CHAPITRE PREMIER
Wem •écrétlona ro générAl.
que le sang traverse les réseaux capillaires, pour passer des dernières lans les premières veinules , une partie des substances qu'il tient dis- L'tre , par imbibition , dans le tissu des organes. L'action que ceux-ci jr ces substances leur fait subir uti changement chimique : certains malt attirés , et d'autres sont abandonnés au sang par les molécules orga- «-mêmes. On peut désigner sous le nom général de métamorphose les its qu'éprouvent les parties du sang qui quittent le torrent de la circu-
tance peut subir ainsi trois genres de métamorphose : ssusception , nvtritim , c'est-à-dire conversion de principes constituants i matière organique de divers organes. Nous en avons traité dans la preion.
mdon ; conversion de principes constituants du sang , à la surface d'un 1 matière solide non organisée, ce qui détermine l'accroissement des I organisées. Nous nous en sommes occupés précédemment aussi. ^tion ; conversion de principes constituants du sang , à la surface d'im 1 une matière liquide qui doit être éliminée du corps. C'est celle-ci que s examiner.
ières qui peuvent être éliminées du corps par Teffet de co conflit chimile sang et un appareil sécrétoire , sont :
matériaux qui existaient déjà dans le sang, et qui ne font qu'en être Dmme Furée par les reins , Tacidc lactique et les lactatespar les reins et ^n donne à c^s produits le nom collectif d'^a:cr^/idn«. I^s excrétions :ontre le plus généralement dans le règne animal , l'urine et la sueur, ; chez l'homme ; cependant il n*est pas constant que les matières excrés réagissent toutes à la manière des acides , comme le suppose Berzelius ; de quelques herbivores est alcaline, et les excrétions propres à certains r sont aussi quelquefois , ainsi que je l'ai constaté dans la sécrétion acre it la peau des crapauds.
substances qui ne j)euvcnt pas être extraites immédiatement du sang, lies n'y existent pas , et qui sont le produit d'une élaboration chimique pes immédiats de ce liquide, comme la bile, le sperine, )e lait, le muen UH mot les sécrétions propremeiit dites.
34/» DES SÊGAÈliOiNS £^ GÊiNÉHAL.
Parmi les sécrétions de c«tte deruièrc espèce , il en est qui sont de simples a* crétions, qui n'ont plus aucun office à remplir dans réconomie, et qui senott tout au plus, soit à nuire à d'autres animaux , soit à défendre ceux qui les prodnsent , parfois aussi à attirer ou repoi^ser d'autres animaux [Nir les odeurs particulières qu'elles exhalent , et à jouer ainsi un rôle quelconque dans le pbn de l'économie animale de la nature. Des excrétions de ce genre sont fournies, dans le règne animal , par prestfue toutes les parties de la surface du corps : telles sont Is sécrétions acres d'un grand nombre de coléoptères, des guêpes, des abeilles et des scorpions ; la matière dont les araignées , certains insectes et quelques moli» ques bivalves fabriquent des tissus; l'encre des céphalopodes, la matière à odor de musc que sécrète la glande sous-maxillaire des crocodiles ; les sécrétions es larmiers des ruminants , des glandes faciales des chéiroptères , des glandes teiD|»raies de l'éléphant , des glandes qui s'ouvrent par de nombreux pertuis à Ybffh chondrc des musaraignes ; des glandes dorsales du tajassou , de celles du crfNfM des oiseaux ; des glandes musquées de la queue du Sorex moschatus: des gbata anales de la loutre, de la taupe, du castor, de l'hyène, de la civette, de; glandes préputiales du hamster, des rats et des castors ; des follicules inguinan lièvre ; des bourses à musc qu'on ti ouve sous la peau du bas-ventre chez le musc , où elles s'ouvrent au-devant du prépuce ; des glandes crurales de sauriens , de la glande à venin des ornithorhynques, des glandes situées entre onglons chez plusieurs ruminants (1).
Ces diverses sécrétions peuvent produire des effets hors de l'animal qiB fournit ; mais elles peuvent aussi avoir de l'importance pour lui-même, en ce ([ue leur formation doit s*accomplir aux dépens de certains matériaux i du sang, à la composition duquel, par conséquent, l'élimination continuefle éléments nécessaires pour leur donner naissance fait éprouver des chai chimiques. La suppression de quelques unes d'entre ces sécrétions serait peut aussi préjudiciable que celle de certaines excrétions morbides, qu'on peut dérer comme des espèces d'appareils servant à entretenir la compositioa du sang. Lorsqu'une combinaison organique se convertit en une autre corps, certains éléments qui sont superflus pour donner naissance à cette s'échappent du coq)s ; c'est ainsi, par exemple, qu'il doit y avoir un d d*acide carbonique dans la conversion du sucre en alcool : on peut considérer même point de vue non seulement l'excrétion de la sueur et de Turiiie, encore les matières excrémeutitielles particulières à certains animaux. La et l'excrétion de l'urée sont la même chose, relativement à la production d'un posé organique plus noble, que le dégagement d'acide carbonique» eu égard transformation du sucre en alcool.
Si l'on applique ces considérations aux sécrétions morbides, on est obligéde tiuguer deux espèces de ces dernières. Dans les unes, un produit sécrétoire bide est actuellement nécessaire au maintien de la composition normale du il n'y a pas moyen de le supprimer sans danger tant que la formation du général n'a pas subi un changement favorable. Les autres ne dépendent qoe conditions purement locales, et ne se trouvent pas dans le même cas. Ainsi,
(Ij foy» J. ML'ELLKn, De ylandularum sccci'ncntium struclura penitiaru Lcipûdi, iNl»
DES SÉCRÉTiOAS EiN GÉNÊHAL. 5ft5
S d'une amputation qui a été nécessitée par une suppuration trop abondante, i sans caractère dyscrasique, la chirurgie agirait en sens contraire des prins d'une saine physiologie en cherchant à établir des sécrétions supplétives et ftutant la guérison par première intention.
armi les sécrétions de la seconde espèce, il eu est qui, comme le kit, la bile, le me et le mucus, remplissent encore d'autres usages dans l'économie animale. .es véritables sécrétions sont fréquemment de nature alcaline; mais aucune ne t d'une manière constante, et il suffit de causes légères pour les faire passer du ictère alcalin au caractère acide, et vice vet^sa, comme il arrive à la salive et au ; pancréatique (1).
l^ formation des sécrétions spéciales, qui n'existent pas déjà dans le sang, sup- K un appareil chimique doué d'une action particulière, que ce soit une mem- MK ou une glande. Elle cesse pour toujours après la destruction de cet appareil, mme la sécrétion du ^rme après l'ablation des testicules, celle du lait après Ktirpation des glandes mammaires, celle de la bile après la ligature du foie entier Kz la grenouille). Haller s'est donc trompé quand il a prétendu que presque tous produits sécrétoires pouvaient être fournis d'une manière morbide par tout pK quelconque de sécrétion (2). Au contraire, ceux de ces produits qui existent m le sang lui-même, comme l'urée, peuvent être éliminés dans toutes les ré- Wê du corps après la destruction de leur émonctoire naturel Les faits qui se ifiortent ici seront analysés plus loin, lorsque nous traiterons du changement des ïétions.
Mets appareils chimiques des sécrétions animales sont ou des cellules, comme les Iries adipeuses, ou des membranes, comme celles qui portent l'épithète de se- IKS, ou enfin des organes d'une structure particulière ou complexe, qu'on aplegbndes.
1* Cellules sécrétoires. Ici se rangent les cellules de l'ovaire (vésicules de mt), qui sont pleines d'un liquide albumineux dans lequel se forme l'ovule. On k également y rapporter les cellules du testicule de certains poissons, tels que Igoille, la lamproie et quelques autres, chez lesquels le testicule n'a point de pisits séminifères, ni de canal excréteur, comme Rathke l'a observé le premier, kmte que le sperme tombe, par déhisccnce des cellules, dans la cavité abdomir« où il arrive à la faveur d'une simple ouverture. C'est dans le tissu adipeux fch sécrétion par des cellules a le plus d'étendue.
(i graisse n'est qu'un dépôt dans les cellules adipeuses. £lle s'amasse ainsi dans pamicule sous-cutané, dans l'épiploon, autour des reins, dans la moelle des os, IV beaucoup d'autres points. Les cellules adipeuses sont rondes chez l'homme, yédriques chez la brebis et les animaux dont la graisse a les caractères du suif. lidÎTerses graisses animales diffèrent surtout les unes des autres par la tempéra- 9i laquelle elles restent liquides, celle qu'elles exigent pour entrer en fusion, et fvoportions d'élaîne et de stéarine qu'elles contiennent La graisse des animaux pg froid demeure liquide à la température ordinaire. La composition de la
1) Schuttze a donné, dans son Anatamic comparée, un lableau complet des réactions acides akalioes des liquides animaux, m EUm. pkynoL^ L 11, p. 369.
d/î6 DES SÉCRÉTIONS BN GÉNÉRAL.
graisse a dùjà éit* indiquée précédemment Cette graisse libre est eiempte é'nat tandis que d*autrcs, comme celles qu'on trouTc combinées dans le sui^et leev veau, contiennent de Fazote et du phosphore. Au reste, la stéarine et l'étalDeMl solubles dans Talcool chaud et Tcther, et Télaïne reste dissoute dans le praïkr (le ces deux liquides lorsqu'il se refroidit I^ graisse sert, d'un côté, k irroadirb formes ; de l'autre, à garantir les parties internes, en sa qualité de coips niMiÉ conducteur de la chaleur. 31ais on peut aussi la regarder comme un d^ è matière nutritive, qui, en se combinant avec d'autres substances animales, oi» saponifiant dans les cas d'inanition et d'amaigrissement, devient sosoqMîbleèf di$i»oudrc avec une grande facilité, et de rentrer dans la masse du sang, oà eflefll à des combinaisons organiques.
Les conditions pour que la graisse se dépose en grande quantité sont lasDnlii»i| dance des aliments non azotés, comme l'amidon, etc. , et le défant de mouTi Ainsi on engraisse les oies, les bêtes à cornes, les cochons en les noiirrianatl farineux et les condamnant au repos. Suivant Liebig, les aliments non anHéK ne contiennent pas de graisse, comme l'amidon et autres, se convertissent es ( substance dans le travail de la nutrition. Dumas, au contraire, la fait promirl la graisse d(!Jà contenue dans les végétaux, sans admettre cette sorte de iiiation.
Le mouvement détermine un renouvellement plus rapide des matériain, cité par l'oxygène que la respiration fait pénétrer dans le sang, et qui, se uant avec la graisse, lui enlève du carbone, qui repasse dans l'atmosphère ï FI d'acide carbonique. 1^ môme chose arrive sous l'inOnence de la faim et le sommeil d'hiver. Chez l'animal tourmenté par la faim, la graisse est la chose que décompose l'action incessamment dévorante de l'oxygène. Les hivernants Huisscnt par ])erdre toute leur graisse, dont l'oxygène les dépoiule| à peu, la respiration persistant chez eux, bien qu'à un faible degré.
2" Membranes secrétaires, A cette catégorie appartiennent surtout fes branes séreuses, les membranes muqueuses et la peau.
a. Membranes séreuses.
Elles sont composées de fibres semblables à celles du tissu cellulaire, la même manière en faisceaux, et entrelacées les unes avec les autres. On fsi tingue trois sortes: les bourses sj/noviales, tant les sous-cutanées que ceDei enveloppent de toutes parts, ou d'un côté seulement, les tendons; les Sf/noviales des articulatùms, dont le produit, appelé synovie^ est un liquide mineux et alcalin, que la clia leur coagule ; enfin les membranes sérettses desffii sacs clos de toutes parts, qui s'appliquent en double sur les viscères, de à laisser leurs deux Burfac(*8 libres de glisser l'une sur l'autre.
Les capsules et les membranes synoviales des articulations et les séreuses des viscères ont, d'ajrès Henlc, leur surface libre et linc revêtue couche de cellules épithéliales disposées en manière de pavés, dont les synoviales des tendons sont dépourvues. Les cellules épithéliales de membranes séreuses sont parsemées de cils, qui, par leurs mouvements, tiennent un courant continuel de liquide le long des parois de la membiaac sont le péricarde des grenouilles, et une partie de leurs parois ahdomîmhi» )9 trompe et l'ovaire (Mayer). Le péritoine a I9 même structure chef hs fi
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S tr»mbeiit dans la cavité ventrate, d'où ils sortent par des ouvertures , comme chez les saumcHis (Vogt).
iranes séreuses forment, avons-nous dit, des sacs clos de toutes parts, le souffre que peu d'exceptions, parmi lesquelles il faut ranger Tou- )minale des trompes de Fallq)e, chei la femme et tous les autres lébrés (sauf toutefois les poissons), et les ouvertures qui, chez les lales, les saumons, les anguilles, les lamproies, mènent du ddbors î du bas-ventre. lie péricarde lui-même communique avec la cavité :hez les esturgeons, les squales et les raies, et cette communication \ que partout ailleurs chez YAmmocœtes et les myxinoldes (1). re souvent que les cavités séreuses sont pleines de gaz pendant la vie, souci de savoir quel pourrait être ce gaz. C'est une idée complète- Les sacs séreux sont tellement remplis par leurs viscères, petidant la reste pas de vide dans l'intérieur, où les surfaces ne sécrètent que la liquide nécessaire pour faciliter leur glissement l'une sur l'antre, et Telles ne contractent adhérence ensemble. Ainsi les viscères abdomi- »uniis à une pression constante de la port des muscles du bas-ventre \ [] canal intestinal est le seul point où l'espace de la cavité abdominale ques changements vers le haut et vers le bas. Pendant la vie , il le moindre vide entre la [^èvre costale et la plèvre pulmonaire, car les poumons suivent constamment les mouvements du thorax, condiueUc la respiratkm ne serait pas possible. On n'a pas besoin non plus lucune substance gazeuse ni aucun liquide entre le péricarde et le ujours il y a une partie de ce dernier organe qui se trouve distendue tandis que l'autre est resserrée sur elle-même : Taccumulation du la portion dilatée, que ce soit l'oreillette ou le ventricule, remplit ue instant la cavité du péricarde, et, quand bien même la systole du cœur pourrait faire naître un vide dans ce sac, les poumons t à le remplir, en vertu de ia pression que l'atmo^ère exerce sur la ne dos bronches. Les recherches de Alagendie ont appris qu'il eiiste, Ile épinière et l'arachnofde, une certaine quantité de liquide, qui je dans les ventricules du cerveau ; mais de liquide est situé en dcliors rachnoïde, entre elle et la pie-mère.
éreux sont unis les uns aux autres par des relations sympatliiques ; ih fuent aisément leurs inflammations. Une maladie qui leur appartient un épanchemcut de sérosité dans leur intérieur, phénomène auquel (mt lieu les maladies organiques des viscères qu'ils envelop])ent II a cédemment de leurs vaisseaux sanguins.
mes muqtteuses.
iive à toutes les surfaces ()ar lesquelles des parties intérieiuvs commu-
n générale est que les sucs à air des olseaut feicemient ja^qne dam le lMs*vfDtrF, res abdominaux soûl tous enveloppés par eux ; c^est une erreur. D*aprè9 mes obles poules, les deux moitiés du foie et ia plus grande partie du canal intestinal sont wcs aériens, qui descendent de chaque côté dans les compartiments spéciaux de i ne communiquent point avec ces sacs , et daps tésquelt Talr ne s^IntroduEt pa^ je ccux-^ par la tmdiée-art^.