‹ Manuel de physiologie v.2Chapitre 4 sur 185 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

plein développement et le plus de netteté , malgré cependant qu'elles appartiennent essentiellement aux éléments et soient dans chaque tisau les roémes que dans l'espèce d'élément qui le constitue en majeure partie ; un peu modifiées, toutefois, par la texture et Tenchevètrement avec des éléments accessoires d'autre nature, car dans chaque tissu il y a toujours un élément principal plus abondant et un ou plusieurs éléments accessoires. 2* Propriétés de tissu : elles sont en corrélation immédiate avec le mode de texture de chaque tissu et variant suivant ce mode. On les trouve déjà, mais à l'état d'ébauche, dans les éléments. Inhérentes aux corps vivants, elles dépendent de leur texture , de l'arrangement de leurs molécules , mais non de la vie qui les anime ; aussi la mort ne les détruit pas. Ce sont : la rétractilité, l'extensibilité, le racornissement, l'élasticité, l'hygrométricité ou propriété d'endosmose et exosmose, d'où, pendant la vie, absorption et sécrétion. La sécrétion, qui a été considérée jusqu'à présent comme une fonction, n'est qu'une propriété de tissu qui appartient à la plupart d*entreeux. C'est dans l'acte d'endosmose et exosmose, modifié par le fait vital élémentaire de nutrition des éléments du tissu, que s'opèrent les sécrétions. Il en est de même de l'absorptioD, propriété de tous les tissus qui est plus ou moins manifeste, suivant que par le plus ou le moins de vaisseaux les substances qui pénètrent sont enlevées plus ou moins rapidement par le courant sanguin ; elle est certainement iq^Aifi^ .dsns chaque tissu par le fait vital élémentaire de nutrition des éléments analomiques. Les humeurs ont aussi deux ordres de propriétés : 1* une seule propriété vitale, la plus élémentaire et la plus générale aussi , celle de nutrition, caractérisée par le double mouvement ou acte continu de composition et de décomposition ; 2'' les propriétés d'humeurs ou physiques et chimiques que peuvent présenter les liquides, suivant leur degré de fluidité et de complexité de composition. Enfin les systèmes^ étant le tout, continu ou subdivisé, que représente chaque tissu vu dans son ensemble, répondent à la notion d'usage général et de distribution des propriétés de tissu.

Là commence la physiologie spéciale qui s'occupe du jeu des organes, des appareils et du corps entier. Les organes ont un usage particulier, unique ou multiple, qu'il s'agit de déterminer, un seul organe ou instrument pouvant servir à l'accomplissement d'une ou de plusieurs fonctions. Les appareils correspondent à l'idée de fonctions, idée qui se trouve naturellement rectifiée par cette correspondance. Les appareils se divisent en appareils de la vie végétative et appareils de la vie animale. A. Vie végétative ; celle-ci comprend : 1** la nutrition ; 2*" la reproduction. 1*" Nutrition : appareil digestif et digestion, appareil respiratoire et respiration, appareil urinaire et urination, appareil vasculaire et mouvement des liquides, appareil de Wolff et vie végétative de l'embryon; 2^ reproduction : appareil générateur et génération. B. Vie animale : appareil des sensations, d*où communicaUoD avec le

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