CHAPITRE IIL
Des moMYemeats réfloji^es.
Les mouvements qui succèdent à des sensations ont été connus de tout non seulement par les physiologistes, mais encore par les médecins en géaénLIa plupart des physidogistes les ûdsaient dépendre, avec Wiliis, des aniflirfTf du nerf ganglionnaire, qui reçut même de là son nom de grand sympitfcijK. Comparetti a écrit tout un livre pour expliquer les sympathies morMd» pv b anastomoses des nerfs (1). Cette théorie fut presque généralement adoptée, et, te ces derniers temps même , on y a fait servir les observations dont s'était ^pd le champ de la névrologie (2). Cependant quelques anciens physiologistes, tdifK Haller, CuUen, Whytt, À. Monro et autres (S), s'étaient déjà élevés oodIr "Whytt et Cullen disaient les phénomènes produits par le concours du seusoria et par les sensations.
Prochaska {U) s'est exprimé d'une manière très précise à l'égard des wa» ments réflexes^ suivant lui, ils consistent en ce que des sensations, pnip^éoa cerveau, tout le long du netf, sont réfléchies par l'encéphale et la moelle éfUtK sur certains nerfs moteurs correspondants. Il allègue en preuve ce qui a leacki une grenouille décapitée v explique par là l'étemument» et fait remarquer m beaucoup de justessse que l'effet réflexe peut avoir lieu avec ou sans coMrififf Mais il n'avait pas considéré les phénomènes à un point de Tue asses lar^ qsiii il croyait que tous les mouvements réflexes tendaient à un but détmnsé.ci qu'ils partaient du besoin de conservation qu'éprouve l'économie animale. Lesf^ ^néraux et les plus remarquables de ces mouvements sont si peu en hsnùxBf avec le désir de se conserver que, chez un animal convenablement disposé, oêtâ
15 ou 80 millimètres. L^acuitédes seosatioos, dans ce cas, était exoessifei la tenakifiléàk douleur était aussi exagérée que la sensibilité tactile.
Il y a deux remarques essentielles à foire : c*esl que, pour réussir dans œs espérieneestflfci appliquer iitmUtanément les deux pointes ; il fout aussi que les pointes soient ui peu incapables de piquer. É.
(1) OoMrBu» meiiei. Venise, 1780. T
(3) Voy, TtBOSKANii*s Zeetukrift fner Pkffnolofie , 1 1, iSSS*
(8) CoLLKif, /ii<(ifttriofi« of Médiane, p. i. — Wmttt, Ah têêog on the mtià md «Ébrîv K toHmiary motiom of anifiiafo . Edimbourg, i75i, p. SéS.
(A) Op* miiwr^ p. 2.
MOnVElWKNTS RÊPLKXR? 655
lalirc de prolonger la vie en les évitant, ou d*amener tout de suite la mort par Hanos en leur permettant de s'établir.
>layo a publié (1) des ol)servation8 importantes, qui' ne sont pas favorables à hypothèse dans laquelle on explique par le grand sympathique les mituvements ui se manifestent à la suite de sensations. La lumière, comme chacun sait, ne fait MHiToir riris qu'en agissant sur la rétine. On avait cherché h se rendre raison de ? frtiénomène par de prétendues anastomoses entre le nerf optique et le nerf ganlionnaire. Les expériences de Mayo sur certains mouvements de l'iris qui sont éterminés par le nerf oculo-musculaire commun, mais provoqués par une irrilUon du nerf optique, ne laissent d'autre parti à prendre que de recourir à Tinterentioii du cerveau. Après avoir coupé le nerf <q[)tique dans le crâne d'un pigeon, et anatomiste parvint à déterminer encore le resserrement de la pupille par des ritations exercées sur le bout cérébral du nerf.
Ljb principe de la réflexion qui a lien des nerfs sensitifs sur les nerfs moteurs, ar l'intermédiaire des parties centrales, n'a été appliqué d'une matière générale
la théorie de tous les mouvements qui succèdent à des sensations, qu'il y a un etit nombre d'années, par les recherches de Marshall Hall et par les miennes, abliées les unes et les auures en 1833. De nouveaux faits sont venus prouver que 5 principe pouvait s^rir à expliquer un grand nombre de phénomènes connus, uds mal interprétés (2). Les ûùts observés par le physiologiste anglais et par moi, t qui nous senent d'appui à tous deux, ont beaucoup de rapport ensemble : mais DOS différons l'un de l'autre dans la manière de rendre raison des phénomènes. aici l'exposé de mes opinions, à la suite duquel je donnerai un extrait des traiux de Marshall HaU, dont je comparerai les vues avec les miennes.
Ix>rsque des sensations, qui ont été produites par des impres^ons extérieures sur es nerfs sensitifs, déterminent des mouvements dans d'autres parties, cet eflet 'est jamais le résultat d'un conflit entre les fibres sensitives et les Bbres motrices a nerf lui-même ; mais il dépend de ce que l'excitation sensorielle transmise au erreau et Si la moelle épinière réagit sur des fibres m(nrices. Cette proposition» dI est de la plus haute importance pour la physiologie et la pathologie, exige une ftmonstration rigoureuse, que l'on peut très bien donner par la Voie empirique, t elle explique ensuite une multitude de phénomènes physiologiques et pathidoiqaès.
Je prouvenj^i d'abord que les fibres motrices et les fibres sensitives d*im neif, |Hrès la réunion des deux racines, ne contractent jamais d'union ensemble, ijii'etles
(4) Antitamkal and pkyiiological eommentarie». Londres, 18S8.
(3) Le mémoire de Munhall Hall a paru dans la seconde partie des Trantaetions phitotO' hi^tt^ pour Pannée 4893. J^afais annoncé, en passant, mes idées dans la première édition du I citer Yolnme de ee Manuel , publiée au printemps de 1833. Je les ai plus ampletnem défei|ipéca dans le second, en i83&. Cependant Marshall Hall avait déjà lu un trarail à ce sujet , B â8SS, devant la société loologique de Londres. La priorité lui appartient donc, tl a hit iMiiiattre et mes vues et les points par lesquels elles diffèrent des slentes dans Lond, and tdin^» pAî'* Mrtgaz,^ vol. X, n<» 58. Ses écrits plus récents sur ce sujet sont Memoiv on tke arvouM jyffrm. Londres, 1837. New Memoir on tke nervomê tyslem. Londres, 1843. — GommnM l*oQTrafe de A. Batin : Du eyetème nerveux de la vie animah eî ie la vie végétative; e» Miemra eonnexianê anatomiquee , et dos rappartf pkjfthlogipiei, pejfckohgi^uee et xootogi' '-mes qui exiêtent entre eux, Paris ^ ISÂi.
656 \0U\EMEMS RÊFLëXIlS.
marchent, séparées les uaes des autres, jusqu'à leur destiuatjpo reqiednt^ctf par conséquent il ne peut y avoir le moindre conflit entre elles, mémedaiiM où la sympathie nerveuSe n'est point enjeu.
La preuve est facile à établir. Si, après avoir pratiqué la section d'nn wiwÊ, on irrite le bout central, ce qui détermine de violentes douleurs, ranimai peilh exprimer ces douleurs par des cris, par des mouvements annonçant qn'fl s'enfuir, etc.; mais les muscles qui entretiennent des relations avec le nerf irrité ne sont point sollicités par là à entrer en action. Il ne suniertprt convulsions dans les muscles auxquels ce moignon de nerf envoie des liadi
Voici comment on parvient à rendre la chose sensible Comme les tràii destinés au membre pelvien, chez la grenouille, forment un plexus qui Mi son tour deux nerfs, on n'a qu'à couper l'un de ces derniers , détruire MBS connexions avec des muscles , puis exercer une irritation mécankiiie snr bli central Cette action détermine une excitation centripète des fibres seosiliisi nerf; mais elle ne provoque point de contractions dans les muscles aoiqiàff; distribuent les autres nerfs moteurs qui émanent du même plexus. On pet 4^1 ment s'assurer, $ur des grenouilles ou autres animaux narcotisés, que lescomito générales qui succèdent au moindre attouchement n'ont lieu que parTiofliieiBA ceneau et de la moelle épinièrc eux-mêmes; car, si l'on ampute unmaànlA grenouille narcotisée, on a beau poser ensiùte le doigt sur ce membre, il i'^ plus de convulsions (1 ).
L'expérience est plus instructive encore quand on la fait sur une terrestre. Après la section de la moelle épinière, ce reptile consenepaMitftIt temps la faculté de sentir dans toutes les (larties situées au-dessous de h pbMr* si l'on trouve l'expression de faculté sensitive inconvenante ici, lafacoitédeB^ mettre des impressions sensorielles à la moelle épinière et de réagir par desofl' sions. Le bout de la queue même est encore sensible, et la section de b i^^ épinière porte la sensibilité au même degré d'exaltation que celui auquel efr^ chez les grenouilles narcotisées. Chaque fois qu'on touche légèrement vxp' séparée du corps de la salamandre, elle se contracte; mais ce phénomène i*' ressaut, qui persiste pendant des heures entières, n'a lieu qu'autant qwbpf* détachée du corps contient encore de la moelle épinière , de sorte qQMi'^ remarque pas dans les membres coupés. Je l'ai obser\é en 1830, lorsque f**^ avec Jordan des expériences sur le venin des glandes cutanées de b ^li^^ terrestre.
Il suit de là que les convulsions générales qui ont lieu chez les anintfû^»^ on pose le doigt sur une partie de leur corps, ne sont pas le résultat d'^w «•"
(i) Tous les auteurs s'accordent ù dire que la faculté réflexe est bien moins poifl*^°V animaux à sing chaud que chez les animaux à sang froid. Brown-Séqoard àtôv^^j^ vraie lorsqu^on se borne ù comparer les mammifères aux batraciens, comme on It^f*^ ment; mais il la trouve essciilieilemeiit fausse en comparant les mammifères eilo ^ amphibiens, aux reptiles et aux poissons. Chez les oiseaux , et surtout chez lepig^" réflexe est plus vive que chez les vertébrés à sang froid. Chez les mammifères, 1*^*^ . est plus énergique que chez beaucoup de poissons et mOme que chez certains reptite»**!^ par exemple. Il n'y a donc pas entre la chaleur propre des vertébrés «t réneffiedete""^ réflexe le rapport qu'on avait cru y avoir (Comptes rendus et Mémoirtt et \m Soàé^i^ t. 1, 4850, p. 47i). tu
dcation entre les fibres sensorielles et les fibres motrices des nerfs, mais que loelle épinière est Tintermédiaire entre l-excitation sensorielle ou centripète et atation motrice ou centrifuge.
k»c aussi le phénomène de convulsions générales après des sensations locales indépendant du nerf grand sympathique. Il tient & une ifritaâon de la moelle lière » toute excitation ^ensitive locale se propageant à ce cordon entier et au reau, d'où elle stimule nécessairement toutes les fibres motrices. Mais cette itîon est provoquée par les causes suivantes :
* Elle résulte de U simple section ou d*une contusiop de la moelle épinière I certains animaux. Ainsi, les tortues auxquelles on a coupé la tête se remuent ore chaque fois qu*on les touche; ainsi les jeunes oiseaux offrent le même nomène pendant les premiers moments qui suivent la décapitation ; ainsi la mandre terrestre le présente ^ans toutes les parties de son tronc coupé par morn.
* Elle se voit pendant la première période de Tempoisonnement par des subces narcotiques, chez les grenouilles et même chez les mammifères, qui, après r été empoisonnés avec de k noix vomique, entrent en convulûons aussitôt ra porte la main sur eux, en quelque endroit et de quelque manière que ce
Cette période de faiblesse irritable précède presque toujours celle de faiblesse lytiquc, dans les cas de narcotisation.
* D'autres causes encore, qui débilitent le cerveau et là moelle épinière par ition, donnent lien au même phénomène. Chez les personnes qui ont le sys- *■ nerveux faiUe et irritable, toute sensation imprévue» bruit, attouchement, isse, détermine un sursaut général : c'est ce qu'on vmt chez les hommes dont >elle épinière est devenue à la fois Ëûble^ et irritable par l'abus dos facultés lies ou autrement. Ici l'on peut jeter un coup d'cral sur l'essence de l'irritaleneuse. Toute irritation nerveuse peut amener trois états à la suite l'un de s : d'abord une excitation, pendant laquelle les forces semblent n'avoir en- 'o^ aucune atteinte ; puis une faiblesse irritable, à mesure que l'excitation ^te ; enfin une faiblesse atonique.
tJne vive excitation locale d'un nerf de sentiment peut, par la violence de la
-^ lion qu'éprouvent le cerveau .et la mocUe épinière, déterminer aussi des
K^ons et des tremblements ^ c'est ce qu'on voit après une forte brûlure, pen-
^^ulsion d'une dent, etc.
1 arrive fréquemment aux irritations locales des nerfs qui sont l'efiet ou
ivillammation ou d'une tumeur, de déterminer des spasmes généraux, même
Psie.
(^* irritation de la moelle épinière. à laqudle donne lieu l'excitation sensorielle
t^ut être tellement forte, dans les cas de lésions considérables, que les con- ^^ soieqt continuelles, et que même elles persistent sans attouchement Toute •>on violente de la moelle épinière est un tétancM, qu'elle ait ^é provoquée ^ss poisons narcotiques , ou qu'elle dépende d'une impression quelconque ^4iate et locale. On conçoit aisément, d'après cela, la manifestation du tétanos K^tique.
Une vidente irritation des nerfs sympathiques du canal intestinal fait naître ^ en réagissant sur les parties centrales, des spasmes généraux secondaires. I. &2
658 iDfnrElfENTB «ÊnEXBS.
C'est ainri qu'on pent expliquer les spasmes dans le cholén 9pQndkpK,elli convulsions dans les maladies du bas-ventre, chez les enfanta.
Cependant les considérations qui ont été exposées jusqu'ici nous coiidnal seulement à poser en fait que, toutes les fois qu*une sensation locale déieniÉi des convulsions générales, cet effet ne peut arriver par d'autre connexiai oêr les fibres motrices et les fibres sensitives que celle qui a lieu dans h moefleépnière. Mais il y a beaucoup de cas oô l'irritation locale des nerfs se borne à invoquer des convulsions partielles, qui ne peuvent pas toujours êtreexpfiqoéBipi la moeDe épinière comme moyen d'union entre les fibres sensitives et les filie motrices. Ces cas sont les suivants.
i" Le plus simple est celui d'une excitation sensitive locale , qui , en se |» pageant à la moelle épinière ou au cerveau, ne donne lieu qu'à des rcmiiilÉi purement locales, dans les parties voisines dont les fibres motrices partes de h moelle épinière, à peu de distance des Qbres sensitives. Ici se rangi^nt les spum et le tremblement qu'on observe dans les membres soumis à une forte hrtkre. par exemple. Certaines parties très irritables de Torganisme , comme Tins, f contractent avec beaucoup de facilité lorsque des excitations, même très falila. agissent sur d'autres nerfs sensitifs, dont l'excitation, transmise au ceneao, pas de ce viscère dans le nerf ocnlo-musculaire commun, puis par ce dernier àimk courte racine du ganglion ophthalmique, les nerfe cîliaires et l'iris. U j t ^ longtemps qu'on sait que l'iris n'est pas sensible à la lumière , et que cdM n'agit sur lui que par l'intermédiaire du nerf optique et du cerveau : c*etf cefi résulte des observations de Lambert , de Fontana , de Galdani. Des rayons ktt neux qui, après avoir traversé un petit cône en papier ou un petit trou percé èa une feuille de papier, continuent leur route à travers la pupille, et tobi a» rencontrer la rétine, déterminent aussitôt l'iris à se mouvoir; mais ib n'enfO* aucune influence sur cette membrane lorsqu'ils la frappent d'une manière din* En outre, l'iris d'un ceil atteint d'amaurose demeure immobile tanc ifKÏ^ sain reste fermé, mais se contracte quand le nerf optique de ce damier nfi l'impression de la lumière. Dans les cas exceptionnels où l'iris de Vfmlêam^ L ^^^ conserve encore de la motilité (1), celle-ci dépend sans dout» de ce qitfAp*'^ ^^^ sereine est incomplète, ou de ce que le sujet tient son œil sain ouvert EêAL '^^ on ne doit faire de recherches à cet égard qu'autant que le malade /iwWJ(^ '^«^ dont il conserve la jouissance, et toutes Icsobscnations dans lesqucOei a(^f>|' /|^^ ''' caution a été négligée n*ont aucune valeur : aussi Van Deen (2) s'ert-iM^ 1^^^ ^ ^* lorsqu'ayant vu Tiris se contracter par reffct de la lumière chex ub lapifl^H' k^,^ ' " avait enlevé un hémisphère du cerveau et coupé le nerf optique du méat* K(iu^. ' il conclut de là que le nerf optique n'exerce aucune influence sur Fini* ^ |^ il présentait la lumière devant les deux yeux {ante oculoê)^ le résoltit*^^ le m(^me que dans le cas d'amaurose d'un seul côté, où l'iris de M ■JJ2 resserre quand la lumière agit sur l'oeil sain. Mais la sensation pest^'^ dans le cerveau, et cependant un nerf conserver encore l'aptitode à f^^ des mouvements réflexes. L'intéressante déconverte fiute par. Tieitfi>^ "
(i) Tnpnuinr, Zeitêchrift fmef Pk^frioU^ 1 1» p. S5S. (a) Lo0. du, p. 58.
*iWiwU
MOirvEiiEirni RtrLF^BS. «59
it filet du ganglion ophlhalniiqne qui aocomiiagne l'artère centrale de la rétine, saurait rien expliquer ici ; car tous les vaisseaux sont accompagnés de nerfs, et ilet en question se distribue comme Tartère centrale, sans avoir de ,citt|ncxions Qontrées avec la rétine. La réaction du cerveau sur Tiris a lieu au moyen du f oculo-muscùlaire commun, qui, d'après les expériences de Mayo (1), déterle l'iris âi se contracter chaque fois que lui-môme vient à être stimulé.. Mfiyo s a également appris que l'iris se contracte lorsque, après avoir coupé le nerf que, on en irrite l'extrémité cér^irale. Ainsi k» contractions de cette ipepi-^ 16 indiquent une sorte dç statique d'excitation entre la force sensitive ou cen- He et la force motrice ou centrifuge,- par l'intermédiaire du cerveau. D'autres 's aussi peuvent changercette étatique ; telles sont les branches seositives du trieau , car on sait qu'en reniBant de l'eau froide, on amène le resserrement de l'iris, armi les cas simples de réflexion d'une excitaticm se range encoms le plignpteit des paupières sous l'influence prolongée de la lumière, à la vue d'un daiyger laçant , ou par les éclats d'un son très intense.
. la même catégorie appartiennent également les contractions de tous les mu»^ du périnée, du sphincter et de l'élévateur de l'anus , du bulbo-cav^meui^ et *ischio-cavemeux , pendant l'émission du sperme, à la suite de l'irritation ^ is sensitib du pénis. Dans ces cas, la moelle épinière est l'intermédiaire eptre sensations et les mouvements. U est vrai que des muscles mis k découvert, ^t t les nerfs moteurs partagent l'irritation exercée sur le tissu nmscukire ||ii- De , n'ont pas besoin de cet effet centripète et centrifuge pour entrer en connon; mais les muscles que recouvrent des membranes sensibles, et qui ne vent recevoir eux-mêmes l'irritation, ne sauraient être sollicités k eptrer en Qvement que par vme excitation sensitive de leur couverture sensible, suivip n effet centripète des nerfs sensitiis et d'une excitation motrice centrifuge du veau. Ainsi, la contraction de la «glotte et des voies aériennes sous l'influence gaz acides ùrespirables n'est pas le résultat inuné^t de l'irritation de ces voies, lis l'effet combiné d'une excitation amsitive centripète et d'une excitation mo- De centrifuge, firachet l'a amplement démontré : car, après qu'on a coupé les IX nerfs vagues d'un animal , une substance cbimique irritante qu'on introduit s la trachée-artère n'excite .plus k tousser. La toux par irritation des vp|es soiies ne se manifeste qu'en raison d'une excitation §(9nsitive centripète, k U- ^ succède une irritation motrice centrifuge. Il en est de m£me pour la contracdu sphincter de l'anus et du sphincter de la vessie : ces muscles ne peuvent ^t:re sollicités à agir par la stimulation directe des matières fécales et de l'uriqe; ^ C|ue ces substances impressionnent les nerfs sensitiis de la membrane mu-
, et qu'ils excitent la moelle épinière , qui , toujours chargée de forcis mp-
\euse , réagit sur les muscles : de Ik vient que , quand elle est blessée ,
cessent de pouvoir se contracter.
second cas est celui dans lequel , l'excitatiou sensitive étant puremept ' •» l'excitation réactionnaire qui part du cerveau a plus d'extension , comme il ^ déjk dans les phénomènes concomitaits de la toux, auxquels prennent part » ^^ulement les nerfs vagues , mais encore les nerfs rachidiens , en raison des
662 ifDinrBiilirrs Rtnanau
diate de rirritatkm «it musdes pourrus de nerCs ou à leiin nerfo; enfinhréAm, qui persisfie en partie après que la volontaire et la respiratoire ont cessé, dqiBie rattache à la moelle épînière. Cette dernière cesse après i'enlèveinent de la mek épinière , quoique l'irritabilité' ne soit pas diminuée. Quand elle a lien , rinilalai motrice naît , non dans une partie centrale du système nerveux , mais k qaàft distance du centre. E41e n'est ni volontaire ni directe dans sa marche, et de al plutôt excitée |)ar des irritations particulières qui agissent , non point immédotement sur la fibre musculaire et les nerfs moteurs , mais sur les expanskMs moiiN^neuses d*oû ces irritations sont conduites à la moelle épini^ie. Marshall HiH dk quelques exemples pour iaire ressortir l'importance de cette Jonction réflediteè la moeHe épinière: Ainsi la préhension des aliments est ua acte volontaire , qàvt peut -plus s'accomplir après l'ablation du cerveau;- mais le passage du -bol aÛB»taire sur la glotte et à travers le pharynx dépend de la fonctîoB réfledÎTe, eta fin même après qu'on a enlevé le cerveau. En effet , quoique les muscles qui ledélvminent puissent aussi agir sous les ordres de la votonté, cependant la présamdi bol dans le pharynx détermine une série de mouvements violents tenant i œ qv l'iliitation exercée sur la membrane muqueuse se transmet à la moelle alkmée, qu'elle sollicite à opérer une décharge dans les nerfii moteurs Quant à k dé|^ tion dans l'ccsophage, Marshall Hall la considère connue l'effet de l'irritatioB agssant immédiatement sur les fibres musculaires du canal, et le résultat de l'irritaÛié de ce dernier, hypothèse qui parait fort douteuse. Au reste , on peut, ainsi qÊtjt l'ai dit, diserver, même sur des animaux décapités, l'excitation motrice réioefi est due à l'irritation mécanique du pharynx. Marshall Hall fut voir ensniie ft l'influence de cette fonction se retrouve aussi dans les sphincters; le sphincter à l'anus reste fermé , chez une tortue à laquelle on a coupé la tête , tant que h putiE inférieure de la moelle épinière demeure intacte; mais il se détend aussitôt qa'tt enlève ceile-cL
MarshaU Hall cou|)a la moelle épinière en travers , sur une couleuvre à oottff très vive, entre la seconde et la troisième vertèbre. Les mouvements cwspretf aussitôt, et les choses n*stèrent dans cet état tant qu'il laissa l'animal tiaoqaiie; mais, lorsqu'il vint à l'irriter, il le vit se remuer encore pendant quelque temps, parce qu'à chaque changement de situation, de nouvelles parties de la nrta étaient mises en contact avec le soi Peu à peu la couleuvre rentrait en rqns; mais , au moindre attoucheiiieul , die recommençait à se mouvoir.
Marshall Hall fait très bien ressortir le rapport qui existe entre les monvemgss volontaires , respiratoires et réflexes, en même temps qu'il cherche à promerq* les mouvements réflexes qui ont lieu après la perte du cerveau dépendent mo p^ d'une véritable sensation, mais seulement de Faction nerveuse centripète domfc» sensations sont accompagnées. Sensation , volonté , mouvement , tels sont la M anneaux de la chaîne qui est parcourue quand la douleur provoque uu roomenaf : que l'anneau intermédiaire vienne à être brisé , le premier et le troisîènie ■'«( plus rien qui les lie à la conscience. Je crois aussi que les mouvements réflna^ ont lieu après la perte du cer>'eau ne prouvent pas que les irritations de la p(<> puissent exciter de véritable sensation dans la moelie épinière; ils dépendrai fci» plutôt de la transmission centripète ordinaire du principe neneux, de odle^i anssi dans les sensatioos » mais qui n'est pins id aenatkni , parce^'dlta>
MOUVEMEIITS BÉFLBXES. . 66S
rive pins au cerveau , à l*organe de la conscience. On observe d*aiUeurs , même pendant la santé , beaucoup de mouvements réflexes , provoqués par des irritations cutanées qui ne parviennent point à la conscience comme véritables sensations , bien qu'elles puissent ce|)eudant exercer une forte impression sur la moelle épinière ; telle est , par exemple , la contraction soutenue des sphincters que détermine Firritation des matières fécales et de l'urine. Mais Marshall Hall va trop loin quand il admet qu'en santé tout mouvement qui suit une vraie sensation est déterminé par la volonté , et que toutes les excitations des parties sensibles à la suite desquelles surviennent des mouvements réflexes ne sont point accompagnées de sensation ; car les nK)uvements réflexes de l'éternument , de la toux , et beaucoup d'autres, dérivent de vraies sensations.
Il ne faut pas confondre ensemble les mouvements réflexes et les mouvements involontaires non réflexes. Lorsqu'on touche la glotte d'un animal , dit Marshall Hall, une contraction a lieu: la même chose arrive quand on touche le cœur. L'ablation du cerveau n'apporte en cela aucim changement ; mais, si on enlève la moelle aUongée, les contractions du larynx à la suite d'irritations cessent, tandis que ccfles du cœur persistent, même après l'enlèvement de la moeUe épinière. L'effet de l'irritation sur le cœur est immédiat, au lieu qu'une irritation portée sur le larynx doit se propager d'abord jusqu'à la moeUe aUougée, par l'intermédiaire seul de laqueUe a lieu la contraction. Après avoir tranché la tête à un serpent, Marshall HaU remarqua que, quand il touchait soit les narines, soit un point situé sn dedans des dents de la mâchoire inférieure, le larynx exécutait un mouvement ifuî le portait en bas et le fermait Cet effet n'arrivait plus après l'ablation de la moelle allongée. MarshaU HaU cite enfin, comme appartenant à la fonction rélective, le clignotement des paupières lorsqu'on vient à y toucher, l'influence pariculière qu'éprouve la respiration de la ))art du cliatouiUement, ou quand on jette le l'eau froide à la figure, l'éternument provoqué par les titiUations de la mem^ vrane pituitaire, le vomissement dû aux irritations du larynx et du pharynx, le énesme occasionné par les irritations du rectum, et la strangurie par irritation de a v<»sie.
On voit que les spasmes, dans les maladies, peuvent dépendre de sources très tifférentcs. En effet, il y a des affections spasmodiques qui ont leur siège dans les icrfs moteurs eux-mêmes, ou leur cause dans le c«r\eau et la moeUe épinière; nais il y a aussi des spasmes réflexes, dont la cause se rattache à des irritations de leris sensitifs, comme ceux qui surviennent souvent après des irritations intes* înales, dans la dentition, dans l'odontalgie, et en général après des affections nereuses douloureuses, dé|)endantes de lésions organiques ou de lésions non organiques, phénomènes que j'ai décrits jusqu'à présent, d'abord d'après mes propres vatîons , puis d'après' ceUes de Marshall Hall , ont cela de commun que la ocelle épinière est l'intermédiaire entre l'action sensitive et l'action motrice du rincîpc nerveux. (Cependant on peut indiquer avec plus de précision encore les à travers lesquelles, quand un mouvement réflexe a lieu, la transmission s'aciplit, dans la moeUe épinière, des nerfs sensitifs aux neris moteurs. La plus urdinaire de toutes les manières dont ces mouvements s'exécutent consiste en ce |iie les muscles du membre qui éprouve une sensation violente entrent en con- :n^ctioa ; ainsit dans le cas de brûlure à la pean, le membre auquel celie-ci appar-