CHAPITRE V
Wem naamevieais et écm nerffu de la rc«|^lra||«n.
Moufements respiratoires.
L'inspiration et l'expiration ont lieu chez rhonune et les mammifères, pv pliation et le resserrement de la cavité pectorale. Dès que les parois tim
MOIÎVFAIENTS RKSPIllATOinK.S. 271
aricnt , ce qui produit ragrandissemciU de la ]>oilnnp, Pair péuMrc dans la -hcc-artère et ses ramifications, jusqu^aux cdiulcs pulmonaires , qui se disten- U proportioBuellemcnt à la dilatation do la poitrine, eu sorte que la surface
IKHimon se trouve toujours en contact immédiat avec les ))arois de celte der- 9ff. Ce phénomène ne peut avoir lieu ([u'autant que la poitrine est close de toutes rto, et que le poumon n^est pas soumis à une pression atmosphérique extérieure Hnt équilibre à celle que Tair exerce dans la traehée. Mais, dans les plaies pénntesdc poitrine*' il n*y a plus possibilité do faire une pleine inspiration, parce » l'air du dehors agit sur le poumon et contrebalance Teflet produit par celui p^se sur la surface interne des ramific^itions bronchiales. I^c poumon reste alors BR4% quand bien même les parois du thorax s'élargiraient. c tiiaphragme est Torgane qui contribue spécialement à agrandir la poitrine ^ Tinspiration. Quand ce muscle n*agit pas, il représente une voûte dont la re!kité est tournée en haut liorsqu'il se contracte, il 8*aplatit, et par. là destine Tagrandissement de la poitrine, en même temps qu'il refoule l«s viscères !^niinaux. La pression qn*il exerce sur ces viscères les oblige de se porter en H , ce qui explique pourquoi le ventre semble acquérir plus de capacité pen- ^ l'inspiration.
^ que le diaphragme cesse d*agir, les viscères abdominaux se reportent en lire, et le ventre s'affaisse. Dans l'inspiration tranquille, c'est en grande partie kbphragme qui opère à lui seul l'ampliation de la poitrine. L'agrandissement bil de cette dernière est principalement l'elTet des muscles intercostaux ; mais 'italènes, les élévateurs des côtes, les dentelés postérieurs supérieurs, et, en iiral , les muscles insérés au thorax y contribuent aussi, ^and la respiration se fait tranquillement, l'expiration peut être le résultat M limple collapsus, de la réaction des parties précédemment distendues^ qui , ^lenr élasticité, tendent k reprendre leur situation primitive. Au fait, la respi- Im calme semUe moins consister en des contractions alternatives de muscles Ironistes , qu'en une succession de mouvements ins])irateur8 périodiques. 11 vrai cependant que les muscles expirateurs y concoiu*ent par l'action modérée fttOQS les oignes musculaires exercent, alors même qu'ils n'accomplissent pas itODtractions proprement dites. Du moins, est-il certain que l'eipiration se
d'elle-même, dès que l'inspiration cesse. Quand elle est plus forte, les muscles Inteurs agissent avec plus d'énergie : leur action devient même spasmodique ■d le poumon ou le larynx est le siège d'une irritation ; c'est alors qu'on observe inx.
jn muscles expirateurs sont ceux qui abaissent les côtes, compriment l'abdo* B, font remonter les viscères vers le diaphragme détendu , et rétrécissent ainsi witrine <le bas en haut, savoir, les droits, les obliques et les transverses du basitre, les triangulaires du sternum, les carrés des lombes, les dentelés postérieurs firieurs, les sacro- lombaires et les longs du dos.
L'expiration est aidée par l'élasticité des voies aériennes, après que l'air a cessé ks distendre, et par la contraction des fibres musculaires comprises dans leurs rois.
la glotte est dilatée pendant l'inspiration et contractée pendant l'expiration. La ^ chose arrive aux ramifications des bronches. L'air entre et sort ou |)ar la
272 MOUAEMKXTS RESPiKATOlRES.
bouclie ou par le nez. Dans la respiration par le nez, TappUcation de la langM palais ou la clôture des lèvres empêche Taie de sortir par la bouche. Dans cdkj hrbouche, le voile du palais est relevé, et Tair sort par la voie b plus large.
(Jiez les oiseaux, Tair inspiré péaètr^ non seulement dans les poumom,! encore dans les grandes cellules. U a'y a plus ici de diaphragme complet, ■ seulement quelques languette^) musculaires qui montent de Fangle postérievé troisième, quatrième et cinquième côtes à une membrane fibreuse occupant bii inférieure des poumons. L*amplJation de la poitrine dilate les grandes cellflbfl communiquent anec les |)ouinons, de sorte que Tair est obligé de se précipiter ces deniiers. H est ensuite chassé, et <les cellules, et des |)oumons, par Ti des muscles abdominaux.
Les. chéloniens, dont les côtes sont soudées ensemble et immobiles, et les nus,xiui n'ont pat de véritables côtes, ne respirent qu*en avalant Tair. Ls nouilles^ferment la bouche, et dilatent la cavité orale, d*où résulte un vide f cupe aussitôt Tair qui pénètre par les narines ; elles ferment alors le et, par Faction de leur larynx, obligent Tair à pénétrer dans ks poaaH)ns,4 vers la glotte, car un mécanisme particulier, qui sert à clore les narines, permet pas de s'échapper par là; il est ensuite expulsé en partie par ks abdominauj:, en partie par l'élasticité des poumons. Dès que les grenooSki peuvent plus fermer la bouche, il leur devient impossible de respirer, tortues, l'expiration s'opère par la contraction des muscles abdominaux plastron et les membres postérieurs. Les reptiles pourvus de côtes mobiles renl au moyen de l'ampliation et du resserrement de la cavité de leur coif^l ces os (1). ^
L'hypothèse de la coopération des poumons aux mouvements respiratoires il tantôt admise et tantôt rejetée dès les temps les plus anciens. On compte panA partisans: Averrhoes, Riolau, Plater, Sennert, Brémônd (2) ; parmi ceux qri repoussent : T. Rartholin , Diemcrbrœck , Mayow et Haller (S). Les prcfli voyaient que, chez les animaux auxquels on avait ouvert la poitrine, les poaH ne s'aflaissaient pas toujours, et que, dans quelques cas, ils continuaient de sefl voir, quoique les muscles pectoraux n'agissent plus. Flormaim et RudolpU ( parmi les modernes, se sont déclarés en faveur de cette hypothèse. Flormana i les poumons d'un chien noyé continuer de se mouvoir, même après la diii du diaphragme ; Kudoiphi a été témoin du même phénomène chez un d étranglé, après l'enlèvement du sternum et la section du diaphragme et des intercostaux. Ces mouvements des poumons avaient déjà été attribués aux é ments de la cage thoraciciue ; mais ils peuvent aussi dépendre des contraçtioM cœur et de celles des veines pulmonaires. Haller n'a jamais rien obser\é de i hlable : il a toujours vu les poiunons affaissés sur eux-mêmes après Touveii complète de la cavilé pectorale. Je n'ai pas été plus heureux que lui, et je] sume qu'il s'est glissé quelque illusion dans les observations faites par des boa
(i) Voy, pour les mouvements respiratoires des poissons et leur mécanisme , CcviUt ^ comp,, t. IV, p. 871.— Flol'Rexs, dans Mémoht$d\\uat, et dephys, comp,, Paris, i8&â,p
(2) Mém. de VAcad, de» sciences, 1739.
(3) Halum, Elém, physioL, t. 111, 1. 8, p. 226.
(4) Anat, pkysioU Abhandlungat , p. 114.
MOUVKSIKNTS RËSHIRATOIHËS. 273
À dwdngués que Florinaun et Rudoiphi. Du reste, Texposition des contnises qu*a fait naître ce poiat de physiologie n*a qu*uii intérêt purement histo* ue. Les arguments pour et contre se répètent lans cesse, et Ton est finalement îgé de s*en rapporter au témoignage de ses propres yeux, qui , du moins en ce \ me concerne, n*est point favorable à Vhypothèse. Tiedemann a \u des mou« ments dans l'organe respiratoire des holothuries. ïreviranus en igrait égale* EQt observé dans les poum(His des grenouilles, 'après Tapplication de la teinture opiam et de Fextrait de belladone; mais, une fois que la glotte des grenouilles 'ouverte , leurs poumons s'affaissent, et Ton ne pe«t plus y provoquer de coudions (1).
}uant i la contractilité de la trachée-artère et de ses ramifications, «lie ne sau^ être mise en doute. On pourrait même présumer qu'elle eut part au phénole observé par Houstoun , Brémond , Flormann et RudolphL Les anatomistes Baissent les fibres musculaires transversales qui existent à la lace postérieure de rachée-artèrc et aux bronches (2) : Reisseisen assure en avoir aperça à la loupe des bronches tellement déliées, qu'on n'y distinguait plus de cartilages. iUmer (3) est le seul , jusqu'ici , qui ait vu les fibres de la trachée-artère se ttracter par l'action des stimulants. \^edemeyer, dont les expériences ont étÀ les sur un chien et sur un cochon d'Inde, n'a effectivement pas observé de con- Ktians , à la suite d'irritations , tant mécaniques que galvaniques , dans aucun Ittde rétendue de la trachée-artère, soit que la membrane muqueuse eût été jttée, soit qu'elle fût restée en place ; mais les ramifications bronchiques de lî quarts de ligne à une ligne de diamètre se resserrèrent peu à peu jusqu'à ftcement presque complet de leur cavité. \^edemeyer, ayant dépouillé la trafMrtère d'un chien vivant de son tissu cellulaire, dans une étendue de deux pces, excisa un lambeau de la paroi antérieure ; les irritations mécaniques et liniques, portées sur la paroi postérieure, ne provoquèrent aucune contrac- |. L'expérimentateur se bâta alors d'ouvrir la poitrine, d'enlever les poumons, |e leurs bronches, et d'y pratiquer plusieurs sections : les troncs des bronches ne pèrent aucun signe de contractilité. Wedemeyer crut bien voir le galvanisme imniner une constriction dans les ramifications dont le diamètre était d'environ (ligne ; mais le phénoQiène s'opéra d'une manière très lente. Yarnier avait déjà f des observations semblables à ces dernières.
Hn mouvement rhythmique de la trachée-artère accompagnant la respiration, |Bi pourrait, dans ce cas, être volontaire, serait un fait totalement isolé. Le |pl diolédoque exécute bien aussi des contractions rhy thmiques ; mais ces mou- |Knts sont soustraits à l'empire de la volonté, tandis que ceux de la trachéeptt, coïncidant avec les autres mouvements respiratoires, devraient être vdon-
C, comme ces derniers. Or il est fort peu vraisemblable que l'influence de la té s*étende jusqu'aux branches du conduit excréteur d'un viscère. Il se pour- |il|oe la contractilité dont jouissent continuellement les fibres bronchiques dépidnât un resserrement rhvthmique, lorsque la distension inséparable de l'inspi-
9) Camp, sur ce sujet Lund, Vivisectionen , p. 2A3-350.
P) RussasBx, Defabriea jndmonum. Berlin, 1822.
m VnterBuckunçen ueber die nœekttt Unache de» Hustens, Leifttick, 1819.
ratioti viemirail à cessor ; mais il serait possible aussi que le phénomMtê ë la seule élasticité, car les bronches et leurs ramifications sont pourvues de longitudinales jaunes et élastiques.
Chez les oiseaux, la trachée-artère esi réellement susceptible de se rao d'une manière volontaire par Faction de muscles particuliers, appelés ster chéens etfaypsilo-trachéens, comme aussi, chez beaucoup d*animaux de cette par celle d'autres muscles spéciaux qui appartiennent au larynx inférii servent au chant 11 est digne d'intérêt que les premiers de ces mnsdt |iourvus par un nerf particulier, une seconde branche descendante de Thypc qui descend presque jusqu'au larynx inférieur, et qui (cliez le dindon), tribae aux muscles stemo et hypsilo-trachéens, tandis que le nerf récurrei tiné en grande partie à Toesophage , n'envoie à la rencontre de cette b qu'un rameau tradiéal proportionnellemeut très-court.
CheE l'homme, f ampllation des bronches, le racconrc ifeement de la tr artère pendant Tinspiration, que quelques personnes ont observé, et Tallong de ce tube dans l'expiration, paraissent être tout simplement une conséc] mécanique de la dilatation et du resserrement de la poitrine. Le larynx luil'abaisse un peu dans les inspirations profondes, et remonte pendant Fexpir
Inflaence des nerfe sur la respiration.
I^s monvements respiratoires sont très compliqués , et entrent dans le d'action de nerfs tout différents : cependant la source de l'activité dont jou ces nerfs est la même pour tous. Les mouvements respiratoires sont :
i"* Des mouvements de la face, qui d'ailleurs ont rarement un caractère f mique, comme le soulèvement et l'abaissement des ailes du nez, et les effb plusieurs muscles faciaux. Ces mouvements ont lieu dans les actes viok involontaires de respiration, et même dans les cas de débilité extrême. I pendent du nerf facial, que (iharles Bell appelle le nerf respiratoire de la fi
2* I^ dilatation de la glotte pendant l'inspiration, et son resserrement [M l'expiration. Ce mouvement est sous la dépendance du nerf de la paire \^ de l'accessoire), notamment des deux nerfs laryngés, le supérieur et rinfèr* récuiTcnt.
,V I^ dilatation de la poitrine dans l'inspiration : nerfs rachidiens.
ti"* La contraction du diaphragme dans l'inspiration : nerf diaphragmatiqn
5"" Ënfm, la contraction des muscles abdominaux dans ]'e\])iratiou : nei chidiens.
Ainsi le système des nerfs respiratoires comprend le facial, la paire vagw cessoire , et beaucoup de nerfs rachidiens qui sl* répandent dans les mosi tronc.
f Ihac^n de ces nerfs a son centre d'actiou à part, et les fonctions de Fm vent cesser sans qu'il en arrive autant h colles do l'autre. I.a section de i d'eux supprime La part qu'il prend à la respiration. Alais la destruction moelle allongée abolit tous les mouvements respiratoires à la fois, même 1 dos nerfs qui naiss(,*nt do la niooiio ^•|>iniùre. Celle-ci joue iK)ur ainsi dire, « h la s*Mirre des mouvements ros|>!ratoin»s, lo rôle do tronc dos nerfs qni en
iNFi.ri'VCK !u:s NKuvj; sin i.v iuspiuation. 275
;e. l.nfsqit*on la roujvî aiMlrssns du iX)inl do drpaii di's nerfs dorsanv, Ks ivements des muscles des côtes cl du bas-venlic sont supprimés , mais kvs es persistent. Quand on la coupe au-dessus du nerf pbréniquo, le diaphragme ent inactif aussi, tandis que les nerfs qui proviennent de la moelle allongée •même continuent d'exercer leur action. Les nerfs situés au-dessous de la >ii sont bien encore aj)tes à exciter le mouvement lorscpf ils viennent à être es ; mais ils ne peuvent plus recevoir aucune détermina lion de la source? c^mic de tous les mouvements sinniltanés , \olontaires et involontaires, par le Dours dcMjuels s'accomplit la resi)iration. Vue lésion de la mo<.>IIe allongée prime tous les mouvements respiratoires, tant ceux du inmc que ceux qui dédent de la paire vague.
Test Legallois qui a démontré cette connexion entre la moelle allongée et la pîraition. Il a prouvé qu'aucune autre [)artie du c^^rveau u'est la source des mremcnts respiratoires, et que, ([uand on enlève le cerveau d'un animal, tranche 'tnnche, d'avant en arrière, ces mouvements cessent tooB ti la fois dès qu'on ânt la moelle allongée, à l'endroit d'où sortent les nerfs de, la paire vague : ■i la moelle allongée est-elle en quelque sorte la partie la plus \ulnérable de ioéphale, celle du moins dont les lésions entraînent les suit(>s les plus dange- ■ses. l'ne lésion de la moelle épinière au-dessous du quatrième nerf cervical, I n'intéresse pas l'origine du nerf phrénique, ne su|)prime ])as non plus la r(\s- ■tion. l n enfant anencéphale respire et crie en venant au monde, |)ourvu que ■Miellé allongée existe chez lui (1).
Ca lésion de la ])aire vague au cou paralyse les branches qui naissent au-dessous <e point, par conséquent le nerf récurrent La conséquence est que l'animal ■ k voix, et qu'il lui devient difficile d'ouvrir la glotte. CejKMidant la voix re- Étao bout de quelques jours, parce que les muscles du larynx sont |)ourvus à IHlfNtr les deux nerfs laryngés, le supérieur et l'inférieur. Après la section du illvyiigé supérieur et du nerf récurrent des deux côtés, le larynx est compléiHt paralvsé (2). Magendie avait ])rétendu que le nerf laivngé infériem* s<^
t) C. Bkll, Exposition du système naturel des nerfs (tu corps humain, Paris, 1825. — Comp» lîuB*s Àrckir, 183&, p. 168.
Q Quand il sera question du système nerveux, nous reviendrons sur les assertions contenues ftee paragraphe. Ici, cependant, nous devons présenter quelques remarques. Longet dit avec Mt que , pour bien apprécier les effets de la section des nerfs vagues sur le$ organes respira* iàf U faut connaître ceui de la section des nerfs Iar}ngé8. Le laryngé supérieur n^influence tt qu*à l'aide des filets quMl fournit aux crico^ihyroîdîens , muscles tenseurs des cordes Ibl La section de ce nerf ne compromet pas la respiration, et n'apporte aucun obstacle à kiiicUou de Pair dans les voies respiratoires, parce que les muscles crico-arylénoîdiens pos- \t qu*anime le récurrent, et qui paraissent èu-e les seuls muscles respiratoires du larynx , continuer à dilater la glotte lors de chaque inspiration. L'opération n'entraine qu'une de la Toix, qui devient rauque. Quant au nerf laryngé inférieur* Longet a reconnu distribue à la fois aux muscles constricteurs et aux muscles dilatateurs de la glotte, de i*il est inexact de dire que Tocclusion de la glotte , qui suit , dans certains cas, la section •er&, soit due aui muscles constrtcteNrs , qui conserveraient encore leur action. Les 9 qu*il a constatées dans la conliguration de la glotte suivant l'âge des animaux lui expliquer les effets différents qui , par rapport à la respiration, résultent de la section Tenu. Ainsi, dit-il, les vieux animaux survivent ik celte section, paixeque, chez eux « I arrière de la glotte proprement dite , dans Tesparc inlor^aryténoîdion, un*» ouverture
276 INFLUENCE DES \ERFS SI R LA ftESPlRATJON.
rend sculemenl aux muscles qui dilatent la p;lotte, et que le supérieur est dpsii à ceux qui la resserrent ; mais les reçhercbes de Schlemm et autres expéruBei tateurs n*ont pas confirmé cette asseilion : les deux nerfs se distribuent aux ém ordres de'tnuscles. S'il y a une différence entre leurs fonctions, elle ne tieute* tainemcnt qu'à ce que le nerf récurrent, dont le trajet est si remarquable, etfî a fles anaiftomoses avec le grand sympathique et le plexus cardiaque, contientMi seulefllcnt des fibres de la paire vague, uerf moteur soumis à rempircdeia]N|f; lônté, mais encore beaucoup de fibres du grand sympathique. D'autres bnncki^ profondes de la paire vague, qui s'anastomosent souvent avec le grand s>inpat ne peuvent plus servir de conducteur à la volonté délerminative de roouvei telles sont celles de l'œsophage et de l'estomac.
Il suffit de contempler un homme fortement excité pour acquérir la con! que les mouvements dépendants de la respiration s'étendent presque par corps ; car on en o|)serve alors au ventre, à la poitrine, au cou et à la face. présume qu*i] y a, id|H la moelle allongée et la moelle épinièrc, un système j ticulier de fibres quî^ésident aux effets simultanés et cx)ncordaDts des ncrfo piratoires. Tous les nerfs respiratoires servent aussi à l'expression des
Le système respiratoire de mouvements et de nerfs est fort souvent at d*état morbide, soit dans la totalité, soit ^hins quelques paities seulement sphère d'action. L'asthme est un exemple d'affection convulsive du système! tier des nerfs re^iratoires. >Iais une circonstance à laquelle Bell n'a point attention, et qui me parait répandre beaucoup de lumière sur un grand de phénomènes, c'est que ce système peut être sollicité à provoquer des ments convulsifs par Tirritatiim de toutes les parties qui sont munies de hranc^^ muqueuses. L'irritation de la membrane pituilaire détermine l'étemui celle du pharynx, de l'œsophage, de l'estomac, de l'intestin, met en jeu les< mouvements respiratoires d'où résulte le vomissement; celle de la vessie eti matrice donne l'impulsion à l'ensemble des mouvements respiratoires qui plissent la défécation involontaire, l'émission de l'urine et l'expulsion du de la conception. L'irritation de la membrane muqueuse du lanux, de la tr
béante, à bords curvilignes et résistants { glotte rt\^pirot(Hre), qui permet encore Teotiéll sortie de Tatr, malgré la paralysie du larynx ; mais, chez les jeunes animaux, une disposition n*exîstant pas , la paralysie qui résulte de la section des récurrents aro^nc Te de la glotte dam toute son étendue , et par cnns<^quent la mort iiamédiate par sufforat reste , Longet signale un fait digne d^inlérCt. qn^il a observé rlie?. les animaux soums i Vt des nerfs laryngés inrérieurs : cVst l'accroissement numérique des inspirations dans ai' donné. Ainsi, le nombre des inspirations, qui, chez un chien adulte, est de i8 à 20 pan s'élève, après TopéraUon, à une moyenne de 30 à 32, tandis que, chez les chiens ^ près de trois mots, qui, dans une minute, respirent 22 à 25 fois, on peut compter josqa*i< spirations. Le lapin adulte, qui Tait de 60 à 70 inspirations dans lé temps indiqué, prati jusqu^à 100 et même 108. CVst encore par le rétrécissement de la glotte que Longet' ce résultat , car les dimensions de cette ouverture ayant diminué de moitié , par exemple,] clair qne, pour établir une compensation , le nombre des inspirations devra devenir considérable En éliminant tous les cas dans lesquels la glotte s*est immédiatement rétridibl pour gêner en peu de jours Thématose. Longet ^it quVn particulier les chiens a «fn/lcii point assez Incommodés de la section des récurrents pour en périr. II en a conservé cinq semaines qui ont joui d'une bonne santé, et chez lesquels, après les aroir toés, il ali|( les ponnons parfiiitement perméables et c xcmpts de toute trace d'engouement. (îVore èi M