CHAPITRE IIL
9em foaetlMM éem indmmemmx lymphatl^pMS.
cpic le sang traverse les capillaires, c'est-à-dire les vaisseaux interméartères et aux veines, qui ont 0,00025 à 0,00050 pouce de diamètre, exercent une influence vivifiante sur les molécules des organes près desulent, et, prenant par là une couleur rouge foncée, passent visiblement nés; mais la partie tout à fait liquide du sang, c'est-à-dire la dissolution et de fibrine, peut, comme toute autre dissolution, en suivant le cours "es, traverser, du moins en partie, les parois délicates de ces vaisseaux, particules organiques interposées entre les réseaux capillaires, et servir utrition et à la sécrétion. C'est ce qui fait que le sang veineux, celui qui organes, contient moins de fibrine. Les parties dissoutes du sang, l'albufibrine, peuvent donc imbiber abondamment les mmndres molécules , et servir à leur nutrition ; ce qui est superflu se réunit dans les réseaux es que renferment partout les interstices des particules d'organes, e encore si les capillaires du système sanguin communiquent avec les nents des lymphatiques par des ramifications plus déliées, qui o'admetla partie liquide du sang, et ne laisseraient point |iasser les globules i), qu'elles sépareraient du liquide par une sorte de tamisation. S'il existe I communications, on pourrait expliquer par là la couleur rougeâtre quemment la lymphe des lymphatiques de la rate, et même, quoique ?nt, par exemple chez les animaux soumis au jeûne, celle des lympha- Ires parties du corps (3).
m\ ÀrchiVf 18&0, cah. I.
CB*8 Arekiv, 4839, p. 535.
rave matière, les conjectures ne profilent guère à la science. Cependant» comme 18 douteux aujourd'hui que toute la portion du système lymphatique qui est chargée n dans le canal alimentaire naît par des racines indépendantes de la partie capUne Tasculaire sanguin , il n*y a du moins pas témérité à présumer que les choses même pour les lymphatiques des autres régions du corps. Au reste, tout (hit esouvclle méthode de disgrégation des éléments organiques, introduite par Lacauchie, lydrotomie , ne tardera pas h fournir les moyens d« résoudre définitiTement cet im- :*me. {^'ote du trad,)
210 ARSOBPTHIN PAR LES VA1SSEADX LYMPHATIQUES.
Celles des parties liquides du sang qui ne servent pas à 4a natritioB, aont doK ramentoi dans la masse de ce liquide par les vaissoaui lymphatiques^ D'après cda, la lymphe doit uaturellement ressembler à ki partie du sang, quant à la composition, el le sang lui-même doit être composé de lymphe, c'est-à-dire d'dbumiiieci de fibrine dissoutes, et de globules. Lue obscnation faite par moi, et fKÎieà lépéter, prouve que la lym|)he ramenée des organes par les vaisseaux lyiiqibatM|iHi tire principalement son origine des parties liquides du sang qui ioilûbeni Im parties, et qu^elle n'est pas de formation entièrement nouvelle; c'est que, quand kaai dos grenouilles ne se coagule pas, leur I) ni|ihe ne se coagule pas non plus, et qae. quand, au coniraire, leur sang se coagule, leur lymphe en fait autant Aimî, I arrive quelquefois (|iie le sar^ de ces animaux ne se coagule point en été, loraqa*a les garde huit jours ou plus hors de Feau, tandis qu*à Tétat frais, sans exception, i se coagule complètement à sa sortie des vaisseaux. 11 en est de même absolomctf de la lymphe des espaces lympliatiques de la grenouille. Un état particulier ei Tabsence de la fibrine dans le sang de grenouille à certaines époques, entraîne dose un étatana](^uc ou Tabsencc de celte fibrine dans la lymphe.
Absorption par les vaisseaux lymphatique
Quelques physiologistes, et dans ces derniers temps enoore Magendie, Mtai en d<mte que les vaisseaux lymphatiques absorbent réellement La faculté d'ahsoilr appartient certainement à ceux du canal intestinal : car la lactesoence onktrm lucidilé du chyle change selon les aliments. (le|)endant il y a aussi des finis déH» trant que d'antres lymphatiques que ceux du canal inteslina) sont dooéièt puissances d'absorber. Non seulement les lymphatiques deviennent souvent M» reu\ à la suite de frictions irritantes, leur trajet se dessine alors par des fignem^f û i et les glandes auxqu<>lles ils aboutissent s'engorgent, mais encore les lymiMiri situés au voisinage do certaines substances animales ont été trouvés rcmpliidetf mati(>ros. Assaiini, Saiinders, Mascagni et Sœmmerring ont observé iehVkt^ **' cenv qui provenaient du foie, chez des sujets atteints d'obstruction des biliaires. AVeber (1), Ticdemann et Gmelin (2) ont remarqué qu'après b du canal cholédocfue, chez les chiens, les vaisseaux lymphatiques du fais pleins d'un liquide très jaune, les glandes aboutissantes jaunes égalesNitf contenu du canal cholédoque teint aussi par les principes constituants de h
D'un auti'o côté, il faut rejeter paimi les fables tout ce qu'on a dit des de sang ou do pus que les lymphatiques auraient absorbés dans des épa sanguins ou dos dépôts purulents. î/)rsqiron a trouvé du sang dans cet à la suite d'une hémorrhagic, c'est (fu'il y avait pénétré par le fait d^uoe II est rare, comme le dit Andral, que les vaisseaux lymphatiques s'ei pus nu ^oisinagc dos abcès. Le pus ne s'y rencontre qu'en certaines ci les mornes que celU^s dans lesqu<*]lcs il i)énèlro aussi dans l'intérieur des c'est -h-dirc quand l'inflammation d'une i)arlie se propage aux vaisseaux et lymphatiques : alors du pus se produit dans l'intérieur de ces vaisseaui. flanimation, comme cause du phénomène, s'annonce, dans les veines d'un
(1) i4it(if., t. m, p. 123.
(2) Hecherchea expérimeiiiale% ^hysidogiquen et chimiques nur (a digesiiim, Uii A.-J.-L. Jourdon. Paris, 1827, t II. ,. ^
AT les exsudations et les productions de fausses membranes qui ont lieu îment (1).
die cite le cas suivant, emprunté à la pratique de Oupuylren : l'ne femme it une énorme tumeur fluctuante au côté interne de la cuisse, succomba. ) jours avant sa mort, il s'était établi chez elle une inflammation du tissu sous-cutané de ce membre. Kn coupant la peau qui couvrait b tumeur, m vit des points blancs se former sur les lèvres de Tincision, et Ton dédans le tissu cellulaire sous-cutané, des lignes blanches qu*on reconnut aisseaux lymphatiques pleins de pus. Les glandes inguinales étaient rema même matiore, dont celles des lombes n^oifraient aucune trace , non le canal thoraciquc. IMagendie |)arle aussi d'un autre malade de THôtel- % lequel, à la suite d*une fracture compliquée, un abcès volumineux se 1, et les veines ainsi que les vaisseaux lymphatiques montrèrent, dans leur , du pus qui provenait des parlies malades (2).
I métrite, rinflammation se propage quelquefois aux vaisseaux lymphaaux veines (3). Ici vient encore se ranger la phlébite, qui a (|uelquefois it de départ le moignon d'un membre amputé. I^ pus dans les veines, lité de matière décom()osée, provo(|ue une nouvelle inflammation, qui a source de nouveaux abcès dans d'autres paities, comme on Tobserve [uemment après les grandes suppurations et les amputations dont la surure longtemps : il n'est pas rare alors qu'on trouve des abcès épars dans s ixiumons, les muscles, ou autres parties du corps. Le pus de ces abcès été absorbé.
irde comme une chose impassible que du pus grenu contenu dans la
sang soit sécrété |)ar les reins. 11 n'y a que ks élémejdls dissous du i>us
ent être absorbés et éliminés hors du coi^ps. Si, par suite de la suppu-
ut, comme le dit Donné ( Coun de microscopie^ p. 433), distinguer avec soin deux 'én'nt^ Sans doute, quand il s*ag[ira, par exemple, de pus amassé dans une veine ou hins un raillot de sang, si ce liquide conserve les caractères extérieurs qui lui sont B \\Qui parvenir à le reconnaître; mais, dès qu*il est question de pus mélangé avec le oblime change de face, car alors le pus ne conserve pas ses caractères extérieurs , et krraii constater sa présence qu*à Taidc de ses éléments intimes , 4e ses globules nacciix du sang. Or, sans nier absolument la possibilité de distinguer les globules du pus s blancs du sang. Donné le croit douteux. « Souvent, dit-il, j*ai cru être sur la trace s le sang, et avoir définitivement constaté la présence des globules purulents. Dans i où Ton présumait que du pus circulait avec le sang, soit par suite d'une résorption, le de rinlUimmation des vaisseaux, le suug m'a offert une si grande quantité de glos, c'ust-à-dirodeglobuksspliériques, granuleux, incolores, se comportant avec les ime les globules purulents, que je crus avoir affaire tk du véritable pus d être en mer que le microscope pouvait réellement servir à reconnaître la présence du pus dons ais, en comparant de nouveau ces nombreux globules aux globules blancs qui sont riit contenus dans le sang normal , je retombai dans de nouvelles iooertiludes, en les mêmes caractères physiques et chimiques aux uns et aux autres, le même aspect, inière de se comi)orter avec Tcau, Pacide acétique, Tammoninque, l'éther, etc. Ne donc alors que d'une simple augmentation dans la quantité des globules blancs naln- I d'une altération par le mélange du pus? C'est ce qui est encore douteux pour moi.»
(Au/c du trad,) is de physiologie , t. II , p, 218.
t.iLnjRR, Anni. pathologique du torps humain^ in-fol,, livroison 13, tab. Il,
ration d'une partie quelconque, on voit paraître tout à coup du pus dans Turiae, il faudrait que le pus eût pénétré dans le sang, et qu*il eût déterminé une inflammation et des abcès dans les reins. Ce qu'on nomme quelquefois urine poroieite par métastase, n*est qu'un sédiment qui n*a pas été sérieusement examiné (1).
La graisse contenue dans le chyle, et qui le rend plus ou moins trouble» ne petf pas être considérée comme un corps solide ; elle se trouve à l'état liquide, seukfflol très divisée. Du reste, on ignore encore comment l'absorption de cette sidMtaia dans l'intestin doit être conçue.
L'absorption, par les lymphatiques, de substances étrangères dissoutes ne poi point être révoquée en doute; mais elle a lieu avec beaucoup plus de lenteur «|ie l'introduction des mêmes substances dans le sang.
Huntcr avait prétendu (jue de l'eau colorée qu'on injecte dans le canal intesâiri d'un animal, apparaît en peu de temps dans les vaisseaux lymphatiques. FiandA n'a ])as trouvé que les choses se passassent ainsi chez le cheval. Magoidie ci J)upuytren ont répété l'expérience plus de cent cinquante fois, et janaais ils nW rencontré dans les lymphatiques les substances qui avaient été abscH'bées. Ifm autre côté, Mayer et Schrœder van der Kolk ont observé une absorption, leolst la vérité, mais évidente, de substances étrangères dans le canal intestinal L'ictdemie de Philadelphie a vu le cyanure potassique (mais non les matières ool»rantcs végétales) être absorbé, ce que Lawrence et Goates ont également constHir; Halle et d'autres encore, après avoir fait avaler des matières colorantes à des anmaux, ne les ont pas retrouvées dans le canal thoracique, tandis qu'elles avaicil passé dans le sang et la circulation. Tiedemann et G melin ont soumis cette itr portante question à un nouvel examen (2). Dans leurs nombreuses expérience^ les matières colorantes mises en contact avec la face interne de Testomac ne fattâ jamais admises par les vaisseaux lymphatiques, quoiqu'elles s'annonçassent àm l'urine et le sang. Les sels sont les seules substances qu'ils aient vues quelqncfÉI passer dans le chyle ; ainsi ils trouvèrent une fois un peu de fer chez un che^ auquel ils avaient administré du sulfate de fer, une fois du cyanure de cuivre cta un chien, et une fois aussi du sulfocyanure de cuivre chez un antre chien, jt puis ajouter à ces faits une obser\'ation que j'ai moi-même recueillie : je piooffà le train de derrière d'une grenouille, presque jusqu'à l'anus, dans une dissol de cyanure potassique, où je maintins l'animal de force durant deux heures; je l'essuyai avec soin, je séchai les |)attes, et j'essayai la lymphe sous-cutanée par]
(1) Cette assertion est vraie en ce qui concerne les prétendues métastases pnralentes sar M pareil sécréteur de l'arine ; mais les divers sédiments de l^urine ont été depuis peu somOls à^ études sérieuses , tant microscopiques que chimiques , et l'on sait aujourd'hui à quels ' P'^M on peut jusqu'à un certain point reconnaître la présence du pus dans Turine. Il fomieaiM du vase où ce liquide est reçu une couche mate, opaque , bien limitée, d*un blanc jaafie ou W dAtre , dans laquelle le microscope fait découvrir des globules dont les caractères phjsîqiê
chimiques ont été déterminés (DohnA, Cours de microêcopief p. 263). Cependant, cobm# dit Donné, il est fort diflicile de distinguer le pus du muais, car un globule de pus ne se ï^i tingue pas d'un globule muqueux, et ce n'est qu'à l'aide des circonstances accessoires qi^l peut s'éclairer sur ce point — Corn, aussi DBCQCBnEL, Séméiotique de$ urineê, Paris, IM p. 105. (Note du trad,) i
(2) Recfœrches iur la roule que prennent tes diverses substances pour ptuser de Vetîemmé du camd intestinal dtms le sang, Paris, 1891.
ad de fer, afin de «nroir si les lymphatiques avaient absorbé du cyanure : la lyniplio devint snr-le-champ d*un bleu clair, réaction que le sérum du sang fournit d'une onnière à peine senable. Dans une seconde expérience, où l'immersion avait duré une heure, h lymphe ne bleuit point
Il résulte de tous ces faits que les vaisseaux lymphatiques absorbent, mais en ifoéni seulement, des liquides de nature particulière, pour lesquels ils (ont vraitemfalablemcnt de Taflinité ; que les substances étrangères y pénètrent avec peine, l'aoe manière purement exceptionnelle, comme les solutions salines; et que la il^HUt des matières colorantes ne s*y introduisent point, du raoius dans la gêné- "riitédes ca&
En comparant ensemble le chyle des vaisseaux lymphatiques et le chyme conon dans le canal intestinal, il ressort tout de suite, non seulement que les lym- ^tiques absorbent, mais encore qu'ils métamorphosent ce qu'ils absorbent ; car c'est seukment lorsque la substance alimentaire se trouve contenue dans leur intéifenr, qn*elle acquiert la propriété de se coaguler spontanément en partie; et plus de avance dans le système lymphatique, plus cette propriété devient prononcée m elle. Peut-être les lymphatiques des autres parties du corps transforment-ils an l'albumine en matière coagulable. Dans tous les cas, on voit que l'absorption «ganîqae accomplie par eux diffère totalement de l'imbibition et du passage im- ■édiat des substances dissoutes dans le sang. Il est probable, comme E.-H. ^eber t tenté de l'établir, que,* quand des substances étrangères viennent à être absorlies, les lymphatiques leur font subir aussi une métamorphose. Ainsi Emmert a iktervé qu*apï*ès la ligature de l'aorte abdominale, l'angusture, introduite dans tte plaie an pied, ne pouvait pas empoisonner l'animal, et que l'acide cyauhy- Uqne, appliqué de la même manière, restait également sans effet. Comme ces iHnaspeitvent pénétrer aussi par imbibition dans les vaisseaux lymphatiques, qui Sii propagent, quoique avec plus de lenteur, de même que le feraient les vaisseaux îtaRiiins» on est obligé, pour expliquer ces observations, d'admettre que les lymj^îâqaes font subir un changement quelconque aux substances étrangères, quand 'fb neninent à en absorber.
* Le mécanisme de l'absorption est encore inconnu. La capillarité, dont on est
il prodigne pour expliquer les phénomènes de l'économie animale, ne rend raison
^ de la r^létion des tubes capillaires, quand ceux-ci sont vides, ou altemative-
' Éeot vides et pleins, et n'explique point l'ascension des liquides. Lorsque je vis
kl lymphatiques du mésentère s*emplir de lait injecté, par la distension des parois ' Hertmales, je crus un moment pouvoir expliquer l'absorption dans le tube ali- '; JImaire. Mais je revins bientôt de cette idée, en me rappelant combien sont ;||les ks contractions qu'on voit exécuter aux intestins immédiatement après fcivcrtore du ventre, en réfléchissant que les intestins grêles sont presque toujours <W on état de collapsus. J'en fus détourné bien plus encore quand je m'aperçus 4be, la phipart du temps, peut-être même toujours, ces injections sont précédées fme déchirure de la membrane interne des intestins. Il faut qu'une attraction Ibdconqoe entre enjeu dans le phénomène de l'absorption, l no fois que les lymtiatiques sont pleins jusqu'au delà de la tunique musculeuse, la moindre coutracim de Fintestin doit £sdre avancer le chyle, puisciu'elle a pour effet de comprimer E» lymphatiques qui courent entre les Gbres de la tunique musculeuse, et que
2\k ADSORrriON PAR LKS VAISSEAUX LYMPlIATtQt'fô-
toute compression éj>roiiT^.p«ir ces vaisseaux détermine le chyle à se |K>ner \m la citerne de l'ecquet, à cause de la disiK)sition des valvules. Les ri^scaut lymphatiques , après s'être vid^*s , doivent se remplir de nouveau , quand la cootraniQD (lu canal intestinal cesse;, parce qu'il résuite de là des vides à remplir. Mais toal cela ne saurait avoir lieu dans d'autres i>arties qui ne sont pas contractiles, et. chez les poissons, les lympliatiques manquent de valvules. H est donc TrauembUbi» qu'une autre espèce d'attraction encore déploie ici son hifluence, et sans wà doute ce n'est pas une attraction physique , par exemple la capillarité, c'en ta une oi^anique , que nous ne connaissons point. Je n'ai pas aperçu le inoîariR mouvement dans les villosités elles-mêmes, lorsque j'ouvrais Fintestin d'un hfÎB vivant, et que j'en examinais la surface interne dans de l'eau chaude (1). Jaunis non plus je n'ai vu aucune trace de mouvement, ni dans les lymphatiques di mésentère, ni dans la citerne de Pecquet, ni dans le canal thoracique.
L'absorption par les vaisseaux lym|>liatiques étant en> eloppée d'une si granè obscurité, il me; paraît à propt)s d'examiner les lois de cette fonction cbci les végétaux. Peut-être n'estnl i)as un seul point à l'égard duquel les animaux cf is végétaux se ressemblent davantage qu'en ce qui concerne l'ascension des tiqnids dans les lymphatiques cheE les animaux, dans les vaisseaux séveux chei les \i^ taux.
Dutrochet a prouvé que les organes qui opèrent l'ascension de la sève an fàt temps sont les exn*émités des racines, et que la force avec laquelle le liquide an* agit a ter go, ayant les racines pour point de départ. Il choisit, au printemps, nnelf de vigne, longue de deux mètres, et en tronqua l'extrémité, de laquelle h ri* s'écoula goutte à goutte d'une manière continue. La cause de l'ascensioB dn ifuk n'est donc point une attraction que la i)artie supérieure du végétal ekercenititlfr^ celui qui est contenu dans le bas de la tige. Dutrochet coupa ensuite d'vaf coup la tige auprès du sol ; l'écoulement |Mr le bout supérieur cessa waÊÊL k cause de l'ascension ne réside donc point dans la tige. En effet, la portioaèV qui était restée dans le sol continuait de terser de la sève. Dutrochet enkn" la terre qui couvrait la racine, et coupa transversalement cette dernière; h M s'écoula seulement par la partie inférieure de la racine , restée impluHée ^^^ le sol. Il |)oursuivit cette recherche par des sections toujours praticpéd fl^Bt. j' bas sur une des racines, et parvint ainsi jusqu'aux radicelles. Par là, il hiiii*k ^, montré que la force impulsive qui opérait l'ascension de la sève avait fai#lP9>fi z dans les extrémités des racines. l)utrochel prit une radicelle , dont il mllk**' }«uleinent tremper dans l'eau, en obser>ant avec une loupe la coupe tnMfiVw'rj; située hors du liquide : il vit la Sf've suinter sur cette coupe transversale, et i^^ % r par la partie ligneuse du filament (2). Au reste, Delabaisse et Haies aviW
(i) Lacauchic (Études hifdrotomiqucs et micrographîqnes , p. 52) a tu les rlHosMl naïf» , examinées aussitôt apr^s avoir été détacliécs de Tanlnial virant, tîxéciiter dei ""^ '^^ menls quMl aUribuc & la conlractilité des parois des lymphatiques contenues dans ietr Gruby et Delafond disent aussi avoir observé, dans chaque viilosité examinée sur l^niari trois mouvements , Tun d'allougement , le second de raccourcissement, cl le troisiéiDe de lité; mais ils n'en indiquent point lu source. A rarlicle de la Digestion, nous reviendn les conséquences que ces trois analomiiilcs ont déduites de leurs observations. (ÎVbfe ib
(2) Mémob^s pour servir à Vdtudc anat, et physiol, des vêgctaujr et des tmhmax» iS87, t. K p. A03.
AmMmm par IiB» VABEMAUX LYMI>BAa'iQUE& 118
M&t les «xtrimité» des rsdnes qui «fasMrbeiit les suiiBtatiees iû Aehora. get rextrémité d'une ndii64!arbre^dtiMiui tabede verre fkm d'eaux pi'au iiOBtde sfii ndmites h iidne »ndt sbsorlié inc quantité nMdble (f ). ■ ■ .. ■ . • -
éndtésdflsndiieBSBDtfesorgMiesftuiqaehde Cinidfe donne h nom les. Agtrdh fidi remnrqiiMer qoe tem- organisadon né dUBre de èeHe da radne qu'en ee qne lés ceUoles y sont petites, et, pu- tria niàa»i àsm" lais, comme iDeseeHoles ne tardent fast onrtiie ^ elles cessent alors 4e sorbe^'M te ftmetkm passe à de nonfdks oeVides qui se formenr an-îUes. An reste, hs spgiigtnhw n'âbeorbent qoe l'èaa et les shbstances que nt ra diasohition.
ttrflMW raMNUton de lasèfe ft une pdarité jsiistantei entre les radnes les, dont kM pranftres abMilient et les antres exhalent^ et IL considère lène comme Âant ànsri peu snsceptible d'être expliqué qne l'action po- Faimant Dans tons les cas, son hypothèse n'est point applicable aux bel lesquels il n'eiJste qu'une des deux condîtkms, l'absorption par les ments des tymphatiqucs, puisque^ de l'autre cdtè, la lymphe passe dans lais il est d'un grand int^t pour nous de savoir que^ comme l'ont fait aisse, Haies et Dutrodiet, l'ascension de la sève, chex les végétaux^ peut ruBéc par la seiikl action deanuânes etde leurs qxmgiotes, c'estindire léquence d'une absorption centinuolis.
i les villoaKés bttestinakss ne soient pas des organes nécessaires i l'afasores vaisseaux lymphatiques, qu'an contraire l'^absoiption par les comts rétiformes de ces vaisseaux ait lieu sans eDes dans la phqMirt des par* il y ait niéma beaucoup d'animaux dont les intestins en sont dépourvus « on peut les comparer iux qnm^oles des radnes : seulefflent, il ne faut de vue que les commencements des vaisseaux lymphatiques n'y sont nés autremiMlquHIs ne le sont dans les publies privées de villosités. Mais ( des spongioles se retrouvent aussi dans ce qu'on appelle les oellnles i des vilMlÉi intestinales, cdluies qui, san» le moindre doute, ont des I plus impertams que celui de remplir la fonction d'un i^tbtilium pro- 'qirès les recherchés de Eeichert, c'est cette couche de cdluks qui» développement de h grenouille, constitue d'abord à elle seule la totanembrane muqueuse de l'intestin, de sorte que ce ^i^ avec le temps, couche la j^ extérieure de cette membrane, en est réellement la fornitivei et constitue l'organe assimilateur proprement dit Gomme, en «trouve ces cellules primaires dans tous les organes sécrétoires, il est nt probable qu'elles sont les véritaUes âéments actift tant dans l'absorians la sécrétion.
té absorbante des lymphatiques, étant une pr^xiété organiqiie de oes doit s'accroître et diminuer par l'eflct de certaines influences qui exerction sur l^organisme. Ainsi , efle parait être diiiiinnée dans rinflammme le fait remarquer Autenrieth (2) ; car il se maniiéste souvent une
■ , Allgememe Biologie dit Pfanxen, Gret&waki i ^882 1 p* 9« jiogie,i. Il, y, 22 à.
216 CHANGEMENTS DES LIQUIDES DANS LES F(»ICTIONS DES VAISSEAUX LYMPHAT.
tuméfaction œdémateuse persistante au pourtour de la partie coflamniée. On ignore comment agissent les substances qui passent pour être aptes à favoriser h résorption. Elles doivent évidemment pouvoir accroître Factivîté des vaÎKSB lymphatiques, par exemple lorsqu'il y a quelque épancbement à résorber; or, en pareil cas, il ne s*agit pas de ramollir et de dissoudre, mais 4e ramener a corps déjà liquide dans le torrent de la circulation. Dans beaucoup d'autres circonstances, la première chose à faire est d'opérer le ramoUisBement et la dÎMiiition, comme lorsqu'il est question de la résorption d'une tumeur, doot ks partin constituantes sont ainsi rendues aptes à être admises dans ks vaisseaux sangun Les remèdes dits anlihydropiques et l'iode nous fournissent des exenqiies de es deux cas.
Mais ce qui apporte tant de restrictions à l'usage des résolntifs en f!*Hffîi>, c'est que beaucoup de substances qui peuvent dissoudre certaines maliéits malcs hors du corps , exercent une action destructive sur les parties vivantes.
Il est des parties qui, dans l'état de santé, disparaissent régulièrement à cvtaines époques ; leurs molécules se fondent pour ainsi dire dans le liquide novricier général, sans que nous concevions comment celuin^i devient un menstne pour des parties qui s'en sont nourries auparavant C'est ainsi que disparaiaail la queue des têtards de grenouille, la membrane pupillaire , le thymus, etqmm développent les cellules du tissu spongieux des os, qui s'effacent aussi en partie pr les progrès de l'âge, donnant ainsi lieu à l'amincissement des os du crinei iA cavités aériennes des os, les sinus frontaux, etc. , se produisent et s'agrandîMl de la même manière.
La fonte de parties qui sont parcourues par des vaisseaux sanguins etlyBiÉh tiques est toujours plus facile à concevoir que la disparition de celles dans ksqBeli ces vaisseaux manquent, les dents par exemple. Les racines des dents de bkii' paraissent avant la chute des dents elles-mêmes, et paraissent comme rongées Oi ne peut point admettre qu'elles se ramollissent, puisque, sur la limite m^^ la portion qui a disparu, elles n'ont subi aucun changement et sont aussi div que partout ailleurs. Ici la substance qui disparaît n'est pas reçue dansksuih seaux propres de l'organe; elle l'est dans ceux du sac vasculaire de la oondkj dent voisine. Mais nous ne pouvons nous faire aucune idée d'un men8tne4i({ dissolve simultanément les sels calcaires et le cartilage dentaire, au point de cs^j tact des surfaces parcourues par les vaisseaux sanguins.
Les os sont résorbés par un travail morbide, dans le voisinage de tnmevK exercent une compression sur eux. Ce travail nous est totalement inconia Rien ne nous autorise à admettre que des portions d'os frappés de nnrt, exemple nécrosés, subissent aucun changement par l'effet d'une résorption qi(l
parties vivantes avec lesquelles ils se trouvent en contact exerceraient sureiaf
Cbangemenls que les liquides éprouvent dans les vaisseaux lymphatiques.
Les i)arois des vaisseaux lymphatiques, qui sont parsemées de réseaux laires sanguins, paraisi>cnt exercer une influence modificatrice sur la com[
(1) Voy. sur la résorption morbide Sclirœdcr van dcr Kolk, dans Lucutma5, De sanœ et morbv»œ discrimine, Utrecbl, 1820.