‹ Manuel de physiologie v.2Chapitre 69 sur 185 · I. Pour les animaux à sang chaud, mammifères et oiseaux · texte numérisé non relu

I. Pour les animaux à sang chaud, mammifères et oiseaux

•^1* Lorsque ces animaux sont soumis à leur régime alimentaire habituel, ils dégaf^t toa} de Tazote ; mais la quaiitité de ce gaz exhalé est très petite : elle ne s*élèTe jamais à ^1; do de Toxygène total consommé, et, le plus souvent, elle est moindre que ~^,

• 2* Lorsque les animaux sont à Tinanition , ils absorbent souvent de Tazote , et la de Pnzote absorbé varie entre les mêmes limites que celle de l'azote exhalé dans le cas oè animaux sont soumis à leur régime habituel. L*absorption de Tazote s*est montrée» constamment, chez les oiseaux à Tinanilion , mais très rarement chei les tnimmifères.

> 3^ Lorsque, après avoir élé pendant plusieurs jours ù TinanlUon , ranimai est soumis à régime alimentaire très différent de son régime habituel , il absorbe souvent encore de Fi pendant quelque temps, probablement jusqu'à ce qu'il se soit fait à son nouveau régine; rentre alors dans te cas général , et dégage de Tazote. Ce Tuit n'a élé constaté que sur des qui , après avoir été plusieurs jours à llnanition , échangeaient leur régime de grain pour régime de viaude seule.

> 4** Lorsque Tanimal est souffrant par suite du régime alimentaire auquel il est soumb, peut-être par d'autres causes , il absorbe encore de Tazote. Celte absorption d^azotea été stammcnt observée dans les expériences que nous avons faites sur uu canard malade qui moi peu de temps après.

• Ces alternatives de dégagement et d'absorption d*azotcque présente le même animal lors^' est soumis ù divers régîmes est favorable à l'opinion d'Edwards, qui admet que le d et l'absorption d'azote ont toujours lieu simultanément pendant la respiration, et que fil^l n'observe jamais que la résultante de ces deux elTels contraires.

i 5<* Le rapport entre la quantité d'oxygène contenu dans l'acide carbonique et la qua totale d*oxygènc consomme parait dépendre beaucoup plus de la nature dej aliments que de II classe à laquelle appartient l'unimal. Ce rapport e^t le plus grand lorsque les animaux se rissent de grains, et il dépasse alors souvent l'unité. Quand ils se nourrissent exclusivemest^ viande , ce rapport est plus faible et varie de 0,(52 à 0;80. Avec le régime des légumes, le rapport

ESSENCE DÉ LA RESPIRATfoN. 265

Essence de la respiration.

Ds aYons traité, dans les Prolégomènes, de la décomposition continuelle qui npagne la vie animale, et qui est même la cause de la persistance des phénos vitaux. Nulle part elle ne se manifeste plus clairement que dans la respiration, est le but de cette consommation incessante que l'animal fait de sa propre

géoéral intermédiaire entre celui qne l'on observe avec le régime de la viande et celui qne le régime du pain.

' Ce rapport est à peu près constant pour les animaux de même espèce qui sont soumis à imentaûon parfaitement uniforme, comme cela est facile à réaliser pour les ctUens ; mais il lotablement pour les animaux d*une m^me es|)èce, et pour le même animal, soumis au régime, mais dont on ne peut pas régler ralimentation , comme pour les poules. * Lorsque les animaux sont à Tinanition « le r(»pport entre Poxygène contenu dans Tacide lique et Poxygène total consommé est , à peu près , le même que celui que Ton observe t même animal toomis au régime de la viunde; il est cependant, en général , un peu plus . L'animal » #f inanition , ne fournit à la respiration que sa propre substance , qui est de la ! nature que b cbair qu'il mange lorsqu'il est soumis au régime de la viande. Tous les mx à sang chand présentent donc, lorsqu'ils sont à l'inanition , la respiration des animaux rares*

1*^ Le rapport entre Toxygène contenu dans l'acide carbonique et l'oxygène total consommé , pour le même animal, depuis 0,62 jusqu'à 1,06, suivant le régime auquel il est soumis. Idonc bien loin d'être constant, comme l'ont admis MM. Brunner et Yalenlin; et ce fait Mflil pour démoutrer l'inexactitude de leur théorie.

H Lavoisier avait cherché à prouver que la chaleur dégagée par un animal dans un temps éest précisément égale à celle que produirait , par une combusUon vive dans l'oxygène , le Me contenu dans l'acide carbonique produit, et l'hydrogène qui formerait de l'eau avec la li de l'oxygène consommé ne se retrouvant pas dans l'acide carbonique. Celte théorie de ileor animale Ait généralement adoptée, et, aujourd'hui encore, elle est professée par un 1 nombre de savants.

Idqs ne doutons pas que la chaleur animale ne soit produite, entièrement, par les réacchimiques qui se passent dans l'économie; mais nous pensons que le phénomène est beau* trop complexe pour qu'il soit possible de calculer d'après la quantité d'oxygène conèe. Les substances qui se brûlent par la respiration sont formées en général de carbone, nogène, d'aiote et d'oxygène souvent en proportion considérable ; lorsqu'elles se détruisent étement par la respiration , l'oxygène qu'elles renferment contribue à la formation de l'eau ^acide carbonique, et la chaleur qui se dégage alors est nécessairement bien différente de lue produiraient, en se brûlant, le carbone et l'hydrogène, supposés libres. Ces substances détruisent d'ailleurs pas complètement, une portion se transforme en d'autres substances oent des rôles spéciaux dans l'économie animale, ou qui s'échappent, dans les excrétions , l de matières très oxydées (urée, acide urique). Or, dans toutes ces transformations et es assimilations de substances qui ont lieu dans les organes , il y a dégagement ou absorple chaleur; mais les phénomènes sont évidemment tellement complexes, qu'il est peu ble que l'on parvienne jamais à les soumettre au calcul.

'est donc par une coïncidence fortuite que les quantités de chaleur dégagées par un animal t trouvées, dans les expériences de Lavoisier, de Dulong et de M. Despretz, à peu près à celles que donneraient , eu brûlant , le carbone contenu dans l'acide carbonique prost l'hydrogène dont on détermine la quantité par une hypothèse bieti gratuite , en admetmt la portion de l'oxygène consommée qui ne se retrouve pas dans l'acide carbonique a i transformer cet hydrogène en eau. On ne peut pas s'nppuyer sur les données numériques périencrs que nous venons de citer, car il n'est pas douteux que les quantités d*acide c ne ont été trouvées beaucoup trop [letites. Dans nos expériences, nous trouTont •oar

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