‹ Manuel de physiologie v.2Chapitre 127 sur 185 · FIBRES PRIMITIVES DES NERPS · texte numérisé non relu

FIBRES PRIMITIVES DES NERPS

is!ient de la moelle épÎQÎère ; ce dont on petit citer pour exemples les ganglions LiUiples qui existent à la poitiou cervicale de la moelle rachidienne des trigles, •mme aussi les renflements visibles à l'origine des nerfs brachiaux et cruraux lez les chéloniens, les oiseaux et les mammifères.

. On ne saurait non plus attacher la moindre valeur au parallèle que divers auteurs Ht voulu établir entre le système nerveux des mollusques et le nerf grand sympathique des animaux vertébrés. L'absence de la chaîne ganglionnaire chez ces Rûmaux est une conséquence de celle du tronc articulé. La réunion des ganglions ^ une chaîne est une chose purement accidentelle, c'est-à-dire qui n'entre pas tans l'essence du système nerveux lui-même, et qui ne dépend pas de la segmentaion : aussi, dans la classe même des animaux articulés, lorsque la forme segmentée i^Miraît, ou du moins s'eflace en partie, les chaînes des ganglions sont-elles remicées |)ar des ganglions épars des nerfe cérébraux, de la même manière que chez

mollusques, ce dont les espèces du genre Phalangium fournissent un exemple, i&i, d'un côté, les ganglions des mollusques sont des ganglions de nerfs viscéix ^ destinés aux actes de la nutrition ; d'un autre côté, les nerfs cérébraux et rs ganglions, qui se répandent dans les organes locomoteurs, par exemple dans ^i:^anteau (céphalo])odes), et sont aptes à transmettre les ordres de la volonté, ^"ir^spondent exactement aux nerfs musculaires de la chaîne ganglionnaire chez

animaux articulés, et ils ne sauraient en aucune manière être mis en parallèle ^ des nerfs viscéraux.

Fibros primitiTes des ncrrs.

Los nerfs sont composés de faisceaux plus ou moins gros, disposés parallèlement Uns aux autres, qui possèdent un névrilèmc membraneux, et qui s*uni&sent ^Iquefois de distance en distance, sur la longueur d'un cordon, tandis que les Pes nerveuses primitives, contenues dans leur intérieur, ne sont qu'appliquées Unes contre les autres, et ne contractent jamais d'union ensemble, puisque, tee dans les points où les faisceaux semblent s'anastomoser, elles ne font que iser de l'un dans un autre, pour s'accoler à d'autres fibres. Les fibres primitives des nerfs se ressemblent beaucoup, quant à la forme et à (Tosseur, chez des animaux différents. Il n'est aucun animal chez lequel elles Ulient d'une agrégation de globules. Toujours et partout elles représentent des Uients simples. Celles des nerfs de l'homme ont, d'après Rrause, depuis jj^ *lu 'à 5^ de ligue. R. Wagner leur assigne jj^ de ligne, et il en donne f-J-^^ t^s des nerfs de la grenouille. Cependant leur diamètre varie à un point extraor- ^re, et souvent elles sont beaucoup plus déliées, ce qui arrive surtout à celles grand sympathique. Les vaisseaux capillaires ne se répandent plus à leur sur- ^ ; ils ne font qu'étendre leurs réseaux entre elles.

^ontana paraît être le premier qui se soit fait une juste idée de la structure '<^ate des fibres nerveuses primitives. Il distinguait dans ces fibres un tube ^eur et un contenu solide ; le tube paraît ridé quand on le contemple à un ' grossissement; le filament logé dans son intérieur est lisse et homogène. "^na était parvenu, sur quekiues cylindres, à isoler le tube de son contenu. ^ comment il s'exprime à cet égard (!):<' Pour réussir dans une recherche si

) Traité du venin de la vipère, Florence, 4784, t. II, p. 4 OS, SOS.

5M riBRES PRIMITIVES DES NERFS.

difficfle, je commençai par sé])arer avec une aiguille les cylindres primitifs de plusieurs nerfs : ceux-ci ou leurs extrémités étaient dans Teau, et je faisais courir li pointe de Taiguilie le long du nerf, pour rompre les cylindres. . . En effet, je réusè à la fin à en voir un dont la moitié environ était formée d*un fil u-ansparentct uniforme, et dont l'autre moitié, presque le double plus grosse, était moins tn» parente, irrégulière, raboteuse ; je soupçonnai alors que le cylindre Denen pA mitif était formé d*un cylindre transparent, plus petit, plus uniforme, et omÊ d'une autre substance peut-être de nature cellulaire. Les obsenrations que je depuis me confirmèrent toujours de plus en plus dans cette hypothèse, qui enfin une vérité défait J*ai vu, dans beaucoup d'occasions, ces deux parties composent le cylindre nerveux primitif: Tune est tout extérieure, inégale, nb*^ teuse ; l'autre est un cylindre qui paraît formé d'une membrane partie transparente, homogène, laquelle paraît remplie d'une humeur ^latinense une certaine consistance. »

Les observations de Fontana sont parfaitement d'accord avec celles que a faites dans ces derniers temps (1). Remak a vu le contenu de chaque tube veux sous la forme d'un filet grêle et plein, dont, à l'aide de la prcssâon, ai vient à isoler une certaine longueur et à la séparer du tube, qui se fronce ment. Il n'a pu constater de structure fibreuse dans ce filament, qui néani se divise quelquefois (2).

Schwann et Purkinje ont encore distingué, autour do filament central, substance médullaire, qui se trouve ainsi placée entre lui et la membrane mement délicate dont la paroi du cylindre nerveux est formée. Cette moeUe etf nature graisseuse, de sorte que le filament centra] est entouré d'un corps (eu égard à l'électricité). On peut l'extraire en faisant bouillir les nerfis àm l'aloDol ; le filament central devient alors perceptible à travers la membrane parente du cylindre.

Quelques personnes croient que le filament central est tout simplement la la plus consistante de la moelle, qu'il n'existe point dans l'état frais, et qui un produit de la coagulation. D'après ce qui précède, leur opinion manque fondement, ce dont on acquiert aisément la conviction en examinant les nerb l'état frais (3).

(i) Obtervationes anatomicœ et microscopicœ de sysiematis nervosi natura, Berlin tiSl

(2) MuELLEB*8 Archiv^ 1887, p. à.

(8) On n^est pas d'accord aujourd'hui sur la question de saroir si le contenu des fibre iV^ ▼eases primitifes est liquide ou solide. Ehrenberg admettait Pun et Tautre cas ; la liqoiM! la transparence parfaite de ce contenu pour les fibres des nerfs de sensations spédafesd celles de Taxe cérébro-rachidien ; la mollesse de ce méuie contenu pour les fibres desaotm où il consisterait en une substance médullaire, uniformément constituée par des rondes, mais peu régulières. Suivant Valentin, au contraire, ce contenu est partout et une substance oléagineuse, transparente, demi-fluide et un peu fisqueuse, qui iiepRB'4 aspect grumeleux ou grenu que par le fait de la coagulation. Trerirani», Learet, U9âi(f B. Bardach partagent la même opinion. B. Burdach s'exprime, à cet égard, de la mmènf^ vante ( Ann, de» se. Mfff., t. IX, p. 128} : « Quand on a décomposé avec soin oo liisoeiK veux en ses fibres primitives isolées, celles-ci , sous le microscope, et avec une lumière rélid^ j paraissent des fils tout à Tait incolores et transparents, qui sont limités sur les côtés pv^ lignes yanchées et noirâlrea. Même avec la plus grande oélérilè, je n'ai januw été

Page 1