I. RcqdraUon dau l'gir
Les changements que la respiration Tait subir â l'air consistent en ce q; une jurtie de soi) oxygène, qui est remplacé par de l'acide carboniqu( vapeur aqueuse.
H. Davy respira jx^ndant près d'une minute (19 respiralions) 161 poi
(!) nalici, àansTBOtitr's Nothen, 7i9.
(1) Voy. sur la structare du poumon des oiseaui, on apvrçu des rcdierchct it'E. Bcrielit deri'J ttn Venammlung dcr deutichcn Sainrfvrither zu BraanKhnxig, 1
(3) La H^urc 3S rcpr^scnle, d'après Mucllcr, Ja plus grande partie du paumoii microscope . sur un ficlus de brebis \onf d'un pouce cl demi.
(t) De fabriea pttfmaniiin. Beriin , ISÎl.
(S) Cimt; sur la sirncture du poumon de l'homme, nairaoïRT, dans Traii, ^rhmunc. Parii.tSSS, LIV, p. 37ctpl. -ADDiso^.dansraDiiip's.Vriif A — Buin, dans finititui, 1S3S> 150-lfll. — Lihibodllit, Anal. comp. de Slrasboulf , 1838> — Rouigmol, Hechirrhet lur lu ilrarlare inlime du poumu da pr'mciptttix mammifirei. Bruiellcs, 18A0. — Doïmoii. Solite mr \a ttrui maladie* du pcimuH. (Bullclin de l'Arad^ie de médecine, I. XIIl, p. 7!6.}
BCSPIBATEON DANS L*A1R. 233
, ciHileiiaiit 117 de gn aioce, k2^h de gaz oxygène et 1,6 dc'gaz acide carboi, A la fin de rexpérience, Faîr contenait 111,6 ponces cubes d*azote, d'oxygène et 17,& d'adde carbonique. 11 avait donc été exhalé 15,8 pouces s d*a€ide carboniqne en une minute (1).
ien et Pqpys oac étndîé la respiration d'une manière admirable (2). Les iuspiis furent faites dans on gazomètre, et les expirations dans un autre. La trci- * expérience offre on intérêt particulier ; un gazomètre à«cau servait de réserk i*air inspiré, et m gazomètre à mercure recevait Tair expiré. Lorsque ce er eut été rempli onze fois d*air expiré, la personne continua de respirer dans DBÎème portion josqu'à ce que le gazomètre à eau fût de nouveau rempli d*air
Deux autres Ms encore on se conduisit de même. L'expérience dura 2li ^ miw L*air inq[Mré pendant ce laps de temps fut de 9890 pouces cubes, et Tair é de 9872. 100 parties de ce dernier donnèrent k Fanalyse 8 parties d*acidc «iqiie, 13 d'oxygène et 19 d'azote. L'acide carbonique produit pendant ï I minutes s'élevait donc à 789,76 pouces cubes, ou 32 pouces cubes par ite.
IBS la quatorzième expérience, 300 pouces cubes d'air atmosphérique ayant esfMrés pendant trds minutes, la quantité de l'acide carbonique ne s'éleva 9,5 poor 100 parties d'air. L'expérience, répétée un grand nombre de fois, la pour résultat que l'air inq)iré sort par l'expiration chargé de 0,08 à 0,085
100 d'acide carbonique, et que, quand ou répète aussi souvent que possible
pîration du même air, la quantité de l'acide produit ne dépasse pas 0,10 dans
parties de la masse entière d'air. Tandis que, dans la treizième expérience, où
ait été respiré de l'air pur pendant vingt-quatre minutes et demie, 789,76
ires cubes d'adde carbonique avaient été expirés (ce qui fait 32 pouces cubes
minute), dans la quatorzième, qui dura trois minutes, 300 pouces cubes d'air
loDuèrent que 3 X ^>^ "» 2^>^ pouces cubes d'acide carbonique, c'est^^dire
par minute. Dans la treizième expérience . ^ =/i03 pouces cubes d'air
losphérique avaient traversé les poumons par minute; dans la quatorzième, il
iTait eu que — — 8s= 100, par conséquent quatre fois moins : la quantité de
âde carbonique produit avait été 3,3 fois moindre dans celle-cL illen et Pepys prennent pour moyenne de leurs observations rcxpérience Bème, dans laquelle 302 pouces cubes anglais ( 250 pouces cubes français ) cide carbonique furent expirés en onze minutes; ce qui fait 22,7 pouces cubes U)çais) par minute. Ils ont trouvé, en outre, que l'homme qui respire dans le oxygène produit plus d'acide carbonique que celui qui respire dans l'air losphérique; la respiration du gaz oxygène donna , dans l'expérience du dixtièmc, 12,0 d'acide pour 100 de ce gaz. Il se dégagea, en même temps, une Qtité considérable d'azote. Quand le même air atmosphérique avait été ini^iré (pire plusieurs fois, ils trouvaient moins d'acide carbonique qu'il n'avait disparu ïgène, par exemple 86 d'azote, U d'oxygène et 10 d'acide carbonique, tandis
) Datt, Reaearekeê on milrous oxyde^ p. &35. ) Philos. Trmi., i8«8-i809.
23& RESPIBATION DAII9 L*AIR.
qu'il avait dis|)aru il d'oxygène. Ils expliquent cette particohrjté en diaint qui le sang avait retenu une certaine quantité d'acide carbonique
Dans leurs expériences sur des cochons d'Inde, Allen et Pepys troaTèrent qoe^ pendant la respiration de l'air atmosphérique, un volume de gas oxygène est na» phK:é par un volume d'acide carbonique. Pendant la respiratioB da gxi oiy^ pur, il y avait un peu plus de ce gaz absorbé que d'acide carbomque produit, cl cette perte était compensée par une quantité correspondante d'aiote. La mène chose eut lieu avec un mélange d'hydrogène et d'oxygène en proportkMis wm» blables à celles de l'azote et de l'oxygène dans l'atmosphère.
Dans une expérience faite, vingt ans [dus tard , sur des pigeons, ils ont trouvé (|ue, ciuaiid l'animal respire le gaz oxygène pur, il en absorbe plus qu'il n'en m* [Ào\ù pour produire l'acide carbonique expiré.
Dulong introduisit les animaux dans un afqNireil qui permettait l'eatrée el b sortie libres de l'air, en sorte qu'on pouvait détermhier les changemeuli fs ce dernier éprouvait quant à la quantité. Il trouva ainsi que tous les lai* maux , herlnvoros et carnassiers, mammifères et oiseaux , faisaient diparaltre plu de gaz fixygène qu'ils n'exhalaient d'acide carbonique en remplacement dbais li<Tbi\on*s, la quantité de l'oxygène non remplacé par de l'acide carbonique l'éj^ vait, terme moyen, li un dixième de celle du mCme gaz remplacé, tandis qa'db était de J h } chez les carnivores. Dcsprctz a obtenu le môme résultat, c'est-èiN une déperdition d'oxygène ; dans celle de ses expériences dont j*ai d^ psi en traitant de la chaleur animale , le gaz acide carbonique produit ne lainiftt les J ou les } du gaz oxygène disparu. - t
Suivant Davy, Pfaiï, BerthoUet, Allen et Pepys, le vohime de l'air atnofli^ rique diminue après une seule respiration complète, inspiration et eipinte D'après Allen et Pepys, cette diminution, qu'ils ne trouvèrent que de ijf. li drait à des circonstances accidentelles. Quand on respire une même qoanlilé jiiMiu'«i ce qu'elle ne puisse plus être sup])ortée, la diminution de volume est sidrrable; la moyenne des observations de Lavoisier, Goodwyn, Davy, A]leD,P#|'.£r i et Pfafflaporleà,^(l).
Gmcliii a reuiii les résultats des diverses analyses de Davy, fierthdlet, Pepys, Menzies et ProuU Si l'on prend la moyenne de tous ces résultats, oa que 100 parties d'air, qui u'avait été respiré qu'une fois, contenaient 5,82 de acide carbonique. 11 découle des expériences de Prout (2), que le maximon l'acide carbonique expiré tombe entre onze heures du matin et une bcare midi , le minimum entre huit heures et demie du soir et trois heures et dénie matin (3). Quand la quantité de cet acide s'accroît par une cause quelcoDqiKi
(1) Omïlin, Ckcmie.i, IV, p. 15Î5.
(S) ÀHnaL ofphUoBopkf^ yoI. II, p. 380 ; et vol* IV, p. 331-394.
(3) Dans les eipérienccs qu'il a entreprises pour détertniiier s'il y a exhalation d* datil la rospiraUon des otscaui granivores {Ann, de ehim,^ i8&&, t. XI, p. 433), M. Bc a riToiinu qu*il y avait une dilTérence considérable entre les quantités d'acide carbooiqiw duruiit le jour et durant la nuit , ditTëronce qu'on avait déjà observée en étudiant la i de rhonime. AinHl , les nonibn*s représentant la quantité de cet acide produite par jour uni été {) gr. 854, 4.433, 0,850, 0,805, 0,86â, 0,773, 0,728, et pendant la unit 0,054, 0,501, 0,A78, ou, en nioyniue, 0,808 pour la première période, et 0,369 fM conde , ce qui (*st un |K'u moins (|ue la quantité observée par LeieUicr» qui « trouTt t,8ISi
RISPlIATtOlf D&m L'Aïa. 38(^
mite dam k môme proportiM , et 9*abaÎMi5 au-di^ssuOs de cdle' qui une période donnée^ La quantité de racidecarixmicltie produit dlmlc même sojet; mB Finfliieiioe des paasioni déprimantes , des mouTc- Qts, des boissons spiritueuses, du thé, de la nourriture animale ûi rolongé du mercure. Elle augmente, au contraire, quand le baromètre
ilcule la quantité d^adde carbonique que la respiration produit en betu^, on trouvé qtfdle est, d'après La?oisiër et Seguin, do 14930 (S, ou 8534 grains français;, selon Da?y, de 31680 pouces cubes, ou is anglais; selon Allen et-Pepys, de 39000 pouces cubc9, ou 18612 is : ce qui équivaut, eA éarboïke employé à la^ formation de l'acide, et lent éliminé du sang , k 2820 grains français selon Lavoisicr, /i83S lis d'après Davy, 51/i8 grains anglais suivant Allen et Pepys. Mais, lit remarquer Berzelius, ces résultats sont évidemment beaucoup trop :ommc les aliments solides contiennent f de leur poids d*eau , et que ifcrmc rarement plus de la moitié de son poids de carbone, 6 | livres mts seraient nécessaires pour remplacer la quantité de carbone que la entraioerait au dehors dans l'espace de vingt*qus)tre heures , saus autres excrétions.
)lusicurs expériences sur la respiration des grenouilles. Après avoir » poumons et le lar^'nx de ces animaux, ]e les mis dans un cylindre i sur la cuve à mercure, et Je mesurai la quantité d'acide carJtKluique irès celle du gaz qui fut absorbée par de la potasse caustique. ;renouilIc pesant 4&0 grains forma, en six heures, | de pouce cube onique dans un cylindre de 10 pouces cubes d'air atmosphérique, itrc, pesant 655 grains, en produisit 1 1 pouce cube en douze heures, es cubes d'air atmosphérique, le baromètre étant k 27 pouces 9 lignes 4t omètre à 10<> R.
es grosse grenouille, du poids de 1260 grains, en forma, dans l'espace heures, 2 pouces cubes dans 16 l pouces cubes d'air atmospliérique, e éunt à 27,7 et le thermomètre à 6° R.
m réduisant à 28 pouces la hauteftur barométrique, à 15° ft. celle du e, et le temps de la respiration à six heures, donne, (wur la promièrc où l'animal pesait UUO grains, 0,66 pouces cubes d'adde carbonique, a seconde, où l'animal pesait 655 grains, et 0,88 ))our la troisième, où ait 1260 grains.
mvcau réduit ces données à 100 grains de fanimal, et à 100 minutes 9n , cl je les ai réunies à celles qui résultent des expériences faites, sur Is et des grenouilles; par Tréviranus, qui avàiC Calculé d'après une
jour ni de nuit {(oc. nu\ t, XI-, p. 150). Qtiaiit iili disoordanoes entre les Mfttn a production pendant 1er jout,'ene< ftiobteralcnt annoncer une assex grande Irréle phénomène de la respiràtiorf ; knâis M. Bouaringadlt pense l|if elles s'cxpTiqueuti rte. par la différence qui existe entre les produits de cette foîiclidn pendant Tétat de ant celui du ioameil i car, daM le jour, surUNil ckes les aniiMiix condamnés à un appareil » il survient souvent un étal volsiji del*aMOupiifement, auquel succède ne extrême agitation. (iVbl# âm tmd*)
236 RESPlIlATiON 0AN8 L'AUU
température de IS"* il. et une hauteur barométrique de 28 pouces, eu rcdi ranimai à 100 grains, et la respiration à 100 minutes (1).