine i|Qalités variables ; selon qu^ils sont dissous dans plus ou moins d*eau, Turine est plus ou as dense et plus ou moins chargée en couleur. Les causes qui en déterminent TaugaMutatlon : i« une alimentation abondante et aïoléei S* l'introduction dans récooonie d*nne quand^eau anormale; car alors non seulement les reins se débarrassent de cette quantité Insolite ^uide , mais encore le travail inaccoutumé auquel ils se livrent détermine une augmentatiou

> la somme totale des matières tenues en dissolution. Becquerel a vu, en pareil cas, cette Bie s^élever à &3 et &5 ; 3^ la polydipsie , qui rentre dani le cas précédent : une femme flilble Wcate , atteinte de cette maladie, a donné, au lieu de Zà , chiffre moyen dans le sexe fémi-

> 49,659 ; h* les flux d*urine qui ont lieu quelquefois sous Tinfloence d*ofliectlons nerveuses, téeinlement d*accès hystériques; chei une chlorotique, la somme des matériaux solides ^as un jour qu'elle eut plusieurs accès d'hystérie et un flux urinaire, s'éleva presque au >ie de la quantité qui existe ordinairement dans la chlorose ( 58,083) ; après la guérison, la ^iie Ait de 35,5&5; 5* le diabète. Ces principes solides, ainsi augmentés , impriment & ■ae des caractères différents selon la quantité d*eau dans laquelle ils sont dissous. Us dimi- *t 1res fréquemment dans les maladies, et ce cas est infiniment plus fréquent que le précédent. ^Oaimition a lien : i* sous Tinfluence de la fièvre, des phlegmasies aigués, des désordres ^^Omiels un peu intenses , des accès de maladies du cour ou des poumons, des maladies du I «te , et Turine offre également alors des qualités différentes suivant la proportion variable *^ai { le plus ordinairement l'eau diminue en plus forte proportion que les principes solides, '^ rorine est plus dense et plus foncée eo couleur ; mais il arrive aussi que Teau a très peu ^^aé« on que même eUe n'a pas été sensiblement influencée f 2^ sous riofluence des eauses

; 3* sous eaUe de Tépulseroent déterminé par Ica maladies chroniques. Quelaeelbif des nalières dissoutes dans l'eau reste normale dans les maladies. {Note du trad,)

52i!| ^ SÉCRÉTION URINAIRE.

Vurée, découverte par Gruickshank, s'obtient de la manière suivaute : apA avoir évaporé l'urine, on la dessèche au bain-niarie, et l'on traite ie résida parM cool anhydre, qu'on retire ensuite par la distillation; on dissout le résidndiiii^ peu d'eau, on décolore la liqueur en la faisant xligérer avec du charbon mmû; 4 la fait chauffer, on y dissout autant d'acide oxalique qu'elle en peut prendre; n recueille les cristaux d'oxalate d'urée qui se précipitent par le rdroidiaseinent,i| les lave avec un peu d'eau à la glace, on les dissout dans l'eau bouillante ; on wé^ liqueur avec du carbonate calcique en poudre, on filtre, on évapore à siccité; n traite le restant par l'alcool, et l'on distille le menstrue. L'urée reste pure, tt cristallise en aiguilles déliées et d'un brillant soyeux, ou en longs prismes étrÉ| incolores et à quatre pans. £Uc est inodore, et douée d'une saveur frâichc, vakgÊ à celle da nitre. £lle ne réagit ni comme acide ni comme alcalL Elle tombe ^ déliquescence à l'air chaud et très humide. A + 15 degrés G. , elle exige luoinsdl poids égal au sien d'eau pour se dissoudre, et l'eau bouillante la dissout eo proportions. L'alcool en dissout environ un cinquième de son poids à froid jusqu'à 120 degrés, elle fond sans se décomposer; mais, àquclques degrés au elle entre en ébuUition ; il se sublime du carbonate anunonique; la masse en fi prend peu à peu l'apparence d'ime bouillie, et, lorsqu'on dirige la chaleur circonspection, il finit par rester une poudre d'un gris blanc, qui est de Tacidernlt urique, ou le même acide qui se sublime pendant la distillation sèche de l'i urique. L'urée contracte des combinaisons avec les acides et les bases, sans les traliser. Un fait remarquable, c'est qu'en sa présence le chlorure ammooiqu£(4| tallise en cubes et non en octaèdres, tandis que le contraire a lieu pour le dikni sodique. L'acide azotique la précipite de sa dissolution aqueuse, souilafMi d'azotate d'urée. Elle contient plus d'azote qu'aucun autre produit animal ProUl a trouvé: azote, ^6,65; carbonate, 19,97; hydrogène, 6,65; oxygène, 26,65 (Q^

.l'ai parlé ailleurs (p. 3 ) des moyens que Woehler à indiqués pour prodoU l'urée de toutes pièces. Prévost et Dumas ont fait l'importante découverte qo'dl se rencontre dans le sang après l'extirpation des deux reins, de sorte que. si m • la trouve pas, à l'état normal, dans ce liquide, c'est parce qu'elle en est contlBid^ Icmcnt éliminée. Le troisième jour après l'extirpation des deux reins paraissent hl accidents, qui consistent eu des selles brunes, abondantes et très liquides, ta vomissements, la fièvre, avec élévation de la température jusqu'à 43 degrés C,* quelquefois son abaissement jusqu'à 33. Le pouls devient petit, fréquent, et noiii jusqu'à 200 ; la respiration est fréquente , courte , et en dernier lieu laborie* L'animal succombe du cinquième au neuvième jour. On trouve un épandiena^ de sérosité claire dans les ventricules du cerveau , les bronches pleines démo»'

(1) Becquerel (loc. cif., p. SA) dit que, dansTétat physiologique, les moyennedeb tité d*urée contenue dans iOOO d*urine oscillent autour des nombres suivants : chfi l<$^ (densité, 1018,900), 13.838; chez les femmes (densité moyenne, 1015,120), 10,366;ttfi donne pour moyenne générale (densité, 1017,010), 12,102. La quantité d*urée rendue eoTi>(^ quatre heures a donné les chiffres suivants: chei les hommes (densité, 1 018,900 )• *"<^' chez les femmes (densité, 1015,120), 15,582; moyenne (densité, 1017,010), 16,555-^ dansTétat de santé, la quantité d'urée contenue dans 1000 d'urine peut osciller entre 1^^|^ et la quamité rendue dans Tespace de vingt-quatre heures entre 15 et 18 gr. Lnib" *^ trouvé qu'elle oscillait , chez Thomme , enirt 2&,A&6 et 9,119 ; diez la innme, estit ^f^^ 9,881. (NoteéMird)

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