CHAPITRE II
De la •lr««liire Intime des f;l«Bdea «éerél^lrca.
% |H«raîères recherches sur la structure intime des glandes reosontent aux •k de Nalpîghi (2), qui nous a dipçns que les éléments de tous ces organes, fc qQ*on en appeUe les acini, ont la même texture que les follicules simples ou taiérés, c'est-à-dire qn*ils se composent d'utricules arrondis, recevant leurs tes vaisseaux sanguins les plus déliés, et les versant dans leurs conduits excréli se fondait et sur la confomiation analogue à celle du coecum que
plos remarquables de ces formalionsontélé indiquées précéderomenl , p. 183. Exeràtatione* de structura liêeerum , iSfiS,
352 DE LA STRUCTURE INTIME DES GLANDBS SfiCRÈTOIRES.
présenlcDt quelques glandes simples, comme le pancréas de Tespadon oo le Meck l'écrcvissc, et sur le mode de développement du fde chez l'embryon. Quoique cdk théorie ait pour appui des faits bien observés, cependant Malpigbi arat conaii des erreurs de détail, car les éléments proprement dits des ^^aïides oompoiéaiH étaient demeurés inconnus, et les organes qu*il a décrits sous le nom de follîarinè foie, par exemple, ne sont que des amas de ces éléments qui avaient échappé fcfl investigations. :
Le choc que Ruysch fit éprouver, en 1696, à la doctrine de iMalpîghî ëaàim inévitable : car cet habile anatomiste n^avait pas eu de peine à démcnitrer, ftnâ belles injections, que les vaisseaux sanguins se divisent encore i l'infini follicules des glandes composées. Cependant la valeur exagérée qu'il Mtaààm secours de l'anatomic et aux données que les injections lui fonmisnieBt, feoVj duisirent à admettre, sans raisons suflisantes, que la substance g^andobii ment dite est uniquement composée de vaisseaux sanguins, et que les ramifications de ces vaisseaux se continuent d'une manière immédiate aveciei giues des conduits excréteurs.
HaUer, en se prononçant pour la doctrine de Ruysch, lui conquit prépondérance. Le premier, il assit sur des bases solides l'ancienne laquelle les artères se terminent par des bouches béantes, soit dans hb excréteur, soit dans le tissu cdlulaire, dans des cavités, à la peau ondaste seaux lymphatiques (1). Mais tous ces modes de terminaison n'existent pu ment ; car, ainsi que l'ont af^ris, d'un côté, les recherches faites sur la dans une foule de parties transparentes, et sur le mouvement du sangdas seaux capUlaires ; de Fautre, les injections soignées de toutes les parties di humain, il n'y a pas un seul organe, une seule membrane, où les anèrMi minent autrement que par des réseaux extrêmement déliés, qui immédiatement avec ceux des veines (2). Haller et plusieurs de ses ont cité, à l'appui de l'hypothèse de Ruysch, le passage des injections dn vasculaire sangum dans les conduits excréteurs des glandes, et les qui ont lieu par les tissus chargés d'accomplir les sécrétions. Quant au ces arguments, il n'est pas douteux ([ue les injections poussées avec foite veine porte i)assent quelquefois en petite quantité dans le conduit hépatiqM^ que celles qu'on introduit dans les artères rénales pénètrent aussi parfob bassinet des reins, ou même dans les canaUcules urinifères. Ce dernier a été constaté par Dœllinger (3), Serres {U) et Cayla (5), et les belles inj
(1) Elementa physioL, lib. II, $ 23.
(2) C'est ce que Donné ( Cours de microscopie^ p. ii&) a constaté en particnlier pour licules de la langue des grenouilles. Lorsqu*on examine la Dice supérieure de cet orgne, découvre , même à la loupe , des taches grisâtres, assez larges, circulaires et uo peu pi» que les parties voiftines. Ces taches , comprises dans Pépaissenr de la niuqaeiite« fui W tiennent réellement , et qui constituent des follicules muqueux , sont le siège d'aw très active. A Taide d*un grossissement un peu plus fort , on aperçoit uo tourbillomieMÉl mouvement rapide du sang dans leur intérieur. Le sang y arrive d^un côté par une pelilt rarement par deux , suit la direction de cette artère , qui se contourne sur elle-même, à pH en forme de 8, et sort par un point opposé. {Note en Cni)
(3) Was ist Absonderung? Wunbourg, 1819. (&) Microscopische Anatomie. Vienne, 1836. (5) Obs, d\mat, microscitpique sur les reins, Paris, i839.
IT
DE. LA STRUCTDftK/INTUIK DES GLANDES SÊGRÊTOIRES. 3$3
û ne permeCleot pas de le révoquer en doute» Mais, même dans ce cas, qui est i contredit le plus propre à faire illusion, Bowman a démontré que les deux toes n'en' sont pas moins dos l'un à Tégard de Tautré, et il a fait voir qu*un dent qui êe rattache k la manière d'opérer est toujours la cause du phénomène, passage des injections dans les conduits exeréteurs dépend donô des mêmes cirstances que l'exhalation de ces mômes injections à la surface des membranes qoeuses, dans lesquelles, on en a la preuve certaine, il n'y a point de vaisseaux iBHis terminés pkr dés bouches béantes, --mais seulement des réseaux de capilm. On doit en dire autant des hémorrhagies qui ont lieu par extravasation, et t ë'aiUeurs sont extrêmement rares dans les ^^des.
H n'y avait pas moyen de mettre un terme à la controverse touchant la stnu> e des glandes, en suivant la marche ordhiairc, qui consistait presque toujours ausser des injections dans les vaisseaux sanguins. On n'y pouvait parvenir in injectant les conduits excréteurs eux-mêmes jusque dans leurs racines, et liant la structure des glandes dans tous les organes qui portent ce nom (1). Ique variées que soient les formes et les dispositions des çanalicules glandulaires, Bsles glandes chargées d'accomplir des sécrétions ont cependant cela de com- ^ » qu'elles offrent une large surface sécrétoire dans l'intérieur des utricules, conduits ramifiés ou contournés, et que l'intérieur de leurs canaux présente, compliquée seulement, la même di^sition que celle qu'on remarque à la ice d'une membrane sécrétoire plane. La nature n'a donc eu d'autre but, dans vgaoes glanduleux , que de concentrer une grande surface sur un petit espace, iftngeant d'une manière particulière la substance destinée à produire des chari'- BQts chimiques dans les matières organiques, et ce but, elle y est arrivée par des ens très diversifiés.
lus les recherches qu'a fait entreprendre la controverse entre Malpighî et ich , on ne s'est occupé; jusque dans ces derniers temps, que de chercher à Wtre les racines des canaux sécréteurs, et l'on a négligé la structure élémen- I microflcnpique de ces conduits. Ce point important ne pouvait être étudié avec ' que de nos jours : Dutrochet conçut, mais vaguement, l'idée que la substance ^bndes, examinée au microscope, s'y montre composée uniquement de vésicules mt une parfaite analogie avec les cellules végétales (2) ; il se fondait sur l'exades glandes salivaires des Bélix , et soutenait que le cerveau , le foie, les reins >iate des grenouilles ont la même structure. Les recherches de Purkinje (3) et lenle (k) ont fourni des documents plus précis. sur la structure intime des les. Ces deux observateurs reconnurent, dans l'intérieur des canaUculcs des les, une couche composée de corpuscules microscopiques à noyaux , que Pur-
Les princIpauK travaux en ce genre aoot : FERBUif, dans Mém, de VAead. des n^hees^ r— ScHLHLARSKT, De êtructura reimm. Strasbourg^, 1788. —E.-H. Webeb, dans Mec- ^ffv&tr, i8S7. — HU5CHKB, dans Isit , 1828. ^ J. Mublleb, De giandular, struet. penû lieipcick, 1880. -^ Kieuiar, dans Philos, Tratu., 1833. — Bowvah , dans PML Tihihs.^
^ tervir à Vhiât. des végétaux et des animaux^ t. II, p. &69*
Beriekt ueber die Versammlung dnr Naturforseher in Prag im Jahr, 48Ï7, Profane »
MirllbrV Àrckip, 1838.
35& DE LA STKUCTURE INTIME DES RLANDRS SÊCilÉTOIRES.
kiujo appelle enchyme, et que Hcnle rapporte aux cdiules épKliéUale«. Dam plupart des glandes, les caiialicu'esont une membrane propres anhiste, dombl interne est gamic de cellules à noyaux imitant un épithélium, comme 1«^ si en grappes des glandes lobées, les canalicules urinaires et les canalîcules tiques. I^ substance des acini du foie est entièrement composée de cellulpsii et la substance* propre des glandes s^s conduits extérieurs a la même tlon (1). Pdrkinje compare les granules de Tenchyme aux |)arties élément végétaux, où chaque petite cellule a sa vie propre, se fabrique un contcou aux dépens de la s^ve générale, et détermine le dé])ôt de substances ]ni dans des réservoirs particuliers. Goodsir (2) et Bowman (3) ont récemment des observations importantes pour la connaissance de la structure inîci des canaux sécréteurs.
Examinons maintenant quelles sont les différentes sortes de glandes charj^i Remplir des sécrétions.
Les plus simples de toutes les glandes sont des enfoncements sacciforma^ dépressions de la peau , des follicules, comme les glandes mucipares, ou dei tubes terminés en cul-de-sac, comme les canaux muqueux situés sous la poIsBons. En général , on peut regarder le follicule et le tube comme les éji des principales modifications dans la structure des glandes. Mais les follicules, les plus simples en api)arence, sont déjà composés dans leur intérieur; car leur surface interne est garnie de saillies en forme de cellules, tantcM le sar a la ! d'une grappe , comme dajis les plus petites glandes de LieberkQhn à 1» brane muqueuse de l'intestin, ou dans les glandes de Meibomius ; tantôt parois des follicules contiennent elles-mêmes, dans leur épaisseur, de petilil en cukle-sac, comme il arrive aux glandes stomacales des oiseaux et autnrl maux {k)i
Lorsque ces glandes simples deviennent ]>lus compliquées, par accroisseï surface, on peut distinguer les formes suivantes. Les petits sacs ou les tubes se) rertt souvent les uns contre les autres {fnllicnli oggregati), tanldt en lignes < séries, comme dans les glandes de Meibomius, tantôt en paquets^ comme Cj>iiclie glanduleux* du jabot des oiseaux, ^lalgré cette agrégation, les ouvc des glandes demeurent distinctes. Mais la nature atteint le même but en les follicules, de nlani^re qu'ils forment un seul tout, avec une ouverture {fuUicuii €om/)0»iii^ agglomet^aii), comme dans les amygdales, lesglandesl et buccales, les glandes prostatiques de plusieurs mammifères (5), la glaodei de romithorhynque, le [xmcréasde Tespadon et du tlion. Supposons que cette < plication ait fait un pas de plus, et nous verrons les follicules du follicule en eux-mêmes d'autres plus petits ; il se produit alors une ramification creuse, s culs-de-sac arborescents ou celluliformes. Les follicules conipnsés peuvent réunir plusieurs ensemble, pour pi-oduire uiie niasse glandulaire plus voli
(1) Encifdopédie amitomique. Hbxlc, Anat, généitUe, Paris, 1843, l. Il, p. 462^
(2) Traiis. of Soc, of Edinb., t. XV, p. 2.
(3) PhiL Trant,, 1842.
(A) BoBHM, De gland, inlat, struct.penitiorL Berliii, 1835. — Botd, dans £dliM^
Journ,^ 1836. — BibCHOFF, dans MtELLKR^sylrrAir, 1838. jl^
(5) MUELLBR, \oc, cit,^ pi. 3.
BE L\ ïmOCTOIlE ISTIME DES CI.ANDH SÉnRÉTOIllHS. 355
«iinuc dp plusieurs condnits cxcrttcure. cp dont la proslatp hamaine fournit (1) pxcmrJc. car «lli; se compose (i'uiK- a^i^ifnatio" «le glandulcs liiml chacimp rvprfl« cil qufïlquc sorte un arbrii>M>au ût «■» branches tcmiinets i>ar<I<s àtuIpii. l ne romplication toujours Muanti? <|p cette forni.- donii naïa- Bce ï uuc glande composte. Lepon ■lunp pareille augmentation de iiir i OE ne peut produire qu'une des nnpï prinriiKiIra des glandci çom- ■évs : il V a une sprondp forme iuripale, qui est colle (les glandi-H npoMVs '3 strurtun- luhtilpusit, dans luelh-s la ranu>scpnce n'exisie [ws, '
du moins jniii' un rôle très secondaire, l'agrandissoinent des surfaces i''iani »li- II pai' raUongemeiit cl l'enroulenicnl des catiaut simpIeH, «(ont li' diami^ tre df" ■M* k |)cu près unifunne.
>an!i la plupart des glandes ^ conduits rainifîi», les divisiuiu de chaque coi> t dpni;'iin-nt iiidd|x-udantcs [es unes des autres, et ne s'anaslniii.isenl txiiiil eiibJe: c'est ce qui a lieu dans toutes les i^andes en grappes, comme les snlit aires, terminale et le pancréas. Dans le foie, la ramescenc« irboresr^atc <'Kt acciim- ■ée d'anastoinosc des conduits. Il y a entre le premier de ces deux cas et le tod le nW^me rapport qu'entre hs itoimiuns des inaininifères et ceux de.s ois<'au\, le* conduits aériens des diverses jurties de l'orttane (lulmonaire s'anasioinosetil !Q)blr. L'anutouiosc domine dans les glamlcs lubuleiisos sans raniesceiito di s iQi, comme les reins et les testicules. * Gl't'iitn à cuuaux ramescmU sans anastomose.
butes les glandes qui apiartieinieul â cette catégorie sont n'-gulièremiiil In- >, et leurs liibes se dit iscnl en lobule.s, qui eux-mêmes se sulKlivisciil, et aiii) î «lin-. Oans la plupart d'enti-e elles, les ramitications les |»liis déliées des canaliftaboutîswnt ii des gcains {acim) que l'œil nu [X^ut encore discerner, i'-cs urains •oi <|uc des agrégats de très petites vésicules, |>crceptibles seulement au mi- Eopc, lorsqu'elles sont pleines, et qui re|X)scnt, comme aulaitl de grappes, Hi^es de réseaux capillaires, sur les rauiilicatioiu les plus délià.>s des caiuli- I secrétoia-s.
M» d'autres cas, les coudiùts rcfu-ésentent des tubes en cul-de-sac, rjni(és ht les Xeuillet des mousses, autour des branches du canal excréteur, dans ^h longueur de ce dernier, ije foie des écrcvissos et la glande lacrytnatc des ta ofTrent cette disposition, de laquelle résultent aussi des lobes. iGa 1rs iietjtstubcs sont terminaux seulement; ils conslituonliluslubulcsde canaux, intés sur les brandies des conduits excréteurs, et ils se tcnninent en cul-de-.tac, t^odeiiient : c'est ce qu'on voit dans les tdaudes de Cowper du hérisson {'!).
l.a R(are 61 repriseale, d'aprèt MiUler, lipmlaleliuBiaineilinéqu^, pour (nnnirerk* la«nes des coaduits eflËreiiti et It contoiliirp n-lliilniTT. Mcr.Lim. 'pr (i(., lali. .1, lip. H <•! 'J.
356 I» LA. BTkUCTOIlE ISTIHE nGSGUNDKS SfiCAfitOlUE.
PttfiDi las gkndea h-Knpfws, on dbtiagse les sunanles :
.Fig.52(4),
{ (iuctus lacUlt
iloni U-s mnilil'
tiofl!! In pliiM)
supportent i\isi t^ppcH de t ésitulcti (ceilulie Inctipnrœ) \mh\ei an micnna
Le premier mode de stniclurc n'est ronnu c|Me clicï l'ornithorhyiiqw .
l'a découvert (2). Ces ocr iims lamili^ qni s'onvrent en grand nombre sur ur
Fig. 54 (1
Kg. 53.
uni de la peau, ont ccpeDdant, à leur paroi înterae, nne lertnrc rt>]lnttw complexe, ainsi <pic l'a fait voir Owen ('i). (^'est à lorl qn'on a attribua li n ftimplicilé de structure aux Riandes maiiimairRS des ct^tarfs. qui ue din^rrut p relies des autres mammiR'res. 1^ disposition en grappes des éléments qui «
(I ) Figure as, MHiduib et sinnt ladir^m ; préparé) sur la mamelle d'une IVoine ma% daot UlaciBiIoD . îliâaieal ntlurelleinnit injeclét parle lait qui j élail contenu; ■, <i, *.< quelques unes (In iiombreuseï anastomoses établies ealre ces contluîtj e( les linin Wl (P. Dubois, Traité âaceouchemrnt, 1. T , p. Î54.)
(1) La figure 53 repi^Mnie, d'aprÈ; Heckel , la itlanilc mamuisirc île romîthoAjnqK (3) Future SA, IHin rie vaclie ourerl, présentnnt uoe des cavllé* inCïrieurct de I maire. Celle-ci est cotapiMe d'un nombre infini de ^nules moui d'nne teinte ji geltre, renfermaat les dernt&rn ramiGa lions des raisieaut raiijuiin, et les dutts iBclil^rH. Ces conduits se rénnisseol peut peu pour former liuil on dix GoaddiUl Ad II. qui Tiennent s'ouvrir dans b mvllé dntélin. (<^QlbourT, Hiâtmrenanrettfiftin t. rv, p. BO.)
hg. 55.
Ut, LA STRUCTUSE IMTIHE UKS ULANDKS SËCRËTOIRES. 357
»ac CCS orpnes chez les mamimftres et la femme adéjïété (rts bien coasbtéc vDiienay, Hascagnl et Cruiksbank : on peut h démontrer en injectant du iKnmdus les ceDnles lacti- Fig. 53,
Mt ; mais il suffit qudquefbis HvoJidQ lait qui les rempfit NaU'iltaitement (1). Dans IMrissoD qui nourrit ses pch tt$ cellules ont 0,00712 '^.«OSSS pouce ; injectées de tawe, chez h dneone, dies /^\ 'Ty^ * 0,00360 pouce. Leur ïo- V\^^r Ifc dépasse donc de 40 k ""^ ' bis celui des vaisseaux cabns ks [dus déliés (2).
K Glandes udivaim.
Ckezies insectes, les ^nde, *9Îm, romme , en générât, hs les ^andes de ces anin , sont de Jon^ utricules Blenx, qui se terminent en 4e-sac Chez les mollusques, loat une structure spont cdlun'en possè-
L.CeOes des serpents ne doivent pas Mre confondues avec les glandes k it tout k fait différenu^ ; on les trouve, les unes aux deux lèvres,
• aous U langue, et quelques unes près du nez ; de même que chez les
t, loc. tit., lab. S, dg. 1-8. — Buih, Mikrotk. Anaiimle, L XVI, Sf. 1. } La *gtn tS repréwate, d'sprèa MOller, le tronc des condulli l«eURie* de la lapliie, arec HdlMtiaai dam la glande. — La figure 56 représente, d'aprte le nrtvK, nn de* iiraBdi kl de la mamelle d'une lapine allditant, pourlàire voir la diitributûn descoaduUt ladi- I iiDs In lobnlo pla« petits. On aperçoit les T^sicules lactîpares ptdaacuMes, |rieiiKS de lah Wesen gnppe. — M. Ch. Robin ■ fait Toir que la maowtle Hiil, dans le détdoppement Je HmdIs anilomique), pendant et bors l'Étal de groswtsc, des pkiKi anilogiili t celTes i|ne Mies Gbre» mtuealtires (le l'uttrus. Celles-ci lOat tiroiles, nincet, atraphUes, ipeine liwable» pendant TMal de Taeuitt de rulénu, lartiei, rubanfei et tirilet a reconnaître fat 11 grojscjae. De m£me, il est imposiible de loir les culs-dc-sac glandalaîres de la niahfeodant rinterralle de* grossesses. Ils sont atrophies, et l'on ne peut en constater l'existence ■can mojen: A celte époque, le tiMttnammsiTee*tdeDse,bouiilsine, réslsiaot, élastique, *Hr. Dèsquesurrient, Ters le hnitièse anU, le gbnllemeiit de la manelle, mm titsu W moins dense, et, quand la sécrétion lactée i commencé, oa TollçlelU de petit* points Si peine du Tolume d'une tfile d'épingle, quiiedesuneatturleresledu tiun, quiest plui - Eoleréa CI plicés MUS le microscope, on reconnaît que ce sont de* ariiii, et il* prtsenleni Ibde-sac oracléristiquet des glandes en grappes. Seulement, pendant que la sécrétion est :, 00 ne voit pas d'épithélîum tapissant les culs-de-Hc, qui sont rempli* de globule* de li la mamelle est byperlroidùée pathoiogiquement de manière à Tormer une tumeur fajperiqœ, ou seulement si un kyste ou toute autre cause a déterminé une congestion locale, trties dans lesquelles la clrculnliou est acliiée présentent Icx culs de-^iac lapissés d'épithè- LesarÎRi ne se dessinent pa* dans le tkssn coanKà l'étal normal; et, au deli de* partir*
3À8 UE LA liTKliCrUKË IM'IUt lUiS ULAMIKS itËUIÊTOlUa. 1
uiseaui, et' sont dca agr^ts de glancleï Hiiiiplcs, atcc de ttombreiUiCii uuii'iUo| 1 séparées les tiiieis (tes autres. .Mais les picji ont une grossi- ^adc sublû^ de structure pins compliquée, tjUi est (lounue d'un conduit oicrdicur pj culicr. Kii égard à leur texture intime, toutes ces gbudes sont det foUicula, grappes. Cliei les mammifères et chez l'homme, cUes sont beaucoup plu plexes ; iiiab Ih aussi on parvient à remplir d'iujectiou les vésiculei dii grappes aux terminaisons des canalicules salivaires, ce qui permet de ki à l'examen mirroscopiquc (1). C'est aux rcchcrchen d'K.-H. 'Weberquei detoiis le plus de détails à cet égu^. I«s plus petites ccUuleft de b pimlidi de riiommc (2) ont 0,U0S2pouai, quandonlntH plies de mercure. Kllcs se réunissent en gnppHtd volume dépasse de qualrc ï sept fois le ieuri i sont doDC à peu près trois fiûs, et les grappcsA fois plus grosses que les capillaires sanguisi ])lus déliés : les moindres cellides pulinoiuîies MOt( !» seize fois plus grosses qu'elles. Dais lu chien, le [iièire des cellules parolidienncs (deiuGS de nicmn de 0,00176 ponce. Les canalicules ulivaim se mrni, chez l'embryon, dans l'intérienr d'un hiastémc au iniliou duquel la i tation du conduit c\cr<!'teur m toujours en faisant des progK's à mesan (jd'i s'éloigne du petit Iranr simple qui lui sert de départ (3). f. Pancrêat.
Le pancréas a)>parait pour la première fois, rlieï les ixûisons, sous la d'ap|»ndicoé pyluriques, dont, au reste, heaiicoii > d'auimaiix do cette clas dépoun'us. Ces appendices sont tantôt simples, UntiM multiples, comme dici saunions et k-s gadcs, jilus rarement ramifiés. On trouve un couinienreniqi ramilicatiun, maistri-s sim^de encore, dans \cPolyadim foliia», où lesaj cœcaux sont fort gros et courts ; elle devient coin]ili(|uée dans quelques^ la famille des scombéroides, par exemple riiez les thons, où l'on voit partir del testiii grêle quatn* gros tniiicjt de cœcums, qui se ramifient, el dont cliaque hn finît par un b()iK|uct de |ietiis tiibtts minces ('t). Dans l'esiudon, lamêmesUv existi.' : sciilemenl, les rteriiins, au lien d'Otre tiibulenx, sont courts et épais, l'esiui'gcoii, ils sont unis ensemble par du tissu cellulaire, de sorte qu'ils r sentent niio masse folliciileuse ; niais .Messandrîiii a déîoiivert chez ce poisaa second pancréas acincux, (jui est situé ï la première portion de l'intestin Dans les raies et lesKqiiali<s, c:-llegliiidea une structure eoin;tliquéc rt >cjd:
où a iteu le trjTail orgatiiquir niiirbiilc, on tic toÏI plu« de cul>-ile mg On n'a, cope, que des Tawcuux de ti^u criliilain: IK'* imii ; miils ni l'rmploi de Tue ceini det •iilreit rf acriri, ne thnl tolr les culs-dc-mc, qu*oii apcr^it aillciini t riiirie de >(enHIon , Irfrt racilemcnt, «uni r^iir-i . et qu'on ijiiidic encore plim 1?ur aide, l ContpUt rtadaidn léuHret île ta Sotléit de bhti'Ç'i- . 1819, p. S!>.] Ë. L
(1) PROcaiHi, IJiiiiaUiiin ,-rgttolimi. Viinite, iSlî. p. lOi. - E.-H. Wr.iu, daial» kil'i ArcMv. 1S37, p. 37i, pi. IV. li^. 17 (iiur.iiidc de l'iiomm.}.
(1) l.a ligure 37 représente, d'aprè-; ^..-H. Wi'bcr, dd lolmle de ta parol|dc d'un wwMaHfli plein de mercure, et 11 un griiuiswmtnl de dnqitinte diiiin6tr<:<i.
18) MvELLu, loc. cil., lab. VI, li)[. 10-11.
i) MvELiïn, loc, (11., lab. Vit, Ag, 4-S.
De LA STRUCrUHE INTIME D£S cajlNDfiS SÊCRÊTOIBES. 350.
iiiie chez les aoiniaux sopéricurs. Parmi les poissons osseux, les seuls cbei ueia on trouve, par exception, un pancréas de cette espèce, sont Tanguille, le chet et le bars, où il a été vu par Swammerdam, £.-H. Weber, Alessandrini et ndl. Cliox les oiseaux, les conduits pancréatiques peuvent être injectés de mere jufqu*)i leurs extrémités vésiculcuses (1) ; ces vésicules ont 0,001S7 k Q297 pouce ; cUe^ sont donc six à douze fois plus grosses que les plus petits tseaux sanguins.
f. Glande lacryv^e,
\\e& recherches m'ont appris que cette glande, considérée d*une manière gêné-. s, affecte deux formes principales, eu égard à la disposition de ses canalicules. et les tortoes, la substance glandulaire représente des lobes claviformes, bran- ■8, solides, dan» Tintérieur desquels court un canal grêle ; la masse qui entoure canal est entièrement composée de faisceaux microscopiques de petits tubes uit 0,0019i!i pouce de diamètre (2) ; chez les oiseaux, la glande lacrymale est q)osée en grappes (3) ; chez les mammifères aussi ; elle re^semUe, pour lastrucne, aux glandes salivaires, au pancréas et aux glandes mammaires. I^s canalicules terminent par des amas de petites vésicules, que je suis panenu à remplir de 9rcure chez le cheval.
*. Foie.
Dans la classe des crustacés, notamment chez les écrevisses, le foie est composé gros faisceaux de copcums digités, dont le conduit excréteur s ouvre de chaque feédans le canal intestinal [k). D*autres, comme les genres Paiœmon^ Penœus et tjon^ ont uii foie en grappe, et les lobes hé|)atiques des squilles forment des cellulo-spongieuses (5). Rathke a fait voir que le foie de Técrcvisse ordifalie, qui est composé d*un amas de coecums, natt, chez Tembryon, d'un renverse- ■Et des parois intestinales, qui s'allongent de dedans en dehors. Kbcz les mollusques, le foie ressemble déjft beaucou|j^, pourFaspect, à celui des miaax supérieurs. Plein de bile, il paraît, au premier abord, avoir une structure i|nie ; niais on peut aisément démontrer que c'est une grappe creuse, en pondit lie Tair dans les conduits excréteurs. Chez quelques grands gastéropodes, le r'jc tritonis^ par exemple, la structure celluleusc est si manifeste, et les c«lont tant d'ampleur, qu'après avoir été coupé en travers, le foie oiïre k l'œil ^Taspect d'une masse absolument spongieuse (6).
te foie se présente sous la forme la plus simple qu'il puisse revêtir chez un mnn^\v^^ Branchioêtoma'lubricnm^ que son organisation entière rend fort revqiiaUe. L'œsophage, continuation de la ciivité branchiale, conduit dans une rtion élargie de Tinte^tin. Cette partie large est toujours colorée en vert, tandis iFcesophage ne l'est pas, et l'espèce de ccecum qui en part a également ses parois lliamment teintes en vert I^ coloration appartient à la couche interne du sac, jlni\ient d'une structure glanduleuse qu'on découvre, en pratiquant des coupes,
p) lIcKLLC», loc, eit,^ lab. WII, fig. 3-5.
5) MuELLER, toc, rif., lab. V, fig. Â. ■) Ibid,^ lab. V, fig. 5.
6) IhiiL, tab. VIII, fig. IL (écrrvisse), fig. 12 {Pagurus striaius). *3 W., lab. IX.
^fbid., iah. X, fig. 4.
3()0 UË LA STUL'CTUIIË IMIML DES GLAMIES SÊCRÉTOIRES.
90118 la foiiiie d*unc couche de fibres perpendiculaires. La portioo verte de rioioik se termine brusquement, et le reste du canal a une teinte chîre. D'aileui b parois de cette portion verte et de son appendice en cœcum ne sont pas pk» épMRi qu'ailleurs. De toute évidence, cette portion et son appendice doivent être oooîidMi comme le foie, dont on avait cru jusqu*ici l'animal dépourvu. Ici le foîeestcnciR identifié avec les parois de l'intestin, par un renversement duquel il a été pnAÉo partie, comme dans le fœtus des animaux supérieurs. Le sac intestinal tootealiv; même le cœcum, offre, dans son intérieur, le phénomène du monvemest riln* tile, ce dont on ne connaft d'exemple chez aucun autre animal vertébré (1).
D'après les obsérvilâii ^^^' ^^- de Rolando, deBaerctè
moi (2) , le foie apparu Abord« cbei l'embryos Aiseau, sous la forme im excroissanGe creuse àiii^ rois intestinales» et. Ci son origine ressemUei du poumon (3).
Bacr, il commence ïm trer vers le milieu (k sième jour d'iaaààm'd cette époque, il figure deux appendices coniques et creux du canal alimeotani embrassent le tronc veineux commun. Bientôt ces cônes s'allongent, en devant d'eux des ramifications vasculaires, tandis que leur base.se peu, et prend la forme d'un conduit excréteur cylindrique (U). La vésiade se produit comme diverticule de ce dernier. D'après mes observations, h creuse de la paroi intestinale qui constitue le rudiment du foie a d'abord, c*i dire le quatrième jour, la mOme épaisseur presque que le reste de la paroi; bientôt elle devient beaucoup plus épaisse, sans cesser pour cela de ooMenr cavité dans son intérieur. Cette cavité diminue à mesure que les canaux développent, tandis qu'on voit apparaître, dans la substance du foie, do ramifiées et des grains allongés en cœcums, qui ne semblent pas cependal creux. Les conduits bilifèrcs sont donc le résultat, non d'une continuation da iiomène de l'exsertion, mais de l'acquisition d'une organisation plus compkie portion des parois intestinales qui constitue le rudiment du foie (5). Quant au développement ultérieur de l'organe, Hervey (6) et Malpiglii (1)
(1) MuRLLBA et Retuds, dans Monatsbericht der Akad, tu Berlin^ iSkU p> 398.
(3) La Sgore 58 représente, diaprés Mueller, Torigine du foie, sortant de la pva chei Tembryon de poulet, au cinquième jour de rincubatton : a cœur, i iotcHMi carène , c portion de Tintestin prolongée en doigt de gant, d^où pullule le foie, d foie sur le cAne prolongé de Tintestin, e ombilic intestinal, point où rintestin si feuillet muqueux du blastoderme.
(S) Reichert nie que le foie affecte primitivement la forme utriculaire et qoH testin de Tembryon.
(h) BuRDACH, Physiologie, trad. par A.-J.-L. Jourdan , Paris, iSSS, t. III, p. S59.
(5) MuBLLER, loc. ciu, tab. IX, fig. 1-3; tab.XI, fig. 1-/U
(6) Kxcrcitat, de generatione ^ 19.
'7) De fvrmatione pidli^ 61.
D£ LA STRUCTURE iNTUi£ DES GLA.NDES SÊCRÉTOIRES. 561
recueilli quelques notions à cet égard. Harvey regardait la substance hépatique me une eicnnssance, une sorte de bourgeonnement des vaisseaux sanguins ; [>ighi avait vu le foie cf^nsister en un amas de coécums, aux sixième, septième et vième jours. J'ai poursuivi ces premières données avec le secours du micros- ^ Quand on emploie cet instrument, il montre à la surface du foie de courts tons branchus d'un blanc jaunâtre, qui naissent, à côté les uns des autres, et en ntité innombrable , de la substance hépatique , dont la couleur est d'ailleurs le ^ de sang. J*ai vu, diéz les embryons plus âgés, ces rejetons se ramifier davant encore, de manière que leurs faisceaux représentaient de petites plumes ou de ts bouquets (1). Ilsont environ 0,00172 pouce de diamètre. je foie de l'adulte se compose de petits lobules, qui sont unis ensemble par du ni cellulaire et des vaisseaux. Wepfer et Malpighi sont les premiers qui en aient sué la description. Suivant Malpiglii, ils sont coniques la plupart du temps, queldois oblongs, et parfois aussi trifoliés, comme dans le squale (2). Kiemau (3) (décrit et les figure comme des corps foliiformes, mais non aplatis, qui envoient. Bieurs prolongements obtus. On peut les séparer les uns des autres par la macéion, et ils demeurent alors pendants aux branches des vaisseaux sanguins. Dans foie d'ours blanc, qui a été pré|)aré de cette manière, je les vois partout réunis petits groupes, sans que toutefois leurs tiges semblent être formées par les vaisux sanguins seulement; elles le sont, au contraire, de la même substance hépaoè qu'eux. Ces tiges ont un quart de ligne de diamètre ; elles se ramifient sans dre de leur épaisseur; les branches augmentent au contraire de volume avant t terminaison ; elles y acquièrent jusqu'à une demi-ligne, et cette partie plus lisse, qui a deux ou trois lignes de long, envoie çli et là des prolongements obtus. Malpighi disait que les corps, appelés par lui lobules du foie, étaient composés letn/, dont il n'indiquait pas la structure. Haller et Meckel, au contraire, emvyaient le mot acini pour désigner les lobules de i\lalpighi, que Meckel regardait Bune une agrégation de granules punctiformes. C'est en cherchant à déterminer, ez rembnon d'oiseau et le têtard de grenouille, la configuration de ces prétendus inules, qui sont les commencements des canalicules bUiaires, que j'ai reconnu '3s avaient une forme allongée et qu'ils étaient ramifiés. Comparés avec les lobules du foie de l'adulte, les rejetons qu'on aperçoit chez le tus, et dont j'ai donné la description plus haut, sont incomparablement plus petits. I k)bules du foie de l'adulte ont une demi-ligne et plus d'épaisseur, tandis que rejetons observés dans le foie du fœtus n'ont qu'un cinquantième de ligne de mètre transversal. Les lobules ne sont pas produits par le grossissement des rejets; car j'ai trouvé ces derniers tout aussi petits dans le foie du cochon d'Inde mreau-né (U).
jL'aspect du foie de l'embryon, que j'ai décrit, est attribué par Kiernan à des |ices jaunes compris entre les radiations des veines. Cette opinion n'a aucun fonmeiu ; car le microscope composé fait retrouver les structures que j'ai vues au
(0 Ml'clleb, loe. ci7., tab. XI, fig. à'9.
!)) De kepate , cap. 2, trifolium ruditer cnHulatur^ dit-il.
'«j Philos. Tran^., 1833.
^] Loc, cit,^ tab. XI, fig. 12, 6. CeUc figure iiioiilre que les rejetons sont au contraire des
^ constituantes des lokmles.
362 m l\ .STRLCTliUË LMl.Mli DES (^LAMUËS SÉCRÊTOIRES.
niicroscu]Mî siiu|)le, et avec son .secours ou peut réduire toute la substance propre du foie à si*s éléments, sans que les {larticiiles, qui affectent la forme de rejetoa^ cci^'Ut d'éirc visibles, même aux plus forts grossissements. ^
Les éléments dont se composent les rejetons de la substance du foie sontdeiq^ Iules primitives. J*ai déjà dit précédemment que Dutrochet, Purkinje et fleole été les premiers à reconnaître que les éléments premiers de la struaure du foie des cellules. Dujardin et Verger ont également aperçu ces dernières. Ibkv donné le nom de corpuscules ovales ; mais ils ont bien reconnu la manière dool wnl arrangées, c'est-à-dire leur disposition en séries. Kn effet, suivant c« auteurs, les c^irpuscules ovales fornient, dans les lobules du foie, des lignes ou contournées, qui s'étendent de la périphérie vers le centre. Henlc déciil manière suivante les cellules de la substance hépatique. Les acini du foie iOQt amas de cellules à noyau, si^rrées les unes contre les autres, et closes de parts, qui remplissent entièrement les mailles comprises entre les vaisseauL raclant un foie qu'on a laissé macérer pendant (fuelque temps, ou peut les en grand nombre et isolés les uns des autres ; lorsqu'on déchire la substance tique fraîche, on se les procure aisément accolés en séries, les unes simples, autres raïueuscs; et, (piand on examine une tranche mince d'un lobule, oa qu'ils sont situés à l'extérieur des parois des vaisseaux sanguins, tantôt en irréguliers, tantôt en séries longitudinales comtes, plac4*es régulièrement les coté des autres, qui figurent de petits cœcums, en tant du moins qu'on fait al tion des cloisons transversales de séparation (1). M e« observations m'ont appris cette dernière disposition est absolument générale, et je regarde les amas irrM Ii(TS comme les produits d'un dérangement que la pression a fait subir aui éléoea constituants de^ lignes ou séries. Les séries ayant la forme de petits ccrcumsall tent partout le mode de répartition indiqué par Dujardin et Vei-ger, et sou^e9ti parvient à en voir des |)ortions fort longues qui se dirigent vers l'intérieur • lobules. Kn faisant tomber pendant longtemps sur une tranche mince de lobule^ filet d'eau, qui entraînait une partie des cellules, je suis pan enu à distinguer en(Mf entre les débris des séries, un réseau de conduits transparents un peu plus grêW ({ui est le réseau capillaire des vaisseaux sanguins, car, sur une tranche fraîche, i voit le sang se distribuer entre I(»s séries des cellules. .
Dans la Myxiue fjlutinosn, la substance propre du foie est composée dcta| cylindres, qui se divisent de distance en distance, mais qui ont encore unvolol à |K»u près double de celui des séries de cc'Uules dans le foie des manunifèreseti l'homme ; effectivement leur diamètre transversal est de 0,00200 pouce. Ces cySl (1res ne sont pas des séries siniples de cellules, mais des conglomérats de cefliÉ groupées avec tant d'irrégularité ([ue plusieurs d'entre elles viennent se |)lafer$i la largeur du cylindre, qui d'ailleiu^s est parfaitement régulier et consenc le mê* diamètre partout. On les a|)erçoit tant sur des coiqx^s verticales que sur les (S^ transversales pratiquées tout auprès de la superficie; du reste, on comprend q* dans ce dernier cas, il y a beaucoup de cylindres coupés en tra\ers, et qui pir w même ressemblent à de petits amas de cellules. Entre les cylindres, quiflrt* aspect grenu, on découvre* un réseau clair de vaisseaux capillaires.
{\) Encyclopédie anatomiquc, AHnt.ffcnér,^ trad. p. A.-J.-li. Jourdan, t* U, p* 199.
W LA SiiRbCTUHl': IMl^UE 1)K8 CiLA.>UËS â£(:|(Êr01KE8. 363
»ii lie liait pas bien encore CDinmeat les canalicuies biliaires naissent des cyliiKlirs lieux, ni quoi rapport existe entre eux et le» cellules, Henle (1) rapporte quel- B uns des ea» possibles, I«e9 cellulesi disposées en séries, peuvent produire des 28 par lear fusion, ou bien elles s'ouvrent chacune à imrt, et sur tous les points, s \eH conduits biliaires, ou enfin, le parenchyme du foie étant une masse comte de c^lluks parcourue par des vaisseaux, les cellule^ s'écarteraient assez les s des autres poiur iaiaycr entre elles des espaces creux cylindriques, de simples duits interc^llulaires, dans les(]uels le produit sécrété se Fig. 59.
semblerait; et, quand plusieurs conduits intercelluUires odraient k se réunir, il se produirait, pour leur servir de oî, une membrane propre (^), au coté interne de laquelle C4dluies (a) s'appliqueraient comme une sorte d*épitl)ém, tandis qu'extérieurement se formeraient de nouvelles nches, Qt enfin des fibres annulaires (/?). 1^ seconde hypo,ise et la troisième ne me paraissent pas vraisemblables, te que , chez les animaux su))érieurs , les cellules forèot, non pas des masses, mais des séries simples, séparées * unes des autres. Quant «i la première, les faits analogue^ manquent pas en sa faveur. Hcnlc lui-même a trouvé ( glandes en fonue de cœcum dans l'estomac du lapin ite (2) , et Koelliker a fait la même observation à l'extrémité des vaisseaux liftTes des lar>es d'insectes (3).
^n juge, d'après ce qui précède, que les injections poussées par le canal hé|)aïe vers les racines des conduits biliaires n'ont pas pu jus(|u'ici conduire h des iltats certains et toujours uniformes. Rien de plus facile alors que le passage dos îcles d'un ordre de vaisseaux dans l'autre. Tant qu'on n'aura pas vu au microbe les séries radiées ou les cylindres de cellules se continuer avec les racines des duits biliaires, il ne faudra faire usage qu*a>ec une grande circonspection de ^ les injections de cx's conduits qui auront pu parvenir jusqu'à la surlace des >les.
'«X>rhaska, après avoir injecté les ccmduits biliaires, a obtenu des extrémités vé- Jiformes, conmie dans les glandes salivaires (U). Krause est arri\é au même dtat par rinsufHation (ô) ; les vésicules avaient jû à^^ de ligne de diainètre. kyant iujecté ces conduits, chez des lapins, j'observai une dispositi(m en houppes ^its tubes qui parlaient de la surface et du bord d'un lobule, s'enfonçaient vers lîlien de ce même lobule, en s'unissant deux à deux, et pénétraient ensuite à une
) Loc. cit., p. 482.
0 Loc, cit.t p. Â88. Ces glandes, 1K s longues et grôles, étaient en grande partie form^'S
^ seule série de vésicules. Les vésiniles , ««^parées les une» des autres dans le lond , étaient
^ues chacune d*un noyau, et fiiciles à isoler. Vers le haut, les limites entre elles rommen-
ut h KVfTicer. Plus liant encore, les cloisons disparaissaient, et il se formait des tubes sim-
« un peu recourbés en dedans ù Tendroit où existaient aulrefuis des cloisons, et consistant
^éin(^ en une paroi anhiste, avec des noyaux de cellules ap|M)M^s çà et là.
) Obsrrvationes de prima inseciorum gcnetù ^uriçh, 1842, tab. III, fig. 11.
) Disqumtio organUmi^ p. 104-
) MtuLLER's^rcAir, 1837.
U& Dl XA STAUCTUAE INTIME UE5 GLAMiHiS SfiCBÊTOlftES.
plus grande pnrfbndenr; d'où je codcIhs l'existence dé cylindres cnfonnc ciims, sans YésiciileB terminaks (1).
Kiernan les rq>résente répandus en manière de rémn dans b pvi {Âérique des loboles. 11 a été le premier à remarquer qae les condoits înteriobulaires s'anasUMSosent ensemble ; car, aiN^s avoir injecté le cas tique gauche, il fit Tinjection refluer par celui du côté droit. U se fonde a la manière daa% les canalicules biliaires injectés se comportent dans k 1 gauche du Me (2).
£.-11. IVeber et Ed. Weber ont obtenu , par la Yoie des injections, < minaiçons vésiculeuses dans les fasses du foie et dans les créai rempli veine porte : la surface de la glande leur a fourni, au coiitraire,' un résc lobules, qu'ils distinguent du réseau vasculaire sanguin. Les injections de dans lesqueQes les conduits biliaires et les vaisseaux sanguins sont rempEs trent des portions de réseaux mflées c^nsemUe. Parmi les miennes, il s'en plusieurs qui indiquent une distribution rétiforme dans les lobules ; uaà saurais distinguer ce réseau de celui des vaisseaux sâi^;uins ; de sorte qa i géant d'après ces préparations, qui sont celles que j'ai le plus étudiées, je n le passage d'un ordre de vaisseaux dans les autres, par extravasatimi, corn chose très possible et m$nie facile' (3).
Les rapports qu'ont entre eux les trois ordres de vaisseaux du foie, h hépatique, la veine porte et les veines hépatiques, ne sont pas moins on qués.
Les vaisseaux qui pénètrent dans le sillon transversal du foie sont acciMii|i d'une gatne de tissu cellulaire, continuation de la capsule de Glisson. Les h eut^mêmes sont entourés d'une capsule qui se prolonge dans le foie tout e et qui a été ajoutée par Malptghi à celle de Glisson. Les branches des vàN
(i) R.-II. WoBi, ÀKatamie iei Menêcken , t. IV, p. S06.
(S) Cflf tahaeaax, découverts par Ferreio, se ramifleot jusqu'il une eerlaiiie distam^ portion du ligament tout à fiiit séparée de la sulistance du foie, et ils s*y oomportent end à la manière des vaisseaux sanguins. Cette portion de ligament reçoit aussi, d'apièi [£lem» phiftioLf t. VI, p. AOOVi des brandies delà veine porte, et , suivant Kiemaa, da rhes des veines porte et liépatiqiies , qui sortent du foie. Dans un foie injecté par Wrilir, veine porte, Tartère hépatique , lés veines hépatiques et le canal hépatique sont de coda verses, j*âperçois, dans ce ligament, des vaisseaux ayant les teintes assignées à la veine psrt veines hépatiques et au canal hépatique. Je regarde ces prétendus ix>ndaits biliaires, asac un rudiment de foie ( car on n'aperçoit ici aucune trace de la substance propre de Isfli mais comme des ramifications vasculaires, dans lesquelles finjeclion a passé du coaddl tique, par exlravasation. Dans ce foie , les ramifications les plus déliées des canaux blia sont pas remplies. La face plate du foie , à une distance considérable du ligauMnt prédM aussi de peUls troncs vasculaires qui se ramifient sous le péritoine, et qui ont la coûleBrl jecUon introduite dans le conduit hépatique.
(S) CoHM, sur la structure intime du foie une lettre de E.-H. Weber & Roseoni , dnal Lxa's iircAir, iS^ p. SOS, un mémohre de A. Kiukenbeis, ibU., p. SiS, etuneaoledri 1er, t'M., p. sas. Pour donner une, idée nette de ces travaux , en grande partie diitilN les résultats des recherches de Kiernan, et qui présentent un haut degré d*intéfét, U ftaMi dans des détails qui excéderaient de beaucoup les bornes d*une simple annolalioaiB attribue la cirrhose du foie ft Thypertrophie du tissu cellulaire qui entre dans la osafitf la glande. Cette opinion avait déjà été émise par E. HaUmann, Dt»i» deeUtéoé^ Berlin, 1S39. iNoiedutni]
D& LA STFAUCTUftE INTIME DES ^UNDE^ SÊ(m&T01RK& SttS
soot esdnfis de la gitne qui renfarme b vdne porte, l'artère hépatique, hépatique et leurs brancheft (1).
H (2) prétend que les ramifications de h Teine porte et des veines hôpa- ^tendent partout dans le foie ; quant à celles de l'artère hépatique, il les à la gaîne ceDuieuse des vaiiMaux dans l'inlérieur de k glande, et aux ^ autres vaisseaux, notamment de la veine porte et du conduit hépatique. [)aruge la même opinion (3).
, au contraire, soutenait que l'artère hépatique se répand dans toute la B du foie. . . *
i y a aussi beaucoup de branches de cette ^rtère qui jiercent 1^ suHace de et vont gagner, sans être accompagnées d'aucune parcelle de sa snb^ e tissu celtulaîre sousHiéreux et les ligaments périConéa^x. I^ même chose X branches de la veine porte (&).
'Walter avaitconclu de ses nombreuses injections que les ramifications de lépatique accompagnent partout la veine porte, les veines hépatiques, le Kitique et leurs branches,. qu'elles donnent des rameaux nourriciers aux de ces vaisseaux, à la surùce desquds eUes forment un réseau, qu'elles ment dans le tissu cellulaire intérieur du foie^ enfin qu'elles étaient égalefaisceaux de ramoscules dans lé reste de la substance de l'organe. Il dit des branches de cette artère s'aboucher dans celles de la veine porte (5)» s dit que la substance jaune ou médullaire du foie forme des circonvor contours obtus, laissant entre elles dé petits vide», dans lesquels k subdluloso-vascufense ou corticale apparaît, tantôt^entre. les circonvohitions, us la forme dalles. Chaque circonvolution, là où elle présente fme extréise, sur la surface du fble, offre dans le milieu une fissure quise ramifie Cependant Mappes confond ensuite les fissura interlobulaires et intralour le milieu du tobule. L'artère hépatique se répand, suivamt lui, par un lié, sur les parois des branches de la veine porte^ et au-dessous cbi péri-» prétend que les branches des veines hépatiques,, de la veme porte et de lépatique passent par le milieu des, circonvolutions, e^ sortent par les celles des veines hépatiques sortent , sekm lui «des fissures centrales de ice acineuse, entre les granulatiois de laquelle elles xli^Niraisseat.(6) ; la veine porte sortent de, fissures semblables des circonvolutions, et se t plus en dehors, à la surface de <:es dernières et -dans la substance cduleuse, comme les vaisseaux cérébraux^ sur les circonvolutions du cer- Les branches terminai des veines hépatiques tiennent uniquement à h ï acineuse, et non à hi substance cdhitoso-vâsouleuse (8) : leurs divisions is dichotomiques, et eHes s'apfdiquent de suite latà^ment sûr les tropcs
LSB, EUm. pky$îol.^ t yi, p^ SOI. ^
f. Ae/Mir. Ansterdtai , iSS9,' p. MO. w
taria hepatiê^ p. 16.
Ln, EUm. pk^fêioLt t. VI, p. A75-A90.
otat. Àcad, BêrliD, 1786, p. 96, 98, i05.
Hnitiori hepatiâ htmani êtrnctura^ Tobingnet iBi7, p« 19^ 2t«
., p. li, 12, 22.
toujours aux veines hépatkfues, tandis que la veine |N)rte st» clistrilH lobules. Dans l'intiVieur de chaque petit Tubule conrt un canal centr fnirnlfjbuiaris), l>ranche (U* la w'ine hé|)atique, qui ramène le sang cipillahr du lobule; les veinules intralobuIair(*s |)artent des brandies des I)ati(|ues, qui; en cet endn>it, ont leiu's parois comme cribhVs de troii que les lol)ules re.ws.^nt sur la surface de ces pamis, en sorte (jue, par pemonl» ils repnîsenleni un canal dans lecpiel s(» trouve la branche d\ hépatique, ('es canaux sont donc formas par tes bases de tons les lobules gatm*s du tlssn cellulaire qui entourent les lobules, et les séjiaa'nt 1« autn^s, se répandent les ramuscuk» de Tarière et ceux de la ^eine po infniftèutatrs) qm se continuent « pr U> moyen des réseaux capillaires! avec la veine intralobulain^ ou le connnencenient d'une branclK* de ^eineli Cet ex}tos{* est c^mfinn^' |>ar la disposition des veines hé|uitiqnes dai d*ours blanc dont j*ai déjà parlé. Ici, en effet, les faisceaux des loliule aux branches des veines hépatiques, et, en couiiant les lobules, je trouva une petite branche de veine hé])atiqiie dans le milieu de chaque lobuk p-.olongemenls. Au reste, ce rapi)ort entre les veines hépatiques et h n'est pas général chez les animaux vertébrés ; car, chez les lanes de sal les veines hé|>atiques ramassent les ix^tites branches sur la surface du fa peut suivn* les globules du sang, durant la vie, depuis les capillaires juf le tronc d(*s veines hé|)atif|n(*s (2). Chez \i*s myxines, de grosses bra ^ eines hépatiques ramiient librement, avec leurs ramifications, snr toute
du foie.
On a cherché à démontrer la communication, entre divers systèmes ^ dans le foie, |ier le passage dej injections d'un ordre de vaisseaux dans 1 renvoie à Haller jxHircx* qui concerne les anciennes observations, d*aprù le oassase a surtout lieu facilement de la veine Dorte dans les VMnes h
DE LA StRUCTtrUE INTIMK DES GLANDES SÉCRÉTOIRË^. 367
lassagc d*iiii ordre de vaissea^ix dans un autre, il y en a li de la veine ix)rte s les veines hépatiques , 2 des veines hé|)atiques dans la veine i^orte , 1 dos ics héptiques dans la veine |)orte et Tartùre héi)atique, 1 de Tarière dans la ic porte, 2 de la veine porte dans les veirtes et TartcTe hépatique, 2 de Tartùre s la veine porte et les veines hépatiques. II arrive quelquefois aussi à Tinjeclion passer des vafsseaux sanguins dans le conduit biliaire , et de celui-ci dans x-là.
La communication entre la veine porte et les veines li/^patiques par le moyen du eau capillaire des lobules est un fait bien établi. Quant aux rapports enln* nère hé])atique, d'une part, la veine porte et les veines hépatiques, de l'autre rt, on peut émettre W cet égard des hypotlièses diverses. !• Tout le sang se niOle datis le réseau capillaire du foie, où il est versé à la b par l'artère hépatique et par la veine porte , et d'où les veines hépatiques le n^ent. C'était l'opinion de Haller, qui admettait, dans les lobules appelés par f acim\ trois sortes de vaisseaux sanguins communiquant ensemble. !■ Ou l'artère hépatique se résout en vasa vasorum , en vaisseaux nourriciers ■parois de tous les autres conduits, tant vaisseaux sanguins que canaux biliaires, ■ressemble ainsi à une artère bronchique ; mais les veines du réseau nourricier panchent dans les veines hépatiques, qui, de cette manière, r(*çoivent, par d(>s Miches différentes, tant le sang de la veine porte, revenant de la substance proiment dite du foie, que cehii du réseau nourricier des vasn vaaoïum des parois claires. Cette hyiwthèse n'a été nettement présentée par personne ; car AValier Srît les rafnifications nourricières de l'artère hépati(|ue sur les pai-ois des autres liiemix dans le foie, sans se demander où vont les veines des va»n vaxorwriy et ^ seulement de la vésicule biliaire qu'il dit qu'elle n'a que des veines de la bip |)orte, ce que savaient déjà Glisson et Hallcr. Au reste, le passage des vasn iuttm dans les veines hépatiques devrait déjà se déceler, après l'injection de ft dernières, par la |)énétration de la matière colorante dans un réseau vasculain» Mu sur4e8 fxirois des autres vaisseaux, ce qu'on n'obscne pas. I* L'artère hé})ati([ue se résout seulement en vnm vasorum sur les |)arois des ires vaisseaux et des conduits biliaires ; les veines du réseau nourricier de c(>s ftw aboutissent à la veine |)orte et à ses branches dans l'intérieur du foie, et ^aang tout entier de l'artère hépatique n'arrive donc que |)ar le moyen de la |k porte dans le réseau de la substance hépatique, puis de là dans les veines latiques. Glisson a le premier émis cette o]>inion (i). I^ V4?sicule biliaire reçoit ihrtères de l'hépatique, et envoie ses veines à la veine |K)rte ; le conduit hépa> |R8e comporte de roJme; l'artère hépatique se ramifie, au dedans du foie, ■ paa dans le parenchyme de tel organe, mais dans la gaine celluleuse dos vais- Mtt, et fournit aux tuniques du conduit <les capillaires, dont les veines corrèsttiuiteB revicnneRt à la veine porte.
V^rreîn mipposait également à la veine porte, dans l'intérieur du foie, des ■Khes artérielles et des brskncbes veineuses : ces dernières ramènent le sang de Mre hépatique dans la veine porte ; les autres le Cimduisent dans le réseaii ^Blaire intermédiaire entre la \cino porte et les veines héjKitiques (2). (îette liy-
''^) Ànat, hep., cap. 30.
'^} Mém. de VAvad. des se, 173:t, Hist., p. 37.
368 DE lA STRUCTUBE INTIME DES GLÀNDÊft ât&GltÊT01ftE&
pothèsc pourrait servir à expliquer, dans les obsenraticHis de llV'altcr, co«firmiti\«s dr ce qui a été dit touchant les artères nutritives des parois vascufadres, commoil rinjection a été vue par lui passer de Tartère hépatique dans la veine porte ; cv, après qu^on avait fendu les brandies de la veine porte, des ourcrtures hÎMHl suinter Tinjectiau devenaient visibles dans les parois de ces branches, ce fv AValter interprétait comme la preuve d*un passage immédiat dos ramificatioisi Fartère hépatique dans la veine porte.
La doctrine de Glisson a été assise par Kiernan siu* des faits plus, positifis. Suinrt C4*t anatoiniMe, Tartére se distribue en grande partie à. la vésicule biliaire, ausoBduils biliaires et aux parois des vaissc*aux dans Tintérieur du foie. De c« résolu sang pass(*. dans des brancJies de la veine porte, et de celle-ci dans les veines Vft tiques; car les injectioas délicates remplissent bien la veine porte, mais eUesar^ nètrent pas dans les veines hé|)atiques. I4)rsque Kicmai) poussait une mbsUucettB dans la veine porte, puis une substance rouge dans Tartère hépatique, il tromaitAi ramifications de Tune et de Taulre dans les parois des vaisseaux» des coaiè biliaires et de la vésicule du fiel. Les lobules du foie étaient teints en Uei,c(t substance rouge ne s'apiTcevait qu Vn {xiints épars à leur pourtour. D'aprbo^ Kiernan admet que celles des branches de Tartère hépatique qui panieDseot JHij qu*aux lobules sc^ contiuui^nt avec les plexus veineux de la veine porte, et^'^j suite le sang arrive dans les commencements des veines hépatiques.
h"* L^artère hépatique fournit les vasa vasorimi^ dont les veines retounatil] veine porte ; mais une partie du sang artériel panient dans les lobules, dans k M seau capillaire qui se tix)uve entre les ramifications de la veine porte et ]»\étÊ^ hé))atiques, de même que, d*après Ileisseisen, les artères bronchiques k des ramuscules au réseau capillaire des lobules pulinenaires, c*est-àHdire à qui existe entre les branches de Fartère et celles des veines pulmonaires.
Je ne n*gardc pas comme prouvé que le réseau des lobules ne reçoive nendel tère hépatique. Les injections de Lieberkiilm font vmr que le réseau afSàiti cette artère ne peut rien moins qu'être rempli par la veine porti^ et les veÎBttl tiques. La même chose ressort des préparations de Walter; car, quoique k n*ait jamais été aussi complètement injecté })arJ*artèrc héjuillque que par ksi vaisseaux , ce|)endant ce ne sont pas seulement des (loinls, mais des taches, voit apjiaraitrc dans la substance* du foie : ces taches, comparées de vaisseau u.—, ^ laires, ne se trouvent pas uniquement entre les lobiik*s, elles s'étendent aua ' leur intérieur, et s'y rencontrent a\ec les ré-seaux (Uversement colorés de b ))orte et des veines hépatiques : sur certains points, les lobules ont été plu |>ar la veine porte ; sur d'aiUres, ils Font été davantage par les veines et il n'en manque pas où l'on voit les teintes de l'artère et des veines rencontrer dans le réseau. Krause s'est prononcé aussi contre cette hypodMiti Bo^man a \u des branches de l'artère hépatique pénétrer dans le réseau of^^L ^ situé entre la veine porte et les veines hépatiques (2) ; et£.-Il. Weber m*aMl' la même chose dans ses injections. Au reste, la possibilité que des brandiesiei tère liéiiatique et des deux ordres de veines communiquent ensemble, cible» ébvi-..^
(i) Mi'ELLRii^ Archivy 4837, p. 10.
(2) Philos, Trans.y 18/|2,
DE LA STUKrrURE IMTIIIB DES GLANDES SÊGBÊTQIRES. MSt
foie, pidsqae les Taisseaux ae proUiigeitt, par delà la surface de la glande, léritoîne et les Uganmits péritonéatix.
ifférences que la compositimi du système de la veine porte présente dan» dasses d*animaux ont déjà été eqxwées précédenunent Parmi les poîsscms* :hiostoma lubricum et les myxinoides ont des cœars de h yeîne porte* qui ictent d'une manière ibythmique. Chez le AraneAtostomo, lesang revient, oyende la veine porte, des vdnes du reste du canal intestinal au cul-de-sac 'intestin qui rmnplace le foie, et passe de là dans la veine cave (1). U a été ié (rilushaut (p. 183) des réseaux admirables de la veine porte él des veines les.
ta ce qui concerne les deux substances" admises dans le foie parFerrdn, !th, Bichat, Mappes, Meckel et' Gloquet, et qui joueraient im rôle d'écorce >ellc dans la substance de cette glande, Mappes a vu les* choses comme elles ?st-à-dire qu'il n'a considéré Técorce que comme une substance cdluksore, par opposition à la substance acmense, quiest jaime. J'ai eqdiqué cette ce par la saillie que les cylindres jaunâtres de la substance i»opre font hon vasculaire. Les réseaux vasculaires sanguins et les cylindres composés de forment partout le tissu glanduleux du rein. Kieman attribue Thypochèse substances à la manière dont les vaisseaux sanguins se comportent, eu égaid de centrale on à la partie périphérique des lobule»; suivant que le sang s'ac^ dans les veines interlobulaires de la veine porte, im dans les veines intralo- , le milieu ou la périphérie du lobule jaune semble pins p&le (2). ins.
chez les myxinoMes que j'ai trouvé les reins de la structure la [dus simple, s de ces poissons sont à ceux des autres animaux comtoie Jes grandes kctiromithoriiynqne aux glandes mammaires des autres mammifères, et comme 1 ccecum de YAmphyoxus au foie composé des autres vertébrés, tous les autres animaux vertébrés, les reins se composent d*une multitude I canaux grêles, longs, et d'iin diamètre à peu près uniforme, qui partent ère, se terminent en cul-de-sac, et quelquefois s'anastomosent ensemble par a en réseau. On les nomme conduits urinifêres,
ins des vertébrés inférieurs, tels que les poissons et les rqitfles nus, n'ofx)re aucune trace marquée de distinction entre la substance corticale et la e médullaire. Chez lès poissons, leur tissu se compose entièrement de ca* ; contournés, qui ont tous le même diamètre, se divisent çà et là, et finis- )ablement par se terminer en cul-de-sac, tandis que leurs autres extrémités t dans Tnretère (3).
mduits urinifères des grenouilles sont tous rangés du même c6té, comme es d'une plume, et les uns droits, les autres contournés; ils ne changent lamètre, se divisent par desbiforcations succesnves, et finissent en cul-de* yrd opposé des reins, où Huschke a observé en eux des renflements vésicn*
natêberieht der Acad. zu Berlin, 1841, p* 409.
> recherches de Kieman ont été reproduites et appajées de non? eaux ftdts dans l'artkle Cyclopatdia of anatomy and physiology^ par Erasme Wilson (UMdres, iS40, t. III , saiv.), qoi juge d'après elles les hypothèses émiK» par d*ati(f«s écrivains. Ki.T.eR, f^f ^ain'. «frart., lab. XTI, fiff* 1-4.
370 nS Lk STAUCmiRB îirriME DES GLAfIDBS SÊCRftTt>IRES.
liformc» (1). Chez les téurds de batraciens, ils représentent, au moment de \m développement, de petites vésicules pédiculées, qui s'implantent sur Turetèrf (li. Gfaex les serpents, où les reins forment une série de lobes le long de roretère ^ parcourt letu* bord externe, ce dernier envoie, de distance en distance, dam h concavité des lobes, un petit tronc, qui ne tarde pas à se diviser en manière de |Écean : les pinceaux dégénèrent ensuite en conduits urinifères, qui , divenenei contournés sur eux-mêmes, constituent le parenchyme proprement dit du foie (3). I^es conduits urinifères paraissent être un peu renflés et terminés en cul-de-sacàlw exu*émité. Quand on les a remplis de mercure, ils ont un diamètre de 0,00322 poiop. Les reins des tortues ressemblent parfaitement à ceux des oiseaux, quant i lii formation des conduits urinifères, dont les extrémités sont pennées.
J*ai parlé précédemment (p. 136), d'uns^'stème particulier de veines affifraki qui existe dans les reins des poissons et des reptiles.
Les reins des oiseaux, qui sont composés de plusieurs lobes distincts, mûfsHb ment par les branches de Turetère, ressemblent à ceux des nuunmifères, en ce qil renferment des pyrani ides qui réimissent les conduits urinifères sous la hrmèi petites pa^Mlles, dont chacune est plongée dans une branche de l'uretère. Okif [ marque de petites circonvolutions à la surface des reins, comme à celle du ccrfOli ou mieux au bord d'une feuille très crépue. Os circonvolutions tiennent itce^j les conduits urinifères, en atteignant la surface de l'organe, s'y étalent 80UiliM|'^ de couches, dans lesquelles ils marchent parallèlement les uns aux autres. 0b| rait comparer cette disposition à celle d'un mouchoir dont un des cMi roulé en pyramide , et l'autre plissé comme la tète d'un rideau ou coohk collerette : elle se voit mieux encore au moment de la première fommiMi reins, attendu que les couches de conduits urinifères» qui s'élèvent dei profondes et s'appliquent les unes contre les autres en gagnant la suffice, blent beaucoup au jabot plissé (U). Chez l'oiseau adidte, où l'on parvient k dç la colle et du cinabre dans les conduits urinifères, en se servant d'une pneumatique, les extrémités de ces canalicules sont rangées à côté lesi autres dans un ordre admirable à la surface des reins; chaque conduit poiMK i ralcment des branches barbelées, de sorte qu'il ressemble à une petite fiiiami aussi à un bois de cerf (5).
D'après de nouvclles obsenations que j'ai faites sur les magnifiques il de Retzius, les branches latérales se prolongent dans la profondeur de Fi où elles cessent de se ramifier, et diminuent |)eu à peu, mais à peine, de Je ne sais pas au juste comment elles se terminent ; elles paraissent foTMTJ anses. Les conduits urinifères ont un diamètre de 0,001 7^ pouce sur h des reins de la chouette.
Dans l'embryon des mammifères et de l'homme, les reins sont plusieurs lobes , tout à fait séparés, qui ne tiennent ensemble que par k des branches du basduet. Le nombre de ces lobes égale celui desfutarai
rh.
(1) /«iJ., 1828, p. 565.
(2) MovLLBB, toe^ nf., tab. XII, fig. 7-10. (S) md,, L Xli , fig. 16.
{h) Loc, cit,, lit». XIII, fig. 4« 5, 6.
(5) HuscHKE, 7515 , 1828, p. 565. — Mvbllrb, loc. cif„ Ubè XIII, figé 7» S, IS.
DK LA STICCTIJBK HITIHB DU CUI1I»S StClATOIRBIi: 371
m plusieara animaux, comme l'oun, U loutre et les cétacri, il§ demênrés pendant )i vie «ntière. U, de jatmt qne chei le tetus des aatres res et de l'homme, chacun d'eux est compoaé d'une pyramide de sub- MuUaire et d'une sorte de chapeau de substance corticale, qui rêvât iqu'ï sa base arrondie, c'est-à-dire jtuqu'l aa papille, U mît de là, qnami te sont soudfs ensemble, qaa la mbitun airticib des rehM pénitro ii6ent, entre les pyrunUei, Jnspilles. On nit que 1m condnlU Fig. ftO.
parconrent la nibMiia nAn ligne droite; dépoli U bue l'es de la papille, Ik ■'BnhKDt e en distance, et deni k dmx, •it dénis d'une ronrctiette (1).
chant de la papille, dans In is de laquelle ils s'ouvrent, Us 'Mt un [N-n chez le cheval, mail Hent pas de diamètre chat
suivant la remarque de y/r- AiÉ de la substance corticale, un de conduits {pyramifiti II) qui, par leur réunion, couliaque pyramide ( c'est-ï-dirtr \idetde Matpighï), s'écartent •n autres en tous sens ; mais nètrent pas fan avai* dans stance , car, \ roenre qu'ils cent, les conduits qol tes it se détachent peu \ peu des , pour s'y glisser en décrivant eités (3). I^ substance corhre est composée de circonvo-
conduits urinifères, dont le le change plus désormais. Chez elle est mince, et par conséquent renrerme beaucoup moins de conduits Ces derniers se terminent, les uns par des culs-de-sac, les antres par moses. C'est dans les reins de l'embryon qu'on aperçoit le plus aisément ition en cul-de-sac avec un renflement vésiculîforme Ci). Quant au\ es, je les ai consutées en injectant par l'uretère, chez le cheval , ics con-
DK 50 représente iTaprït Sohamlaotkr, l'oriKtiie et II iliehotomie des camlîcaln
• la mlwtance mtdnllalre du rein bumafii.
VK M repriMnlB, d'aptte Uaeller, dm porthm denin d'tnrenH, t on fnMriue-
I diamtLr».
LH, Lw. cit.^ lab. XIV, lig. L (écureuil).
LMi, W, Cit., Ub, XIV, B|t, 1, Je regarde a^joanl'biii tammt doalmi ce qui ne
!irs (ne, ctmrécuri'tiiltdestFriDinai'ionseiiPul-de.WC.
372 DB I.A STBUCTURE IHTIME DES GLANDES StCBÊTOlBES.
dnits urinifëres qui, daus la substance corticale, se subdivisent en bnndiei ao-
muniquant les unes avec les antres (1); elles ont été observées aussi par E.-U. 1l^
Hg. 61
bcr par Krame M jm
Ovten (2) Oapreila
recherchea de knoK,
on trouieniti hbi
' et des rub-de-$K«Ai
, aaasiODMMes coiuti
' arrive aux condodié
inmiftrcsL Bom
n a jamais vu il a»
entre dt^ conduiU
ilif( rra differesa
AlegarddudiwA des CMtduitsnruifiRt ileslde0,00i»^j dans ta
ticatcdesmnsdtrAFJ renil.denileqvl»!
passede tnistnil celui des
giiins les plm plft A la suHkedni' du cheval, ces ctd injectés ont 0,HI (t,001S2 pouce de diamitre au milieu de la substance médullaire, ib «oM beaurniip plus gros (0 OO'iRQ) et pn'sdes papilles ils ont 0,fll3û5 pooe*. 1 vaut K.H. Weber, ils ne grossisseut pas, clici IhtHDme, dans Icnr trajet A siilwlance corticale it la substance médullaire et de celle-ci aux papilks : Ir diami-Ire est de 0,00180 dans la substance corticale, de 0,00160 daaiks^ mides, et de 0,00100 dans la papille.
I^ distribution des vaisseaux s:iiiF;iiiiis à la substance du reûi oITrc un id particulier. Dans la substance corticale, ilsfonnent, comme de coutume, dai scaiiv capillaires, qui sont extrêmement serrés, de mauii^rcque le diamètre dni^ qui les constituent n'est jias iri-s inréricnr b celui des intervalles; il est de 0, à (),000.18 pouce, d'après mes mesures. Dans la substance médullaire, les (|iii proviciineni delà substance corticale, marchent eu ligne droite vers les | entre les conduits urinifëres; ou peut les injecter aisément par les artïp veines. Oonniis déjà de Ferrein, ils avaient été bussement consîdirés, i pri Ruyscli, comme des conduits urinifères injectés par les artères, Onds t injections |)0ussécs dans les artères ne passent jamais dans ces conduits. En chant des papilles, an lieu de se dilater comme les conduits urinilires, ibi nnent au contraire de volume, et forment les réseaux capillaires ordiniirs i
(1) ML-KLLBn, for. cil., mb. XIV, lig;. S. ri) Dan* lu Iradarlion nne'nisode ce Mantifh Klenenlt or pliTsiolonv b; J. Matin* latfd b) W. Udj, S'ôl., p. «M.
DE LA S'illUGTURE iftTlMË D£S GLANDES S^ftÊTOlBËS. 373
Hivertnres par lesquelles suinte Fuiine. Leur diamètre, cfaez le chieu, est ,00175 à 0,00068 pouce dans les pyramides, et de 0,000/i2 au voisinage des les, où ils fdMtnent des réseaux.
insla substance corticale, on trouve, entre les conduits urinif ères, les corpus- I de MalfMghi, qui sont beaucoup plus volumineux que ces conduits, et qu'on apercevoir à Toeil nu. Schumlansky les a figurés beaucoup trop petits. Leur [être est de 0,00700 pouce d'après mes observations, de 0,00666 à 0,00883 int celles d'£.-H. Weber. Ces corpuscules reposent sur des artérides, et sont frement composés de circonvolutions de vaisseaux sanguins. On en rencontre
les reins de toiks les animaux vertébrés, et Rathke en a vu aussi dans les s de WoUr, chez les embryons.
:humlansky a émis l'opinion qu'ils sont la source de la sécrétion urinaire, et les conduits urinifères en naissent Les observations de Huschke et les miennes vent contre cette manière de voir : car les corpuscules de Malpighi ne peuvent injectés que par les artères, et jamais ils ne se remplissent de l'injection qu'on ise dans les conduits urinifères. Huschke a remarqué, en outre, chez la saladre, que le petit vaisseau sanguin qui y pénètre, en ressort après avoir décrit icoup de flexuosités, et va se jeter dans le réseau des capillaires (1). urtl assure qu'on peut injecter ces corpuscules tout aussi bien par les veines par les artères (2) ; mais Bowman prétend qu'on ne parvient à 1^ injecter que les artères et non par les veines.
'artère s*y divise en manière de houppe, d'où naissent des vaisseaux tortueux lont étroitement unis ensemble et reviennent sur eux-mêmes par des anses (3). jomérule de vaisseaux est libre dans une capsule membraneuse, dont le pre-
j'ai donné la description, en faisant remarquer que le gloménile n'y tient que an seul point, celui qui sert d'entrée à l'artère (6). Mes observations m'avaient
laissé convaincu que les capsules sont closes, et qu'il n'y a aucune conunuion entre les corpuscuk» de Malpighi et les conduits urinifères. Plus tard je nvris la structure si remarquablement simple des reins dans les myxinoîdes. : CCS poissons, un long uretère qui, de chaque côté, parcourt la cavité ventrale
entière, présente extérieurement, de distance en distance, mais à d'assez ds intervalles, de petits sacs qui conduisent, par un rétrécîssenoent, dans un nd utricule terminé en cul-de-sac; au fond de ce dernier pend un petit pla-
TiBDeM AXN^s Xeit$chrift fiur PhysicHogie , t. IV, tab. VI, fig. 8.
Anaiomie der Haus$œugethiere , U II, Berlin, iS3i, p. 8S.
I Videor Umen obaervtiêse atteriolam^ quœ glomerulo necedit y cirri ad instar dividi, tortuoêa vascuUi oriuiifur, qua ansis secum arcle conneciuntur cl recurrunl. Mcirllrr, Wfi</. penit. struci» p. 101.
Ex oburvatiouibut mieroscopich tatphu repetitis edoettu tum glomsruloê koêce, qui ex fit mauriem injeetam tuacipiunt, in veticuliê eontinetn. In renibuê rectntibu* glomenUi ùmoienti tunt, itdtunc etiam em veticuli», in quibus eontinentur^ ope aeu* facile protudi n#, ila mt taxe libereque in veticuliê flomeintli lateant, in ea parte modo afxi, ubi
Ma glomerulo aceedit Sed hoc eertum ett^ et quiaque »ibi apud me pertuaderi
t , glomerulot libère in reêinilit eontineri nec ullibi^ ni$i uno in puncto^ cum vcêi-
cohœrere. Quod »i glomeruloe ex veêicuUt protraxitti, lœoia hœmiêpharia excavata , per quorum parietem adjacentia relia tanijuifcra trautluccnt. JbiU , p. iOi. Comp. liV, (ig. 9.
Zlk DK LA STRUCTURE INTIME DES GLANDES SÊCRÊTOIEBS.
cenU, composé uniqucinent de vaisseaux sanguins,, sans aacœi eonduh qui est libre de tous côtés, si ce n^est sur un petit point servant d'entrée aoi wseaux sanguins (1). I/analogie entre c^ttc disposition et celle des oorposcnlcsde Malpighi à Fégard de leurs capsules est assez frappante ; mais je n*entrras l'idolilé des deux structures que quand j*eus connaissance des recherches de Bowmai (S) sur la comiexion entre In conduits urinifères et les capsules des corpuscaks ëe Malpighi, dans les reins composés.
Bowman, qui ne connaissait de mes observations que celles qui sont oomeiOB dans mon ouvrage sur la structure des glandes, a découvert que les oonduitB fères sont la continuation des capsules, et il a poursuivi le fait dams diverKS du règne animal. Au moment de la transition, la lumière du conduit se peu, et Ton aperçoit là, dans son intérieur, un épithélium vibratilc, qui lelié pas à cesser par une limite bien nette; après quoi le conduit uriniCère est tapW dans toute son étendue de cellules épithéliales simples, qui ont été cbsenéapt Henle. Je n*ai pas répété les observations de Bowman, mais la structure da chez les myxinoîdes me persuade qu'elles sont exactes.
Les reins des myxinoîdes ne diffèrent donc pas essentiellement de ceuxdes^ animaux. Chez ces poissons, chaque petit rein se compose d'un 8eulcondi|iti iérv. extrêmement court, de sa capsule et du giomérule suspendu dans celle i nière, tandis que la tunique extérieure de Turet^re se prolonge sur ce petit HilBto i^ en cul-do-sac. 11 est certain aujourd'hui qu*il existe des extrémités en des conduits urinifères ; celles en forme de vésicules qui ont été vues parHi chez la grenouille, par moi chez les crapauds et les larves de salamandre, chez le fœtus des mammifères, sont expliquét^. H est constant aussi qut ksi duits urinifères ne naissent pas des corpuscules de Malpighi, que les hoii|i|ieii vaisseaux sanguins sont seulement plongées dans ces derniers, et qu'en il existe entre les corj)uscu]es de Malpighi et les conduits urinifères une nexion, déjà vue |>ar Schumlansky, qui cependant ne soupçonnait même fV^ww manière dont elle a lieu. On compriMid également que, quand on injecte leii seaux, l'injection peut pa&ser, par extravasation, des anses vasculaires des ruies dans les conduits urinifôres, ce qui explique les observations de fiems, ctCayla, touchant les communications entre les deux ordres de vaisseaux.
La distribution des vaisseaux sanguins n*est ()as moins intéressante dans ksi (|U(* dans le foie. Huschkc a vu le premier que le système vasculaire df*s culos do Malpighi s:' prolongeait en vaisseaux ciïéren(s, qui eux-mêmes se nuaient avecle rcs(*;ui capilhire de la substance corticate.
Voici quelle est, suivant Rerres (3), la manière dont les artères rénales ix>rtcnt. Kilos produisent, dans rintèrieur de Torgane, des branches qui
(1) Comp. Anntomie der Mysinoidien^ 3* conliniialion, Berlin, iS&t, |i. 13. J*«i dècril| In première fois cette structure en 1836, dans mes Archice$, Je prétumnis «loni que le nlfaché diitis la capsule était la sulMiance rénale , et je demandais si les enroiilcweiili qal linguait duiis re corpuscule avec le secours du microscope étaient de» conduUs urîi tard, j*arquis la conviction qu*on devuit répondre d*une manière négulive, qiie les sont des placentas, des gAteaux vasculaires, et qu'un n'y a|»erçoit pas de oondaitt Celte nouvelle opinion fut exprimée dans mon Analomie comparée des myiinoldn,
(2) Phih Tnmt,, 18^2, l. I , p 57. — ., '3) Mikroscopischç /^MfiMmic, p. 160. fl, .
DB LA STBUCTUftK INTIME DES GiJiNOBS SÊOJIÊTOIRES. ' S75
substauco corticale eu segments ôblongs, ou lobes, tournés vers la substance éduUaire. De ces brancheft-mères de lobes rénaui naissent, tout autour, des isMauY de 0,(M)20 ponce de diamètre, qui se divisent en plusieurs ramuscules un diamètre de 0,0010. Ceux-ci sont les vaisseaux-mères des corpuscules de aipighi, dans l'intérieur desquels ils produisent des tubes tortueux, de 0,0002 luce de diamètre, qui, en se recourbant sur eux-mêmes et décrivant ainsi une se, deviennent les vaisseaux efférents des corpuscules. Chaque vaisseau efférent un diamètre de 0,0005 pouce; d'un côté, il prend le plus court chemin pour gper le réseau intermédiaire qui entoure chaque coipuscule ; de l'autre, il repré- Me de longues anses, qui pénètrent dans la substance médullaire : là ces anses archent entre les conduits nrinifères, reviennent tôt ou tard sur leurs pas, et joignent le réseau capillaire de l'écorcc; quelques unes seulement atteignent ■qu'au réseau intermédiaire des papilles rénales. ]«es veines reçoivent le sang du «eau intermédiaire des substances médullaire et corticale, et se rassemblent, tant la surface de cette dernière qu'autour des pyramides.
Suivant Bownian, les vaisseaux ^^fférents des corpuscules de Malpiglû passent en ande partie dans le réseau capillaire de la substance corticale ; les corpuscules ■ans de la substance médullaire sont |^us volumineux, et ils ont des vaisseaux i^guins efierents plus gros, qui se prolongent dans la substance médullaire jus- &%ux papilles, et produisent le réseau capillaire de cette substance. Les veines prennent le sang du réseau capillaire de la substance corticale et de la substance Sduilaire, et sont, dans cette dernière, étendues en ligne droite, comme les arnes.
enroulements vascubires des corpuscules de Malpigbi sont situés entre leurs ux afférents et leurs vaisseaux efféreuts qui se ramifient dans le réseau capil- , de sorte qu'ils ont les caractères des réseaux admirables, au nombre desquels range (1).
Jhwmau considère les vaisseaux eiïérents des corpuscules de Malpighi (par le t|en desquels tout le sang que les artères amènent à la substance rénale passe Mbord dans le réseau capillaire qui entoure les conduits nrinifères) comme de ■les veines portes, auxquelles on doit rapporter, tant les vaisseaux efférents des vpuscules qui se ramifient de suite dans la substance corticale, que les prolontieats de ces vaisseaux dans la substance médullaire.
%ln intérêt tout particulier s'attache à la disposition des vaisseaux sanguins dans iveins des reptiles et des poissons, qui ont une veine rénale afférente, ou, si l'on De mieux, une \eine porte rénale. Ce sont aussi les artères qui forment les cor- Ipnles de Malpiglii chez ces animaux. Iluschke Ta reconnu dans la grenouille, ^ dans la couleuvre et la perche, Bowinan dans le boa. Le réseau capillaire rant les conduits urinifères, qui est situé entre la >eine afférente et la veme te, a été décrit par Bowman et Gruby (i). Suivant Hyrtl (3), parmi les ux efférents des corpuscules de Malpighi, les uns se jettent dans le réseau rc des reins, les autres se ramifient dans la vessie natatoire de la perche, n a reconnu, chez le boa, quels sont les rapp^rt^ entre les, artères et kss
I) MiELLEii*!» Àrchir^ 1860, p. 1^2.
î] Ann, de» »c. itaf., t. XVII, p 218.
I) Mcdic. Jahrbuecher der astcrr, Siantes^ '\\,
376 DE LK STRUCTURE I^TIMK DKS GLANDES SÊCRÊTOIRËB.
autres Taisseanx. Les vaisseaux efférents des corpuscules de Malpîghi gipnt h surface d*uu lobule rénal, et s'anastomosent avec les branches de k veiie poitt rénale, qui se répandent sur cette même surface; après quoi, la veine porte ritàt -se dirige en dedans vers le réseau capillaire compris entre les veines afiénnieici les veines ciïérentes. De même que chez les animaux supérieurs, l'artère donna hile de chaque lobule quelques rameaux qui vont aux tuniques des conduits ocréteurs et à celles des vaisseaux plus gros, et Bowman présume que les capilfaires de ces rameaux versent leur sang dans les branches de la veine porte rénale.
On peut juger, d*après cela, quels sont les points par lesquels se ressembleilA diffèrent l'un de Tautre le système vasculaire sanguin du foie et celui du rein chi les animaux qui ont une veine porte rénale. Quant à ce que la distribotiofl et vaisseaux sanguins offre de particulier chez les animaux supérieurs et cbaoen qui possèdent une veine porte rénale, on voit que, chez les premiers, le sngtié riel qui arrive aux corpuscules de .Malpighî , doit, à sa sortie des artères, jpomm à lui seul le réseau capillaire tout entier des reins, tandis que, chez les iulmj n'atteint ce réseau qu'après s'être mêlé avec le sang de la veine porte réotle. ût différence est déjà une énigme assez difBcile à débrouiller. Les vam vannmm' neux qu'on aperçoit sur l'entonnoir, les calices et les branches des vaisRauiénaux, dans l'intérieur du rein de l'homme, ne se réunissent point avec Inni^piai seaux droits des pyramides pour produire des espèces de petites veines pM mais s'abouchent |Kirtout, du moins à ce que j'ai vu , dans les branches de hifiVa .s , rénale.
g, TcsticiUes, Jz/
I^ formation des testicules est infmiment variée chez les insecte& Le type dameutal consiste à accroître dans un petit espace l'étendue de la suriaoe tante, but auquel il était possible d'arriver d'une foule de manières dhrerRi(l Aussi trouvc-t-on tantôt des tubes simples, non ramifiés et plus on nMÉ tournés, tantôt des tubes roulés en peloton sur eux-mêmes; dans certaiss offrent des ramifications terminées ou par des vésicules ou par des amas de disposés en étoile. Quelquefois le testicule représente un amas de ccemni ensemble comme les soies d'un pinceau, ou bien les petits tubes imitent une de cheval ; on voit aussi ces tubes s'anastomoser en arcade les uns avec les comme je l'ai observé dans le scorpion. La sécrétion ne s'accomplit donc id sur la face interne des tubes, des cœcums ou capsules , et la nature même but avec un canal simple, mais très long, qu'avec un tube pins ramifié, et qu'avec un amas de petits tubes en cul-de-sac.
I..es testicules des mollusques sont également très diversifiés. Cependant oi i*s réduire, pour la plupart, à deux formes : cdie de grappes et celle d'amM cillés de cœcums.
(Hhez les poissons, ils offrent deux modifications : ou ils sont composés 4e ramifiés, comme chez le [^us grand nombre des animaux (2), ou ib sont Dans le second cas, l'organe n'a point de conduit excréteur : k sperme n dans l'intérieur des cellules, |)ar la déhiscence desquelles il tombe dans h
(i) Vvy. [.KON DiTOLR, dans Auu. des ,sc. nat,^ t. VI. — Succow, dans HkcsumoH Sihrift, l. 11. V
(2; MiF.MLn, (oc. <if.. lab. \V, li;r. 7 (aloM»%
Dfi LA STRUOTUAE INTIME UES GLANUfiS SÊCiiÉTOiRË& 577
Muiiiak, ainsi qu*il arrive aussi aux ceufe de certains poissons, et alors il ouïe au dehors par une ou deux ouvertures ; c*est ce qui a lieu, par exemple, EFanguille et chez la lamproie, d*après la découverte de Rathke ; ces poissons it qu'une ouverture «mple à Tabdomen, et leurs œufe arrivent également à lérifsur de cette mani^^ Les testicules sont celluleox aussi chez l'esturgeon et mixynoides.
^es testicules des reptiles nus n*ont pas encore d'épididyme; les vaisseau^ efiëts s'unissent tout de suite en un canal déférent Du reste, ils sont composés de es courts et en cnl-de-sac. Chez les reptiles écailleux, l'épididyme commence e produire par les circonvolutions des vaisseaux cfférents et du canal déférent mémo.
Les recherches d'A. Cooper et surtout celles de Lauth (1) et de Krausc (2), ont itribué, dans ces derniers temps, à mieux faire connaître la structure du testie de l'homme. Suivant Cooper, les lobules de cette glande ne sont pas seulent séparés par des prolongements en forme de cloisons de la tunique albuginée ; icun d'eux est aussi enveloppé d'une membrane très fine. I^s conduits séminifs se dirigent tous vers le réseau de Haller. On peut se les représenter sous la ne d'un c^ne dont le sommet aboutît à ce réseau. Chaque conduit est aussi {dacé manière à former, par la diminution graduelle de ses tours,' une sorte de cône jgé vers le réseau. Krause a trouvé entre YiO/i et hSU lobules dans le testicule. liCs conduits séminifères ont tous le même diamètre, qui , suivant Lauth , varie j{^ à j{^ de pouce, moyenne y^. Je l'ai indiqué de 0,00/!i70 pouce. Injectés, ont, d*après Lauth, j^y, terme moyen, 0,009/!i5 suivant moi. Krause leur igné 0,00666 quand ils sont pleins de sperme, 0,00521 quand ils sont vides et !i les vieillards.
Lauth dit les lobules composés tantôt d'un, tantôt de deux conduits séminifères, même d'un plus gfand nombre. Il estime le nombre des conduits à 8&0, et la guenr de chacun à 25 pouces»
Tavais déjà trouvé des extrémités de conduits séminifères chez divers naammi- », où, dans l'ordre des rongeurs par exemple, cette recherche présente moins difficultés, à cause de la grosseur des tubes. Lauth n'en a rencontré qu'une le fois une close dans le testicule de l'homme. Krause en a souvent observé, et constaté tant la terminaison en cnl-de-sac que les anastomoses des conduits pe eux. I^ difficulté de trouver des extrémités en cul-dc-sac est attribuée par ich à ce que les conduits séminifères finissent par s'anastomoser ensemble eu ide. Leurs divisions et réunions sont tellement multipliées , d'après cet anatole, que, sur une portion développée, dont la longueur s'élevait à quarante-cinq lops environ , il a compté une quinzaine d'anastomoses : celles-ci n'ont cepent lieu que vers l'extrémité des conduits. Au reste, comme ceux-ci conservent tout le même diamètre, et comme ils sont clos tant par les cnls-de-sac qui les Bment , que par leurs anastomoses réciproques, on ne peut pas admettre que penne soit sécrété seulement à leur extrémité, et l'on doit penser que la sécré- I s*opère dans toute leur étendue. D'ailleurs, il ne faut pas songer à une comoication directe entre leurs terminaisons et les artérioles : ces conduits sont
1) Mém» de la Soc, d*hUt, nat, de Strasbourg ^ liv. II. î; MuKLLeit*s Arçhir^ 18S7, p. 20,