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\l\tl PHÉNOMÈNES GÉNÉRAUX DE LA CIlCULATIOl
continuent toujours dc> so diviser, et ne passent au réseau capillaire que par oie dégradation insensible. De c^'tte manière, les dernières ramifications des artèm et des veines sont partout percées comme des cribles, afin de fournir ou dé rmvoir le sang des vaisseaux capillaires. Les figures données par Marshall HaH ml fort exactes, et présentent un haut degré d'intérêt , surtout la planche 8.
Iji destmction des réseaux capiUaircs des cellules pulmonaires et celle de m cellules elles-mêmes par Tinflammation , la suppuration ou des dégénéreKeBoa, amènent deux conséquences fort importantes : d*abord le rapetissement de la surfine respirante, ce qui peut entraîner une formation imparfaite du sang et, par SBilt; ,1c marasme; ensuite la diminution et Toblitération partidle de la carrière que le sang doit parcourir pour passer du cœur droit dans le cceur gauche, et de là dm le reste du corps. Chez les animaux à sang chaud, où la totalité da sang doit traverser les réseaux capillaires du poumon pour arriver dans la grande circulatioi, la moindre diminution de ces réseaux ne peut manquer de mettre obstacle ah circulation générale: aussi des efforts du cœur, une prédisposition aux congestnii pulmonaires et à la péripneumonie, les mouvements fébriles , sont-ils des symptômes ordinaires chez les personnes qui ont les poumons malades. Tout autre organe peut être entièrement détniit sans que la circulation soit gênée ailleon; mais la destruction des poumons entraine un trouble général de cette fonctios, d*où il suit que ceux qui ont ces organes atteints de maladie, doÎTent éviter tooi ce qui pourrait occasionner encore plus de désordre et d*excitation dans b cimlation. On explique aussi par là pourquoi des lésions considérables d'antres par^ ties du corps , pourvu qu'elles ne soient pas accompagnées d'une déperditim continuelle de sucs, ne provoquent pas toujours la fièvre, tandis qn*li celles di poumon se joint si fréquemment la fièvre hectique. I^es désorganisations qui ort lieu dans d'autres parties ne suscitent guère que des obstacles locaux à la circobtion, par exemple des congestions de sang , et des excrétions de sérosité dans ks hydropisies locales, dans Fascite survenue après la désorganisation dn foie , de, mode de terminaison plus rare, proportion gardée , dans les désorganisations di \ poumon. Quand les capillaires de ce dernier organe sont obstrués par des sab* j stances étrangères qui ont été introduites dans les voies circulatoires , comme et ] l'huile , du mucus, du mercure à l'état métallique , du charbon pulvérisé , di soufre en poudre, la mort est inévitable, et elle arrive très rapidement, ainsi q« l'a montré Gaspard.
I^ circulation pulmonaire serait complètement isolée de celle qui s'accompll dans le reste du corps, si les artères bronchiques ne communiquaient pas aftf les ramuscules de l'artère pulmonaire. Ces anastomoses deviennent plus dévelop- |)ées dans les rétrécissements de l'artère pulmonaire et de ses branches.
Grande circulation.
I^ sang, devenu artériel ou venneil, passe des veines pulmonaires dans l'ornl' lette gauche ; à ce moment connnence la grande circulation, ou, pour parler plis exactement, le trajet qu'il décrit dans le corps entier, les |K)umons exceptés, vnr jet durant lecpiel il parcourt les artères, |HMièVre dans les vai.sseaux capillaires di
Phénomènes généraux de \a ctROirjiTiON. 165
^ofp^* ffeïieiit veineux ou noir, et entre enfin dans les veines, pour être ramené 0 cœur droit. Lorsque l'oreillette (louche se dilate, ce qu'elle fait simultanément re^ ct^k du c:5té droit, le sang se précipité dans son intérieur, et en partie même ^ dâBS le Ventricule gauche, aussitôt que celui-ci se relâche. I^ contraction de iTPfltefte/e fX)ussedans le ventricule dilaté, qui s'en remplit jusqu'au maximum. piiaiiC la c::^CBntractibn du ventricule gauche, qui a lieu ensuite, la valvule mitrale ppligiieà l'^^Rîficeauriculo-'Ventriculaire, et lesang, franchissant Tintervalle des ^^^ seim^ ^lunaires de l'orifice artériel, pénètre dans l'aorte, qui ne le laisse ( refl^^' ï^oite que la colonne qu'il y forme abaisse les valvules. La force avec ^lle ^ ^^^mtricnle gaudie se contracte est beaucoup plus grande que celle du Lyicidc ^**<Jit, et l'on sait que les parois du premier sont, chez l'adulte, près » troi^ (^ ^iissi épaisses que celles du second. Le ventricule gauche avait besoin 'être (^^^ ^^rt, parce que le trajet que le sang doit parcourir dans le corps est Ojû \ooê ^^« cehii qu'il franchit dans le poumon , et que ce liquide rencontre Ll r^is^^^ce incomparablement plus grande, par l'effet du frottement, dans les vjgpao^ ^pillaircs de tous les organes.
Ije saft^ contenu daas l'aorte, poussé par une nouvelle ondée de liquide à ' (jiaque ^^^™^ot de cœur, se répand dans tout le corps, à l'exception des |K)u- ^^^as, c^ traverse les vaisseaux capillaires pour arriver dans les veines.
fjorsqo*OD fait des efforts, le mouvement du sang à travers les capillaires doit ^ire suspendu dans une grande partie du corps , par la compression qui résulte ^ contractions répétées d'un grand nombre de muscles. Plus l'interruption de b circulation , par l'effet de cette cause , a d'étendue , plus elle ressemble à celle qo'uo léger obstacle suffit déjà pour déterminer dans les poumons ; aussi voit-on florvenir les mêmes phénomènes : la colonne de sang contenue dans les artères résiste plus que de coutume à la force impulsive du cœur, le liquide ne circule phis avec liberté ni avec assez de promptitude dans les |)oumons, et il s'accumule, de sorte qu'il n'y en a ^lus assez qui respire dans un laps de temps donné : c'est oe qui explique la difficulté de respirer qu'on éprouve quand on se livre à un emrcice violent , et qui est attribuée , avec moins de fondement , au plus grand hwiû de respirer auquel donnerait lieu un mouvement musculaire fort actif.
Avant de se continuer avec les réseaux capillaires, les artérioles contractent ensemble, dans chaque organe, de nombreuses anastomoses, qu'il est facile de constater dans toute membrane dont les vaisseaux ont été remplis d'une injection ténue , et sur beaucoup de points une même partie reçoit des artères de régions très diverses du système vasculaire. Ainsi des branches de la carotide interne et de la vertébrale se rendent au cerceau. Chacun eonnaît les anastomoses entre i'artère épigastrique, les intercostales, les mammaires, etc. Ce phépomène se reproduit partout, et, comme le système capillaire ne fait qu'un tout continu, puisque loutes les parties tiennent les unes aux autres, tous les vai^eaux afférents et efféri?nts du corps se trouvent communiquer les uns avec les autres dans ce système , de sorte que, quand le vaisseau afférent ordinaire d'une partie vient à être obstrué, tm antre le remplace aisément. Les vaisseaux capillaires du corps entier, les anastomoses des vaisseaux afférents forment ainsi un réseau non interrompu, qui reçoit du sang d'artères innombrables, et dans lequel ce liquide pénètre par diverses voies, tantôt directement, tantôt indirectement. Il peut donc, sans que de nou- I. 10
iht mfiNfUlkNËS r.ËNËUUX flE Li CiKCDLATlO^^-
ïcaux vaisseaux prcnoeiU naissance, et par anc simple ampUaiion des coa cations exisuntes, seibnucr des voies nouvelles d'afflux, quand celles tpiï d'ordinaire sont obstruées, et l'on, se rend ainsi raison du phénomène de la lation coUatérale, ou du rétablissement de la circulation dans une partû l'oblitération du gros tronc vasculaire. pne multitude de ramifications au tiqnesL s'agrandissent d'abord ; puis peu i peu il sa reproduit des troa volumineux que les autres. On peut mâme , chez les animaux , lier l'aorti œiude sausque la mort s'ensuive toujours, tandis que dans les seuls cas oi ration a £té jusqu'ici [H^quëe chci l'homme, les iudividiB ont succombf tons les autres troncs artériels acc^aiUea i nos instruments ont pu £tre U succès, lorsque ia nécessité l'exigeait. Il y a mCme des Diiita qui {Konvea quand l'oblitération s'accom-
I^t peu â peu, celle de l'aorte, par exemple, derrière l'origine des artères destinées aux parties supérieures du corps, une circulation collatérale peut encore s'établir ; de sorte qu'au moyen de l'ampliation des anastomoses de l'artère mammaire interne et de l'intcrcoslale supérieure avec les intercostales inférieures , le sang arrive, par nn détour, dans la portion de l'aorte située audessous du point oblitéré. OUj peut voir, ït ce 'sujet, le cas qui a été observé par A. lUecket (1). Dans un autre analogue, que Hcynaud a décrit (2), les [Hincipalcs communications entre la sous-clavière de chaque cAté et la portion de l'aorte Fig. 20.
(1) Hkul'i Ârthtv, 1817, tili. 5.
PHilVOMËNBS GÉNÉRAUX DE LA CIRCUUTIOlf, ihl
née au-dessous de l'obturation, se sont opérées par des anastomoses de la r^kale profonde, de la transver se cervicale et de la première intercostale avec \ intercostales, de même qu'entre la sous-clavière et la crurale par Tanastomose recte de la mammaire interne et de Tépigastriquc.
Le sang contenu dans les artères, poussé par les ondées de liquide que lance à Inqae instant le ventricule gauche , suit le trajet marqué par les vaisseaux, et, reversant les réseaux capillaires, parvient des artères les plus petites dans les vei- ■ks les plus ténues, pour se réunir ensuite dans de grosses veines et revenir au nror droit On suit aisément ce trajet au microsco|)e dans beaucoup de parties linsparentes ; de sorte que c'est là un fait d'observation directe, et non uniquement une conclusion logique tirée de la manière dont le sang se meut dans les irtères et les veines.
On peut, à cette fin , se servir de h membrane tendue entre les doigts des gre- Dooilles (1), de la queue des jeunes poissons et des larves de salamandre, de gre- Dooille ou de crapaud, du mésentère de tous les vertébrés, de l'aile des chauvessouris, (lu blastoderme de l'œuf des animaux ovipares (2).
On voit distinctement les coi-pusculcs du sang passer des plus petites ramifications artérielles dans des réseaux vasculaircs dont le calibre ne va plus en diminuant, oi, de ces réseaux, dans les commencements des veines, qui ])roduisent des troncs et augmentent peu à peu de volume. Dans les capillaires les plus déliés, ils coulent à la suite les uns des autres, souvent avec des interruptions; lorsqu'ils l'avancent ainsi on à un, ils sont presque incolores; mais, quanid ils sont réunis plosieurs ensemble, ils paraissent jaunes, et, si leur nombre devient plus considérable, ils affectent une couleur jaune, rougeâtre ou rouge« Chez lés animaux qui ont encore de la vigueur, ils coulent d'une manière continue, sans saccades; mais, a l'animal est faible et le mouvement ralenti , celui-ci paraît saccadé, et les gtoikries, quoique continuant toujours de passer, le fqnt d'une manière brusque et irec plus de rapidité; si l'animal est plus faible encore, les globules n'avancent f^'au moment des battements du cœur, après quoi ils i^étrogradent un peu. I^orsque Nosieurs petits courants artériels se rencontrent dans une anastomose, il y en a ^jours un cjui l'emporte en force sur les autres, et qui seul traverse l'anasto-
(1) La fifure 20 représente , d'après Tlioinson, les capiijaircs (|p la membrane natatoire c)'une reiiouille. La figure 21 représente plus exactement les mC'mcs, d'après Poiseuille. Danscetle emière , le groosisaeroent est de 25 k SO diamètres, et on n*a pas mis de globules dans les vaiseaui, afin de ne point surcharger fa figure, a artères , 6 veines, e Iles de tissu. Dans les deni gare» , les Bbcheê indiquent la direction du sang.
(2) Vay. les figures des capillaires sanguins de Varea »aiculo$a ôfi Tœuft dam Piurib, i^nh %itkduMg94j€»cliicku dei IJvenchên» im Kû Wuribourg, iSlS; clip» les jeunes poij»onSy dans )ceLu?iGKB, Dcnkschriften der Ahfidcmie der Wisunscknften lu Municketi^ vol. Vil; de la nembmne nalaloiro des grenouilles , dans Sciiultz, Der ïxbensprozess im Rluie, Uerlln, 1822; iMtRSHALL \{K\.u'Ksiay on circulation , tab. 3 ; de diverses parties de grenouille cft de salanandre, dans Kaltendru.n.ner. E,rp. circa statum sang, et vas, in in/lammatione, Munich, 4826; la mésentère drs grenouilles, dans Rbichil, De tanguine ejtittfue motu. Leipiick, i7C7; Mar- ■ALL H.4LL. loc, ciL, tab. A ; de la queue de la perche, dans Maushall Hall, loc, ciL^ iah. I ; fraibrvons et de larves de poissons, de grenouilles et de salamandres, d;ins BAvvftAiRTiiBR, itbcr Scrren und Blul, Frihourg, 4830. ScniiLTZ, System der Circultktiou* Stuttgart, 1836; le la langue des grenouilles, dans Doiixii, Ctmri de mieroieofikt Pari^, 1844, p. 408, pi. VI, iff. 2i cl 25.
i6B PHÊNOMËNBft GÉNÉRAUX DE LA CIRCULATION.
mose, pour mMer son sang à celui des autres e4)urants. C*est ainsi que les petits courants se rassemblent et se divisent ainsi dans les r{>$eaux les plus déliés, jusqu'à ce qu'enfin tout le sang soit réuni dans les commencements des veines. Quelq1l^ fois un petit courant change de direction lorsqu'un autre acquiert plus de force, ce qui dépend de la pression exercée sur les parties de l'animal. Toos les gjoboks passent des artères dans les veines, et jamais il n'arrive à aucuu d'em de s'arrêter en chemin, ni de s'unir à la substance organique.
Pendant son passage à travers les vaisseaux capillaires , le sang devient duo rouge foncé, ou, comme on dit, noir. Sa niiarche dans les veines est uniforme, et non saccadée. Celles des veines qui sont exposées à la pression des muscles ont des valvules qui empêchent le sang de refluer vers les capillaires, ce qui fait que la pression sur les vaisseaux veineux, loin d'arrôter le mouvement, favorise» contraire la progression du sang vers le cœur. Les valvules n'existent pas dans les veines des organes qui sont abrités dans des cavités. Maycr en a décoBvert d'iocomplètes dans les veines pulmonaires. E.-H. Weber en a observé dans la veine porte du cheval, qui manquent chez l'homme.
Circulation de la veine porte.
Les veines qui se réunissent pour former la veine porte conduisent le sang des parties d'où elles-mêmes proviennent dans le système capillaire du foie, auquel aboutit aussi celui des artères hépatiques. De là résulte que le sang de la rate, di canal intestinal , de l'estomac, du pancréas et du mésentère, ne parvient pas àk» tement à la veine cave inférieure, mais fait un détour pour y arriver. Retaust cependant découvert, chez l'homme, quelques petites anastomoses entre les veios de l'intestin et des branches de la veine cave. Lorsqu'il poussait dans la féÊt cave et la veine porte des injections froides très ténues et de couleur difléreatt^ il trouvait le mésocôlon entier et le côté gauche du côlon remplis des deux ifljje^ tiens, et voyait les vaisseaux ainsi injectés de deux couleurs différentes foniff ensemble des anastomoses sur plusieurs points. Les veines du côlon et du méii* côlon qui appartenaient au système de la veine cave, se rendaient à la veine ràtfk gauche, et occupaient la couche extérieure, tandis que celles qui appartenaient! la veine porte étaient , pour la phipart , plus rapprochées de la membrane nt queuse. La surface extérieure du duodénum avait aussi reçu l'injection de h\é$ cave, fireschet a rempli la petite veine méscntérique par des branches de la veitf cave inférieure, et Schlemm a trouvé près de l'anus des anastomoses entre k petite veine mésentérique et des ramifications de la veine cave inférieure, fait qii prouve que les applications de sangsues peuvent]être faites utilement à l'anus dâf les cas de congestion sanguine et même ])eut-êtrc dans les inflammations du caâ intestinal (1).
(l) M. Cl. Bernard {Comptée rendue de V Académie deê tciences, 3 juin 1850) a décrit ime d*aiiaslorao9e des Taisscanx sang^iins qui jusqu*a1ors ne se trouve mentionnée par aacun nnstc. Ces communications vasculaires , qu*on pourrait appeler anastomoses par ahouckeme^] se réalisent par le moyen de rameaux qui ▼icnncnt s'ouvrir directement, par des l)ouches bétiM' dans des troncs vasculaires volumineux. Il prend pour type de sa description les voisscmix # foie du cheval cl du mouton- Chez ces animaux , ce mode d'anastomoses est trt'^s manifeste!
PHÉNOMÈNES GÉNÉRAUX DE LA CIRCULATION. i&9
Le saug de la veiuc porte chez les vertébrés et celui des veines rénales afféilcs chez les poissons et les reptiles, doivent vaincre, pour revenir au cœur, un ond obstacle, qui tient à la résistance d'un autre système capillaire situé sur son jet. On peut, chez les larves de salamandre, contempler la cifculation dans le Q à Taidc d'un microscope simple éclairé {>ar le haut (1). On n'aperçoit pas de rérciice, quant à la couleur, entre le sang de la veine cave, celui de la veine 'te et celui des veines hépatiques.
Vitesse de la circuUilion.
Après avoir donné cette description génénde de la circulation, il faut en étudier titcîsse, et rechercher combien de temps le sang met à parcourir le circuit enr. On ne i)eut pas, de la vitesse du sang qui coule hors des vaisseaux, conclure elle est celle qui l'anime dans ces derniers : son écoulement a Heu alors sous iflueiic(^ de la pression entière à laifuelle il est soumis dans les vaisseaux. Dans jv-ci , au contraire, chaque nouvelle ondée de sang ne peut avancer que par la >}>iilsi(>n du reste de la masses et il faut vaincre la résistance que le frottement pose dans les vaisseaux d'un moindre calibre. "
>'ous avons de Hering des recherches curieuses sur le temps durant lequel s'ac-
mne porte et la veine cave, et il a pour cflet (Pétablir des communications directes entre le U*me veineux abdominal de la veine porte et le système veineux général. En cflfct, quand on t flans le lissu hépatique la veine porte, on voit quVlle se divise à la manière d'une artère en Beaux de plus en plus petits qui communiquent avec les veines sus-hépatiques et avec la veine 'e inférieure de deux hçoDS : tantôt par un système capillaire , tantôt, au contraire , en s'aoebant directement dans le tronc de la veine cave ou des veines sus-hépatiques. Cette dispoon est très manifeste et se voit très bien à TcEil nu sur un certain nombre de branches quise Bcbeot de la veine porte aussitôt que ce tfonc vasculaire a pénétré dans le foie. Ces branches icalaires , qui se dirigent transversalement de gauche à droite et de bas en haut, fournissent rx le cheval et chex le mouton un certain nombre de rameaux qui s'épuisent en traversant la MUnce hépatique, tandis que d'autres passent directement sur la face extérieure de la veine re où ils se distribuent d'une manière singulière et tout à fait insolite. En effet , ces ramificana épanouies sur la face extérieure de la veine cave présentent^ au premier abord , l'aspect iB rkhe réseau de vasa vasarum ; mais, en y regardant de plus près , on constate que beausp deces rameaux, au lieu de se subdiviser en capillaires, s'enfoncent brusquement pour ■unoDiquer avec la cavité de la veine cave inférieure. Le fait de cette communication directe Ire la veine porte et la veine cave se démontre sur l'animal vivant par la seule présence du ig, ou bien k preuve s'en établit chez l'animal mort de la manière la plus nette et la plus Bple par le moyen des injections anatomiques. Lorsqu'on prend ces rameaux à leur émergence la veine porte» et qu'on les injecte avec une sulMtanoe semi-fluide , comme du bleu de Prusse du noir broyés à l'huile, délayés dans un peu d'essence de térébenthine , on voit un grand mbre de rameaux de la veine porte s'ouvrir par des bouches béantes à la surface interne de veine cave inférieure, sous laquelle la matière à injection s'écoule en abondance et sans aune espèce d'obstacle. 11 suffit d'avoir constaté une fois, par le procédé , ces orifices d'abouchénit direct, pour être fixé sur leur existence et pour être convaincu qu'ils ne peuvent être le Hiltat d'aucune rupture accidentelle. La conséquence de ces faits anatomiques est que le sys- ■e de la veine porte et de la veine cave communiquent' directement, de telle sorte qu'une ftiedu sang de la veine porte peut passer dans. le système veineux général s«ns traverser le sa capillaire du fuie. É. L.
(1) J. MiiELLEB, dans Mickkl's Arehin^ 1828. — Voy. les figures, dausiMtBLLBB, De gtanliaruM pemtUfri struclnrOf lApâx, 1830, tab. 10, fig. 10»
150 PHÊNOMËNEB GÉNÉRAUX DE I^ ClBCULATKKf,
complit la circulation du sang (1). De dix-huit expériences faîtes sur doscl)c\au\, il a tiré les conclusions suivantes. 1/3 temps qu'une dissolution dî\^ersenieHt concentrée de cyanure ferroso-potassique, injectée dans une des veines jugulaires d'an cheval, a mis pour arriver à la veine jugulaire opposée, en parcourant le «nr droit, la petite circulation , le cœur gauche et la grande circulation, a été d« 21 à 35 et de 25 à 30 secondes ; il lui a fallu 20 secondes seulement pour panenkà la grande saphène, entre 15 et 30 pour atteindre Tartére mésentériqne, unefiMS 10 à 15 et une autre fois 20 à 25 pour arriver à Tartèrc maxillaire externe, enfin 20 à 25, 25 à 30, et une fois plus de 60, i)our déceler sa présence dans rartère mctalarsieune. Le résultat n'a guère varié, quelle que fût la fréquence des battements du cœur (2). On peut aussi calculer la vitesse de la circulation d*aprè$ li capacité des ventricules et la quantité du sang. Les faits connus relativement & fa quantité du sang ont été réunis par Burdach (3). Suivant l^risberg , une iemmr qui périt d*hémorrhagte perdit 26 livres de sang, et Ton recueillit 26 livres de cr liquide ches un individu pléthorique condamné à la décapitation. Si Ton admet qu'à chaque battement le cœur de l'homme pousse deux ou trois onces de sang, b circulation de 25 livres de ce liquide exige 200 ou 133 battements du cœw. D'après cela, ou peut suppoW que la circulation achève son circuit, chez ThoronM, en 135 à 200 battements du cœur. Cependant le i^ésultat tiré des expériences de Hermg est beaucoup plus sûr (6).
(i) Zeitachrist fuer Physioîogie , i III, p. 85.
(2) h Bbke a fait plusieurs séries dVxpérienccs ingénieuses sur le temps que diverses sel- Stances, injectées dans le système vasculaire, mettent à parcourir le cercle de la circolatiai 11 trouva d*afeonl {Edinb, med, and svrg. Journal^ t. LTII, p. 35) quMl ne fout à cesaobsliaai qu\in laps de temps insensible pour arriver aux capillaires , et que 9 secondes leur sdM pour se rëpandrc dans tout le corps. D^aotres expériences {ibid.^ t. LVI, p. 612) ontpridl davantage ce pv^emier résultat : six fçrains de strychnine dissoute dans trois onces d^eiu t^gM d'acide aiotiqué, ayant été injectés dans la ^-eine jugulaire dHin cheval, les premfcrt 9fÊf ptômes d^empoison^mcm parurent au bout de 16 secondes; une seconde après, ISttiBilli pris de convulsions, et au bout de cinq minutes , H éiait mort. Chcx les chiena, mue ivbMf a besoin de 7 à 8 secondes pour passer de la veine jugulaire dans Partére conmaîre du éiA Un grain et demi d*acotaee de strychnine dissous dans un gros et demi d'eau, ayant été kfé dans la veine jngutafrc d'une oie, Teffet devint sensible au bout de 6 secondes i /2, et, ai M de 8 secondes, Panimal était raoïK. Un demi-grain de strychnine , injecté dans la vetoeM lopin, détermina des symptômes d*empoisonnement au bout de & secondes 1/2, tel là 7 secondes. {Note du frad,)
(5) Physiologie 1 1. VI, p. 118. — Comp. Hrbbst, De êanrpdms quantitate, Gcettlngne, i19fit^
(6) y^y» la dissetlatlon de F. A. Hoetientiein, Obserrationes de sanguinis circulatione dromometri ope insfHuta:^ Halis, 18&<i. Dans cette estimable dissertation, est décifteoi vHIe méthode imaginée ))ar Volkmdnn, pour déterminer la ritcssc du sang. L^outeor d*ahord les méthodes employées jusqu^ù présent et en montre Pincertitndc , que la éi\ résultats suffit pour prouver, dette objection aUeint aussi le calcul de cette vite sur hi quantité du sang, puisque cette quantité, même d*après la méthode de Valentin,! être trouvée avec précision. En effet , les expériences de Volkmann montrent ( œ qui
aussi d'erpériences précédentes de Ludwîg ) que les deux conditions essentielles du pra
Valentin , à savoir, la |)ermanence de la quontité relative du sang , par rapport aux f^ solides entre les deux saignées, et lu répartition uniforme de Peau injectée, ne sont no^ assurées. D'uprés ces cou>i(léruli()UK, Vulkmunu u imaginé un autre procédé qoe voici: un lul»e de verre recourbé, le remplir d'eau ou d'une !>olulian saline, le fixer entre bouts d'une urtéic coupée transversalement, et observer la marche du sang, pemlaM^^^i
Le tein|)s que 1p sang mot à parcourir rcs|)ace compris entre une moitié du tpur el Tautrc, c'est-à-dire la moitié de la circulation, varie beaucoup suivant les irganes. Olui qui passe d'un côté à l'autre du cœur par les vaisseaux cardiaques, sxige infiniment moins de temps pour accomplir ce trajet que celui qui se rend fa ^œtsr gauche au pied et du pied afci cœur droit. D'où il suit que la circulation Mitre les deux moitiés du cœur forme une infinité d'arcades d'étendue très variée, doDt la plus |)etîte est celle que décrivent les vaisseaux du cœur lui-même. La voie à parcourir pour aller du cœur droit au cœur gauche en traversant les (khiiiwns est plus courte que la plupart des arcs œmpris dans la grande circulation, et, tontes choses égales d'ailleurs, le sang la parcourt avec iKMUCOup plus de vitesse qu'il ne marche dans la plupart des autres vaiss(*aux du corps.
Quoique la ([uantité de sang contenue à cliaque instant dans la grande circulaliou dê[)assc de beaucoup, en raison de retendue du circuit, celle ([ui existe dans la petite circulation, cependant un point quelconque de Tartèrc pulmonaire laisse passer, dans un laps de temps donné, tout autant de sang qu'un point (luekunupie de l'aorte, car il n'est aucun |)oint des princi|)aux troncs d'un circuit clos de tontes parts qui ne doive laisser échapper autant de sang <]u'il en aflliie à lui autre piinL Quant à la circulation dans les petits vaisseaux , elle |Hmt, au contraiie, iirier beaucoup. Knfin, la vitesse du sang dans les |)etites branches doit être moindre que dans les
troncs des vaisseaux en général, parce que la capacité des branches d'un tronc prises
«semble surpasse celle de ce tronc (1). Mais si l'on suppose toutes les brandies
CiBple sÎDullaDî'iiiciit les battements trunc pendule ou d'une montre à secondes. Cela Hiit, 'r<a compare cette vitesse absolue avec le diamètre du vaisseau employé, on peut calculer, f^pb le diamètre mesuré et connu d'un autre vaisseau, la vitesse du mouvement, en aynut *i>B ik prendre pour principe que le diamètre des artères augmente depuis Paortc josqu'ù la P^if^Mc. Car la vitesse diercbée ttt ù la vitesse trouvée, comme le diamètre du tronc au dia- *'*'< dcKi braocbes. La vitesse dans la carotide du cheval fut trouvée de 0,5â6 à 0,631 millini. ^ «coude, et la vitesse dans Paorte fut calculée à 0,593 à 0,830. Chez le chien et lu chèvre, ■ vHeaefst noiodre préM|ae de moitié , à savoir, 0,273 pour le chien , et 0«318 pour la chèvre. B WlnBirqQCT qae œ résultat concorde avec celui des expériences de Ilering; car, d'upK's **Ht lecerde CMlre la carotide et la veine jugulaire externe s^accomplit en 2d et 28 secondes, *» ^^fh les eipérieiices de VoIlLmann , on calcule pour ce cercle 18 7 secondes. Avec la perle * *^ augmentent le nombre des battements du cœur et la vitesse du sang — (lueltet estime la ^^'^'K'io sang dans les artères (d*après ses recherches sur Thydraulique de la circulation) >»jO ttoUmètres en flsoyennepar seconde. Si la systole durait une seconde entière, le sang par-
^ iMiyenne dans cette seconde un diemin de 0,79 ( Comptes rendus de V Académie des '* t XXII , p. 426 ; Gau méd,, 1846, p. 77 ). É. L.
^^I *^cit du moim Toplnion générale, suivant laquelle on se représente le système arlé*
j****^ OB odoe dont le sommet est au cœur et la base ù la périphérie. Fromly ( Lond»
^. ^^'* ^^9, L XXV, p. 389) ayant prétendu qu'au contraire le diamètre des branches,
'■^■«Hesible, est presque égal à celui des troncs, Paget soumit celte question à un nouvel
^'^ï'^irf,, 1842, t. n, p. 553). Il a trouvé qu'en général Tancicnne opinion est exacte,
- V^ cependant elle ne peut s'appliquer qu'aux vaisseaux de la partie supérieure du corps,
^Tr^ proportion inverse a lieu pour ceux de la partie inférieure , où , par conséquent , la
-' 7!^**^ cit accélérée. Aioai, l'aorie abdominale étant repr^'senlée par 1, ses braitches réunies
jT^ ^M, et l'iliaque primitive étant 1 • Si*s branches sont 0,982, tandis que la crosse de
^'Bt 1, ses brandies sont 1.05^, cl que la carotide cxlei ne étant 1, ses hrunchi-s
" "^^'^^O. {Note du trad.)
152 DU GceuR œMMË c\use de la circulation.
d'un tronc réunies, et qu*ou se figure la circulation connue un courant qui revient sur lui-même', tous les points du trajet sont parcourus, dans un méuic laps de * temps, par uiie mOuie quantité de sang , tandis que les particules de celte mane doivent se mouvoir avec plus de rapidité quand les tubes se rétrécissent, avec pbs de lenteur dans les tul)es larges ; de sorte que, malgré le ralentissement du mouvement des molécules dans Ibs grands tubes et leur accélération dans les petits, li masse du sang qui traverse les divers points du circuit est cependant la même partout dans un même espace de temps.