‹ Manuel de physiologie v.2Chapitre 34 sur 185 · FEMMES · texte numérisé non relu

FEMMES

Miixim.

Minim.

Moyenne»

DiSrrea.

Si

D'où il suit que la différence est 1res grande d'Individu à individu. — Suivant Troosseas (Journal de» conn, méd, chir, 18&1, juillet), le nombre des pulsations est de 130 à 137 dietle nouveau-né de 15 jours à un mois; de 132 jusqu'à 3 mois; de 120 jusqu'à un an ; de 118-125 jusqu^à 21 mois. Le sexe n'apporte aucune différence; mais il en résulte de l'état de veille on de sommeil. Un pouls à 1/iO pendant la veille n'était qu'à 121 pondant le sommeil ; un aotiv, de 128 dans le premier cas, était à 112 dans le second.^ 6'oris. aussi un Mémoire de VaNeix mt la fréquence du pouls chez les enfants nouveau-nés et chez les enfants de sept mots à sii a», dans le t. Il des Mémoires de In Socivic mcdktik d'observation. Paris, 1843. (Note dm fmd.]

3 à 50 ciicz les vieillards. Ib sont un peu plus fréquents chez le4!> .personnes *un tempérament sanguin que chez les sujets d*un tempérament phlegmatique, t aussi chez la femme que chez Thomme (1). Leur nombre varie beaucoup chez » animaux. On en. a compté 20 à 2k chez les poissons, environ 60 chez la grclooille, 100 à 1^0 chez les oiseaux, 120 chez le lapin, i 10 chez le chat, 95 chez e chien, 75 chez le mouton, ^0 chez le cheval (2).

Les battements du coeur sont plus fréquents apr(*s les repas, et plus encore après » efforts (3) ; ils sont plus rares pendant le sommeil, (^. Suivant Parrot, la fré- [uence du pouls, qui éu^t de 70 au niveau de la mer, allait à 75 à 1,000 mètres u-dessus de ce niveau, 82 à 1,500 mètres, 90 à 2,000 mètres, 95 à 2,500 mères, 100 à 3,000 mètres, et 110 à (i,000 mètres (5). Le pouls est beaucoup plus réquent dans les inflammations et dans les fièvres, fréquent et faible quand les DTces baissent, et souTent d'une lenteur remarquable dans les affections neneuses, tù il y a [^utdt oppression qu'épuisement des forces.

lorsqu'on met à découvert le cœur d'un mammifère ou d'un oiseau vivant, on oit que les deux ventricules se contractent ensemble , que les deux oreillettes, ivec le commencement des troncs des veines pulmonaires et des veines caves, se xmtractent également ensemble, et que la contraction des oreillettes n'est point sochronc à celle des ventricules. Chez les animaux à sang chaud , la contraction les oreillettes précède immédiatement celle des ventricules. Les animaux à sang roid n'ont qn^un seul ventricule, avec deux oreillettes.; mais les reptiles nus ont, liosi que la plupart des poissons (excepté les c> clostomes) , une partie que les autres

(1) F. Njegele (Die §€bMrt$huelHieke ÀuseuUalion, Mayence, ISSS, p. 35) a trouvé, d'après iM série 4e 600 okaervitioiw, que le nombre des baUements du cœur, chei le fœtus , était , en ■oycone, 4elS5« qn*il ne dépassait jamais 180, qu'il n'était non plus jamais au-dessous de 90, Et que le nonbie an battements du cœur, chex la mère, n'exerçait aucune influence à cet égard.

{ Note du trad,)

(2) Voy. les obienrations de Dubois (d'Amiens) sur la fréquence du pouls chez divers animaux, tas le BuUetin de C Académie royale de médecine; Paris, 1860, U V, p. 642.

(3) On doit à Gvy des recherches au sujet de Tinfluence que la position du corps exerce sur le nombre des pointions. Jl a trouvé, terme moyen, 79 pulsations chci Tbomme debout, 70 chex rhomme assis , 67 chex l'homme couché; 89 chex la femme debout, 82 chez la femme aMse, 80 chex la femme couchée. A fréquence égale du pouls, Tinflueiioe du changement de lilaation est deax fois plus considérable chez l'homme que chez la femme, et près de trois fois plis cfaex l'adulte que pendant la jeunesse. La différence augmente avec la fréquence du pouls : ainsi , il y afiit clies les hommes 9 pulsations de différence entre la station droite et le dicBbitns « quind le pools était de 51 à 70 , et 39 quand il était de iOi à 159 ; chez les femmes, iK de 8 qiundle pouls était de 61 à 80 , et 4 8 quand il éUit de 111 à 120. L'effet du change- ■cot de situation est plus prononcé aussi le matin que le soir. Guy l'attribue à la différence (Tintensité de contraction musculaire nécessaire pour maintenir le corps dans les diverses altilidet. {Note du trad,)

(i) Tbomas StraUon , âgé de vingt-cinq ans, a fuit sur lui-même des observations relativement à te fréquence du pouls le matin et soir {Lond, med, Joum, 1863, p. 145). Il a trouvé, comme ïanÇEdinb. wted. Jomrn,, vol. XI ) et Guy ( ibid* 1861, janvier), que le pouls était plus frëqient le malin que le soir de A à 10 pulsations; mais ce phénomène n'était pas constant, et parfois le contraire eut lieu. Sur 7 observations, il y en eut G dans lesquelles on le remarqua, et 1 dans laquelle le pouls fut trouvé pluy lent le malin que le soir. {Note du trad,)

f5) Fbobiep, Notizen , 212. — Comp, Nick, Ueberdie Bedinffungen der Hœufigheit des Pultcs, Tubingoet 1826.

138 PatnOlIÈMBS GÉNÉRAUX DB LA CIRCULATION.

animaux tie possèdent pas, c'est-à-dire un bulbe contractile de Taorte. Les contractions des troncs veineux , des oreillettes, des ventricales et du butbe de Taoïte se succèdent, chez la grenouille, dans Tordre où ces parties viennent d*étre noninées, et de telle sorte que les intervalles soient à peu près égaux entre les q«au« moments; Tinterv-alle entre la contraction des oreillettes et celle des ventricalBi est le même qu'entre la contraction des ventricules et celle du bulbe. Je me swi convaincu un grand nombre de fois que les oreiUettes et les ventricules n'aitement pas à des intervalles égaux, comme les oscillatioas d'un pendule, ainsi que le prétend Oesifliracber (1), mais que le temps qui s'écoule depuis la contractkMids oreillettes jusqu'à ociedlesYettricalesMC pta court qne cbW qui «épure k omtraction des ventricules de celle des oreillettes, et qu*en général la contraction di bulbe de l'aorte et des troncs veineux s'opère, durant ce dernier intervalle. ïà quelquefois vu , cheat les animaux à sang chaud, la contraction des oreillettes mat* (|uer pendant quelques moments, ce qu'il faut mettre sur le compte de la Icsioa nécessitée par l'expérience ; mais, d'ailleurs, elle précède toujours immédiatemot celle des ventricules, tandis qu'entre cette dernière et une nouvelle contraction ia oreiUettes il s'écoule coiLstamment un laps de temps beaucoup plus kmg.

La contraction , ou systole du cœur, est seule un état actif; la dilatation, oi diastoie, est un moment de repos pendant lequel les ûbres se relâchent, de sorte que les cavités du cœur attirent, grâce à la disposition des valvules dans le vide (fi résulte de là^ le sang le plus rapproché d'elles. Ia» cavités du cœur sont donc, durant la diastole, remplies de sang, qui les distend. L'ampliation active du cceWi admise par fiichat et quelques autres physiologistes français, est réfutée par une bonne cx|)érience d'Oesterreicher (2). Si, apr^ avoir excisé le cœur d'une grenouille, on |H)se sur cet organe un corps assez pesant pour l'aplatir, et cependant assez petit pour permettre de l'observer, on voit que ce corps n*e8t soulevé qK pendant la contraction du cœur, et que celui-ci demeure plat pendant la diastole. Il suit de là que la dilatation du cœur qui succède à la contraction n'est point u acte musculaire de l'organe. Cependant les parois du cœur ne peuvent pas être aussi flasques |)endant la diastole qu'elles le sont après que l'organe a été séparé da corps, alors mr>me que la cavité ne serait pas remplie de sang, parce que les vaisseaux capillaires de la substance cardiaque regorgent de sang pendant la dia»tole, au lieu que, durant la systole, ils sont comprimés et doivent omtenir moii» de sang.

Les mouvements des ventricules pousseraient le sang aussi bien dans les oreillettes et les veines que dans les artères, s'il n'y avait pas des valvules qui , par lear structure et leur mode d'attache , obligent ce liquide à ne suivre qu'une certaine direction , soit à son entrée, soit à sa sortie. I^s oreillettes peuvent sans doute, en se contractant , faire refluor aussi le sang dans les veines, si le courant veinent qui se dirige vers le cœur n'y met pas obstacle ; mais le passage du sang de l'oreillette dans le ventricule est libre, car la valvule qui garnit l'oriiice auriculo-ve»triculaire se trouve fixée de manière qu'elle permet au liquide de couler librement dans le ventricule ; tandis que , quand celui-ci vient à se contracter, die s'étale

(4 ) lA:hre Vitm hreùlttuf des BluU», Nurciuticrgy 1820. (2) Loc. cil, p. as.

la coniraotio» des ventricules. Ce mouvement coïncide avec une torsion de l'or gane sur lui-même, que Halier, Greeves et Kuerschner (i) ont obsenée; lapoiiilc du c<pur se tourne à droite pendant la systole, et revient à gauche pendant la diastole (2).

Il faut distinguer, des iMttemeuts du cœur qui sont perceptibles au toucher et quelquefois à la vue, deux bruits que Ton entend lorsqu'on applique Toreille surli région caixliaque, ou qu'on se sert d'un stéthoscope. On peut aussi, comme je m'en suis assuré, les entendre sur soi-même pendant la nuit, quand on est couché sur le côté gauche. Ces bruits se succèdent rapidement à chaque battement di cœur sensible au toucher, et, comme les battements eux-mêmes, ils laissent une pause entre eux. Je trouve que l'intervalle entre les deux bruits est de 4 à 3, comparé à la pause, c'est-à-dire qu'il embrasse un quart environ du temps compris entre deux battements du cœur, ou à peu près un cinquième de seconde (dooK tierces). Je trouve aussi, d'après un grand nombre d'obsenations continuées avec ])ersévérance, que le premier bruit est isochrone au battement du cœur appréciable par le toucher, et presque isochrone aussi au pouls de l'artère maxillaire externe^ qui n'a lieu que deux tierces après le battement du cœur. Chez une fenmie en santé, je ne l'ai entendu bien distinctement qu'à l'endroit où le battement du œw se faisait sentir, tandis que le second s'étendait dans presque toute la poitrine, jusqu'aux clavicules. Chez les femmes enceintes, on entend, à travers les parois abdominales, les deux bruits du battement du cœur du fœtus.

Laénnec attribuait le premier de ces bruits à la contraction des ventricules, et le second à celle des oreillettes. C'était sans nul doute une erreur, puisque la contraction des oreillettes précède immédiatement celle des ventricules. D'autres ont fait dépendre le premier de la contraction des oreillettes, et le second de celle des ventricules. Mais le pouls des artères est isochrone aux battements du cœtu-, oa y succède de très près (deux tierces), tandis qu'entre le premier bruit d'une part, et le second, d'autre part, ainsi que le battement du cœur, ij y a un intervaDe de douze tierces, c'est-à-<lire le quart du temps qui s'écoule «ntre deux battementsdn cœur. Le second bruit ne peut donc pas provenir de la contraction des ventricoleL

D'après Magendie ^3) , les bruits cessent aussitôt quand on ouvre la poitrine d'un animal , et reparaissent lorsqu'on applique sur le cceur un corps dur contre lequel il puisse battre. Suivant lui, le premier dépend de la contraction des ventricules, et tient au choc de la pointe du cœur, tandis que le second est occasionné par la secousse que le cœur imprime aux parois de la poitrine lorsqu'il se dilate. Dans les expériences qui ont été faites par la section médicale de l'Association de Dublin (II) , on a reconnu qu'un stétlioscope appliqué sur le cœur peut faire en-

(1) MuBLLEa*s Archiv, 18^1, p. 103.

(2) CcUe torsion a été vue ausiii par Cniveilhier ( Gazette médicale, 18A2, no 32 ) sur nn en- (bnt qui vint nu monde atteint d*eclopie du cœur, et (foi vécut onie heures. Cruveilhief constata qu'il n'y a pas de temps de repos dans l'action du coeur, que la systole et la diastole se succèdent sans interruption , el que, i)endant la systole des ventricules , le sommet de l'organe décrit un mouvement de spirale de droite à gauche et d'avant en arrière , qui est la cause deses boUenienls. {Note du irad.)

(3) Ann. des se, nn/., 183&.

(4) Voy, sur les expériences de Hope et Williams, Lond, med, gazette, octobre 1836, p. 774.

kIh' lefideux bruits , alors même que, par Fablation du sternum et des côtes, orp(.ino liât saas pouvoir toucher aucune partie de la paroi thoracique. (^hcz un [*. sur lequel on avait entendu ainsi les deux bruits, on introduisit une mince quille recourbée dans l'aorte , et une autre dans l'artère pulmonaire ; on les ussa jiisqv*au-de9S0iis de rinsertibn des valvules semi-lunaires, puis on les enira dans leurs vaisseaux respectifs, à environ un demi-pouce au-dessus, de ma- ^rc que, dans chacun de ceux-ci, une valvule se trouvât comprise entre l'aiguille Il paroi, et, par conséquent ne pât pas s'abaisser : quand alors on appliqua le khoscope sur les vaisseaux , on trouva que le second bruit avait cessé. D'après s f*xpériences, il semUe qu'on doive se ranger à l'opinion de ^VilKams; et que premier bruit doive être attribué à la contraction de la substance musculaire s ventricules, le second à la tension des valvules par les coloimes du sang de orte et de l'artère pulmonaire, quoique ces bruits doivent être rendus plus sen- >les par le choc de la pointe du coeur contre les parois thoraciques dans la sysle, et i)ar celui de la paroi antérieure de l'organe contre les mêmes parois, dans diastole (i).

Passons maintenant à la description de la grande et de la petite circulation. On ipolle grande circulation celle dans laquelle le sang, parti de la moitié gauche du eur, parcourt les artères du corps, et revient par les veines de celui-ci à la moitié i>ite du cœur. La petite circulation est celle dans laquelle le sang ])art de la moitié t>ite du cœur, arrive aux poumons, en suivant les ramifications de l'artère pulonaire, et revient à la moitié gauche du cœur par les veines pulmonaires. Il n'y donc point en réalité deux circulations, mais une seule, qui se partage en deux étions, dans chacune desquelles le sang traverse les capillaires pour passer des tères dans les veines.

Petite circulation.

Le sang noir de la veine cave inférieure, de la veine cz\e supérieure et de la ande veine cardiaque afilue au ventricule droit dans la même proportion que le ntricnle gauche chasse du sang rouge à travers les artères du corps. Le liquide »ntenu dans ces veines subit un léger temps d'arrêt pendant la contraction de HreiDette; mais, quand ceUe-ci se relâche, il se précipite des veines dans son fntémtj et même un peu déjà, quand elle est tout à fait relâchée, dans le ventricule oit J'ai souvent vu, en pratiquant des vivisections, deux contractions de l'oreille pour une du ventricule, et quelquefois aussi la contraction des oreillettes manier ; mais ces deux cas paraissent être une anomalie. La contraction des oreillettes Misse le sang vers l'ouverture, qui alors n'est point bouchée : il ne reflue pas dans s veines , attendu que le courant vers le cœur continue par l'elTct de la force

(1) Craveilhier a recoanu , cfaes TeoraDt atteint d'ectopie da cœur dont nous avons parlé teédcmment (p. iAO), que les Inrults s'entendaient, quoiqu'avec peine, ce qui prouve qu'ils ne 'OTÎeiiDent pas d'un clioc contre les parois de la poitrine, qui doit cependant les renforcer. Il a nstaté que le point où on les entend le mieux est la base des ventricules, à l'origine de l'aorle. . ConM, BociLLAGD, Traité clin, deimal du cœur. Paris, 1841, 2* édit., 1. 1, p. 123, où Ton ouTC une discussion très lucide des diverses opinions qui ont été émises à ce sujet. — V. aussi LOOA, Abhandttmg neher Perkuêtion und AuskuUalion. Vienne, 1839, p. 1S5-19&.

( Noie du trad.)

l/i2 raÈNOMÀNKS GÉNÉRAUX D£ tk ClMCUUTlOSf.

a twffù^ et que la valvule de la veine cardiaque est ahaisBée par la pression qw le lic|uidc exerce dan» Toreillette. Il coule donc, pendant la coatraetioa de cette dernière, dans le ventricule droit dilaté, qui ])ar là arrive au maximam de réplétioa. Au mcmient où ToreiUette droite se redilate pour recevoir de nouveau le sangds veines, le ventricule droit se contracte ; et, couiuie la valvule tricuspide se trome tendue, par la pression qu*il exerce, au devant de Torifice auriculo-veotrkiilaire.le sang est obligé de passer entre les valvules semi-lunaires de Forifice artériei, qui s'écartent pour le laisser pénétrer dans Tartère pulmonaire. De cette manière, le mg veineux qui revient du corps arrive, par Faction du ventricule dn»t, dans la voîpqii lui est ouverte à travers les |)ouniotts. Cependant chaque contractioa de TorÎlette ne pousse pas dans le ventricule la totalité du sang que cette caTÎté contenait» et U y en a une partie qui reflue dans la vciue cave, tant Bupérieore qa'iaférieure. Eu tout cas, cette contraction interrompt l'afflux du sang des tnmcs veineux vers le cceur, qui sans eUe devrait être continuel, puisque k sang veiani est incessamment poussé par la colonne sanguine du ventricule gauche dans b artfTcs, les vaisseaux capillaires et les veines. En pratiquant une vivisection , ai voit les grosses veines se tuméfier à chaque contraction de Toreillette, et j'ai reconnu, chez les lanres de salamandre, que le sang avance par saccades seulemnt dans la veine cave inférieure et les veines hépatiques. Ce reflux ou plutôt crtif rétention rhythmique du sang dans les principaux troncs veineux, doit être augmentée quand un obstacle quelconque empéclie le sang de passer en totalilé dm l'artère pulmonaire, soit que celle-ci ait éprouvé une altération de tissu, ou q« les valvules semi-lunaires soient ossifiées , ou enfin qu'il y ait, dans les pounMM. une entrave quelconque au mouvement du sang. On le désigne sons le nom et poids veineux. Il ne peut pas se propager très loin , parce que les veines cèdm avec trop de facilité, et qu'il n'y a que la i)ortion du système veineux la plus voisine du cœur qui soit affectée |)ar lui.

Le sang, une fois qu'il est paneuu dans l'artère pulmonaire, ne peut plus reAnrr pendant la diastole du ventricule, parce que la colonne sanguine abatese les va^ vules scini-luuaires de l'orifice artériel. Le mouvement de ce liquide du veatriadr droit au ventricule gauche, en traversant les poumons, n'est point une véritable circulation, malgré le nom de |)etitc circulation qu'on lui donne; car, après avoir achevé sa carrière, le sang ne revient point à l'endioit d'où il est parti ; ce n'est qu'une fraction de la circulation entière, et l'on ferait mieux de l'appcliT flux àuavers les poumons, par opposition au flux à travers le reste du corps, puisqal n'y a que ces deux flux réimisqui constituent ensemble une circulation entière. U sang veineux, sans cesse poussé par de nouvelles niasses de sang qu'envoie le ve»tricule droit, passe des branches de l'artère pulmonaire dans les vaisseaux capil- ] lairesdu poumon, et devient vermeil ou artériel pendant son ])assage à traversées j derniers, d'où il coule dans les veines puhnonaires , qui l'amènent au ventrimli' f gauche. Les vaisseaux capillaires du poumon sont, comme partout, des réseau servant de transition entre les dernières ramifications des artères et celles des veines ; mais ici les mailles sont extrêmement serrées. Tous ces réseaux capillaim sont contenus et étalés dans la membrane délicate (jui forme les cellules pubnonaires par lesquelles se termine la trachée-artère, et qui est la continuation de h membrane muqueuse de celle-ci. Comme retie membrane forme un tout continuer

I (^filAUI m. LA (UftCDUTHHt. 11^3

[Uule em ceUnle, il faut w nprésrater l'imérieur du peumoB, sterKiim faite de» ■—chtfl. des ■ftJvts et dn i-eincB, comme une surface immeuM rblîafe d*i» un Mit mpKe et pamioée de réseaux capilbùrea, en tarte que l'acte de la n-s- ■UioB ftt le rteihat du conlact de l'air ameué par la U-acbée-ar t^re, et qui loucho et pwoiB des cettoks, avec le aang, doRt les mol6culL-s aoat unenées k la diasémiyiiin h phis grande dans les vaisseaux capilldres des mêmes parois.

Gbn lar«p(Bes nus, les poumoasDefarâieutracoreqiiedeamplesiacsganiiti ■Étrienremeai de saillies. Les branchies , secmide espèce d'organe respiratoire, K sont non plus qa'nn moyen de produire un graud accroiaseinent de surface dans n petit espace ; mais, dans les branchies, l'accroissement de la Kuiaev reapirant^ ■ tie« pu- dn saillies euérieures, Undis que, dans les pooatons, il rtsuhe de repKi BtriculiiDrmea ou intérieurs. Le sang dea artères branchiales s'étale sur une arface imnease au wuyea des réseaux cqûUaires de tous les feuillets branchiaux, dont chncan ■ n petite ùtère, qui ae replie i l'extrémité pour derenir une veine, tandis que de nombreuses anwlumoees transversales capillaires ont lieu entre le« 4mx ordres de vaisseaux sur la largeur des fcuiUets. Cbei les grenouilles et Im wfaBnndres. on peut obaener au microscope le mouvenient du sang ï travers les nisMaux rapillairm des poumoosqui rcwenibleat k des sacs (1), Les interstices dts courants sont de petites lies disposées avec beaucoup de régularité , d'après ■es uhsemtiois. et dont l'étendae dépasse i peine le diamètre des couraiiLH eux- ■èmes. Le mouvement dn sang est encore plus facile i vmr dans les vanseaux capillaires des bnochies , chei les lames des salamandres (3). Les ràeervatiMas les plm exactes qns noos possédions sur la circulation dans les poumans des attU- Wndres, dn gjrenouiUes et des erafiauds, sont celle de Uarshall Hall (3). Les Ivsn- (hes des artères et des veines pulmoBaires marchent ici Im^oorg. parallèlemeM les

Flg.19.

» aux antres , de sorte qu'il y a ■ne branche veueuse dans l'ai^' famé par deux hnnches veineuses.

In branches «rlfairiles et les branin veinetueB sou djstrihaécs de Mk manière snr les cloisons qui se |nii«te«t dans l'iatérÎMir des pon- ■SDs, que les vemeuses marchent an bord interne de ces cloisons. Los dêrti^n brandies des artères et des veiles se terminent bras(]ucment dans

n résean nlermédMre de vaisseaui /

c^Mllaires , tandis que , dans tons les iDtres oignes, les petits vaisseaux

(i) F'oji.lesBgamUeCowFtR, rAit (ruiti. oftrtJjeii, roi. V, p. 3S).— Piisvwt et ncir»s, i)nUiemi», Prieititimttit. de phjfiiologit , I. II.

(Ij Rdkoii, Dtfla eùroUuùtiu dtlU tara* dtlla $elam. aqual. Parii, 1S17.— inouri df> iJatundr/E, HJIiD, iitl. — Sm-\s\:Qa , Analtlileii fatr yalurkanit. Furtb.iSOt.

(3] A crititat and txjierinuiilal tuay on Me eirnlnlJon of Ike itood. [.ondm, 1831 , pi. 5-8. — La Bgan 19, tirée deHinhallHall, représmie la circulilian dsiu In poiimom du ofaud. Ln IMmi hMUqnenl la dlreciisii ds nng.

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