‹ Manuel de physiologie v.2Chapitre 54 sur 185 · CHAPITRE H · texte numérisé non relu

CHAPITRE H

r«»l(iAe «t 4e la «tr^fCvre die* vhImmmuc lyiyliaU^iiM.

Diipoiitioii des fiiiMaiis Ijnqàatifiiei lei ploi fetUa»

riantes recherches des anciens sor h strnctare des talsseanx lymphaconsignées dans le recueil que Ludwîg a pablié dei écrits de Mascagni, et autres. Ce point de doctrine a été singulièrement perfectionné par des nu)démes» en partictili^ par ceux de Fohmann (i), deLauth (2), (3) et de G. Brcschet [h).

ncncements des vaisseaux lymphatiques se montrent sous deux Ibrn^cs s injections mercuriclles :

:cnc de réseaux à mailles tantôt allongées, tantôt régulières. Ces mailles nment plus petites que le diamètre des vaisseaux lymphatiques les plus mes, ce qui donne à ceux-ci Tapparcnce d'un lacis très serré, de confiégulière, dont les parties inégales peuvent, quand on n*y fait pas bcan- Dtion, être prises ponr des agrégations de cellules, tandis que ce sont ment des inégalités et de petits élargissements du réseau, dont la {dupart sont fort étroites. Dans d'autres parties, où le réseau a des mafllcs plus isposition réticulée saute aux yeux sur-le-champ. Le diaioètre des vailles réseaux varie beaucoup; mais Jamais ils ne sont aussi fins que les anguins, et je ne connais jpas de vaisseaux lym{Jiatique8 qui ne soient oeil nu. C'est probablement dans les brandiies qu'ils sont les plus déliés, ige d'après les belles figures de Fdimann.

d'autres cas, les lymphatiques semblent omimencer, non par des rê- ( par de petites cellules, plus ou moins régulières, qui conmiuniquent mMe. C'est avec cette apparence que j'ai vu tes lymphatiques injec* Ion ombQical, et les douteux lyn^)hatique8 de la cornée. On obtient l'injections en suivant la mauvaise méthode de plonger au hasard la

Ilot blanc, opalin , et renfenne, ontre quelques globalei de lymphe et la substance une énonne quantité des molécules énoncées pins baut; le liquide est blanc et La coloration en rouge ou en jaune du chyle oootena dans la partie terminale du que est due au reflux du sang de la veine dans laquelle ce canal vient aboutir. — iscent d'un animal virant, ainsi associé à une quantité de sang veineux , contient lu sang , indépendamment des éléments ci-dessus indiqués. Ce chyle , en repos et en *afar, forme un caillot légèrement rougeétre à sa surftice, et donne un Uqnide blanc couleur roogeâtre est due à des globules du sang emprisonnés dans le caillot» et qui bangement ordinaire des globules sanguins exposés à Tair. — Le chyle blanc du lue, quand il est pur et ne contient pas de globules du sang, ne se colore point en a coagulation. {JthH du trad.)

^augadertyglem der WirbeUkiere. Heidelberg, i827,l»lbl. mr les vaisseaux Ijfmpkatiqueê* Strasbourg, iSSâ* — Âtuu .im êc^ fMil., U Uh Hizioni antropo'zootomico'fisiologiekêm Pavie, 1880, MU» r^â ^ Uêê»

lili ricerche zootomiehe. Pavie, 1888. '

\ême lymphatique considéré sous les rapporté ', 1886, in-8.

2U2 VILLOSITÈS I.N TESTIKAUS.

pointe dos lub«»s dans \v tissu cellulaire, et de chercher ainsi à déco«\rir dfs hm- |)hati(|U(^ dans la substance des organes (1). L'iDJectiou donnait ce résulut, vm au canal intestinal, lors<]ue j'employais une seringue d*acicr pleine de mercure po« vaincre la résistance des Talvules, en iHHissant le in^tal, du mésentère Tm Fiilestin, dansk'shniphatiqui^du veau n>mplisde chyle. Le grand nombre de petits celhdes qui se remplissent alors peut donner à penser que le tissu cellulaire ksuM^me (»sl h» coininencement des lymphatiques Fohmann pense môme que ce qn'a ri>ganie connue tissu cellulaire n*est qirun compose de lymphatiques (2). MaisccOc hyJK)tll^se devient fort invraisembbble quand on coni|)arc, dans une mêmeprà, les véritables réseaux lymphatiques avec les extravasations qui s*y opérait, p (*\en)ple dans Tintestin des tortues. Quelques expériences, et la comparaison etti i\vs injections (|ui n'avaient |>as toutes réussi aussi bien les unes que lesautreiiK |H)rtent à croin* que les prétendus commencements cellulifonucs des l)TDphati|n n(* sont |Kis de véritables vaisseaux lymphatiques, et que les commencements de oa vaisseaux, même lorsc]u*ils sont très serrés les uns contre les autres, fomxinta général des rés4»aux, souvent ri^^ijuli^^rs (3).

Les \aissi'aux lymphatiques du canal intestinal naissent, à rintestin grêle, b uns dans les villosités, les autres dans la nK^mbrane muqueuse elle-même.

Yillotilés intesUnalet.

Les \illosités simt des prolongements de la membrane interne de rintesÉ, tantôt cylindriques, tant«Vt lamelliformes, souvent pyramidaux, dont la longM' varie depuis un (|uart de ligne jusqu'à une ligne, ou une ligne et demie auph et (pii, gn)ssis dans l'eau, donnent à cette membrane l'apparence d'une fiwnai é|)aisse. C'est ainsi qu'on les trouve généralement chez l'homme, beaucoup è nianmiifiTes et la plu|)art des oîst»aux (.'i). On voit quelque chose d'analogue ai certains laissons {Tetroduu, Orihayoriscvs), et Retzius a décrit, chei an «rpal ( Python hivittatus) , des prolongements de la membrane muqueuse VDHxHàÉk qu'on peut difficilement regarder comme autre chose que des villosités, qoQifi Uudolphi refuse les vraies villosités aux poissons et aux reptiles. A. Meckel(5}t tort quand il prétend réduire toutes les villosités à une lame qui Irait en lei^i trécissant de la base au sommet. Elles sont aplaties sans doute chex la pinpartài

(i) La nouTclle méthode de Lacauchie (Études hjfdrotomiques et micrographiquet,^ iShh), qui consiste tout simplement à mettre les artères en communication avec une kftp^^ lonne d*eau et à pratiquer ainsi une injection conlinue , qui distend et écarte toutes lei f^^ en produisant le ])b4nomène d*unc infillralion artificielle, donne des résultats lrfenaiitR<4 satisfaisants. L'injection des lymphatiques, qui se produit alors (quand on opère. pardfiiR Mir le cordon s|>ermallque), ne peut, dit Pauleur (p. 7), être comparée à rien de ce qi'*«^ jusqu'à présent. {N. du irpd) „

(î) TiEOEirAi«!«*f Zeit$ehrifu t. IV. p. J.

(3) En injectant la substance du cordon ombilical , comme Ta fait Kohmann (TiiMtf^ Xeit$rhrifi, t. IV, p. 2), je n'ai obtenu que de petites ci'llulcs pleines de mercure, de l/ll 1/iO de millimî'lre. Ces celluks ont presque toutes le même diamètre, et le mercurecoïkt l'une dnns Tautre. La plus grande partie du tissu du cordon qui enveloppe les vaiveans i^ giiins in est formée. L'insertion ombilicale du cordon est le seul point où se rempUsiOit fil, sietirscanalicules très courts et parallèles entre eux.

(&) IttiioLPHi , Anal, physiol, Abhandi .

(5) MBCKiL^f Àrehiv^ t V.

VILLOSUTÊS JLKTJiSTUiiALES. 303

fOres, iKir cxeiuplo le lapin» le chicD, le cocliou ; mais, chez le veau, le I br(*bis, on eu trouve beaucoup qui sont cylindriques. Quelquefois elles lies clans une région de l'intestin, et cylindriques dans d'autix's, conune btt'uf et la brebis: dans certains cas, on voit des viilosités plates et des s cylindriques mêlées ensemble; enfin, on remarque souvent, chez un iiiimal, la brebis surtout, qu'en certaines régions elles sont plates, larges inées |>ar un appendice cylindrique. Comme les viilosités deviennent pins i leur base, et tiennent les unes aux autres par de petits plis , elles se ent, par cette dii^sition, aux plis qui les remplacent chez beaucoup d*oi- H chi»z les reptiles. On observe quelquefois cette transition chez un même : la partie supérieure de Tintestin grêle du lapin offre des viilosités pyras réunies en petits plis ^ leur base, tandis que celles de la partie moyenne ic sont plus séparées les unes des autres. L4; sommet des viilosités est tanl6l i, tantôt |X)intu, ou comme tronqué: ce dernier cas a lieu cliéz le chien, ullosités possèdent un réseau de vaisseaux capillaires, avec des artères ites et des veines efférentes. Non seulement on parvient à injecter très bien isseaux, mais encore j*ai vu du sang dans leur intérieur, avec et sans le s de la loupe, chez le chien et le veau, où je les examinais immédiatement a inoit, sans lotion préalable. Dœllinger, Seller et I^uth les ont décrites et s d'après des injections.

ûeurs anciens observateurs croyaient les viilosités percées à leur extrémité. )hi a réfuté cette opinion. Les viilosités cyUndriques ont une excavation à eur : leur extrémité offre le même tissu délicat que celui de leur surface \ En examinant l'intestin frais d'un veau, dont les vaisseaux lymphatiques aient du chyle blanc, j'ai vu l'intérieur des viilosités rempli de liant en bas oênie matière blanche et opaque. Ine autre fois, j'ai trouvé les viilosités U évidemment creuses, ainsi que Uudolphi lui-même l'a observé une fois î moineau. Là, comme aussi chez le bœuf, j'ai réussi à déchirer ces parties £8 avec une aiguille sous le microsco|)e ; j'ai cru aussi remarquer que les lés lamelieuses et un peu larges du lapin étaient creuses. J'ai évalué i)ar raison à 0,0017& pouce l'épaisseur de la membrane dont les viilosités sont s chez le veau. Ainsi , c'est dans cette épaisseur que courent leurs vaiscapillaires sanguins, qu'on peut évaluer de 0,00025 à 0,00050 pouce, z un homme dont les lymphatiques intestinaux étaient pleins de chyle blanc aux viilosités, et qui fut examiné dans l'amphithéâtre d'anatomie de Berlin, losités montrèrent une cavité simple , depuis le haut jus({u'en bas, comme avèrent et l'examen microscopique fait par Henle , et l'injection pratiquée hwann, en poussant du mercure par les vaisseaux lymphatiques bien appade la membrane muqueuse; le métal les rempUt jus(|u'ci leur extrémité en -sac.

l'a été facile de me convaincre, chez le veau, le bœuf, la brebis et le lapin, !S viilosités étaient creuses , celles surtout qui avaient peu de larg(*ur ou une forme cylindrique ; mais je n'ai pu constater le (ait chez le coclion, le le chien. I/^s petits plis qu'on voit dans le canal intestinal des poissons, par le de l'anguille, de la cari)e et de l'alose, ne sont pas creux non p :ent en deux feuillets accolés Tun «1 Tautrc. I^ viUoMtés ptaM

3U& <;landes lymphatique».

qui se voient en ceruins points du cmal intesttiul de 11 brebi», n'onnieat (^ ment point une excavation simple, non plus que les larges et plates viDerités^ l'intestin da lapin. En général, toutes les villosités aplaties et hrges n'ont pan contenir autre chose qu'une excavation simple, comme commenccmnit da vii»seaux lymphatiques (1).

Fig. 25. ^' '*)'' injecte du lait dans l'intirieur d'nne portion dit

testin de brebis, jusqu'à ce que les vaisseanx lyinphatîqotsa rempllgseni tout à coup, vraisemUablemcnt par soiie d'aï dédiimrc de la membrane intone, es trouve ensuite qoch liqueur a rempli un certain nombre de tiUosités. Il fanl répéter l'expérience trSs souvent ponr arriver une fois i ceqK les villosit^ intestinales s'emplissent de lait , qnî probableuirnl ne s'y introduit pas par leur surface iateme, mais]

yi> 'j .'-.ta-»* panient, en rétrogradant , par une rupture siin'enne lu ..l'»\iia-^i^ '^^^'^ lymphatiques gorgés de ce liquide. Quand ooenmiiic au microscope des villosités ainsi remplies de hit, n croit ne voir qu'un canal simple (tans ceUes qui sont grSn ^ . p\H et cylindriques; celles qui sont larges et plaies contJB-

t:^>'^<'' 1-"^ QQiit plusieurs canaux, irrégulièrement anastooiMés cisemblc , mais dirigés la Iptupart du temps de la base au sonunet, oà lanilil 1 finissent en cul-de-sac, tantôt ils envoient un prolongement dans les appenim terminaux, ('jea canaux, qu'on aperçoit dans les viltosilés plates, sont très nffdr chés les uns des autres, et forment une sorte de réseau irr^lier ; ils ont cootnt d'être beaucoup plus gros que les vaisseaux ;capillaires qui diairient du nng.

Les villoàtés intestinales sont revêtues, comme toute la surface de la meaàtm muqueuse, d'une couche mince d'épilbélium dépourvue de vaisseaux, nnddplil mentionné cet épithélium chez le blaireau. On le rencontre partout, et-sanvaita panient à le séparer sans peine des villosités, de même qu'on gant se cUtadwÉi do^s de la main. D'après les ubsenations de Hcnle, il se compose de cdUst^ lindriques, serrées les unes contre les autres, et dont l'axe est perpcndjculaifekk surface de la membrane muqueuse. Chaque cellule cylindrique possède on Mfjm comme les cellules plates de l'épith^um d'autres portions dn sj'Stème moqiKiixd^

Quand on observe au mirroscope simple un lambeau bien lavé d'intesdngrfhll uummifËre, et qu'on examine la structure du petit pli qui unit les villoritéBik base, on reconnaît sans beaucoup de peine une multitude de Xrta petiMs oiiv turcs, ayant à peu près deux ou trois fois le diamètre des corpuscules du laigdak grenouille, et huit à douze fois celui de ces mSmes corpuscules dtei les Bi^* fères. Oes ouvertures sont quelquefois tellement rapprochées les unes des hMI chez les mammifÎTCs, que les ponts qui les séparent ont i peine la mfiroe

(1) 1.8 ligure 35 représente, d'aprts Lacancliic , unCTlIliHitË dediien, rae an m iromMialempiit après aïoir Ht prise tue l'animal vivant. La portion périphtrlgoe de h *l »llé est rormte pur r£|iitliélium , et la portion centrale l'est par un ta^teeau de ckjrUlba MB nofnlireui; un réseau Tascnlairc sanguin euTeloppe cette portion cenlratei on nNkil'fli trBnitenaui que préMitte la portion pAriphériqut de la vUloailé pendant qne eritodlft contracte. ■

(I) Hvti%,SsmbolaadaHaloinium<iUlortimiiilutiiiaUum. BerliDi IM7, — Âiuttfmkp^f raff. Pari»,lBi3,LlI, p. 79.

GLANDBS LYMPHATK^ËS. 205

u'ellcs; cependant elles sont presque toujours plus distantes; dans ce cas, elles oonent une apparence spongieuse à la membrane interne do Tintestin. La base idme des vîllosités semble comme perforée chez la brebis et le bonif. Ce sont là les Brerturcs des glandes microscopiques de Lieberkuchn (1). Les observations de Fohmann s'élèvent contre Thypothèse suivant laquelle Toriine des réseaux lympliatiqucs se composerait d'ouvertures visibles au micro- Dope (2). En efSet, même lorsque Tinjection des réseaux lymphatitpies étalés dans !s tuniques intestinales des poissons avaient le mieux réussi, Fohmann n'a jamais irie mercnre suinter à la &ce interne de l'intestin. Une autre preuve est fournie ar l'expérience précédenunent citée dans laquelle quelques villosités|inlestinales de homme furent ren4>lies de mercure poussé par les lymphatiques dé la memmue muqueuse (3).

Glandes lymphatiques.

Les reptiles et les poissons sont privés de glandes lymphatiques. Los oisoan\ Ten ont qu'au cou, et point dans le mésentère. Chez les mammifôros, ollc^s so comportent comme chez l'homme : seulement il est ])hisioiirs camassiors , tels {oe le chien , la taupe , les phoques, chez lesquels elles forment par leur réunion, iaos le mésentère , une grosse masse, qu'on désigne sous le nom de pancréas fAselli.

Les vaisseaux lymphatiques afférents se partagent , au moment do leur entrée tes une (^ande lymphatique, en petites branches, qui, ])ar leur réunion, donnent tûnoce aux vaisseaux efférents. Ceux-ci simt moins nombreux et un pou plus gros. Mass, comme les uns et les autres s'anastomosent eusemb]e,!dans l'intérieur do la ^mde, par le moyen des réseaux dont celle-ci est entièrement composée, on Itent Cure passer du mercure des vaisseaux afférents dans les vaisseaux oiïéronts h travers la glande. Les petites glandes lymphatiques ressemblent à de simples plexus ; vais une grosse glande, qu'on a remplie de mercure, a une apparence celluleuse. GqiendaBt ces celhiles paraissent n'être aussi que de petites dilatations de vaislymphatiques flexueux, de même que, dans d'autres parties, les réseaux

(1) Fof, Bmhii, De gtandul. intettinal, itructura. Berlin, d8S5.

(S) Tai cru apercevoir de petites fossettes presque insensibles sur toute la surface des villoriMs» dans des portions dlntestins de brebis et de bœuf qui avaient été lavées avec le plus grand

(3) Lacanchle {lo€. cit., p. 49) attribue la dissidence des auteurs, en ce qui concerne la

ttietare des vîllosités intestinales, à oe qu^ils les ont prises sur des cadavres , sans tenir compte

da temps écoulé entre le moment de la mort et celui de Texameu , sans soupçonner que la mort

|lt apporter en peu d'instants des changements considérables dans la constitution et Taspcct de

tts appendices. En les Iwn mettant au microscope, aussitôt aprh les avoir détachées de Vintestin

/«a ckkn vivant^ H a vu qu'elles sont formées : 1* d'un faisceau central de vaisseaux chylif^res

fm nombreux^ tous de même longueur dans les vîllosités cylindriques; S« d'un réseau vascu-

Irire sanguin, qui entoure ce faisceau : S* d'une substance spongieuse, trausparente, sans ca-

amx distincts, qui enveloppe complètement la villosité , dont l'épaisseur, la même dans tous les

faims égale au moins le demi-diam6lre du faisceau central , et dont la périphérie présente de

lambreuscs petites surfaces circulaires de même grandeur, qui se touchent toutes. — Gruby et

Aelafond ont depub présenté d'autres vues sur la texture des vîllosités intestinales, qu'ils disent

ivtkir étudiées sur VatUnud vivant. Suivant eux, chaque vilInsîLé w composa de cellules épithé-

iales, d'une couche vasculaire et fibrillaire, et d'uu canal cllylil^r^ unique, (/V. du trad.)

206 (iLANt)ËS LYMPHA.tIQUES.

lymphatiques ont fréquemment un aspect ceikileux, qtiand on n'a pohnt égard petites mailles. O qui le prouve encore, c*est la progression du mercure lorsqn'oi en rt^mplit la glande. On peut très bien concilier Fopinion de Cruikshank, qii admet ici des cellules, avec celles de Meckel, de Héwson et de Mascagfii, qii croient à de simples dilatations des anses lymphatiques (1). Il est douteux qnc là. parois des lymphatiques soient parcourues |)ar des réseaux cafHlhires , dans I9 glandes, comftie ils le sont dans d'autres parties du corps : les recherches ift Fohmann établissent que même les lymphatiques de Tintesdn conservent ap membrane interne jusque dans les réseaux, et j*ai déjà dit que les rillosités inM^ tinales contiennent encore de nondireax vaisseaux capillaires.

Si Ton compare les glandes lymphatiques avec les formations analogues qui loÉ' composées de vaiss(*aux saAguins, on voit qu'elles sont C/Onstruites absolûmes comme les réseaux admirables ami)hicentriqucs, dans lesquels un vaisseau sanpÉ, se résout en un grand nombre de tubes plus déliés, d'où ensuite se reproduit ■ nouveau tronc. Le bot de cette disposition, dans les glandes lymphatiques, estéridcmmcnt d'accroître les surfaces qui entrent en contact avec le courant de tiqinii^ et par conséquent l'action des parois vasculaires sur le contenu, action qui a d^, lieu dans les simples vaisseaux lymphatiques.

Plusieurs anatomistes ont admis des communications entre les veinules et lfl( vaisseaux lymphatiques, tant dans ^intérieur qu'au dehors des glandes lymphe tiques (2). Fohmann soutient que les petites veines communiquent avec les ijp:^ pliatiques chez les oiseaux, les reptiles et les poissons, mais que, cbcx l'homme ^ les mammifères, cette communication a lieu seulement dans rintérieur des glanfa^ lymphatiques, ainsi que l'avaient déjà observé J. -F. Meckel l'ancien et P^-E. Medui^ en injectant du mercure dans les lymphatiques. Ijo passage d'un ordre de vai

dans l'antre est très facile, car il arrive souvent qu'en injectant tes vaisseaox afc rcnts d'une glande lymphatique, ou volt les veines qui sortent de cette deraièrt s'emplir plus rapidement de mercure que ses propres vaisseaux eSércnts. Il 4! cependant résulté de là une erreur dans laquelle Fohmann est tombé. En înjectMl le pancréas d'Aselli d'un phoque, il vit l'injection passer dans les veines seules» cl non dans les lymphatiques eiïérents, d'où il conclut que ceux-ci n'existent |MI dans cette masse*, gbuduleuse (3). Rosenthal a rectifié l'erreur (/i); il a tramé, chez le phoque, que tous les lymphatiques de l'intestin grète se rendent au pat* cré^s d'Aselli , mais que de celui-ci il ne soi1 ({u'uu sc*iil gros tmnc lyinpliaik|M (duclus Iloscnthcdianus)^ tandis que, d'après Uudolplii, le i^ancréas d'A.selli da ciiien foiu*nit une multitude de vaisseaux efférents (5).

Cependant il reste un fait bien constant, c'est que les veines s'emplissent ave^

(1) Voy., du reile, sur cette controverse, E.-H. Weber, Annt,^ t. III, p. 409-ii3.

(2) LiPPi 9 lUuêtrMziomi fiêhiopeke « patologicke det sUt^ma Hnfatico'CkiUfero* Fiomcr^ 1825. — FoHMAFiR, Dai Samgaéenynem der Wirhelîkùre, Heklelbcrg, 1827.

(3) Ànatomiêche Untertmehunffen mtber die Vèrbindung der Sawfodern mit dem Venem, H» delberg. 1821,

{h) FiOftiEP*» Noiizeu , L II, p. 5.

(5) Comp. RoDOLPVi , Phyêiclogie , t. II, part, it, p. 2&1-350. — Voy, les figures de Bon» Uial, dans Nov, aeu nat. cur,, t. XV , p. 2. Ses obserratioiis tMit été confinnécs par Km» {Kdinh med, and. surg. Journal^ t. I, juillet 182A.)

(iLANDES LYMPHATIQUES. iOl

grande facilité par les glandes lymphatiques. SchroKler van dor Kolk a vu H*lion passer de celles-ci dans celles-là, sans qu'il en panînt aucune parcelle

le canal thoraciquc (1). Panizza ayant injecté, chez un cochon, Tun des deux leaux afférents d'une gtandc lymphatique, le mercure passa tout entier dans la c de cette glande, tandis qu'injecté dans l'autre Vaisseau afférent , il sortit par lisscau effércnt (2). Gerber et A. Meckel (3) ont été témoins aussi de la faciivec laquelle' tes injectioas passent des glandes lymphatiques dans les veines. I A. Meckel ne consid^ pas plus que Rudoli)hi et E.-H. Weber cette circon- :e comme preuve en bveur d'une communication directe entre les deux sys- » vasculaires, et à ce sujet il rappelle qu'en injectant Tépididynie du chien on plît presque toujours les veines. De même aussi les vaisseaux lymphatiques se plissent quelquefois d'une injection poussée dans les conduits des glandes, par nple les canaux laetirères et le canal hépatique, fait qui a été observé par ikshank, J.-F. Meckd l'ancien, Panizza et uioi.

lus les exempfes de ces passages sont multipliés, plus il plane d'iiieeilkude sur ^inclusions qu'on en a tirées. 1^ passage d'un métal injecté d'un ordre de vais- IX dans un autre est diflicile à contnVk;r dans tous ces cas, car il peut dépendre le déchirure faite aux parois délicates des vaisseaux. D'ailleurs il uc saurait Otre lui-même regardé conune une preuve suflisaute de rexistencc d'une communion directe (6).

)*un autre côté, on ne doit pas omettre de dire que les racines |iroi>reinent dites système l)inpliatique sont totalement inconnues encore. Nos moyens d'injection it tnip imparfaits pour |)ermettre d'arriver à la solution de problèmes si délicats; , quand il s'agît d'injecter du centre à la i)ériphéne, c'est-à-dire de cherclier à nplir les racines, les valvules des lymphatiques et le \yefa de facilité avec laquelle mercure se prête à parcourir des tubes extrêmement fuis, sans en décliirer les Ktis, opposent d'insurmontables obstacles.

n n'y a donc d'avéré que l'abouchement des principaux troncs lymphatiques dans s\-stème veineux. Chez l'homme et les mammifères, la lymphe s'épanche du tal tlioracîque dans la veine sou»-clavière gauche; quelques troncs plus petits en «cm aiisa une partie dans la veine sous-claviùre droite. Les autres nuxies de nmunication cités par les auteurs paraissent n'être que des exceptions; tel est cas dans lequel AVutier et moi nous avons vu le canal thoracique envoyer une inche à la veine azygos (5). Panizza a trouvé aussi que, chez le cochon, il »((' régulièrement une connexion entre la veine azygos et des brandies du canal pratique (6).

(^'z les oiseaux, les vaisseaux lymphatkpies des membres inférieurs s'abou- ^t à part dans les veines iliaques, suivant Fohmann, I^utli et Panizza. De 'iw, chez les reptiles, la lymphe des parties postérieures du coq» se verse de iquc côté dans le système veineux, comme le prouvent nK\s obsenations et celles

l^nizza.

.1) LcciiTNA», De atforptionit ianœ et morbosœ discrimine, Ulrecbt, 4829.

2) Lœ, cit., p. 56.

j^ Mbckel*s Archiv, 1828, p. 172.

Ai Comp, E.-H. Webeb, AnaL, l. III, p. 113.

^) Vr)y. VITcTZEi, daiisMvBLLBa*s ilrrAii;, 183â«

.fl) Comji, Otto, Palholog. Anatomiff p. 366.

CeeURS LVUPHATIQUES DES UPTfI.ES.

Cvan t]iD>pbatiqun dei rapiilea.

Les cœurs lymphatiques des r^lea out été découverts par moi en 18: les ai décrits dans les grenouilles, les crapauds et les léurds, Paniiza les dans les scrpenls et les crocodiles (2). Depuis, j'ai «Histalé aussi leoi cbez les tortues (3). Ce strat de petits sacs musculeux, qui poussent daMs les priBcipauK troues anl Fifr 26. postérieurs du système veiaeu:

reptiles nus en mt quatre, di rieurs et deux postérieurs; ch nouille, le postérieur de chaqu situé i la régiofi sdatique, soiu l'autérieur est plus caché, et log pophyse transverse de la Iroisic bre. Ces organes battent dans plète indépendance du cœur, id qu'on les a extirpés du corps li nouille ou qu'on a haché ceUe-c ccaux : les battements des siq)4 sont pas toujours isochrones avec inférieurs , et les deux cœnre a dants d'un côté ne battent mSme starament cnscmUa Ils se contractent environ soixante fois par minnte. lia neut une lymphe incolore, et l'on peut, en y poussant do l'air, insuAler les les espaces lymphatiques des membres. Lorsqu'on souffle les antérienra, i gonfler les espaces lymphatiques des aisselles. Les cœurs postérieurs épud lymphe dans une branche de la veine ischiatique, et les antérieurs veraa dans une branche de la veine jti^laire. Les reptiles écaillenx semUent Bt que des cœurs postérieurs, qui, chei les lézards et les crocodiles, soM i hase de la queue, derrière l'os ilium. I..es cœurs lymphatiques des W iJacés sous la partie postërienTe de la carapace : ceux des tortues de mer vent immédiatement derrière l'extrémité supérieure de l'ilinm ; dans nne

(1) MuELLiR, doni PoocuiDOkrF'i j<iiii(>t«n, 183!. — Philoiopk. TVaiiu., 189S, p. '.

(î) Sojn-a it tiilema linfaliro Jri rclliti. Pa\it, 4833.

(3) AbhmdUiigtn ier Àcai. tu Berlin, ^M9.

{à) La figure S6rej)rf»cnlc, d'apriaE. WAer, on Mar Ijmphaliqne droit du J^( vil en dratoiis et douUc de In grandeur naturrllc : a cul-de-Mc, qu'on ne peut pu rmnmc une nrrlllelle ilItUnclc; b oboncbnnent da Ironc lynipbatiquc ï rpitrémilé dncoMir; te radroil oA le cœur caffimunique mec deux irines, dont ks eititmitM |tonHt<^iIiciuicdclaprtsmce,surcepoinl, deralTulesqui ont empêcb* l'injeciiondf i troiK vpincux, qui wrend au rcindroll, nraima laineau aflërenl; e Tetne du rn membre poslirieuri /'côuclie eiltricure de lissu cellulaire qui rnloure le CŒurj fre culcnw moyenne de la paroi du cœur, qui se compoEtc de fibres divcrsemenl entrecrwi \iti du mur, lapiui^ \ar une membrane lisse ; on y aperçnil quatre colonnes Irani' peu prés paralli'ii-s les unes aux nnUPs . qui sont compos^n de Gbtrs masculaîn» c lendinensm.

i pesait cent qatrinte litres, ils avaient près d'qn pouce de volame, et se nt régulièrement tnùs ou quatre fois par minute, alors même qu*on hé la tête de Fanimal, et coupé son corps en travers (1). i j*ai cherché en vain les coeurs lympathiqucs chez 1^ poissons. Les oi- I ont pas non plus, on du moins nous ne connaissons point les endroits lit les chercher.

ir structure fine, ces cœurs ressemblent à ceux du système sanguiiL observations de Valentin, leurs faisceaux musculaires sont marqués de rorsalcs. Ed. Weber a fait voir qu*ils agissent comme des pompes (2).

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