‹ Manuel de physiologie v.2Chapitre 89 sur 185 · CONSIDÉRATIONS 6ÊNÈRALKS SUR LA STRUCTURE DES GLANDES · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS 6ÊNÈRALKS SUR LA STRUCTURE DES GLANDES

quinze fois plus gros que les plus petites artères, et les capillaires sangmnsiMt ramifient que sur leurs parois.

Quand les conduits séininifères sont parvenus à une ou deux lignes du Hm de Haller, ils cessent d*étrc flexueux , et se réunissent en de petits casiuidrÉif j qui produisent enfin le réseau. Lauth compte plus de vingt de ces petits caiMQI ainsi que Tadmettait Hallcr. Leur diamètre surpasse celui des conduits sémiiiiAMfj il est, terme moyen, de j^ de pouce. *i

Le réseau de Haller occupt' une grande partie du bord supérieur du toticÉI; ^!iitué dans Fépaisseur de la tunique albuginée , il forme en dedans une flMblanche de cette membrane, qu'on appelle corps d*llighmorc 11 se comçmU\ sept à treize vaisseaux flexueux , qui tiennent tous les uns aux autres pir té\ anastomoses, et qui ont ^-J-^ à 1^7 ^^ pouce de diamètre. V

Les canaux eflërents qui passent du réseau dans la tête de Tépididynie, ii|i d'abord droits; mais ils ne tardent pas à décrire des flexuosités, de sorte fUJ chacun d'eux représente un cône, dont le sommet correspond au réseau et la à la tête de l'épididyme. Suivant lauth , ils deviennent plus étroits en se chant de l'épididyme. Leur nombre est de neuf à trente, leur longueur de 1 pouces quatre ligues. Le canal de l'épididyme les reçoit l'un après rautre«l< intervalles de trois pouces, d'après le calcul de Lauth. La longueur mo) canal de l'épididyme est de dix-neuf pieds quatre pouces et huit lignes, flW le même.

I^ VUS aberrans de Hallcr se trouve ordinairement dans l'angle que le déférent forme en s'appliquant à l'épididyuie. ïa plupart du temps , il s'unit l'extrémité du canal de ce dernier : plus rarement avec le commencemeati canal déférent II est rare qu'on en rencontre plusieurs à la fois. Cet a| une couleur jaunâtre. Sa longueur, après qu'il a été développé, varie de un et demi à treize pouces. Son point d'union avec l'épididyme est toajoun mince que le reste de son étendue, et beaucoup plus que le canal de Vèpv^àflft Vers son extrémité en cul-^le-sac, il devient peu à |>eu plus épais, et quelqueM après s'être dilaté , il ac(|uiert une ténuité extraordinaire. Kvidenunent il a pÉl usage de sécréter un soc dans l'épididyme. i

Considérations générales sur la structure des glandes.

Après avoir passé en revue les divers organes cliargés d'accomplir lessécrétitfV nous pouvons déduire quelques résultats généraux touchant leur structurp.

1** Quelque diversifiée que soit la formation des parties élémentaires dooti^ composent les gUndes qui existent chez les animaux et chez l'hoinme, cepeaM toutes obéissent à la même loi, et, depuis le follicule le plus simple jusqu'à la gbri^ la plus compliquée, elles représentent une série non interrompue.

2° On ne |)eut pas établir de démarc<ition entre les organes sécréioiresdeia^ maux sans vertèbres et ceux des animaux vertébrés; les follicules et tubes ào¥ toires des insectes, non seulement se ré|)ètent daus les classes supérieures, oA encore |)assent par des nuances insensibles aux glandes que possèdent les aninA de ces classes. Les glandes lactifères de l'ornithorhynque, les gbndes salivairesé» oiseaux , les glandes prostatiques d'un graiid nombre de ii)ama}ifères, le pancriv

CONSinÉRATiONS UÊKÉRALES SUR LA STRUCTURE S^iS GLANDES. 37ft

1* la |>hipart des poiasons, le foie des brancbiostoines et les rciiis des myxiuoîdcs, DDt aussi simples que les organes sécrétoires des crustacés et des insectes. 5« Toutes les glandes ne font qu'offrir, dans leur intérieur, une grande surface h sécrétion, cl le nombre des formes qui permettent d'arriver k ce résultat est Buneose. Ici, comme partout, la nature fait preuve d'une variété infniie, sans imais porter atteinte à la simplicité des bis du développement On admire les ormes, presque ausai ricbes que celles des végétaux, par lesquelles elle lait passer fi conduits séminifères chez les insectes, et plus encore la variété qu'elle apporte Imm la conformation des glandes composées chez les animaux supérieurs. Mais iQRtes les glandes ont cela de commuu qu'elles sont dues au développement des cmduits excréteurs en cavités intérieures ou en canaux terminés en cul-de-sac l'opinion que iMalpighi s'était faite de leur structure est donc la plus exacte, et die a été mise hors de doute par les travaux des modernes (1).

il*" Il n'y a point, à proprement parler, d'aciiii\ de giwm glandtilosa, dans le sus que les auteurs attachent à ces mots. Il n'y a pas d'enroulements de vaisseaux iOiKuins, d'où naîtraient mystérieusement des canaux sécrétoires, de quelque anière que l'on conçoive cette hypothèse. Il n'y a pas transition immédiate des pi.iaires sanguins aux commencements des conduits sécrétoires. Ces derniers iKBstltueut un système à part, sans connexions avec les vaisseaux sanguins, ce qui L prouvé pour toutes les formes de glandes.

30 Ces prétendus grains glandulaires, cesacini, ne sont que des amas d'extréde conduits sécrétoires, souvent même des agrégats et des grappes de vésimicroscopiques.

Dans beaucoup de glandes, il n'y a |)as même d'acini creux ou vésicuiaires, seulement de longs tubes flexueux , d'un diamètre égal partout, comme dans veins, les testicules, etc. ; ou des tubes droits, comme dans la glande lacrymale <li tortue franche, les glandes de Cowper du hérisson, les testicules des poiset des grenouilles, les glandes uropygiennes des oiseaux , les glandes de i'ovi- '^^e des raies et des squales : ou des cœcums, comme dans le foie des crustacés, tes les glandes qui garnissent le cloaque chez les urodèles uiâles, et dans les ^^des prostatiques de beaucoup de mammifères. Il existe des vésicules Uirmï- W^ creuses dans certaines glandes dont les parties élémentaires scmt disposées l^appes, comme dans les glandes salivaires, dans le pancréas, dans les glandes kiinmaires de la plupart des nianunifères, dans la glande lacrymale des oiseaux mammifères, dans la glande de llarder, dans le foie des mollusques, etc. mots êuêstatUia ucinom et acini trouvent donc réellement leur application à certaine classe de glandes, en tant que le terme acinns s'entend des grains d'un k grappe. Mais , par une succession d'hypothèses, cette signification propn* ^ uM, acinus a été à |)eu près convertie en celle, tout à fait fausse, de grain glati-

■4) Lacandik ( Étmdeê hyérptomique», Parin, iSàh ), outre les glonde» ordinaires, qu*il «ppmr dépresêiinit en admet d*une autre rluMe , qu'il nomme par projection* et qui , suivant ne diffèrent des prérédeiiles, de cellrs qui porlcnl conimunémeiil la dénomination de let, que parce que la membrane ^rrélantr, au lieu dVlrc repliée en creux ^ Vni en saillie, iporfe à celte clane les franges synoviales, les pleius choroïdes , les épiploons , les appeii- #|ripkA|iMt , de. C/esl par Pliydrotomie qa*il a été conduit k ces vues. qu*il n'a d*ailleurs que d'yfie inaaitre \rH spnmaire. {tiotp du irad.)

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