SE^CË DE LA RESPIRATION
les états de mouvement qui se manifestent en elles pendant la irie se confoudeit avec les formes organiques des diverses parties d^organes elles-mêmes. Le but final de la respiration est donc d^exercer sur les combinaisons organiques, par rinOucM de l'oxygène, une action qui les mette dans l'état où elles manifeslent leurs fbms propres.
Dans une autre occasion , en parlant de Turinc, nous avons soutevé, mais am la résoudre, la ({ucstion de savoir si Turée qui existe déjà dans le sang IninnéK est formée par la décomposition des substances animales au moyen de la resfinh tion. Or il paraît y avoir réellement une connexion des plus intimes entre k nt piration et la formation de Turée dans le sang; car, quand l'acide carbooigie, à la production duquel la fonction respiratoire donne lieu , suffit pour consommera quelques jours la totalité du carbone contenue dans le sang, les parties coitk tuantes de ce liquide , privées eu grande partie de leur carbone, ne peaveat jivj être reconnues dans aucune autre combinaison que l'urée et l'acide urique, siéi| stances riches en azote, qui s'échappent de l'organisme, et l'équilibre ne peotftij rétabli autrement qu'au moyen d'une élimination d'acide carbonime parles | mons, d'urée et d'acide urique par les reins. Nous en avons une preuve frafli ^^ chez un animal qui jeûne, par exemple chez les serpents, qui, vivant des entiers sans nourriture, n'en continuent pas moins d'exhaler de l'acide par les poumons et de l'acide urique par les reins. J'ai vu un Ertfx que je tins plusieurs mois sans qu'il prît d'aliments, et qui peut-être ÛeniuiK auparavant passé longtemps dans cet état d'abstinence, rendre de temps en des excréments d'acide urique. On peut admettre comme une chose ext vraisemblable que, par l'action de l'oxygène sur l'économie, les matières se décomposent peu à peu en acide carbonique et en urée ou acide urique.
Comme, d'après les expériences de Scherer, la fibrine du sang a, dans VI frais, une grande affinité pour roxygënc, et produit de l'acide carboniqiKàl dépens, la décomposition doit s'accomplir en grande partie dans le sai^ loitant dmant son passage à travers les poumons, que pendant le cours de h lation ; la rapidité de la consommation des substances animales par la annonce qu'il en doit être ainsi , car il serait bien difficile que les cl qu'éprouvent ces substances s'accomplissent aussi rapidement dans les parties < niques. L'impulsion que la respiration donne h l'organisme entier paraît donc i sister, du moins jusqu'à un certain point, en ce que les parties organisées du entier entrent en contact avec le sang, dont l'un des principes constituants, fibrine dissoute, a ses éléments dans l'état de mouvement.
Mais toutes les parties organisées du corps doivent prendre part inunédiat au mouvement déterminé par l'oxygène ; car toutes ont pour cet élément une nité rendue évidente par un fait bien connu , celui que les parties am'males mides se putréfient difficilement lorsqu'on les soustrait à l'influence de atmosphérique, tandis qu'à l'air elles ne tardent pas à subir la fermentation par suite d'une absorption d'oxygène, bientôt suivie d'un dégagement d'acide i bonique. Or le sang tient en dissolution de l'oxygène à l'état de liberté. Et Ici Ait des i)arties organiques a\ec cet o\>gène du sang est mis hors de doute pfj changement de couleur que le liquide sanguin subit dans les vaisseaux du corps. Les globules du sang doivent jouer un rôle principal dans ce
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couleur devient plus foncée ciiaque fois qu'ils traversent les capillaires du «, et plus claire chaque fois qu'ils parcourent ceux du poumon , ce qui les a considérer pendant longtemps comme le substratum du travail de la respira- . Ils annoncent l'attraction exercée par eux sur Foxygène, non seulement par
changement de couleur, mais encore par l'absorption qu'ils font de ce gaz. Le l battu et dépouillé de sa fibrine absorbe de l'oxygène à l'air, et De ]\laack a ^Tfé, dans l'expérience déjà citée précédemment, que deux volumes et demi de olution d'hématine en absorbaient un et demi d'oxygène. !\lais les globules du K paraissent abandonner aisément aussi leur oxygène à d'autres parties organisa; car ils changent continuellement de couleur par des causes opixxsées, ils ne aturent pas d'<yxygène, et leur affinité |)our lui semble se renouveler sans cesse ; K se décomposent pas non plus avec rapidité, puisqu'ils ne diffèrent pas dans ideux sangs, et qu'ils conservent une certaine indépendance dans la circulation. ! fibrine du sang, dont les éléments sont déjà à l'état de mouvement, doit agir ■me un ferment sur les structures organisées du corps entier, et les solliciter à ^er dans le mime mouvement ; elles trouvent, dans le sang et ses globules, l'oxy^ fe qui est nécessaire pour cela.
I & été dit précédemment que, par l'action de l'oxygène sur l'économie, les ières animales se transforment peu à peu en acide carbonique et en urée, ou K:jde urique. Cette métamorphose n'a lieu que dans le corps vivant , et l'on ne t l'obtenir en opérant sur du sang tiré de ses réservoirs. A la vérité, ce liquide tinue, même hors du corps, d'absorber de l'oxygène et d'exhaler de l'acide ^(Inique, et sa fibrine se distingue par la propriété qu'elle a de subir, au moyen 'oxygène atmosphérique, une décomposition en vertu de laquelle du carbone i^gé sous forme d'acide carbonique. Mais ce qni se passe alors diffère totale^ tt du changement que la respiration fait subir au sang. La fibrine humide, nd on l'expose à l'air, se putréfie promptement, en s'oxydant et dégageant de de carbonique ; au bout de quelques jours, elle exhale déjà une odeur de fro' e, et, le huitième jour, la putréfaction, accompagnée d'un dégagement d'amîaqne, a fait de grands progrw. I^ portion décomposée de cette fibrine forme Iqaide trouble, qui tient en dissolution beaucoup d'albumine, séparable par la enr, mais dans lequel on ne découvre aucune trace d'urée. Ainsi , en s'oxy- , la fibrine subit une décomposition telle que son carbone ise convertit en i carbonique, son hydrogène et son azote en ammoniaque : dans la respira* . au contraire, le carbone de la matière organique est bien enlevé par oxyda-> » mais l'hydrogène et l'azote qui resteut après cette extraction , au lieu de 1er ensemble une combinaison volatile , s'unissent avec de l'oxygène et avec portion du carbone pour donner naissance à de l'urée. L'urée peut être fabri- ^ de toutes pièces avec de l'acide cyanique et de l'ammoniaque liquide ; mais de cyanique lui-même se décompose en acide carbonique et en ammoniaque, tid il est à l'état aqueux. Ainsi, dans l'acte de la respiration, la nature sait *r la combinaison azotée qui s'efl'ectue lors de l'oxydation artificielle des ma- « animales, et qui est la cause de l'odeur putride, et la combinaison azotée : elle détermine alors la formation est de celles que l'art ne produit jamais tld il oxyde à l'état humide les substances qui existent dans le sang. i le sang pouvait fftrc oxydé hors du corps vivant et à l'état humide, d'une
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manière telle qii*il ne se formât que de Tackle carbonique, et qiï*on éritlt ductjon de ta oombinaiflQn asotée volatile, Tammoniaqne, on , ea d'antres I la formation putiide, alors <m parviendrait à imiter la respiralioB et prohib aussi à obtenir de Turée artificielle. Mais c'est ce qu'on B*a p« âîre joa attendu que les corps qui abandonnent facilement leur oiygène » oomm le oxydes, en particulier le sunaydc de plomb et Tean oxygénée^ n'agissent p sîMement sur la Gbrinc ou sur le sang : quoique l'eau oxygénée soil décM par la fibrine, avec dégagement de gaz oxygène, la fibrine eUer-roème sepoint par là de décomposition, et il ne se prodoit pas d'acide carboniqiie. (| au dégagement d'acide carbonique que le gaz oxygène, fait naître dans le Mli on ne peut pomt y avoir égard ici , puisque l'acide existe txNit formé dam jei d'où il est expulsé avec tout autant de facilité par d'autres gai , tds que rki gène et l'aicoté.
Les causes qui déterminent, dans le corps vivant, b décomposition Mi ticulière de la fibrine et d'autres matières animales en acide carbonique et ai sont évidemment les organes vivants, et non pas un seul d'entre e^x, le pM puisque les grenouilles auxquelles on a enlevé les poumons survivant encoRQ heures, au moyen de la respiration par la peau, tandis qu'elles périssrat pra ment dans l'huile. Les poumons et la peau ne sont que les surfaces par Iny l'oxygène pénètre dans les cm^M vivants et l'acide carbonique s'en exhale. Gi y a de particulier dans le travail chimique ne dépend pas uniquement, ain BOUS l'avons vu, des matières animales du sang : ces matières, comme bfl ont bien, méuM à l'état de mort, une grande aflSnité pour l'oxygène; ma affinité ne suffit pas, et il est extrêmement probable que les cellules vivari sang, ou tes globules sanguins, jouent un riUe essentid dans la productia régukrisation des combinaisons chimiques, ou qu'elles engendrent eUes-s pmdant lenr conflit avec tous les organes qu'elles traversent, les comhîi azotées dont la sécrétion rénale procure l'élimination.
La comparaison qu'on a faite entre h respiratiott et la combustion est k exacte et inexacte. Les caractères par lesquels la re^iration ressemble > h bttstion lui sont communs aussi avec la putréfaction. Mais la putréfadioi combustion diffèrent autant de la re^iration qu'elles diffèrent l'une de 1 Dans la combustion, l'oxygène détermine, à la faveur d'une haute tempe des décompositions et des combinaisons qui n'auraient pas lieu sans le ea d'une chaleur élevée. La combustion , la respiration , la fomentation et la faction n'ont de commun ensemble que la forme sous laquelle se dégage carbonique.