‹ Manuel de physiologie v.2Chapitre 177 sur 185 · MÉCANIQUE DU CERVEAU ET DE LA MOEFXE ÊPIMIÈRE · texte numérisé non relu

MÉCANIQUE DU CERVEAU ET DE LA MOEFXE ÊPIMIÈRE

ranimai ciiit voir les objets extérieurs ou son profirc corps livrés à an toannieinent auquel il chercherait à résister, ou auquel il se laisserait lui-même entniMr.

Tous les phénom^nes dont nous venons de fiaricr sont de nature motrice; m» il y en a aussi d'analogues, qui sont de nature scnsitive. Certaines impresâons m le cerveau déterminent, non des mouvements de rotation, mais des scnsatîoasralitoires. Telles sont celles de vertige, qui ont lieu surtout dans le sens de la vue. CtA un fait connu que, quand on tourne longtemps sur soi-même avec rapidité, mi seulement on est sur le point de |K*rdre connaissance, mais encore on croit voir, qnaiid on s'arrête, les objets eux-mêmes tournoyer dans le même sens. PurlÛDJes fait de très remarquables observations sur ce phénomène. Il en résulte qu'on pest, par la position du corps, et particulièrement du ceneaii, modifier la dirertioD de la rotation des images et la situation qu'elles auront plus tard quand on s'arrélm. Il est au i)ou>oir de rexpénniontateur do déterminer, parla torsion de son coq», soit un mouvement circulaire horizontal, vertical ou obli([ue, soit un mouvement tangcnlicl des objets. Ce n'est (|ue quand on tient la tête droite en tournant que b objets tournent horizontalement en cercle ]ors<|u'on s'arrête et que loncoatiBoe de tenir la tête droite ; mais, si l'on penche la tête en arriên» jx^ndant (pi'on tourne, et qu'on la rcKlresse en s'arrêtant, le mouvement apparent ressemble à celui d'oof roue décrivant un cercle vertical autour de son axe. En variant ainsi la situatinodc la tête tandis qu'on tourne et au moment où Von s*arrête, on })eut faire varirrb direction du mouvement apjKircnt. Lorsque le corps est placé sur un plateau, aiec lequel il tourne, on a|K»rroit un mouvement ap|)arent tangentiel. Ainsi , c'»l 1^ diamètre de la tête, conmie sphère autour de l'axe de laquelle s'exécute le véritahle mouvement, qui détermine le mouvement dont les objets paraissent animé:> loiv qu'en s'arrêtant on donne U^lli» ou telle jM)sition à sa tête. Du ces ex|)érienc« remarquai)ies Purkinj(; conclut «pie le tournoiement de la tête et du corps i*Dti«r imprime aux particules du cerveau les mêmes tendances motrices qu'ont cdir* d'un disque tournant sur lui-même, et que ce trouble de leur rciMW se raaniH' |>ar les mouvements apparents du vertige. On parviendrait peut-être mieux à concevoir le phénomène en l'attribuant à l'impression que le sang fait sur la uwsse cén'brale dans une ceUaine direction. Oepcndanl il s<.»rait jxtssiblc aiL««i q»' k Kmrnoiement, en détruisant Fécpiilibre des foaes, donniUlieii à une abcrralioDdi princi|)C nerveux lui-même, (pii produirait sur les sens TelTet d'un mouvfraf* apparent des objets. Du moins les narcoli([nes déterminent-ils aussi des ^rtiçp sans le concours d'aucun troid)l<» mécanique. Au reste, les phénituiènes «'ibitife dont il s'agit ici présentent encore de l'intérêt en vv, qu'ils font |)endant aux ui«»uvements circulaires que provoque la destruction de l'éipiilibrc des forcer dans lo parties motrices.

On ignore encore s'il y a dans le cerveau des faisceaux fibreux (pii exfirwt une action directe sur certains \iscères. Les phénomènes que Budge (I) rtVjlentin (2) oui ol)her\és là-dessus, à la suite des lésions de certaines |>artics ilu cerveau, ne sont point constants (3).

(1) i-tiicvsuchuiifjcn ucbcr dus !S'crvcn5fjstem ,1841.

(2) nepcrtorùnn , I. VI , p. .'JftO.

(3) Voy, VoLkWAN.N, dans Mlru.khN /IrcAiV, 1842, p. 372, — Stiluwc, donsUisa'fi^ chiv fuer die gcsammtc Mcdicint t. III ut IV.

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