MARCHE ET MÉLANGE DES FIBRES DAKS LES NERFS. 5U
Suivant Remak (1) les tubes iieneux du cordon centra) de l*ccrcvisse contien* ;nt un filament composé de fibres extrêmement déliées.
Faisceaux bloncs^ et gris dans les ncriW.
On sait que les faisceaux des fibres nerveuses ont une teinte grise dans quelques urties du nerf grand sympathique, tandis que ceux des nerfs cérébro-racbidiens KDt blancs. 31ais les nerfs cérébro-rachidiens eux-mêmes contiennent aussi quellies petits faisceaux gris entremêlés avec ceux de couleur blanche. On peut très ien s*en convaincre sur le nerf trijumeau des grands animaux, par exemple, du cenf et du cheval. Ces petits faisceaux gris proviennent du grand sympathique, it marchent sur les nerfs cérébro-rachidiens du centre vers la périphérie ; tels ont ceux qui, sur la seconde branche, partent du nerf vidien, ou qui, sur la DÎsième, procèdent du ganglion otique. Ou peut également s'assurer sans peine I phénomène sur les nerfs sacrés, qui reçoivent un faisceau délié du grand synithique. Cette composition, qui, à Tépoque où j'ai publié les éditions précédentes mon Manuel, était déjk prouvée pour moi d'après les observations de Retzius
les niienncs propres, m'avait alors semblé appartenir probablement aussi au ftiid sympathique, qui a des connexions avec les deux racines des nerfs rachi> iwas, dont il reçoit des libres motrices et sensitives, tandis que la formation ganc^nnaire et une teinte grise prédominante me paraissaient être des caractères à propres. Mais le grand sympathique diffère beaucoup sur plusieurs |)oints iint à sa composition. Le cordon qui le limite et la plupart des nerfs ({u'il fournit ^ft encore blanchâtres, comparativement aux filaments émanés des gros ganglions. * opposition, la portion carotidienne de ce nerf est plus particulièrement grise ; i^, par exemple, la portion du grand sympallûque qui s'accole au nerf abduc- 9* n'est guère formée que de fibres grises. De même, le faisceau qui, chez le ^, va du ganglion otique au nerf buccinateur, contient des filaments gris; le ir du muscle tenseur du tympan est blanchâtre. Jlemak a observé, sur un grand icibre de points du grand sympathique, des faisceaux gris à côté les uns des «x*s. La couleur grise des faisceaux dépend de leurs fibres elles-mêmes, qui, l^rès les remarques de Remak, diffèrent des blanches |)ar leur structure. Les ^s blanches ne sont pas seulement plus fortes ; on y distingue de plus très Ueu ^l^ositiou de tube et de contenu. Les fibres grises sont beaucoup plus déliées et ^sparentcs, et, loin qu'on puisse y distinguer un tube et un contenu, elles ont - apparence homogène. Leur surface est semée çà et là de très petites granulais. Ces granulations ont de l'analogie avec celles qu'on aperçoit sur les ramuss^des plus petits vaisseaux, par exemple, dans le cerveau.
MarcIie et mélange des fibres dans les neiTs.
A est d'une extrême importance de connaître la marche des fibres primitives ^ les nerfs ; car, quelque indispensable qu'il soit de savoir avec précision cornet ces derniers eux-mêmes se ramifient, la physiqut* du système nerveux se
' ^ Mi'BLLEa's A rchio^ i 843 . p. 1 97.