CHAPITRE IV
Dq ajatèiiie des SIliro» grUc^ on •rgmilqvea, et ile«.K*pHM
de ces libres.
Quelle est la signification des faisceaux gris qui passent du nerf gioglioMBi dans d'autres nerfs ?
Retzius (1) a décrit celles qu'on trouve dans le nerf trijumeau du cheval; 3» fait voir qu'elles sont en relation avec de petits ganglions qui existent dans TW* rieur du tronc nerveux, et qu'on j)eut les suivre jusque dans les nerfs Bas»< la membrane pituitaire.
I^s observations microscopiques de Remak nous ont appris à connaître la i^ nit're particulière dont se comportent les fibres nerveuses grises. Elles soniuiii faitdififérentes des fibres tubuleuses, c'est-à-dire des fibres sensitives et motri» D'abord, elles sont beaucoup plus déliées ; puis on n'y peut établir de dififfit entre tube et contenu; ensuite, des sont si pâles et transparentes, qu'oo i* aperçoit les limites qu'à l'aide d'imc forte ombre ; enfin elles sont Uléralflial parsemées de petits corpuscules arrondis ou ovales, ce qui constitue leur carat» spécial. Remak a trouvé ces fibres en bçaucoup d'endtoits dans les faisccafij» du grand sympathique. Il en a remarqué, mais plus rarement, dans unp* nombre de nerfs cérébro-rachidiens. Pour réussir dans ces sortes d'obserrlti* il faut recourir à de forts grossissements et à une forte ombre. En outre, p* constater l'existence de ce système fibreux particulier, il est nécessaire de l'ét* d'abord dans un nerf entièrement gris. Là elles sont seules, ou du moins t**^
(i) /«if, 1827, p. 997.
STSTiUlE DES nUEl GRISES, ET PROPRIÉTÉS DE CBS PURES. 6SS
"S que d'un très petit nombre de fibres tubulensesL Je me suis convaincu de ;titude de l'observation sur la portion carotique du nerf ganglionnaire, qui >talement grise. On cherche, dans le veau, le gros nerf gris qui se rend au bducteur et à la première branche du trijumeau. Il est situé immédiatement sfious du nerf abducteur, dans le réseau admirable, pri^s du côté interna du on de Casser. Là il se porte de bas en haut, et 8*accole, par un fort faisceau, •remière branche du trijumeau, au moment où celle-ci sort du ganglion de r ; U envoie un petit faisceau, qui suit le nerf abducteur ; un autre, plus gros, e dans la seconde branche du trijumeau. Le tronc gris d*où proviennent ces isceaux a près d*une ligne de diamètre. Comme il est entièrement formé de
neneuse grise, nul autre ne convient mieux que lui pour présenter au s<ope le type des fibres organiques grises. On y aperçoit aussi quelques Cubuleuses, mais extrêmement rares. Parfois il arrive qu'une de ces fibres ^ à la surface d'un faisceau de fibres organiques, et alors il devient bien plus ^'apprécier la différence.
fibres organiques sont celles dont se composent tous les faisceaux gris qui £3D(ient vers la périphérie, en suivant la première branche du nerf trijumeau, :>ndc, et le nerf abducteur. On les trouve également dans les faisceaux gris Lsscut du ganglion otique ou plexus gangliforme de Santorini à la troisième he, en particulier au nerf buccinateur. Remak en a découvert de petits fais
épars dans la plupart des nerfs cérébrorachldiens qu'il a examinés. U les a ivées à l'union du cordon limitrophe du nerf ganglionnaire avec les nerfs Liens, par le moyen du rameau communicant Elles partent du ganglion, et t:ent au nerf intercostal, tandis que la plus grande partie du rameau commu- ^ est composée de fibres tubtdeuses allant des racines du nerf rachidicn au «inglioniiaire : il y a par conséquent échange mutuel erses hypothèses ont été imaginées pour expliquer les effets des fibres grises. Kr prédominance dans le nerf ganglionnaire avait fait présumer qu'elles 1 1 à la nutrition et qu'elles président aux mouvements involontaires. Plusieurs »logistes considèrent celles qu'on trouve dans les nerfs du cœur et des glandes « la source proprement dite des phénomènes de nutrition et de mouvement ]iyi)othèsc explique sans doute les effets physiologiques ; mais elle laisse ^ la question de savoir quelles sont la nature et la signification des faisceaux ^t je ne |)artage pas l'opinion que ceux-ci soient seulement une espèce parti* 3 de tissu cellulaire ou de névrilème, provenant de rallongement des gaines :)bules ganglionnaires, comme le pense Valentin. Que les fibres grises soient rolongements des globules ganglionnaires eux-mêmes ou seulement de leurs ^ on les rencontre dans tous les nerfs munis de ganglions, elles se ré|)andent nglions sur les nerfs et d'un ganglion à un autre, et forment par consécpient ^rte de système commissural des ganglions, système indépendant des fibres uses, et qui probablement joue un rôle déterminé dans le conflit des gan-
les uns avec les autres. Les recherches de Will sur les ganglions et letirs [gements fibreux mènent aussi à cette manière de voir, et l'auteur lui-même ré des conséquences analogues.
reste, tous les éléments du système nerveux ganglionnaire sont remplacés, ertains animaux ou dans certains points« par des nerfs cérébro-racliidiens
624 SYSTEMS NERVEtfX DES ANIMAUX SANS VCBTfeRRES.*
et tours éléments. Les cyclostomes, lamproie et myiinoides, n*ont pas de ktI ganglionaaire proprement dit £n revanche, le nerf intestinal des myxinudei, formé par les deux vagues, s'étend depuis Tinsertion du mésentère jusqnl TaBis. Ici se range encore Tabsence des nerb provenant du sympatliiquc dans la gMf manlpiaire humaine, où j*en ai cherché vainement; les nerfs de la sobstany ée cette glande ne viennent effectivement que du troinènie intercosul et do qn>« trième(l).