‹ Manuel de physiologie v.2Chapitre 60 sur 185 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

De Tapparell respiratoire.

Boanconp d'animaux appartenant aux classes inférieures semblent respinr| la )K'au entière. L'organe respiratoire parait lorsque la portion de peau

(1) Il n'était pas nécessaire de dtcr des autorités à l'appui d*un lait connu de tous nnl s'occupent d'entoinologie. Le meilleur moyen de détraire la Termine, chei les euMSl riomplc, est de fVoUer d*huile les cbeveux ou les autres poils ; les poux neorent toatdei " si Ton a mis assex dMiuilc , leurs œurs (/rnres) ne se développent pas. {NçuéM

(2) Les principaux travaux sur la respiration sont : Goodwtx, On tke amneantm of^.l rtipiration, Londres, 1788. — Latoisibr et Seciix, >4rii. de chim., L XCXI, p. Ml— r xiR, Tcntamen physioL de respiratione, Edimbourg, 1790. — Crsll, Arr., 479&, t. IIiP»'^ IVaff, dans CenLitR, Mmmal der Chemie^ t. V, p. 103, — Hcvboldt et Pbotmçal. Mthnottr» d*AreneiU t. IL — W. Ehwards, Ànn, de ehim.^ t. XXII, p. 35, et De CÎMfÊti»\ agent» pht/niiiufs »nr la rie, Paris, 4824. — Despreti, Ann, de rAim., t. XXVI, p* ^* Sp^i.i.akiami, Wm» sur la respiration, Genève, 1^03. — Hausma^m , De aimnd. rrnp, llunovrt', i803. — Sonr., Jk rt$p, insect, et rerm, Rudolstadt , i805. —Niwefcj retpir. animatium WiltomtM'rfC, 1808. ~ Nassr, dans MECKfiC^i Archioy t. II, p. 49S,ift| Trkvinanih, 'Afittchrift fner l^hysiologie , t. IV, p. 1. — C. Sappet , Recherche» mr tt rril trtpiralohrdt» oiteaux, Paris, 1HA7, in-A. — Den^tAiLi cl Reisbt, Rechercha ttrkt piraiioH des «iMtfRifMj- de diirrse» Wii«ff«(AnnaU«s do chimie et de physique. Paris, ISéSit!

Fig. 27.

DE l'appareil KESPIRATOIBE. 225

dui^tncnt chimique de l'air ou de l'can aérée, se concentre dans un t, où elle étale une large nirfaœ, ayant pour but de mulliplicr les pmnls Cet agrandissement de la surface qui dfconipose l'air a lieu, tanliVt i dans les poumcHU, cavités sacciformes ou branchuei, tant&t h l'estéles branchiefl, assemblage de lames, de branches, de peignes, de boaila, d'eicnùsances plumeuses, en un mot, de formes si variëes, que la ble avoir vooIb y résoudre le proUcme de réaliser tontes les manières . d'accroître la surface par des saillies extérieures. La traisitmc etpÈce espiratoire compi^nd cdui dans lequel les points de contact entre les oales et l'air te trouvenl multipliés au moyen d'un système de tubes ^miaés dans tous les orgues, jusqu'aux moindres parties desquels leurs ramifications : c'est ià le système trachéal des insectes et des aradiéenncsL Ij» poumons ne respirent ordinairement que l'air : cependant zceptions, car, par exemple, l'organe respiholothuries (1) représente un arbrc crenx l'eau par sa face interne, et qui, de temps en issc ce liquide de son intérieur. Les branrcnt l'eau la plupart du temps, mais parfois comme celles des crustacés terrestres, des [.es poumons et les branchies, quoique abiiïércnts dans leurs [ormes extrêmes, se t néanmoins assez souvent, â tel point qu'il îcile de dire si l'on a sous les yeux un pou- y IJe branchie. Non seulement les branchies des clostomes, des squales et des raies, suit a les parois des sacs branchiaux , et la bran- „ isctdies en un sac branchial, mais encore spiratoire des arachnides pulmonaires offre i plus prononcé des deux appareils : cet or- Dte ï la fois les caractères des poumons et branchies, et peut-âtre Treviranus et moi I également raison et tort de l'appeler, lui lue , moi un poumon ; il se compose de divisés en compartiments par une multitude ; il respire l'air. Le système trachéal des ^re presque toujours l'air par des stigmates; cependant quelques i vivent dans l'eau refirent l'air que cdle^i tient en dissolution au n appareil en forme de branchies par lequel débute leur système traoanièrc que ces branchies trachéennes font passer k l'état aériforme s dans l'eau, qui se répand cnsnite dans le reste du système trachéal Mires paraissent n'avoir d'autres organes respiratoires que les cils, visibles i l'aide des plus forts grossissements, dont leur corps est couven en n toulité.

art 17 reprûjenlc Im orpinM rr»|iiniloires île l'bololliur», d'tiprè« TkiknuDn: ipiralokccammuniiiuDntivcc le cloaque t, c Uwcbc, d lenlaculm, cucconlnc- Ir njrtii'mr dn iiiIh-i ni]iiir^n-i, /" orRDim (k In (t^K^rallMi , j inlriUiMi I. 15

Fig. 28.

326 l)B i/aPPiVRCII. KEBPItUTOlUi.

CJhei les polypeH, la mirracn oiiiu>rc du ci>r|M pirait tenir h la respintim quelques uns d'cnlrceuK, comme les alcyoudles, dont les pinceaux semU en mâmc temps des branchies.

Chei les licliinodcrmes, l'organe respiratoire forme, cnmnie chez les bolo un petit arbre, terminé par des cellules, qui reçoit l'eau par le tronc et mpir surface interne. TiedcnianD assigne pour ot^nes respintoires aux aaU petits ttibes mous, situés sur la peau de l'aninul, et dans lesquels l'eati pe« irer.

Dans la classe des anuélidcs (1), le* i de la respiration nnt UntAt des branchti dllées , en forme de petites branches , cbei les arénicoles , ou d'autres organes ' giics situés aux pattes des néréides, ui vésicules cachées sons la peau, et dont c conmiunique i l'extérieur par une ouf comme chez les lombrics , les aaîdcs ei rudioécs.

Parmi Ich mollusques, les unsresjiirei par des branchies, les autres l'air au mo poumons. Les céphalopodes, uncpanicdi téropodes et les acéphales sont dans le pt cas ; une partie des gastéropodes , par n les hélicines elles limacines, dans le»

Les branchies représentent des plis n reuillcls paralk'les les uns aux autres; ou [lanent d'un pédicule commun, m chez les seiches ; ou «ont ramifiées, comme chi'zWdoris, oà elles entoureairi Cliet les conrJiifùres, on trouve, de chaque côté, deux lames i parois doobfef prcourunl toute la Imigucur de l'animal, et entre les feuillets desquelles In i iK'uvcni aussi arriver, pour se développer (2). Dans les ascidies, les branchia iiK'iit un vestibule sacciformedu tube intestinal, dont la membrane interne prfi des saillies en forme de grillage. Parmi les gastéropodes i respiration aériesn uns viveol dans l'eau, i la surface de laquelle ils viennent respirer l'air, «Hua plauiirbei cl les limiiées ; les autres vivent à terre, comme les limacines et lai (ioes ; l'organe ri^piraioirc est un poumon sacciforme, dont l'ouverture destiil passage de l'air s'ouvre et se ferme d'une manitrc rhythmique.

Chez la plu])art des crustar('>s, les branchies servent ï la respiration de Tm sont alors, tantôt des lames réunies <i la manière des barbes d'une plume, ta chez les brachiures, taut&t des pinceaux de filaments qui envoient des pnki meiils, rommc chez les macroures, parfois enfin des feuillets simples, conuK< les cloportes a(|ualiques. Les branchies aériennes des cloportes terrestres njA lent aussi des lames siiniiles et creuses. (]hez plusieurs crustacés, les ani|ilnpi [wr exemple, les Jiranchies ressemblent davantage ï des vésioiles. Da» t clas.se, les branchies sont ou unies avec les paltes ou situées soas le ventre.

(1) I.a figure 38 représente l'orf;snG mpirntoirc de IMni/i/iinumn , ùans la moilitd'H segment de l'onimal : n les branchies rtmifiAci en touRre , à nme donale , e ruK Ml rf, ■ppen<licnineiobraneui(leaint»crrulMcbanni«, ou patte*, qui supimlcnl ktiolN.

(!) V03. Bah, daos Hkcbii,'* Arrkir, 4690.

- DI L'APPURII ReSPIR&TOlilE. tS7

t arsdinido* m ptrlagent ea pulmoniires et trachéenne». Lm oritaiiei reqii-

es des arachoidefl pulmonaires sont aituét sous le ventre : on en trouve taotAt

i-ii]p paire, rominc chez U plupart des araignées, tan-

ux paires, comme cher les mygales, ou quatre, «Mnote

les scorpions (1). Ces organes (3) sont de petits sacs,

l'intérieur desquels conduit un stigmate , et dont les ^

I présentent un grand nombre de petites cloisons ou

melles parallèles. Les intervalles compris entra les

es font saillie au bord Inférieur de la branchie, quand

ufllc celle-ci , dont par conséquent le bord postérieur est aussi divisé à l'et-

r. J«s araignées qui vivent dans l'eau, comme l'Aranea aquatka, cntralocot

iUe», entre les poÛs de leur abdomen , de l'air qu'elles consomment. Cepen-

Fig. 30.

les liydrachnea et les pycnogonides

isent ne point retirer l'air. Quant

irachnides trachéennes, telles que

1311, Cheliftr, Phalangium, et aux

les, leur structure ressemble ï celle

iscclcs, en tant qne leur corps entier

arcouru pnr des trachées dans les-

va l'air pénj'tre et d'où il ressort par

tigmates. Dngès a aussi observé des

\iif^ {Dysdera, Segestria) qaiooth

s des poumons et des trachées ; les

postérieurs de lenrs stigmates ap-

!nnent aux trachées.

as les insectes ont nn s\'sténH> tra-

(3) ; la plupart d'entre eni respirent

qui pcnélrc dans leur corps par i^i

n nombre de stigmates, générale-

situl's sur les cùlés des anneaux de

imen. L'air qui s'introduit par ces

turcs arrive tantôt dans de petits

d'où parlent les ramifications des

■es, tantôt dans des troncs dont les

cations parcourent l'animal entier,

aux plus iieliles parties duquel elles

nu Cliez plusieurs iosectcs, notamment les orthoptères, on aperçoit de véri-

mouvenients respiraunrcs, qui consistent eu des alternaiivcs d'ampliation et

La Ggure 30 reprétenlc lu coupe^rouie du iligmale et du poumon du Kcrpion, d'après n a bord du ttlgnale, b paroi de la résicale qui naît da bord du tUgmate, et couvre l'ou- ', oulre parai de la vèiicule, qui repose )ur le squcleUc, d poumon en éientail, eontj- I de U tésiculc.

l'en ai àoaoi la dmeription dËlailléc dans Micitu.') Arehit , IBIS i et daai hit , ISIS ,

La ligure 30 rcpriienie, d'après Marcel de Serrei [Uém, du M^irum, ISiS, I. IV, I, le sjttËDie retpiraloire du Manih rtligiou : a tracUei des palpct bmiUIoîkIi t Ira-

228 DE l'appareil respiratoire. *

de resserrement de Fabdomeii. Jjos coléoptères semblent se remplir d*air avant de se décider à voler, de manière que leurs ailes , qnî contiennent aussi des trachées, se déploient

Quelques insectes vivent dans Teau, et cependant respirent Tair h la surface de ce liquide, conunc les lar\'es de certains diptères, les hémiptères aquatiques et œrtaiv coléoptères. Les dytisques viennent à la surface de Teau, et y prennent de rairte les stigmates qu'ils ont près de Tanus. Les hydrophiles entraînent avec em dn bulles d'au* au fond de l'eau, entre les poils de leur corps. Dans ces deux genres ër coléoptères, les larges ont leurs stigmates à l'extrémité caudale. Les larresdes cassins ordinaires ont un tube respiratoire au dernier anneau de l'abdomen, et lenn nymphes en ont deux, qui font saillie hors du thorax. Chez d'autres genres voin, les larves respirent l'eau par des branchies; mais celles des ChironomusmAèm tubes respiratoires .h l'anneau caudal. Chez les Stratiomyi^ le dernier amieaaè l'alxlnmen se termine par un tube respiratoire ; le tube respiratoire des fanv d'éristales, qui vivent dans des lieux d'aisances, est fort intéressant : le denÉr anneau de l'abdomen se prolonge en un tuyau membraneux, contenant nn secori tube corné, qui, comme le tube respiratoire des Cuiex et des Stratiomyi, fi pourvu d'une couronne de soies, pour permettre à l'animal de se suspendre ib surface de l'eau. La lanc dirige jusqu'à la surface du liquide ce tuyau, dont, besoin, elle fait sortir la pièce intérieure, et elle peut ainsi s'allonger beaucoup, è manière à venir prendre l'air sans quitter sa station (1). Quelques hémiptères if0tiques [Nepa^ Banatra) ont également des tubes respiratoires.

Certains insectes, dont leslanes vivent dans l'eau, respirent immédiatemotff i liquide, quoiqu'ils aient un système trachéal dans l'intérieur de leur corpfli Cls ceux-là, les trachées commencent, non par des stigmates, mais par des hrascfcîK Ces dernières ont pour fonction de séparer l'air de l'eau qui le tient en dissotaM^ et de le transmettre ensuite aux tradiées, à l'état de fluide aériforme. Les

cbées des gaietés, e trachées des mftchoîres, d Incliées des palpes labiaux , ef IneUeK lèvre inférieure, g trachées noandibnlaires , h nerft antennaires, t trachée drcnliire fûfli dans les yeux composés , k trachées triangolaires qui proviennent de la divisioo de II circulaire, l tronc externe des trachées artérielles qui vont former la branche tnanemi part la trachée circulaire , m tronc interne des trachées artérielles, lequel se joint aiefeltl des trachées pulmonaires , n tronc des trachées pulmonaires , o trachée transversale fà i une communication directe des troncs des trachées pulmonaires avec les tradiées p trachées artérielles qui se rendent dans la première poire de pattes, q ooDtfmiatioB^I des trachées artérielles, r trachées artérielles qui prennent l'air dans un stigmate plaeéàl du corselet, s tronc qui établit la communication des trachées artérielles avec les pal t disposition des trachées dans le premier anneau de Tabdomen , k et r trachées qui troncs pulmonaires pour se rendre dans les pattes, w anastomoses des trachées artérieHai tions de ces trachées avec les troncs pulmonaires, x branche des trachées anéridies^! lomose avec la précédente, y ramifications fournies par les trachées qui se rendent dam kil s branche secondaire principale fournie par le tronc commun artériel , et qui va t tronc des trachées pulmonaires, 1 trachées qui se rendent dans la troisième paire de | S ramincations fournies par ces trachées, 3 tronc commun des trachées artéridles qui, il des branches &, va recevoir Kimpression de Tair au moyen de Pouvertufe deS stigmates, 9f trachées fournies par les troncs des trachées artérielles, et qui se rendent dans les aipÊs( génération» 7 dernier stigmate de Tabdonien, 8 trachées qui joignent les troncs desl artérielles avec les troncs des trachées pulmonaires. (1) npRiiF.iSTRti , î'Aitomotogie , t. I, p. 478.

DE L*APPAtEIi BBSPIRATOIRE. 329

Ml parfois des filtments capillaires dont rintérietur contient les commencements

èi trachées; ces filaments sont tantôt réunis en rayons, tantôt ramifiés. On

ImoTedes branchies de ce genre chez les larves et les nymphes de plusieurs

coBRos. Celles d'un certain nombre de névroptères sont lamclleuses. Les larves

du gjfrios respirent par des branchies filiformes aui côtés des anneaux. C'est

émh larres des névroptères qn*on rencontre le plus souvent des branchies.

Qei la éphémères, ce sont des lames en forme de nageoires, situées sur le côté

keoppit et dans rintérieur desquelles commencent les branches des trachées.

tohnchies des larves de libellule sont pbcées au dernier anneau du corps ;

ém FagrioD, elles forment trois grandes lames fi-angées. Les branchies pénicillées

» èilanet de HbeOuk sont logées dans le rectum ; les extrémités en pinceau des

Mes trachéens percent la membrane de cet intestin , dans l'intérieur duquel

dbioacsailiie. Les larves des phryganes et des Semblis possèdent des prolouge-

WMsiiiifonDes ou hmelleux sur les côtés de Tabdomen. Dans Tordre des diptères,

lnhnesdes Chitxmomus respirent l'air par des tubes, tandis que les nymphes

luirait Fair dissous dans Teau par des iiaisceaux de branchies situés au thorax.

la hnre de YAnopkefei reBçîrt par des branchies à l'extrémité caudale , et sa

l|B|)hepardes tubes. Parmi les lépidoptères, la chenille du Boiys stratioiaiis

dt ans l'eau. Quand les hrves et les nymphes qui respirent par des branchies

à l'état paillait, elles perdent leurs branchies , et respirent l'air par des

(i)- ^blanchies des pcùssons sont placées derrière h tête ; l'eau , reçue dans la

=Awèe, passe de l'arrière-gorge dans la cavité branchiale, et ressort; par les fentes

iMneoresdes branchies.

;i^ lafeoiQets branchiaux des poissons osseux forment, sur chaque arc branchial,

W^ double rangée de lamelles lancéolées , qui reposent sur cet os comme les

d'un peigne. Chacun d'eux fournit d'autres feidllets transversaux plus petits.

itères branchiales arrivent à Textrémité inférieure des arcs, s'y logent dans

An de la convexité, et les parooifeent jusqu'à leur extrémité supérieure, en

peu à peu de calibre ; les veines branchiales marchent en sens inverse,

Mière qu'elles se réunissent au système artériel sous la colonne vertébrale.

leur trajet, les artères branchiales fournissent autant de branches qu'il y a

branchiaux ; ces branches conduisent le sang dans les vaisseaux trans-

des petites lamelles ; là il pénètre dans les réseaux capillaires, d'où le ra-

it les veines, qui naissent de la même manière au côté opposé des feuillets

^Btierobranehus porte des branchies accessoires arborescentes à ses derniers

^I^^RMiiianx. htsAnabas^ Trichopus^ Ophieephalus^ Colisa^ Osphromenuê^ etc. ,

IM^ent vivre longtemps à terre, ont des branchies accessoires labyiinthi-

^^et disposées à peu près comme l'os ethmoidc (3). Plusieurs poissons pos-

.PKst ainsi des eq)èces de sacs à air, semblables à des poumons, qui partent des

^" Bonoeisier a donné, dans son excellente Entomologie, une exposition détaillée des or- ^fCipiratoires des insectes. On doit à Succow (UBisiK6Ba*8 Zeitëcknft , i. II) des figures

*>ockiei des insectes aquatiques.

I*) Rtitl, dans Medie^ Jahrhucker des asterr. Sîaattê^ U XV, iSSS.

'^1 CcTiu, HiêU nat. des poissons, tab. SOS, SOS.

230 DB L*APPAIIEtL RESPIRATOIRE.

branchies ! tels sont le Silums fbssiiii et le SynUnvnchHi'-cuchià (i). Le Lepidosiren^ que Natterer a décrit comme un reptile , mais qu'Owen dit éire oa poisson, a de TéritaUes poumons, qui partent d'une glotte, indépendamment de ses branchies (2).

Chez les esturgeons, on troure une demi-branchic à l'c^ierctile) les squales et les raies en ont également une k la ceinture située au devant de Taro branchiâ Chez les poissons osseut et chez Testurgeon , les arcs branchiaux sont libres aa côté eiterne, et couverts seulement par Toperculc mobile, ou par la membriM brancbiost^, de manière qu'il ne reste qu'une simple ouverture* comnie cfatt Tangtiille. Dans les raies et les squales» au contraire, de chaque aro brancUrii entre les feuillets branchiaux des côtés antérieur et postérieur, il part un praha* gcment membraneux, qui s'étend jusqu'à la peau , et qui, chez ces animan, couvre entièrement les branchies, à cela près de dnq ouvertures : de là réwÉcal, entre le pharynx et la peau, des cloisons complètes, dans lesquelles sont logés hi arcs branchiaux. De ces arcs branchiaux partent les lames brandiiales , sow b ferme de petits plis parallèles de la membrane muqueuse qui tapisse les saci

Chez les cyclostomes, il y a aussi des sacs branchiaux, munis d'ouvertureieitérieuros, attendu que les branchies se réunissent deux à deux pour prodoire ■ sac^ lies arcs branchiaux manquent , et sont remplacés par d,e simples cIiéhi membraneuses, qu^une membrane muqueuse revêt de deux côtés en arrière. M |)lis très marqués de cette membrane muqueuse forment les feuillets bnucUn on compte idx sacs branchiaux et autant d'ouvertures chei VAtnmocœiêi, nfi diet ks Petfotnytoné Ghei VAmmocœteê^ les trous internes des sacs s'oanol dans le pharynx , comme les fentes branchiales des poissons osseux. Gbci i* Pêifimyton, an contraire, les sept trous internes s'ouvrent dans une bMch située au devant de l'cesophage, terminée en cul-de-sac» et communiqaBaCtfi rieurement avec la bouche (3). «

Les reptiles nus respirent l'eau par des branchies dans les premiers teflfii leur existence; plus tard, les larves acquièrent aussi des poumons pour ra|Ml^ji. l'air, et, quand elles subissent leur métamorphose, elles perdent cntjèrenKrtUI|<v z branchies. Mais les protéides conservent ces dernières pendant toute la vie.

Les têtards de grenouille ont d'abord des franges branchiales extérieurei, et tard les branchies internes, fixées à des arcs branchiaux , dans FintérieMT cavité branchiale, que la peau recouvre, en ne laissant qu'une simple qq^ Les larves de salamandre et les protéides ont bien des fentes branchiaies» leurs branchies pénicillées sont extérieures. D'aprrs Uusconi, les artères chiales du prolée sont les brandies du tronc artériel ; les veines brancUllei réunissent au système artériel du corps ; mais les artères branchiales l'i mosent aussi avec les racines de ce système. Il en est de même chez les knvi

(1) TATUiRt Eiinbi Jomm, of. Mcknee, ISSl»

(3) Oweif, dans TYans, of the Linn, Soc, U XVIII. — Biscuoff, Lcpidotirtn Uipzick , iSâO.

(8) Voy. flur raoatooiic comparée du squelette branchial, Ratrkb, Umtcrut^mt^ den Kicmcnapparat und dus Zungenbein, Riga, 1832. Consultez <ii»si FLOORun. T iur le mécanisme de la trtpirdilian en piAsson$ , dans Atémeires tVanatimiê €t 4ê comparées, Paris, iSÂÂ, p. 75.

I>E I'AFPAUUL BUPUAIOIHE. 3)1

irle quu les vaineaui branchiaux «ont pour ftiuai dire ik» brauchu» iqucH, aa^uela la circulation av râdult aprèa k perlu dm braucbicit. I les veines des tâtards d« gruuouille marclient eu wiis inverse, mab U aiusi enaemble (1).

ions dci rep- Fig. SI.

, fe prqiTflmeDt sacs simples, rieur, des sailrmes, qui en I aurbce. Ceux /-^ N ^ des reptiles nus f -

tracfaée-art^ / , " 3, la plupart da Mute; ches les

c lannx mine prcstpte anssitôt dans les bronches membraneuses. ninul chei lequel on voit apparaître des pièces cartilagineuses aux

le Ùactj/lH&ra ; b elles forment des plaques ramifiées d'une manière T<-gulière, et même perforées, sans nnlte reswmblance avec les I trachée-artÈre. Les Pipa, qui se rapprochent de ces rcptlks, ont cartilagjneDi k leura bronches. l.a tracbée-artârc dos cécilics en pré- : n^licrs. Chez les reptiles 4kadlcnx, la surface respirante s'accrok lication des surfaces dans l'intérieur.

lOB des oiseaux ne rempUssent pas , comme ceux des maimnifi^res , la partie de b cavité pectorale : ils occupent la partie postërleuTc de qui n'est point encore séparée de l'abdominale par un diaphragme, me adhérents aux cdtcs. A leur surface, on remarque des ouvertures

l'air passe de leur intérieur dans de grandes ccUuIes situées autour et enu-e les f iscèrt» du bas-veolre , de manière qu'on peut souflter 3 poussant de l'air par la trachée-art Ère. Cependant Kohlrausch (3) a l'oiseau ne peut pas se rendre plus léger pour le vol en rcmpliiisaut ses mics. Elles coiunmniquent par des ouvertures avec l'intérieur des os, rt (il peu d'exceptions [)rèB) sont pleins d'air, ce qui rend le corps de is lourd que si ses os contenaiL'Ut de la moelle. Lorsqu'un oiseau se ne ré^ou où l'air est très rarérié dans une autre où celui-ci est [)lus tension do r«r contenu dans son cotps se met prompleineiit eu équi-

ir la tiruclure dn oignes Tcspiisloim chei lei \»ntt de repliln et lu praléldei, eniÊ fouiltê, U V, p. 1, — Uukwuit et Borflihd, Obterv. loolog, — Rohoiii, atomiea iegli organi ddla circoIaiÙNC dtUe larr* dcUe latinnandre. — Siuout xndrii tt Mtemiut. Berlin, 1818. — RguoHi, CODFiaLuCBi, Dtl protat atgaâto. -i. MïELLE*, daniTiimirkNii'iZcifacAri/), t. IV, p. 1.

e 31 ml un dlugranime représenlanl le développemeat graduel de* cdlulei pulreptile» : A portion «upérieDre du pouinon de lerpenl : le lommel du poumon a olaiiea , la partie inliirieure nt un sac purement mcinbr«nrui. n le poummi de lam lequel la ilructure cellulaire t'etl étendue «ir toute la turhice Inii^rieure de I e<l beaucoup plus coabidérable k la partie Mipiirieiire. C pouinoo de la tortiw : 1 aset étendues pour remplir l'iiitiïrieur du poumon, m taicormifi n«rior>)m uiHiaie. Gmltiii(«te, 4^1.

333 HUNRATIOn DAMB L'Ail.

lilM«a?eccc)lederalnMMpbère.-Letpottniofiidea oinHioM «boor edt d

marciuaUc, que leurs ramificalîuDs bronchiques finineot pir du ndm umme cnl-dc-Kiic , et placûs les uns à côlé dos autres , comme des tnyam de pipe tes parais ont une siruaure ccllulcuse. Ces lubcs sont plus marqués dH^ bryou d'oiseau, plus distants, et munis de renAcmonts terminaux (1). K Tait encore remarquer que les pclils tubes communiquent ks au avec h» chez les oiseaux (2).

Les poumons de l'homme et des mamnaifèm ^ y*S' 32. fèrent de ceux des oiseaux en ce que , cmome l'a Mi

Rcizius , les dernières ramificatioas des bronches «:: sent k des cellules terminales, sans posséder de « J pariétales, (ks cellules ne communiquent point enac 9 seulement avec le ramuscule bronchique <ja. amène l'air. Suivant Reisseisen [h), chaque ceMaJ poumon de l'homme a son artère et sa veine, sépsrAe des réseaux capillaires : ceux-ci sont extrêmement ter, de manière que les interstices sont presque infàriran diamètre des capillaires, liuc cellule pulmonaire a un diamètre vingt fois phii^ que celui d'un des cafnllaires qui rampent dans ses parois. La respiralioo * 1 par le conllit de l'air et du sang pendant que celui-ci parcourt les innoDibrd capillaires des o^'Uules pulmonaires, qui, par leur réunion, ollrent nnenifi immense sur laquelle il peut entrer en contact avec l'air. Le conflit t'exoct: travers les parois délicates des capitlaires, d'après des lois qui ont été défdoif'i dans le livre précédent (5).

Page 1