‹ Manuel de physiologie v.2Chapitre 176 sur 185 · MÊCANKJUE DV CERVEAU ET DE LA MOELLE ÊPINIËRË · texte numérisé non relu

MÊCANKJUE DV CERVEAU ET DE LA MOELLE ÊPINIËRË

De CCS faits importants, Magendie conclut qu'il existe dans le ceneau certaines impulsions qui déternainent ranimai à des mouvements les uns en avant, les autres i^n arrière, celle-ci à droite, celle-là à gauche, et qui, dans Tétat de santé, se font équilibre. Il n*est point encore permis de se prononcer sur Fexactitude de cette explication. Ou entrevoit sans peine qu'un animal pourrait* être aussi déterminé i des mouvements tels que ceux dont il s'agit, si, par Teffet du mode de lésion, l'impulsion du princi[)e nerveux dans le cerveau subissait une modification telle que

porUon de moelle allonp:ëe signalée par Magendie, puisque Longet {loc, cit,, t. I, p. dS7), en jésaut Tun des pédoncules cérébraux iinmédialement au-devant du pout de Varole, a vu constamment les animaux (lapins) accomplir aussi révolution de manège du côté oppose à la lésion. [/V. dutrad.) — M. Cl. Bernard (Sur le tournoiement qui suit la lésion des pédoncules cérébelleux moyens. Journal de r/n5fi/uf,|8 février 18/i7) a eu pour but de démontrer, dans sou travail, que ces résultais ne s'excluent point, car il a pu à volonté, en blessant le même pédoncule cérébelleux, foire tourner Tanimal sujet de Texpérience, tantôt du mCme côté, tantôt du côté opjiosc à la lésion. Tout dépend du point où le pédoncule se trouve blessé. Il a reconnu que toutes les foi qjQe le pédoncule cérébelleux est atteint dans la partie située ai arrière de Porigine du nerf de la cinquième paire, Tanimal tourne du même côlé , tandis que la lésion du i)édoncule en avant de rorigine du même nerf entraîne le tournoiement du côté opposé. Il pense avoir élucidé la Question , en ce sens qu'il a précisé les conditions expérimentales pour la production de phénomènes qu'on avait considérés comme incompatibles et contradictoires ; mais, indépendamment de ce résultat, ses expériences lui semblent renfermer un fait nouveau , important. Elles apprennent m effet qu'il existe vers le voisinage de l'origine du nerf trijumeau une sorte d'entrecroisement BMictionnel dont les conditions anatomiques ne seraient point encore déterminées.

Tournoiement chez un enfant, observé par M. Lebret ( Comptes rendus de la Société de biologie. Gaz, mcd,y 1850, p. 251 ). Un jeune garçon, ûgé de douze à quatorze ans, assez robuste, :»uché dans le service de médecine ù l'Hôpital des Enfants , est atteint de crises singulières ; au milieu de ses jouets, on le voit tout à coup s'asseoir dans un coin , et, comme en proie à des tiaUucinations,fiiiredes signes incohérents à ses camarades; puis il semble absorbé en lui-même, la tête s*incline sur la poitrine; le corps s'affaisse, l'enfant tombe à terre et reste couché de son long sur le sol. Alors les membres sont violemment contractés d'une manière tonique; les mùehoires demeurent serrées ; mais ni les traits de l'eufant, ni les yeux, n'éprouvent de convulsions. Cet état de contraction persiste quelque fois durant un quart d'heure et même davantage , sans |iie le malade semble avoir conscience de ce qui l'entoure. Tout ù coup un bruit comparable à xlui d'un soufflet mis fortement en action annonce des contractions énergiques du diaphragme, eC c'est à ce moment précis que Penfant roule sur son axe longitudinal, d'une extrémité à l'autre de la chambre, avec une rapidité incroyable. Ajoutons que ce singulier tournoiement a lieu, tantôt d'un côté , tantôt de l'autre , sans qu'il y ait besoin , pour changer sa direction , qu*un obstacle soit venu l'arrêter. Le mouvement est tel, qu'il semble aux assistants que ce malheureux ra se briser contre les murs. L'enfant a été observé avec soin , et Ton peut affirmer que les yeux ne se tournent en aucune façon d'un côlé ou de l'autre , suivant le mode de tournoiement ; ils restent ouverts et mobiles, sans fixité; de plus, le visage n'annonce aucun signe de paralysie [Mrtielle , même temporaire. Au bout de deux à trois minutes environ, le tournoiement a cessé, les membres se ^lâchent, et il arrive, ou bien que l'enfant est pris, au bout d'un temps variable, ie nouvelles contractions , suivies.de la même scène ; ou que la connaissance lui revient peu à peu. Dans ce dernier cas, on le voit se relever avec un air d'hébétude comparable aux suites de i*ivresse; il répond à peine aux questions qu'on lui adresse ; ses regards se promènent çà et là, lans motif intelligent , et il ne conserve aucun souvenir de ce qui vient de se passer. Presque dans tous les cas, les crises se succèdent à de courts intervalles ; on en a compté jusqu'à cinq ou lix dans une jouniée ou une nuit. Ce garçon a l'intelligence médiocrement développée; d'ailleurs toutes les fonctions s'accomplissaient régulièrement chez lui. Les antécédents ont manqué. If. Brown-Séquard fuit remarquer que ce fuit contredit l'explication du tournoiement émise par Henle, et qui consiste en ceci : que le tournoiement serait la conséquence d'une sorte de vertige dû à des mouvements convulsils des yeux. Dans ce cas, les yeux n'étaient nullement convulsés.

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