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DE LA RÉGÉNÉRATION

^s |K)iypcs qu*0Q fend en travers ou en long repi*oduisenl la moilié qui r a été enlevée; on peut même les couper en plusieurs morceaux, qui redetinent chacun un animal entier. Si Ton se représente le polype entiei* comme système de molécules, de cellules, toutes semblables, eu égard à la force dont !S sont animées, et qid ne demeurent soumises au principe organisateur indiuel qu*autaot qu'elles ont une certaine affinité avec lui, et si, d*un autre côté, se représente la force organisatrice individuelle comme le résultat du concours [Ction des molécules, on conçoit que les portions coupées contiennent, à leur ir, des systèmes de molécules semblables. Ici également le principe organisair fait qu*en raison de Taffinitédes molécules les unes pour les autres, la portion tachée revient à Forganisation d*un nouveau polype. Quand le polype atteint le certaine grosseur, quand le système des molécules semblables en énergie est >\enu considérable, les molécules paraissent avoir plus d'affinité les unes pour » autres qu'elles n'en conservent pour le tout, et alors il y a tendance à produire i9 bourgeons , qui finissent par se détacher et devenir de nouveaux polypes. Si Ton applique ces faits aux germes des animaux supérieurs, on voit qu'ils ne mt divisibles et susceptibles de régénération qu'autant qu'ils consistent en une Astance homogène, dont toutes les parties possèdent encore un égal pouvoir de >^Kluire une organisation individuelle. Supposons que, i)ar l'effet d'une causer connue, le blastoderme d'un animal supérieur se divise jusqu'à une certaine ^fondeur, à l'endroit où doit apparaître plus tard soit la tète, soit la queue, il xra, tout aussi bien que chez une planaire divisée en deux bourgeons encore fcérents, se produire deux télés ou deux queues, c'est-à-dire un monslre ^ble (i). Les monstres doubles ne peuvent être expliqués tous ni par la scission Mn germe ni par la coalition de deux germes. Beaucoup d'entre eux se conçoivent *« bien par l'adhérence de deux germes, ou par la production, dans un mémo kAoderme, de deux embryons qui s'accolent ensuite, surtout lorsque les |)arties ^larées ont beaucoup d'étendue. Il est certain que cet accolement d'embryons a jtt en réalité, et l'on en a la preuve dans les fœtus qui ne tiennent Fun à l'autre W jKir une {)etite partie, par exemple, l'occiput, comme dans le cas décrit par Kkow (2). Les embr^'ons qui ne sont attachés que par la face, et qui d'ailleurs |Ç doubles, c'est-à-dire les monstres doubles à une seule tète, avec deux troncs rlhrement séparés, ne s'expliquent pas bien par Thypothèse d'une scission : ils ifieiment vraisemblablement de l'adhésion des germes aux endroits où devraient fft des parties de même nom, de leur coalition , soit par la face, soit par litres régions du corps, où les parties homonymes semblent exercer une cerfft attraction les unes sur les autres. Mais, d'un autre coté, on ne rencontrerait |l moins de difficultés si l'on voulait expliquer par l'union de deux germes les |Mt» qui ont quelque partie en plus, par exemple, un doigt surnuméraire, ou tt CKes avec un corps simple (3).

i) IfuiLLii, dansMicKiL*9 Àrehh, 1828, p. i. É) De manstris dupUeibus tfertieibu» inter ujunetis, Berlin, 1821.

m On possède quelques observations de monstres doubles chez le poulet, à une époque où SuederiBe eiistatt encore (C.-F. Wolff, Nov, comment, acad» Petrop. 14, 656. — Rabii« kà UtaatL's Archir, 1827, 576). Dans !e cas rapporté par WolfT, les deux embryons, qui complets, ne tenaient ensemble que par In portion de la membrane {çerminative com-

326 DE LA BÊr.ÊNÊRATlON.

Dugès a fait voir qae les planaires possèdent le pouvoir reproducteur à un hui degré. Chaque huitième ou dixième de Tanimal peut reproduire un îndivido complet ; chaque portion détachée du corps régénère complètement ce qui lui manque, en douze ou quinze jours pendant l'hiver, en quatre durant rété. Quelquefois les planaires se partagent en deux animaux par scission transversale. Dugès a trouvé dans Teau un individu qui avait deux moitiés de queue, et, quand il fendait et long la partie antérieure du corps des planaires, il obtenait un monstre ayant den tôtes parfaites.

Chez les annélides, les troncs des vaisseaux, le système nenenx et le canal iitestinal s*étendent d'une manière à peu près uniforme dans toute la longueur éi corps de Tanimal, dans les divers segments annulaires qui le constituent. Oi animaux sont donc composés d'une succession de parties uniformes placées i h suite les unes des autres, ce qui suffit pour expliquer conunent , nia^;ré lenro^ ganisation complexe, la section transversale de leur corps ne les empêche pvé reproduire ce qu'on leur a enlevé. O.-F. MueUer (1) a vu les néréides régéDérerb segments qu'on avait détachés de leur corps. Bonnet a vu aussi quatre, ctDq,fl anneaux reproduire l'animal entier dans la Nais variegata^ et la même dm arriver aux deux moitiés d'un ver de terre. Cette dernière expérience n'afiii réussi à Dugès, quoique les vers de terre reproduisent leurs anneaux ks ph antérieurs et la portion antérieure du coYps, quand on les leur enlève. AncsiA ces animaux ne survit à des sections longitudinales, probablement parce qwi| deux moitiés ne contiennent plus alors les membres différents du tout

Les astéries, les mollusques, les insectes, les crustacés, les arachnides Rfi duisent certaines parties de leur corps, après qu'on en a pratiqué TaUatioiL 11 certain que les limaçons régénèrent une portion de leur tète et leurs 1 quand le cer\'eau, qui repose sur l'œsopliage, n'a |)oint été atteint (2). S^^

Suivant Heincken, les araignées ne reproduisent plus leurs pattes lorqi' cessent de muer, ou qu'elles sont tout à fait adultes. I^s lanes des insectes Rp^â t duisent leurs antennes, ce que no font pas les insectes [)ariaits (3). Quand lei mes sont encore à l'état de larve, ils reproduisent les pattes qu'ils viennent ï

La régénération des pattes chez les crustacés est un fait bien connu {h).

On ne connaît, chez les poissons, que la reproduction des nageoires, ti Broussonet (5).

Pariiii les reptiles écaillcux, les lézards reproduisent leur queue : cepeodiit: ne se forme iKis de vertèbres complètes dans celle qui repousse, mais une colonne cartilagineuse. Les salamandres réparent également la perte de

mune qui se prolonge en intestin à la région ombilicale. Dans celai de Baer, Vurtû

au Heu d'avoir, comme d'ordinaire, la forme d'un biscuit, affectait celle d'uo coor.Ui'

bryons avaient une tôte commune; leurs corps divergeaient au croupion. Dans tin

par Reichert, la tête était simple, ainsi que Varea pellueida en cet endroit,taiuU8 fM le H^P ,^^

et la portion correspondante de Varea étaient doubles.

(1) Von den Wûrmem des sûssen und saliigen Waasers.

(2) Voy. ScBwuGfiui, Naturgesckiehte der skeUtlloun ungegliederteH Tkkrg,

(3) Frobicp's iVufûrn, 606,607.

(h) IS'flr, net, r,at, evr,, t XII, p. 563. (5) KfitiKRS, Von (tfr W'ieJnrvzmffung, Wiir/bourg, lS2i, p. 51.

REPRomJ(mo^ des tissls. 325

eue, d'après Spallanzani. Nous avons là un exemple de reproduction de la partie itérieure de la moelle épinière (1).

Les pattes renaissent chez les salamandres, tant jeunes qu-avancées en âge. Rupbi a observé que les nerfs de la nouvelle patte n'étant séparés de ceux du nçon par aucune limite distincte. La reproduction de la mâchoire inférieure a 11 aussi chez ces animaux, et même, chez les tritons, d'après Blumenbach , celle Toeil, avec la cornée, l'iris, le cristallin, dans le cours d'une année; mais il y me condition indi^nsable, c'est que le nerf optique et une portion des memmes de l'œil soient demeurés intacts au fond de l'orbite. Le blastème dont se ment ainsi peu à peu les diverses parties d'un organe perdu est d'abord gelaeux et transparent ; il se montre sous la forme d'un cône gélatineux au moignon s pattes et des branchies qu'on a coupées à une larve de triton. Ce blastème, ij^âe comme de l'eau, et d'abord dépourvu de vaisseaux, se voit dès le second troisième jour au moignon de la branchie, d'après Steinbuch ; puis il s'allonge forme de cylindre; enfin, au bout de quelques jours, il est organisé et parsemé vaisseaux. D'après une communication que m'a faite Dieiïenbach, on voit sou- Bt, chez les salamandres, une blessure de la peau, des muscles et du périoste, terminer la chute du membre entier, patte ou queue, qui se reproduit plus tard. J'ai déjà touché précédemment la question de savoir quelle est la cause de la production de parties si compliquées chez un animal adulte, si elle tient au imi\ye organisateur qui domine les nerfs et qui les produit eqx-mêmes lors de la "mation primitive, ou si elle dépend des nerfs. Il y a un fait intéressant à conhre eu égard à cette dernière hypothèse, c'est que toutes les fibres nerveuses i, avant la section du membre, se répandaient des troncs nerveux dans les par- B dont l'ablation a été faite, sont déjà réunies les unes à côté des autres dans

troncs encore subsistants du moignon, ce dont je fournirai la preuve quand il *i question du système neneux, et que les troncs nerveux ne sont autre chose m la somme de toutes les fibres primitives qui se déploient dans les branches et ( ramuscules des nerfs. On prétend .qu^une seconde section des nerfs dans le lignon empêche la reproduction chez les salamandres (2). Mais la production B neriis eux-mêmes est déterminée par un principe supérieur ; car les nerfs se Bsforment, tout aussi bien que d'autres parties, lors de la métamorphose des imaux. Ia cause de la reproduction n'est donc pas la force spéciale des nerfs, lis la force organisatrice en général , qui s'annonce jusque chez les végétaux. Dans les classes élevées du règne animal, il ne se reproduit plus aucune partie

i compliquée qu'un membre ou un ceil, mais seulement certains tissus.

Reproduction des tissas.

La reproduction des tissus (3) se montre sous deux formes, c'est-à-dire accom-

^i) Coni,^ sur la reproduction chez les salamandres, les expériences de Spallaniani, de Bon- ^ de Blumenbach {SpecrphyiioL comp, inter animantia calidi et fri^di sanguinis)^ deStein- MEk {Analeeten) et de Rudolphi.

C) ToM», Quarterly journal of sciences ^ t. XVI , p. 91. — Tkbtirancs, Etseheinungen und «K/xe,t. II.p. 7.

O) KuHiinoLZy Considér, génér» sur la régénération des parties molles du corps humain, Pa*

pagiiécou iiou d*iiiflammation. Dans aucun cas cependant riûflaiumatiouu en pcA être regardée comme la seule et unique cause. Il arrive souvent, chez Hiommel les mammifères, que la régénération et Tinflammation marchent de concert, f^ft la première est appelée par la seconde ; mais il n*y en a pas moins une diflirâlt essentielle entre Tune et Tautrc: la régénération est la manifestation de UIMI inédicatrice de la nature ; Tinflammation est la conséquence morbide d'une VAil et tend également au bien et au mal, ce qui dépend des circonstances. Pour t convaincre que la guérison est indépendante de Tinflammation, il n*y a qa'H ce qui se passe chez les reptiles : car les serpents se guérissent de plaies considérables, et avec perte de substance, sans qu*ii survienne d'inflamroatjoo; surface se couvre seulement d'une croûte, au-dessous de laquelle se forme la i stance nouvelle. J'ai été témoin du phénomène, qu'on assure n*étre pas rat plus chez les oiseaux. Les salamandres et les animaux inférieurs réparent mMl |)erte d'un membre entier sans cet acte pathologique ; et qui songerait d'aîDeuni à la nécessité de l'inflammation pour que la régénération s'accomplisse ? Aa traire, chez l'homme et les mammifères, l'indammation et la régénération simultanées, du moins après les blessures, et la première dure jusqu'à ce qél partie lésée ne souffre plus. On a faussement conclu de là que l'inflammation eSli phénomène d'exaltation de la force vitale. Du reste, les animaux supérieurs fournissent aussi quelques exemples de régénération sans nulle trace d'il tion ; telle est la reproduction des bois, des ongles, des poils, etc.

1** Régénération sans inflammation.

Le test des écrevisses se renouvelle chaque année, lorsque sa capacité ne j)lus au développement que les parties internes ont acquis. Il se fend et toink] mois d'aoïlt : au-dessous de lui il s'en était déjà formé un autre, qui est (Ta mou et sensible, qui contient même des vaisseaux, mais qui ne tarde pas ) S^ durcir, par relTet d'un dépôt de molécules de carbonate calcaire (1). Au tenqil la mue, des concrétions pierreuses, appelées yeux d'écrevisse, se produisent deux côtés de l'estomac, dont l'épiderme Se renouvelle aussi; ces concrétions ( paraissent dès que le nouveau test durci L

Le bois des cerfs et autres animaux voisins est {lus comparable à la matricei cornes des ruminants qu'aux cornes elles-mêmes. Sa base repose sur la loi frontale, dont un bourrelet osseux et dentelé la sépare. Ce n'est pas à l'cpoqi*' raccouplement (en automne), mais au printemps, que les mâles perdent Icnrf et en acquièrent un nouveau. La séparation s'opère par une sorte de rai ment de la substance osseuse du tubercule frontal, sur la limite entre lui cllel Li nouvelle proéminence frontale qui se développe ne tarde pas à être recoui de peau. Alors il s'en élève un tubercule, qui est et demeure couvert par unf pH duction de cette peau, jusqu'à ce qu'il ait acquis son parfait accroissement Penéa^j tout ce temps, le tubercule est mou et c<irlilagineux ; au-dessous de sa peausetniiWj im véritable périoste, sur lequel rampent des vaisseaux, qui pénètrent h maa^'i: cartilage dans tous les sens. Celui-ci s'ossifie petit à petit, comme tout anb^ot;! passe par les mêmes états qu'un os de fœtus ou d'enfant, et finit par devenir 19* parfait. Cependant le bourrelet de sa base, entre les dentelures duquel pasiolkl

(1) CtviER, Anuucomp,, t. L

ItEPRODUCTION DES TISSUS. S27

Si^uux, se développe aussi; ces dentelures, en grossissant, resserrent les vais-

i\, el enfin les obstruent : alors la peau et le périoste du bois se dessèchent,

iront et tombent, et Fos, se retrouvant & nu, ne tarde pas à tomber lui-même,

r renaître de nouveau, toujours plus considérable (1). Après la castration, les

les cerfs ne poussent pas de bois, et les vieux ne changent point le leur.

.es germes organisés des productions cornées, poils et épines chez les mammi-

!S, plumes chez les oiseaux, ont également leurs états de diminution et de tur-

:enco, qui deviennent causes de la mue, c'est-à-dire de la chute et de la repro-

tion de ces formations. Cependant la rc))roduction des poils et des plumes diff&re

relie des bois, en ce que la matrice vasculairc des poils est seule comparable aux

i, et que la moelle moi^ des plumes ressemble au bois endurci, tandis que la

stance cornée de ces mêmes plumes n*est produite que par la matrice, dont le

l analogue, chez les cer£s, est l'épidcrme du bois encore mou.

'. Tisstti coiyiés.

)n sait que les on^es se reproduisent tant que leur matrice subsiste. On a même

ervé un commencement de formation d'ongle aux secondes phalanges de doigts

avaient subi une amputation partielle (2).

flcusiuger a jeté du jour sur La question de la mue des mammifères (3). Cinq

rs après Tarrachement d'un poil de la moustache du chien, il §'en était repro-

>t un autre long de plus de deux millimètres. Dans la mue, le bulbe de l'ancien

1 pâlit, et il se forme à côté de lui un globule noir, qui se convertit en un nou-

m cylindre pileux. C'est un fait fort intéressant que la matrice du nouveau poil

i en quelque sorte une excroissance du sol productif du follicule, et non l'ancien

me. On assure que la même chose arrive pour les épines. Dans la mue des

i^ux, l'épiderme du bec et autres points du corps se détache sous la forme de

qucs ou d'écaillés furfuracées. A la chute des anciennes plumes, les germes des

nelles existent déjà {U).

Dhrers auteurs admettent, d'après leurs observations, qu'un poil arraché et

Dté de suite dans la peau y reprend racine (5). Le fait ne me paratt cependant

constaté. I^ bulbe des poils étant organisé à l'intérieur, on peut bien con-

oir qu'il se soude avec des parties de la peau autres que le fond d'un follicule

tox ; mais combien n'est-il pas facile, en pareil cas, d'être la dupe de quelque

sion!

K Tissu dentaire.

>s dents se renouvellent, parce qu'elles ne peuvent croître à leur couronne, et

3 en faut de nouvelles pour correspondre aux dimensionsaccrues des mâchoires.

I nouvelles dents, qu'on appelle aussi dents de remplacement, percent à l'Age

m ou sept ans, mais leurs couronnes s'étaient formées bien avant cette époque.

!1) CiîiBB, Anat, comp,^ t. I, p. iiS. — Bbbtiiold, Beitrcrge zur Anatomie, Zoologie und

jfiiologir,

'2) Blimrnbach, Jntlit, physiol., p. 511.

[)) IIeckel*b Arehip, 558.

ik) Voy. pour Ici détails A. Mbckkl, dans ReiL's Archiv, t. XII.

'^) DiitKDi, Beitrage zur VcrvoUkomnung der Heilkunde. H Ile, iSiS. — Dir.rrBiiBAcii, De

^evatione et trantplantatione. Wiirzbourg , 1832. «^ W)b han^ , tk eoalitu partium a

'Vtto eorpore pror sus diijunct arum, Leipzick, 1825,

» Jl

fn*-

328 ttËPRUDUCnOiN DLS TibSLS.

On sait qu*il n*y a que huit molaires de lait, et qiu; celles de rcmpiacement nombre de vingt Les premières ont toutes quatre tubercules ; parmi celles d^.^^^ ^ placement, les deux antérieures de chaque mûchoire n*en ont que deux, tan^^. '^ les postérieures en ont quatre. Les dents de lait commencent à se ^^^^^^^^^^ troisième mois de la vie intra-utérine, et à percer la gencive au sixième nK^^f^* la naissance. ^

Les dents de remplacement ont des rapports particuliers de placem^^. celles de lait Les trois molaires })ostérieures de la seconde dentition sor^ ^ ^^ A^ sur la même série que les dents de lait, et viennent s'établira côté des nMiAny^ lait, auxquelles elles ressemblent aussi pour la forme de la couronne. Les luti» antérieures, les canines et les incisives de remplacement, sont situées d'^lonl^i^ ^^ rière les dents correspondantes de la première dentition. Suivant J. -F. Meckià follicule de la première grosse molaire de remplacement (la troisième) se failli avant la fm du quatrième mois de la grosaesse; ceux des incisives ne qu'au commencement du huitième mois. Ils sont suivis par celui de h puis par celui de la grosse molaire moyenne. Quelques semaines seulement naissance, se forme celui de la petite molaire antérieure. Puis viennent petite molaire postérieure, et ordinairement à quatre ans celui de b grosse molaire (1). Au dire de Blake etdcxMeckcl, les follicules des dents nentes naissent de ceux des dents de lait, par une sorte de gemmation. Meckel soutient que la communication n*a lieu qu'entra les feuillets extens follicules dentaires, et que les feuillets internes sont tout à fait isolés lei autres, de sorte que le nouveau sac* dentaire interne se développe dans Fi entre lui et le feuillet externe, sans que leurs cavités communiquent troisième molaire commence à s'ossifier vers la (in de la grossesse. Peu ï pei alvéoles des nouvelles dents se séparent de ceux des anciennes : cependant ks cavités continuent toujours de communiquer ensemble par une ouvertmt dérable, à travers lac^uelle passe le cordon qui unit les deux sacs l'un à Tantm seconde dentition commence à six ou sept ans : les molaires antérieures premières, puis les incisives et les canines ; les molaires moyennes ne qu'à treize ou quatorze ans, et les postérieures ne ])erccnt que de seiie à vingt Avant de tomber, les dents de lait |)erdent leurs racines.

Divers auteurs ont prétendu que, quand on arrachait les dents d*un aundli qu'aussitôt on les remettait en place, elles se consolidaient de nouveau; maiik n'est pas bien démontré. Il s'agit ici de l'adhérence du germe dentaire décW de ses vaisseaux avec le fond de l'alvéole. Pour résoudre le problème, il nourrir de garance des animaux chez lesquels on viendrait de transplanter les s'il s'opérait une adhérence, la couche la plus interne de la dent devrait pRil|^-rr-' I une teinte rouge.

Chez les serpents, il se forme continuellement de nouveaux crochets à veniii nouvelles dents du crocodile i)énètrent dans les cavités coniques des andeniN&

€, Cristallin.

Il paraît que, dans certains cas, le cristallin se reproduit après avoir été et que la capsule en forme un nouveau. Leroy d'Étiolés a observé ce phénomène

(i) Mbckel, Manuel (Vanatomic, trad. par A. J.-L. Jourdan , Paris, 1825» t. III, p. 3M. (2) Journal de phjfsiologic, par Mogcndic, l*aris, 4827, t VII, p. 30.

" Hi>l

BBPRODUGTlOCf WS TfSSO^ "'- 9M

le la eaimie guérie était tantôt; unemaase graDokose, tantôt qn petit lairc : une iÎHs il se produisit un ci:i8taIliQ très Tolumineux (1). ration avec inflammation.

ms les cas de régénération chez Thomme ae rangent ici : cependant ter la reproduction des germes dentaires et pileux, qui s'opère quélpeut môme avoir lieu pathologiquement, par exemple, dans Tovaire et s du corps. Cette production parait s'effectuer d'après les mêmes lois; ;îdentelles qui en résultent ont de l'émail et naissent dans des foUi-

ration à la suite (Tune inflammation exsudative. e partie blessée ou non blessée, qui offre des surfaces libres, vient à inflammation, cdle-ci entraîne à sa suite l'exsudation d'un liquide le la liqueur du sang. S^ n'y a point de surfaces libres, la nuitière iccumule dans les vaisséA capillaires et dans le tissu de l'orguie, et , Cette matière est liquide au moment de sa transsndation ; eDe suinte i la surface des membranes enflammées ; d'abord translucide^ elle depeu blanchâtre et consistante. La substance qui la constitue est la ite dans le sai^ A l'époque où elle est encore molle, elle parait tendre on par reflet d'un principe de vie inhérent à la fibrine ; cette tendance 1 moyen de l'aflinité qu'elle a pour les surfaces enflammées, et du *oque qui s'établit On voit apparaître, dans la matière exsudée, des j[ui appartiennent aux formations ceUuleuses, et ces cellules produisent vaisseaux, de la même manière absolument que les premiers vaisseaux orment dans l'œul Schrœder van der Kolk et Pockels s<mt parvenus à celles injections des vaisseaux sanguins contenus dans des exsudations, aussi de nouveaux lymphatiques ^dans ces fiiusses membranes, aii|si l'en convaincre sur plusieurs préparations de Schneda*, où l'on v<nt, Ltcs et des veines, des vaisseaux lympliatiques remplis de m^x^ure (3). ms qui ont lieu à la surface des memi>ranes moqueuses, dans le croup, ne sont point, en général, organisées.

gne de remarque est la formation de vaisseaux nouveaux entre les *une artère qui a été liée et coupée. Maunoir, Parry, Meyer, ont bit ( observations qui s'accordent assez bien les unes avec Iqs autres» Les '£bel , et les phnches dont elles sont accompagnées , ne permettent [uer le phénomène en doute (d). La connexion nouvelle s'établit au ilusieurs vaisseaux , quelquefois contournés, qui vcmt d'un bout à rtère,'par exemple, de la carotide primitive. I^orsqu'on a cherché à fait, on a oublié que, chez les animaux, la carotide primitive foomit

[ayeb, dans le Jonm, de Grafe^ L XVII, p. 1. — Vbouk, iKtf., U XVIII, p. k» — 3, Beobachiungen ueber die organiêchen Vermrndenmgtn im Àmg$f muk Stmarv* incfort^ 1828. — Texlor ( Ueber die WiedererieÊtgimg der KrfêtaUinu. Wnri-

obserfé la reproduction du crîsUiinn cinq fois cbei llioiiiiDe et plmieiirs Uiis ^intégrité de la capsule est nécessaire à celte reproductlmi. (Note du trad,)

> Àrchivy t. J, p. 519.

SB, Ob», anat. pnth,<, ^3.

natura medicatrice^ ricubi arteriœ vulneratm et U^edet fwêrini. GieiieB, i82tk

MO REPRODU(rrioK Des Tisses,

planeurs petits mmiscutes aux muscles do coii, de sorte que les préten veaux Vaisseaux ne sont probaMèment que dès transformatioiis de réMii laires préexistants.

Quant 11 ce qui ootacerne la cicatrisation, par première intentiMi« de pi ont été séparées l'une de Tautre, il y a une chèse btra certaine, c'ert q partie organisée et atteinte d'inflammation exsudatiye s'accole k celles qui sent les mêmes conditions; les neris peuvent aussi s'unir, non senkmei eux , mais encore avec des muscles, du périoste, des aponévroses. Des ; même totalement séparées du corps, peuvent reprendre lorsqu'on ks met suite en contact intime avec la surface homologue ou non d'une pbie r pourvu que l'inflammation n'ait pas, dans celle-ci, dépassé h période S\ tlon. Ce dernier phénomène a lieu fort rarement, sans doute ; liials il n'es moins incontestable. Hunter a transplantai dent d'un chien dans la crél coq, oA elle se consolida; la pièce existe a^ndres, dans le musée Honlir je l'ai vue : la cavité dentaire est très large, ce qui dut rendre d'autant ph l'adhérence du germe. Hunter a transplanté une (^de du bas-vemre S\ dans celui d'une poule; il a transplanté aussi l'éperon d'un coq: l'opAfi réussi dans les deux cas (1). Baronio a fait des expériences analogues. I Merrem et !Walther, la pièce d'os qu'on détache avec la couronne de trép reprendre. Te dois également citer ici le fait remaïqnible de BAngcr, qui la reprise d'un nez fabriqué avec tm lambeau de peau totalement détach cuisse. On est quelquefois parvenu, dans ces derniers temps, à transplasl la cornée transparente d'un oeil à un antre (2).

L'adhésion d'un lambeau de peau, tenaiit encore au corps, avec d'aan ties du même corps, s'effectue .plus facilement C'est un phénomène su repose l'art de l'autoplastie, et auquel la chirurgie est redevable ^e prop une large part revient à Dieffenbâich. Une fois que le lambeau a conlr adhérences, on peut couper le pont qu'on avait ménagé jusque-là pour 1 en communication avec l'organisme. L'adhésion de deux parties enflai dont les chirurgiens tirent un si grand parti pour guérir des solutions d nuité, ou supprimer certaines sécrétions, est un phénomène généril dans ties organisées.

Des individus différents peuvent même s'accoler l'un & l'autre de celte i Quand l'union de deux embryons s'opère ainsi, c'est une loi sujette \ I d'exceptions, qu'ib se collent ensemble par leurs parties similaires, avec perte de substance; U arrive même quelquefois, alors, que les parties syn de l'un des embryons s'éloignent les unes des autres à l'endrbit de l'adl et vont s'unir aux parties correspondantes de l'antre embryon , d'od rèsa monstres janiceps.

Rathke a rencontré un cas dans lequel un embryon était uni avec la I autre par son cordon ombilical (3).

En ce qui r^rde la régénération des divers tissus, il est de règle que ties divista) d'un tissu contractent adhérence ensemble, lorsqu'elles se I

(\) Abbmbtht, PhffêioU leet,, p. 258.

(2) Comi, à ce sujet Fbldvarn, dans AliifO?(*s Journal fuer Chirurgie^ 1SI4> t. Pf

(S) IlieKCt*^ AttM9, 4SS0, p. ft.

REPRODUCTION DES T1S5LS. :JîH

fit la période d'exsudation de rinflamuiation ; mais la substance de formation lie, <{iii unh les parties organisées, et qui est d*abord de la fibrine, ne pesait parfaitement , dans lés organes destinés au sentiment et âu mouvement ilaire, les propriétés que ces tissus offrent partout ailleurs. Dans la plupart litres tissus , la régénération est complète, même par rapport aux qualités iques, principalement dans les tissus qui ont moins d'importance par leurs iétés vitales que par leurs propriétés physiques, dont la vie assure le maincomme les os. Mais les tissus de cette dernière espèce ne se régénèrent pas avec la même facilité. La régénération des cartilages est très diflScile (1) ; des tendons offre moins de difficultés (2) ; la plus facile de toutes est celle « (3).

» os spongieux, comme ceux du crâne, ceux du bassin et les épiphyses des os driques, guérissent plus difficilement que ceux qui sont plus denses. Cers fractures, celle de la rotule, par exemple, ne guérissent souvent que par rposition d*une masse ligamenteuse flexible. De même, les fractures intradaires du col du fémur guérissent en général, non par un cal, mais par la iction d'une masse ligamenteuse {fi). Le trou qu'une couronne de tréi>an a

0 crâne se remplit rarement, même au bout d'un long espace de temps, d'une ance parfeitement osseuse ; cependant le cas a lieu quelquefois, et Scarpa l'a té.

giiérison des fractures repose sur l'inflammation exsudative et la transformable l'exsudation en un cartilage qui , après avoir constitué pendant quelque

1 un moyen d'union assez informe entre les fragments, finit par se transformer êine peu à peu en os. L'exsudation part de toutes les parties qui ont été les au moment de la fracture, de l'os aussi bien que du périoste, du tissu aire ambiant et de toutes les parties dont l'inflammation vient li s'emparer, première exsudation se compose, comme partout dans l'inflammation , de la e dissoute du sang; elle acquiert bientôt la consistance d'une gelée, qui s'or- S pendant que l'inflammation continue et que le périoste se tuméfie. Il faut a distinguer du cal proprement dit ; elle est le produit uniforme de Tinflam- D de toute partie quelconque qui a été blessée ; le cal est la base de la nou- (ubstancc* osseuse, et il a les os pour point de départ immédiat Les recherches escher (5) ont beaucoup contribué , dans ces derniers temps, à éclaircir la e de la formation du cal. Voici en quoi consiste ce travail.

E.-H. Weber a K'uni les fdils relatifs à la guérison des ploies des cartilages [An ttom'e^

S06 ) Irremann , Murraj, Moore , Kœliler et Aranum ont fait des expériences sur la régéné-

du tissu fibreux. — Voy, Ammon, Phytiologia tenotomiœ ejcperimentiê iUuêtrata.

Texlor ( Veher die Wiedcrerzcugang der hnochen nack liesectionen be'm JUenschcn, ourg, iSk'2 ) a fait une longue série de retlierclics sur la régénéibtion des os chez Tbomine, es résections , opération qu*il dit avoir pratiquée qtialre-^ingt-sept foi^. La reproduction longn s*opère aisément lorsque le périoste a été ménagé. Celle des os courts et spongieux os aisée. JJes têtes articnlaires ne se régénèrent pas, ou du moins ne le font que très in- Kement ; mais souTent il »e forme un cartilage interarticulaire. La régénération des côtes s facile ; Teitor en a tu deux exemples. {Note du irad,)

Otto, Pathologiteke Anatomie, p. 2S5.

fk in/lammatione 09$ium eornmquê anatome generati Berlin , 1836.

332 REPRODUCTiON IffilS TISSC^S.

Après une fracture, l^inflammation se dessine d*abord très Tivement daos ie |)arties molles, périoste, tissu cellulaire et muscles, qui se gonflent, s*épaissîssal, contractent des adhérences ensemble, et forment ainsi une capsule solide aiil« de la fracture. L*inflammation fait suinter, à la face interne de cette capsule, « substance demi-fluide, qui devient peu à peu plus ferme, et dans laquelle se déi» loppent des vaisseaux. Une substance pareille exsude du tissu médoUairedeltij fracturé. Cette masse, et celle qui est formée par la capsule, se confoodeoc»] semble. De là résulte la substance intermédiaire qui est située dans la capsy^dj qui enveloppe la fracture. Cette substance acquiert une texture ûhreuse, et tous les interstices des os, pendant que les muscles, le tissu cdlulaireetle reviennent à leur état primitif. Les os sont pris d*inflammation aussi, m»] tard que les parties molles, et d'abord à quelque distance des bouts de la là où ils sont encore couverts du périoste, ^ même dans leur intérieur. Us également exsuder une masse gélatineuse, dans laquelle se forment des pendant que cette substance s*accroît, elle se métamorphose en cartilage et ai côté où elle fait corps avec l'os. C'est là le cal proprement dit, qui remplit u ou moins la cavité ossense. Extérieurement, la substance s'avance jusqu'au fragments, et les productions dos deux os s'unissent ensemble. TeDe est la tion du cal primitif. Cependant les surfaces des os contractent des adbérenc»! la capsule formée par les parties molles et le cal primitif lui-même, et les la fracture se soudent avec la substance intermédiaire. Alors se produit ied] prement dit, dont Je développement a lien aux dépens de la substance médiaire devenue ligamenteuse, et sur la face inégale duqud le reproduit.

La première apparition du cal primitif a lieu dans la partie de l'os où le tient encore à ce dernier. C'est une matière, d'abord demi-iiqnide , qui sel entre le périoste et l'os, et dans laquelle des vaisseaux sont visibles dès le jour. C'est donc, d'après les recherches de Miescher, de l'os lui-même qv toujours le cal. Si l'on a cru quelquefois apercevoir dans ce cal des points fication qui, sur la coupe transversale, semblaient isolés de la partie de Fcsl part la formation du cal , un examen plus attentif a démontré qu'ils cette partie productive dans des points autres que la surface de la sectioiL aux changements ultérieurs que le cal subit ajirès l'adhésion des bouts de consistent dans le rétablissement de la cavité médullaire au centre du cal.di le changement de forme qu'éprouve ce dernier. Du reste , les métai tissu du cal s'opèrent absolument de la même manière que dans la première^ fication. 1 ant que le cal est cartilagineux , il contient des corpuscules croscopiques : à l'époque de l'ossification , il se développe aussi de la spongieuse dans la substance de l'os (1).

(i) On Urouve une exposition complète des diverses opinions sur la formaliooda cà\ TarUcle Cal du Dict, des se. méd, , dans Richter ( Handtmch dêr Lekre wm dem Knoehen, Berlin, 1828, p. 89-117), et dans Miescher. Les principaux oavrages strc' sont;UALLEA, Elem, physiol., t. VIII, p. 3d5. — Detlep, dans Hallsh, 0;p.«uair p. ÂSa. '— TaojA, De novorum ossium regeneratione exp* Paris, 1775. — KJMBLOk ^ régénérai, ossium» GœUingue, 1786. —Van Hbekkrbn, De osteogenesi prcetermêtwrék^ 1798. -- Magdonalp, De necrosi ci callo, Edimbourg, 1799. — Dopuytrbn, dau DkL

C4>ntroverse a porté principalement sur la part que le périoste prend à la for- >n du cal. Duhamel, Schwenke, Bordenave, Blumenbach, Koehler, Dupuyet Boyer lui en attribuaient une essentielle. Detlef avait déjà fait voir qu'il

prend aucnne, au contraire, et qu*il se forme plus tard. Haller, Sœmmer* , Scarpa, Richerand et Cruveilhier faisaient provenir le cal d'une exsudation bouts fracturés eux-mêmes. II a déjà été parlé plus haut de l'opinion antiphyigîque de Duhamel , suivant laquelle le périoste serait l'organe producteur de

Comme l'os ne se forme pas en premier lieu , ce ne peut pas non plus être (ni produise le caL Après la fracture, le périoste ne prend part qu'à l'exsuda-

primitive, comme toutes les autres parties moUcs qui ont souffert de la blés- K. A la vérité, il concourt à la production du cal i>roprement dit, entre lui et . mais en tant seulement qu'il est nécessaire à la nutrition de l'os sous-jacent, weçoït de lui ses vaisseaux. Mais j'ai déjà dit précédemment que la formation tanis spéciâques exige autre chose que l'existence de vaisseaux pleins de maftiit nutritifs.

•e développement des premiers points d'ossification du cal tout auprès de Tos, fe manière dont ils grandissent, prouvent que la présence de l'os est nécessaire ^ h formation d'une nouvelle substance osseuse.

«8 membranes séreuses sont, de toutes les parties, celles qui ont le plus de lance à exsuder de la liqueur du sang , probablement parce que ce sont elles 4 qui ont le moins de tissu assimilateur propre : aussi les adhérences ne sonti nuUe part plus communes que dans ces membranes. On ne sait pas encore I positivement si de nouvelles membranes synoviales se produisent dans les ses articulations qui s'observent à la suite de luxations anciennes ; Meckel s'est t-étre prononcé d'une façon trop expresse, car la synovie d'une nouvelle artitîon peut très bien provenir d'un reste de membrane synoviale demeuré adhé- ; à l'os, a cicatrice des plaies de la peau qui guérissent par première intention, c'est-à-

pendant la période d'exsudation, est plus dense que la peau elle-même et Ûe; rouge d'abord, elle blanchit avec le temps; elle a aussi un épiderme plus jDes cicatrices plus étendues succèdent aux plaies avec perte de substance à la I, qui guérissent par inflammation suppurative. Dans ce cas, la cicatrice est mrvne de poils, et, chez les nègres, elle commence presque toujours par être cfae, mais il lui arrive fréquemment de noircir avec le temps, es membranes muqueuses contractent avec le temps des adhérences les unes ; les autres, ce qui explique en partie les difficultés de la staphyloraphie et de afirojaphie. Quand le conduit excréteur d'une glande a été coupé, et que les i bouts restent affrontés, la continuité du canal se rétablit quelquefois. C'est lie Millier a observé le premier (1), trois fois sur le canal de Wharton, une sur le conduit pancréatique, et deux fois sur le canal déférent du chien et du

, t. XXXVIII, p. &3Â.— KoiTUM, Exp. eirea régénérât, osiium. Berlin, i83&. — Ms- 9 Diês, de régénérât, osiium. Leipzick, 1833. — M.-J. Wbbeb, Nov, aet* nat, cur,, S. — Briscbbt, Recherches expérimentales sur la formation du cal. Parts^ 1819.— B. Lavbbon , Sur le cal , Paris, i8&2, in-4. — H. Lsbbrt, De la formation du cal ; dans %mmaU$ de la chirurgie , Paris , 18ÂA, t. X, p. 129. i) Dt vulneri^us duct, excret, Tubingue, 1819.

iZk REPRODUCTION DfiS TtSSl».

chat Brodle, Tiedemanu, Gmclin , Leuret cl I^issalgac ont aussi vu ce mène dans certains cas, aprùs la ligature du canal cholédoquie. Dans unes des expériences de Ticderaaun, la jaunisse disparut au bout de dix lî jours. Ou la ligature avait coupé le canal et était tombée avant la reprise des de la section; ou bien il s*était épanché de la lymphe coagulabl^ autour d' peut-être alors était-elle tombée dans Tintéricur du conduit rétabli, dont T intestinal l'avait transmise dans Tintestin. Le rétablissement du canal a en dans un délai de treize à vingt-six jours (1).

Les glandes se cicatrisent , mais la substance de la cicatrice n*acquiert pi, propriétés de la substance glandulaire. Il en est de même des musckk P. -F. Meckel, Richerand, Parry, Iluhn , .Murray et Autenrictli , la su la cicatrice des muscles ressemble au tissu cellulaire condenses et ne se coi |)as sous rinfluencc du galvanisme (2). Les plaies de la matrice remplie du de la conception se cicatrisent fort aisément; elles deviennent en peu de lr( s petites par reflfol du ressencracnt de Torgane. Il paraît que c'est ment Tenveloppc séreuse extérieure de la matrice qui devient le siège de h trice (3). On ne peut certainement point admettre une nouvelle produi véritable substance musculaire, telle que celle qui a été décrite par \^'olff(ik) couches fibreuses sur la plèvre et le péricarde, que j*ai vues dans le ca Heidelberg, ne peuvent être que des exsudations fîbrineuses. Ijca seuls auxquels il nous soit permis de reconnaître la substance musculaire, sontb qu'elle a de se contracter et ras]>ect qu'elle présente au microscope (5). Arnemann, Haighton, Prévost, Meyer, Fontana, Michaclis, Swann, Tiedemann, Schwann et Steinruck, ont fait des recherches sur la régéi des nerfs. L'ancienm^ histoire de ce point de physiologie contient encore des obscures, parce que plusieurs obsenateurs ont confondu ensemble deux tiuus fort différentes, savoir, si les bouts d'un nerf coupé reprennent, et masse de la cicatrice possède les propriétés du tissu neneux. On sait que, un nerf a été coupé, les deux bouts s'écartent un peu l'un de l'autre par Fl ticité de leur gaine. Mais il n'est pas le moins du monde douteux que ces bouts se réunisscMit lorsqu'on les tient rapprochés. Quant à savoir si la de la cicatrice a les propriétés des nerfs, il faudrait pour cela qu'elle contUi fibres ner\'euses primitives. Arnemann (6) a trouvé qu'elle diffère de la proprement dite des neifs, et qu'elle forme un renflement dur. D'un autre Fontana (7) conclut de ses expériences sur la paire vague des lapins, qaH

(i) TiKOEMAMi et (jmclim, Rcch, cxp. iur la digestion^ t. II, p. A9. La reprodoctfilj cufial cholédoque, après sa ligaiurp, a été observa par d'autres personnes encore, par Schwann, dont les expéricncps sur la bile seront rapportées à Tarticle de hi Dimwni.

(2) KLKBHAnH, Diit, rirca reprad, partium. Halle, 1789 — Uunii, De regenermtim] lium mollium, G<rttlngue, 1-787. — Mcrrat, De redintegratione partium, Coiltinfiie, il Ai'TP.NBiETH et ScHSELL, Dits. dc nat, unionis musculorum vutneratorum, Tubio^e, iSli

(S) Comp, Maybi, dans le Journal de Grafe, t. XI, p. d* y

(A) Traet. de format ione fihrarum muêcularium in pericardio atqut tu pleura» BriM bcrK,48S2. ^

(5) Comp. WoTiiR, dans Mubllbr's Archiv, 183^. p. &51.

(0) Vmuche fiber die Régénération , GoUin(i^ue, 1797.

(7) Kssai sur le venin de la ripère. Floronrc. 178t.

REPRODUCTION DES TISSl$. 335

itilé entre les deux substauces. Prévost, qui avait coupé ce mOiue uerf sur des 18, et qui eu avait laissé les deux bouts se recoller, a trouvé, au bout de quatre i*, que les filets ueneux se continuaient à travers le tissu de la cicatrice. Alidis (1) a avancé une proposition très peu vraisemblable, quand il a prétendu r plusieurs semaines après rexcision d'une portion longue de neuf à douze ics, les deux bouts n*en étaient pas moins réunis par des fdets nerveux. rJeyer (2) et Tiedemann ont soumis la substance de formation nouvelle à Tépreuve L'acide azotique, qui dissout les enveloppes des nerfs, sans attaquer la.substanco %'euse. Mais ce réactif est sujet à induire en erreur. En examinant au microse la cicatrice du nerf sciatique d*un lapin que J'avais coupé sept semaines au- ^vant, et doQt les deux bouts s'étaient rejoints, il ne m'a pas été possible d*acvir pleine et entière certitude de l'existence des fibres primitives parallèles dans e masse, qui était encore dure, et qui semblait formée d'un tissu cellulaire ae. Cependant <Scbwann est i)arvenu à en voir chez la grenouille ; dans ce cas, i|i€ttlté conductrice des nerfs s'était rétablie.

•es expérienc^îs physiologiques sur le rétablissement du sentiment et du moufeCDt dans les parties dont les nerfs ont été coupés, sont d'un grand poids; mais j^eut dire de presque toutes celles que nous connaissons, qu'elles n'ont pas été ^ avec assez de critique.

umemann, qui ne croyait pas à la régénération des nerfs, a vu le sentiment se :l)lir dans une de ses expériences, où l'un des nerfs cutanés d'une des pattes de ^ttt d'un chien avait été coupé. Descot (3) a observé le même phénomène chez liomme qui s'était cou)k^ le nerf cubital ; le quatrième doigt et le cinquième iot d'abord complètement insensibles; mais, au bout de quelques jours, jeciHi^rùrent un ikïu de sensibilité, qui ensuite se rétablit graduellement d*une lière complète. J'ai vu Mutzer enlever une tumeur du nerf cubital au bras I jeune homme ; le nerf fut coupé au-dessus et au-dessous de la tumeur, a\ec lefle ou en extir^ia un bout long de deux pouces et demi. Il y avait là impossié que la substance neneuse se reproduisît; cependant, au bout de trois sénés ou d'un mois, la sensibilité reparut peu à peu , non pas dans le cinquième t, mais au côté cubital du quatiîème, évidemment parce que le nerf palmaire liai de ce doigt s'anastomose avec un filet de nerf médian ; au bout de huit I, les deux côtés du ({uatrième doigt avaient recouvré pleinement leur sensibi- Gniithuisen a observé sur lui-même le retour graduel, mais incomplet, du iment, après la section d'un nerf dorsal du pouce. Dans un cas, rapporté par le {U), où une partie du nerf cubital avait été excisée, le petit doigt, cinq ans ^ ne pouvait encore rendre aucun senice, et ne procurait que des sensations ïores. Dans la grande majorité des expériences d'Amemann, la portion inféle du nerf coupé était tout à fait insensible après un laps de temps de cent à i •oîiantc joan.

Wghton (5) coupa la paire vague chez un chien , sur l'un des côtés du cou ;

) l'ebtrdie Régénération der AVrrni, Cassel , 1785. 3 Rbl's Arehh, t. II, p. ^49.

3 Dis$ert, »ur le$ affections locales des nerfs, Paris , 1822. 3 fted, ekir. Transactions, London, 1816, t. VII, p. 173. O PkUos, Trans., 1795.

trois jours après, il pratiqua la section de Tautre nerf, et l'animal mourut, cône |i il arrive toujours quand on coupe les deux nerfs à la fois. Sur an autre fhin;i coupa Tun des deux nerfs de la huitième paire, et, neuf jours après, raotre;rai- |il mal survécut treize jours. Un autre chien , chez lequel on avait Iskissé six wbéb entre les deux opérations, ne périt pas ; il demeura seulement malade pendait É mois, à Texpiration desquels il avait recouvré la voix, même phis forte qv pi le passé. Haighton recoupa les deux nerfs Tun après l'autre diez on dànfi dix-neuf mois auparavant, a\'alt déjà subi une première fois la double opéniim ranimai mourut le second jour. Richerand a répété sans succès les expélieMeièli} physiologiste anglais. iMais elles ont réussi entre les mains de Prévost (1). l^tf deux mois après la section d'un des deux nerfs de la paire Vj^ue, leseeoiÉl||ii coupé, chez deux chats nouveau-nés, qui périrent, le premier en quinze beora.! second en trente-six; deux jeunes chats auxquels on ne coupa le second iicrf( quatre mois après le premier, vécurent encore quinze jours ; mais , h ayant été répétée ensuite sur le nerf qui l'avait déjà subie le premier, les succombèrent en trente heures (2).

On allègue encore une autre série d'expériences, dans lesquelles des dont les nerfs avaient été coupés recouvrèrent la faculté de se mouvoir. La de ces expériences ne prouvent absolument rien , à moins que, comme Fi Tiedemann, on n'ait coupé tous les nerfs d'un membre. Swann (3) eu afaiti sur la section du nerf sciatique chez les lapins : aucune n'a donné de résnhiti cisif. Après l'opération, les animaux ne tardèrent pas à pouvoir marcher, ne recouvrèrent jamais le complet usage du membre. Nous n'avons pas lien surpris de ce qu'ils purent se servir de leur patte quelques jours après la du nerf sciatique à la cuisse, car les nerfs des muscles de la cuisse se d^ très haut du plexus et du nerf sciatiques, l'opération ainsi pratiquée ne lesi généralement pas. D'ailleurs les muscles de la cuisse reçoivent aussi des crural et de l'obturateur. La section du sciaticpie au milieu de la cuisse, et plus haut, ne paralyse que les nerfs péronier et tibial, par conséquent les muscles de la jambe et du pied; sans doute ces deux segments du ni sauraient fournir un appui complet après l'opération , mais l'animal n'en

(i) Ànn. des se. nau, 1827, t. X, p. 168.

(2) Descot a pratiqué la seconde section trente*deux jours après la première, et ... (diien ) a survécu un mois ( Sur les affections locales des nerfs , p. 90). Floureos a f« hl survenir quatre joui*s après la section d^un des nerfs pneumogastriques chei un oo^iri Tautre avait été coupé huit mois auparavant {Ann. des se, nat., 1828, t. XIII, p, 116 }.! a laissé , chtz deux chiens , six semaines dMntcrvatle entre les deux résections ; l'an Mtroisième jour, et l'autre le cinquit'^me (Atat, du syst» nerv,,x, II, p. 356). SédiU«t{DI pneumo-gastrique et de ses fondions, Paris, 1829) a vu un chien survivre deux mois et Éj la double secUoo. Suivant la remarque de Longet ( toc. ci7., p. 356), il y q trois ciitoid^ à prendre en considération pour se rendre compte de cette diversité dans les résaltaisr tissu intermédiaire peut s'être produit ou ne pas s^étre Tormé; 2* dans le cas mémeoà Bi développé, il peut être devenu plus ou moins bon conducteur forant le laps de temps, 3<> enfin, il existe entre les dçux nerfs laryngés une anastomose, variable en volameçt^M portance, qu'il a vue , chez un chien, égaler au moins le tiers de la grosseur du trooccafl de la paire vague. {l^otc du trâi) J

(8) Sur le traitement des maladies locales des nerfs, I

■BPRODUCtiON IMB8 TISSUS. SS7

Ans à se servir de sa patte au moyen des muscles de la cuisse qui n'ont subi ! atteinte,

lemann» qoi a coopé dans l'aisselle d'un chien tous les troncs nerveux de la e devant, notamment le cubital , le radial , le médian et le cutané externe, irqué, an bout de huit mois, et plus encore au bout de vingt et un mois, lUissement tel de la sensibilité et de la motilité, que Tanimal avait fini par rer l'entier usage de son membre. C'est là une As expériences les plus con- !S en faveur de la régénération des nerfs.

peut, pour résoudre le problème de la régénération des nerfs, recourir à iériences sur la faculté conductrice de la cicatrice, en excitant les nerb aude cette dernière, par des agents mécaniques ou par le galvanisme. Kn sa de substance humide, k cicatrice conduit l'électricité ; mais conduit-elle icipe nerveux lorsqu'on fait agir le galvanisme sur la portion de nerf ntuée sus d'elle? Dans les expériences galvaniques, il ne faut employer qu'une paire de plaques, parce que des courants plus forts, dirigés en travers et 6 sens de l'épaisseur du nerf, pourraient aisément entraîner une dérivation î sens de la longueur du nerf, et à travers la cicatrice, ce qui reviendrait au que si l'on excitait le cordon nerveux au-dessous de cette dernière, nd on enlève une portion considérable d'un nerf, de manière que les deux le puissent reprendre qu'incomplètement, ou même ne le puissent pas du i nerf ne tarde pas à perdre entièrement son irritabilité au-dessous de la sec* îent-on alors à l'irriter, il ne provoque plus de convulsions dans les muscles, f le prouvent les expériences que j'ai faites, de concert avec Sticko* (1), et elles de Longet Si, au contraire, la section n'a point été accompagnée d'une e substance, et que les deux bouts se soient parfaitement réunis, non seule nerf conserve, au-dessous de la cicatrice, son aptitude à ressentir les MIS directes, mais encore la cicatrice conduit plus ou moins bien le prin<^ K, et il survient des convulsions lorsqu'on fait agir au-dessus d'elle des MIS mécaniques ou galvaniques.

^production s'effectue f^us rapidement et plus facilement chez les animaux froid. Sdiwann coupa le nerf sciatique au milieu des deux cuisses d'une gre- Dans les premiers temps qui suivirent l'opération, l'animal sautait rarement, isait guère que ramper; mais, au bout d'un mois, il sautait déjà plus sou- ■^ an bout de trois mois, ce mouvement avait* lieu diez lui presque aussi bien 3 une grenouille non opérée : la sensibilité avait aussi presque entièrement dans les pattes , où d'abord elle s'était montrée abolie. Lorâqu'après avoir nerfis à nu , on les irritait avec une aiguille tout au haut de la cuifise, ou atement au-dessus de la cicatrice, il survenait des convulsions dans les I corre^ndants. La même chose arrivait quand on irritait les nerfs aude la cicatrice, ou les muscles eux-mêmes. La substance de la cicatrice, i'une hgfie , n'avait pas le brillant du reste du nerf ; elle était un peu plus âde. Le microscope y faisait apercevoir, dans toute sa longueur, des filets c serrés les uns contre les autres , et l'apparence de translucidité semblait liquement à ce que le névrilème s'était reproduit d'une manière moins

rciLRn^s Archiff^ 1S34, p. SOÎ.

398 REPRODUCTION DES TUtUA.

complète. Ces fileU se condnuaientsaDt interruption 9?ec ceux detdeux bouuduMrfi La reproduction des nerfs, avec rétablissement de la faculté conducUice,ai|j récemment constatée par les nombreuses expériences de Steinrueck (1). Panil faits intéressants que ce physiologiste signale , on remarque la déformatioD dci( gles , chez les lapins , après la section du nerf sciatique, et la chute des après celle du nerf sous-orbitrairc.

Une circonstance qui parie aussi en faveur de la régénération des ncris section de petits filets nerveux , c'est le retour d*un certain degré de dans les lambeaux de peau transplantés, dont on a coupé le pont lorsque bords avaient contracté adhérence avec ceux de la plaie. Si les fUets neneui régénéraient pas dans les points d'adhérence , ces lambeaux seraient complète insensibles. Or, d'après ce que m'a dit Dieffenbach , l'un des hommes ki expérimentés à cet égard, la sensibilité y demeure toujours très faible, il at mais on ne peut pas la révoquer en doute (2).

Un fait surtout contribue à rendre très difficile de se foi*mer une idée netti)! phénomènes qui ont lieu lors de la régénération des nerfs : c'est l'existence mi tanée, dans certains nerfs , de fibres motrices et de fibres sensibles, doDtki| mières ont seules, comme nous le montrerons ailleurs, la propriété de des mouvements musculaires. 11 faudrait donc que, dans la régénération, les! de chacun de ces deux ordres se soudassent a\ec celles qui sont de même qu'elles. Le principal but de Schwauu, dans l'expérience précitée, était de i cher s'il n'y aurait pas coalition entre des fibres de nature différente, et ii,{ conséquent, on ne paniendrait pas à exciter des convulsions en irritaot les postérieures ou sensitives des nerfs qui avaient été soumis à l'opération. C'est] quoi , après que les deux bouts du nerf sciatique se furent soudés cbei U qui servit à son expérience, il mit la moelle épinièi*e à découvert, et ooi racines postérieures des deux côtés ; mais aucun mouvement n'eut lieu imi cuisses, tandis que la section des racines antérieures détermina de fortes sions. Mais ce résultat négatif ne prouve i)as que les nerfs du mouvement et du sentiment ne se soudent [X)int ensemble , car ou peut l'expliquer en que les nerfs sensitifs ne possèdent peut-être pas la faculté de conduire tation du centre à la périphérie (3). '

(i) De nervorum regmeratione Di$s. Berlin, 18S8.

(2) Camp, Bmchufp, dans MurxLBR's ÀrehiVf 1839, cah. IV, p. iSi.

(9) Comp, Strihavcck, loc, cit., p. 59. — Biddkr, dans Mdbllbii*8 Archiw^ I8ât, f. GniiUiufseii a ftiU d*intéreisantes observations sur lui-mèinc, après un^ large plafe qui pénétrait Jusqu*à Tos, à la partie postérieure de la senonde phalaugTSu pouce , cl ^j divisé le oerf dorso-radial de ce doigU Le côté 8:anclie du dessus du pouce était prÎTé él( sensibilité jusqu^au dessous de l*ongle. A Tépoque de rinflammation , cette portion de vint douloureuse , il s*y manifesta une douleur continue, lancinante et brûlante (qui, dépendait de Tinflammalfon du bout supérieur du nerf, et n*était rapportée à la peas, dinsensibiiité, que par un |)liéitom^ne analogue à celui qu'on observe après les taipolal douleurs disparurent au bout de huit jours, à la guérison de la p'aie, etTélal^'ii reparut. Plus tard, un peu de sentiment se maniresta , mais ciU-éroemeiit vague. 11 janftl étendue de deux pouces de long , sur neuf lignes de large , dans laquelle Gruithuisn • < mant les yeux, ne pouvait déterminer au juste où on le touchait : il commettait des trois à cinq lignes. Lorsqu'il frappait sur la cicatrice , il éprouvait *des picotements de Pongle. Au bout de huit mois , le sentiment n'était pas redevenu plus net

rd à la reproduction du cerveau et de b moelle épinière, il n^existe aucun "ouve que la destruction d'une partie de la masse de ces organes soit jafée complètement par une formation de nouvelle matière nerveuse. Arneien vu , chez dos chiens auxquels il avait enlevé vingt-six à cinquantelins de cerveau , qu'au bout de sept semaines la plaie était remplie d'une gélatiuiforme et jaunâtre , qui se dissolvait dans l'eau avec plus de facilité du cerveau ; mais il reste à savoir si c'était là réellement de la matière

La destruction des couches superficielles du cerveau n'entraîne souvent )nséquence fâcheuse , quand elle n'est point accompagnée de compresirritation. Quant aux lésions de la moelle épiuière , cm sait que malheut elles s(mt incurables. D'après Flourens, les plaies du cer\eau avec perte ice se ferment aisément ; mais il n'y a i)as reproduction proprement dite itance cérébrale, comme l'admettait Arnemann ; les parties blessées combien par se tuméfier, mais ensuite elles s'affaissent, et se couvrent d'une ine et lisse ; les plaies qui ne consistent qu'en une simple di^ isi(m se cipar la réunion immédiate des points divisés ; dans ce dernier cas , à mêla réunion s*o|)ère , l'animal recouvre les fonctions qu'il avait perdues; il id aussi dans le premier cas , poun u que la perte de substance n'ait pas ertaines limites (1).

génération dans l' inflammation suppurait ve,

nmation suppurative se développe toujours lorsc|u'une plaie ne peut udant la période d'exsudation. Dans ce cas, il ne s'exhale pas de matière (fibrine dissoute), et celle qui produit le pus n'est point susceptiMe de r. Home supposait que le pus se métamorphose en bourgeons charnus ; e hypothèse prouve qu'il s'était fait une idée complètement fausse du

la nature. Ce sont, au contraire, les bourgeons charnus qui expulsent

les corpuscules qu'on trouve dans le pus, auquel ils communiquent ance et sa couleur. Les corpuscules sont, pour la plupart, plus gros qu(* es du sang ; ils ont un noyau, et ressemblent jusqu'à un certain \mni les d'épitliéUuuL Quant aux bourgeons charnus eux-mêmes, ils sont

de cellules, dont les plus superficielles périssent successivement, et it ainsi la sécrétion purulente (2).

guérison des plaies par première intention, pendant la période d'exsu- » bords s'unissent ensemble au moyen de la matière orgauisable tenue en a dans le sang. Dans celle des plaies qui suppureQt, il ne se produit pas lUX vaisseaux au milieu d'une matière préalablement exhalée de la suri les bords et le fond suppurants sont soulevés par l'accroissement des ^aisées ; car de nouvelles cellules se forment entre celles qui existent oénie temps que les plus extérieures se détachent continuellemenL Or,

soulèvement part uniformément de tous les points, des bords comme la circonférence et le fond de la plaie vont sans cesse en se rétrécissant,

. expérim. $ur le <yjf. nerveux, V édit. Paris, 1842, p. 109, 110. rsaBOCK , De pure et granulatione. Berlin , 1887. — Wood, De puris natura et for- [«riin , 1887. — Vogbl, Ueber Eiter und Eiterung. Erlangue , 1838. — Hbnlb, dans dPHufdand, t. LXXXVI. — Leivanh et MesscR8CHifn>T, dans hfed. Vierteijahrsi' I , p. MO. — S&DILI.OT, De Vinfection purulente, ou l'yoémie, Paris, 1869.

et finissent par se réduire à un point, ou même à rien, ce qui oitraîne h cessatioB spontanée de la suppuration. C*est seulement lorsque le fond croit plus qoe 1rs bords qu'on le voit dépasser le niveau de ceux-ci : alors la plaie sopponme k peut pas se réduire, et Ton est obligé de recourir à la cautérisation, pour ramner à de justes proportions la crue des bords et celle du fond. Dans le cas oppoA quand Taccroissement du fond reste au-dessous de celui des bords, la pÛe devient sinueuse, et il faut exciser les bords. Lorsque la suppuration est tout i là superficielle, elle cesse en même temps que Tinflaromation, sans qu'il y ait nkosite d'une réduction.

Les recherches de Gueterbock nous ont appris quelles sont les substances A* soutes dans le pus. Ce liquide contient de l'albumine et une matière particnii^ que l'auteur nomme pyine. I^ p)ine appartient, avec la caséine et la dMwbîi^ à.la catégorie des substances dont un minimum d'acide acétique détermKk précipitation ; mais elle diffère beaucoup de l'une et de l'autre. L'acide acédfi la précipite, et un excès de cet acide ne la redissout pas, tandis qu'il redîMMl chondrine. L'alun la précipite également, sans la redissoudre, quand on en un excès, caractère qui appartient aussi à la caséine, tandis que la cbondriK redissout. L'acide chîorhydrique la précipite, et un excès du réactif la la dissolution acide n'est point précipitée par le cyanure ferrko-potassiqiKL pyine est soluble dans l'eau ; l'alcool produit, dans la liqueur, un précipité, l'eau redissout On trouve aussi cette substance dans le mucus; niab le ne contient pas d'osmazome et d'albumine, comme en contient le pus. Le pv la matière tuberculeuse diffèrent beaucoup l'un de l'autre.

Le travail par lequel s'accomplit la nécrose des os offre un grand intM physiologiste.

Un os est frappé de nécrose, c'est-à-dire de mort, soit parce que l'ostéite a une mauvaise terminaison (dans le cas de dyscrasie), soit parce que la du périoste ou du tissu médullaire a entraîné celle de ses vaisseaux. Quaivlk rioste, dont les vaisseaux ont d'intimes connexions avec ceux de l'os, est dans une étendue considérable, la couche extérieure (et non l'épaisseur de ce dernier meurt, à cause de l'état d'inaction dans lequel ses vaisseaux sont mis par cette destruction. Lorsque le tissu médullaire vient à être l'inflammation ou par l'action d'un instrument qu'on plonge dans un os driquc, après l'avoir scié, les couches internes (et non l'épaisseur entière) de périssent, parce que leurs vaisseaux tiennent intimement à ceux du tiaso laire. Or, un travail fort remarquable s'établit, en cas de nécrose intene, les parties externes encore vivantes de l'os, et, en cas de nécrose extame, celles de ses parties internes qui continuent de vivre. Ces portions siège d'une inflammation pendant laquelle a lieu, comme dans les finctoitii exsudation qui, comme aussi dans ces dernières, s'organise et s*08sifie phi Quand on a lésé l'os extérieurement, et provoqué ainsi une nécrose externe sudation se fait à la face interne de la cavité médullaire, qui par là se trouve nuée ; ce cal interne compense la perte d'épaisseur que l'os a faite par h sa couche externe. Détruit on, au contraire, la mœUed'un os loog, avoir pratiqué la section avec une scie, l'exsudation s'établit à la JE^e couches extérieures qui jouissent encore de la vie. I^ meilleur moyen de

détndtj

REPHOUUCTfOIil DES TISSUS. 3/|l

> eiMidatioiis est d'enfoncer une baguette de fer roDge dans les os creus imal, ou de les bourrer avec de l'étoupe (1). onflement perùgte pendant toute la durée de

; il n'est bien manifesle que quand l'os se rau côlé de la pièce nécrosée, où un grand nombre eaux se développent en lui. Cet accroissement de amoié et ramolli prend la plus grande part, chez imifères, h la régénération de la portion né- A l'endroit où la couche encore vivante, citerne -IIP, touche la couche morte, interne ou externe, luche enflammée est molle, rouge, couverte de ins charnus ; dans le cas de nécrose interne, elle

dedans en dehors, ce qui fait qu'autour du sé-

il se développe, non pas un tube nouveau, mais orceraent de la couche extérieure, ou que, s'il une nécrose eiteme, la couche sous-jacente augl'épaisseur uat du cQté extérieur que du cdté de é médullaire. Tant que ce gouflement dure , la de l'os enflammé et ramolli continue de secrétn

soit en dedans, soit eu dehors, c'est-à-dire soit is, soi! au-dessous du séquestre, d l'os a été frappé de mort dans tonte son épaîs- 00 peut se régénérer ; mais la régénération a inairemeut lorsque la couche externe ou interne péri. Seulement alors ce n'est pas un nouvel os roduit : le séquestre , dans le cas de nécrose luit la couche interne de l'os, et le nouveau tube qni a autour de lui n'est que la couche externe de ce s, épaissie et tuméfiée.

beaucoup discuté pour savoir si la reproduction de la nouvelle masse qui enferme le séquestre, dans la nécrose interne, dépend du gonflement ;hes extérieures de l'os, ou si elle a te périoste pour point de déparL Weid- Imettait les deux opinions. Troja, guidé par ses expériences, s'est pron faveui" de la première , dont Scarpa a depuis reconnu l'exactitude. D'un té , la reproduction de l'os , par le périoste , a été soutenue par iUeding . et

encore par Syrae (2). Le périoste ne joue un rôle ici qu'autant que ses X sanguins contribuent , de concert avec c«ux de la portion d'os encore , à fournir les matériaux qui doivent senir à la formation du nouvel os (3).

fiçure &8 est une nécroK de )a partie intérieure du fïMt- Cet oa «1 rcprtwnti coupé orliocu : A , est le Tragment lupérieur ; on Toit A ta parift infêrietire nu gracd trou lïît cDuronnn de trépan i B. est le fragmenl inférieur : on consUte que le séquestre est u cité art condj'ies. C, est une tranclie de l'os qui monlre la leiture arénlairc de l'os (Bourgery).

aat. oflhc i-oy.il Suc. of Ediiiburgh, ISil.

CI). Robin a cumm unique b lu Sutitic Je Iliulogic, une note lur CExitimct de âfux mrellrs d'clémtalt nuatomitiun qui te tivureni Haut Ir raual %nf iatMrc dr$ m ; 1" Il ïtousle3 0%courl«,)ilahoulDng) , outre le& celluin adipeuses, les laiMcaiu cl ik la

On peutdéinonirer, par des expériences, que la pititi grande partie de la noinrll^ mass<î osseuse résulte uniqueibeht (dans là nécrose interne) de l'accroisseinenl des couchés externes , qui continue pendant toute la durée de la snppuratkm. 1)*ailleurs, Micscher a prouvé tpie l*hypothèse, émise par Scarpa, d'une eipai^wo fie l'ancien os , n*est pas pâHidtement exacte , attendu que le gonflement de b couche etteme encore vivante s'opère par exsudation (1).

matière amdrphe finement graniUéuift* une espèce parliculière de cellules, qu'on peut apftrirr cellules méMlaint, parce qu'elles sont propres au tissu médullaire des os. Ces celhik^iol sphériques ou Uil peti polyédriques! elles ont un diamètre de 0""»0i5 à 0"",018: elles mé transparentes , à bords nets ; elles renferment toutes un noyau spbérique , régulier, iransparnt. à l)onls très nets» etk général asseï foncés. Il a un diamètre de 0"",006 à 0""i007. Entre k noyau et la (cellule eiisient des granùtaUdns moléculaires dont la quantité Tnrie, mais qai»K constantes et sont plus aliondantes autour du noyau que dans le reste de retendue de la ct^û, Oes cetiuleft Sont plus abondantes chei les jeunes sujets que chci les adulu^ t chez les pivsrioii elles forment presque à elles seules avec les vaisseaux la moelle des os, qui , jusqu'à la fa Ah grossesse, ne renll^rme que fort peu de cellules adipeuses. 2" On trouve ôolos les m lonfiiil aussi dans les os eourts, maison quantité moindre, une autre espèce d'éléments anatani^ qui sont plus imporlahls A connaître que les précédents, parce qu'ils constituent qoHqoefiKii eux seuls certaines tdHieurs deS os. Quelques tumeurs des os , considérées par les paihoIngM fomme du cancer^ reittelliient non des cellules cancéreuses, mais un élément spéctaÛ cwiclMI, par de grandes plaques OU lamelles aplaties, tantôt polygonales, tantôt irrégunéremrat ques, ayant au moins 0'""',050 à 0'"'",080 de diamètre. Ces plaque» sont finement graaalci^l et sont remarquables par les noyaux » au nombre de six à dix, qui sont contenus dans l'épiiMi^' (les plaques et leilr donnent un cachet tout spécial. Tes noyaux ont 0*"009 de longiifsrh O'BB^OOa de lai^ t ils sont ovotUeS et contiennent un ou deux nucléoles, accompagnés dep ;;ranallUons moléculaires. M. Uobln S eu Toccaslon de voir pluslears lumeum de ce fienrê, une aîMlt déterminé un spina-^entosa du tibia, en avait distendu et aminci considéraMeoMSIl sulMtirtce osseuse t t!t avuit fini pal* faire issue au debors.

Les AiitS que M* hobin veut ajouter aux précédents, c'est que ces éléments sont des nouvealit iHl ttist) médullaire des os, qu'on y rencontre sans qu*il y ait affection de ces On les trouve surtout h la surface de la moelle . entre elle et la face interne du canal. Ib beaucoup moins nombreux que les cellules précédemment décrites et que les eellules adi Ils sont aussi plus ibnhdQttls dtttts les os des jeunes sujets que chez ceux des adultes et da lards. Ort les trouve» dé mCmc que les autres , dans les os de tous les maroniOhTS (|nes. C'est donc par formation locale, en grande al>ondance, de ces plaques ou lameUfii sont formées les tumeurs de la nature de celles où cet élément a été observé d'abord avant étudié & l'état normal. ( Comptes rendu» de la Société de Biologie , 1849, p. i 49.) L I»

(1) La description que j'ai donnée de la reproduction des os a été faite en partie l'examen des pièces préparées pur Wc-ber, et dont nannerlh a donné la desicriptioii, m (.'iiprès les observations de Micscher. Lvs expériences que j'ai Ibites avec* Pockeb sur pli animaux, rclalivcmeut à la régénération après une nécrose interne, ont donné les mènes lais. — Voy. TnojA.— KoKHLRR, lùrp, fïVfarc^c/icrrif.osiiMm.Gœltingue, 1786. — KoiTci. cxp. circa régénérât, oss. Berlin , 1824. — Meding, Diss, de régénérât, ost. Leipiick, ittl ScARPA, De anat. et pathol, osêium comment, Pavie, 1827. — Bankrkth , Dfaturcr in ossibus lasit sanandis inda^tio, Bonn, 1831. — L'ouvrage où l'on trouve la plusiiotei (lication de travaux sur la régénération des diverses parties du corps est celui de PauUi t'ulnerib, nanandis comment, Gœttingue , 1825. — Voy, aussi , pour les expériences ituiaw' Textor, une note ù la p. 331.

DES SÉCRÉTIONS EN GÉNÉRAL. iki

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SSGTIOM III,

DE LA SÉCRÉnON.

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