‹ Manuel de physiologie v.2Chapitre 70 sur 185 · ESSENCE DE LA RESPIRATION · texte numérisé non relu

ESSENCE DE LA RESPIRATION

substance ? On peut répondre h cola : La nature des phénomènes vitauv est telle qil ne saurait s'établir d'actions qu'autant que le repos des combinaisons exil vient h être troublé, ou, comme s'exprime Liebig, qu'autant que la matière de Tétat de repos k celui de mouvement Ce passage a lieu dans la nutritioii

notammeat pour les poules soumises à leur régime habituel du grain, plus d^oijrgèMi Pacide carbonique dégagé que nous u*eu avons fourni à la respiration. Ce fait seul Tinexactitude de ces hypothèses, et nous dispense de les discuter plus longuement

> iO<^ Les quanlit(>s d'oxygène consommées par le même animal dans des temps varient beaucoup suivant les diverses périodes de la digestion, Tétat de mouvement, eti une foule de circonstances qu'il est impossible de spécifier. Pour les animaux d*uDe mèiiei et à égalité de poids , la consommation d^oxygène est plus grande chex les jeunes lodividv^ cfaei les adultes; elle est plus grande chez les animaux maigres, mais bien portants, qne les animaux très gras.

» ll^ La consommation d*oxygènc ftiite , dans des temps égaux , par des poids égaux maux appartenant à la même classe , varie beaucoup avec leur grosseur atMolne. Afnd.clij dix fols plus grande rhez les petits oiseaux , tels que les moineaux et les fcidteis , que poules. Comme ces diverses espèces possèdent la même température, et qaf^les plus , présentant comparativement une surface beaucoup plus grande à Pair amUÉkt éproovctf j refroidissement plus considérable , il faut que les sources de chaleur agissent plus én( et que la respiration soil plus abondante.

» 12* Les animaux ù sang chaud ne dégagent, par la perspiration , que des quanliléil ment petites, et presque indéterminables , d'ammoniaque et de gaz sulfurés.

IL Mammifères kibemantSé

■ 13* La respiration des marmottes complètement éveillées et se nourrissant bien ne rien de particulier; elle est semblable à celle des autres mammifères qui prennent onei ture semblable ; mais celle des marmottes complètement assoupies est très diflérente : il y a absorption d^azote, et le rapport de la quantité d*oxygène contenu dans Tacide cai à celle de Toxygène consommé est beaucoup plus faible, car il ne s*élève quelquefois qn%^ Le poids de Poxygène qui entre dans des combinaisons non gazeuses étant plus grand quel de Tacide carbonique d^agé ; d'un autre côté, Tanimal perdant peu d*eau parla trai parce que sa température est très peu supérieure à celle du milieu ambiant; il en résulte marmotte augmente sensiblement de poids par sa seule respiration. Mais celte ai n*est pas indéfinie, parce que, de temps en temps, Panimal rend des urines.

> i&* La consommation d*oxygène par les marmottes engourdies est très faible ; elle oei souvent qu'à ~ de celle qu'exigent les marmottes éveillées ; et il est possible que cette mation soil beaucoup plus petite, lorsque ces animaux sont exposés à une température I plus basse qu'ils ne Pont été dans nos expériences.

> 15* Au moment où les marmottes sortent de léthargie, leur respiration devient e\ti active, et, pendant la période de leur réveil, elles consomment beaucoup plus d'ox)giae^ lorsqu'elles sont complètement éveillées. Leur température s'élève rapidement , et leurs sortent , successivement, de leur engourdissement.

» ifl* Les marmottes engourdies peuvent séjourner longtemps, sans en éprouver d** cheux, dans un air pauvre en oxygène qui asphyxie, en quelques instants une marmotte i Ces animaux ne paraissent pas pouvoir passer, par leur seule volonté, de l'état de réveil 11 de torpeur.

II L Animaux à sang froid.

> 17" La respiration des reptiles consomme, à poids égal, beaucoup moins d'c que celle des animaux à sang chaud ; mais clic ne diffère pus sensiblement de celte quant ù la nalurc et aux proportions des guz absorbés el (K'giigés. Nos ex|)êriences ont tantôt une petite absorption d'uzole, tantôt un faible dégagement de ce gaz; maisoo pas eu ré|K}ndre, parce que les déterminations numcnques ne peuvent plus se luire ••*'

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"oduction, et c'est l'iofluence du système nerveux qui le provoque (1). Gomme nbstance décomposée ne profite à Torganisme qu*aa moment du mouvement, et elle ne tarde pas à retomber dans l'état de repos, parce qu'elle est devenue une ohinaison incapable deservir à l'économie, les matières aptes au mouvement qui lètrcnt dans le corps sous forme d'aliments, et eu sortent sous ceUe d'urine et cide carbonique, constituent en quelque sorte un courant continuel de s«biBoes qui ne séjournent qu'un certain temps dans l'organisme, puisque la totalité 1 carbone du sang peut être consommée en quelques jours par la respiration, et it pendant leur cours à travers l'organisme, sont utiles et indis|)ensables pai' leur ■1^ à Tétat de mouvement. Mais l'état de mouvement des combinaisons chiifues n'est autre chose que l'état dans lequel chacune d'elles manifeste son énergie qire; la chaleur qui devient libre et l'électricité peuvent également être considé* V comme des états de mouvement de la matière. Dans les matières organiques,

ie iirécjsion que pour les animaux à sang chaud , à cause de la Oiiblesse de la respiralion des aies.

18** Les greil^lles auxquelles on a enlevé les poumons continuent à respirer, à peu près B la même activité que lorsqu*elles étaient intactes; elles vivent souvent pendant plusieurs ■^ « et les proportions des gax absorbés et dégagés diffèrent peu de celles que Ton remarque Wi grenouilles intactes. Ce ftiit semble démontrer que la respiration des grenouilles a lieu ^paiement par la peau. U serait cependant nécessaire de démontrer ce (lait par des expé^ 'CCI directes.

iS* La respiration des vers de terre est à peu près semblable à celle des grenouilles , pour entité d'oxygène consommé à poids égal , et pour le rapport entre Toiygène contenu dans Ide carbonique et Toxygène total consommé.

te* La respiration des insectes, tels que les liannetons et les vers h soie, est beaucoup plus ^ que celle des reptiles ; eHe consomme, à poids égal , ù peu près autant d'oxygène que les amifêres sur lesquels nous avons expérimenté. Celte grande consommation d*oxygène est en i«rt avec la grande quantité de nourriture que prennent ces animaux; et, si leur température *éiève pas davantage au-dessus de celle du milieu ambiant , cela tient à ce qu'ils ont très peu kaase, et présentent, en général, une très grande surfbce et une peau humide & Taction de • Il est d'ailleurs important de remarquer que nous comparons ici la respiration des insectes Ile des mammirères, qui ont des masses deux mille à dix mille fois plus considérables, et que i avons reconnu que la respiration des très petits animaux est incomparablement plus active celle des animaux très gros de la même classe.

Un thermomètre , maintenu au milieu d'un grand nombre de hannetons renfermés dans un i claire-voie , a montré une température su|)érieurc de 2" à celle de l'air ambiant.

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