‹ Manuel de physiologie v.2Chapitre 91 sur 185 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

•e l*«ete de la «écréil^ii.

Coases de la sécrétion.

sécrétion ii*est qu*un mode particulier de la métamorphose que le sang soUt rcuiaut k travers les organe&

ute sécrétion s'accomplit sur des surfaces, soit à la superficie de simples branes, soit à la surface intérieure d*eKcavations celluliformes ou tubiliformes landes.

glande la plus compliquée n*est qu'une large surface ménagée dans le plus espace possible : avec tous ses conduits intérieurs, canaux, tubes, cellules pcums. Ce n*est jamais qu'une énorme surface limitant le corps animal, et [quelle s'effectue la métamorphose du sang.

s tubes élémentaires des reins, les parties élémentaires du foie et d*autres es composées sont entourés, dans toute leur étendue, de réseaux capillaires^ ins extrêmement déliés ; il >n*exi8te entre eux qu'on tissu cellulaire très lâche, s unit ensemble, et dans l'intérieur duquel marchent les petits courants du I^es conduits élémentaires, tes petites grappes , les petits tubes, etc., sont partout baignés k l'extérieur par des courants très déliés de sang ; ils s'im* i de ce sang, lui font subir une métamorphose particulière^ et ce dont ils )éré ainsi la transformation, ils le laissent couler à l'intérieur vers les canaux eurs. Telle est la marche simple de la sécrétion, qui ne diffère de la nutri- [u*en ce que les substances métamorphosées s'épanchent sur les surfaces it de limite au corps,

refois on prétendait, contre toute analogie, que U sécrétion s'accomplit aux lités des conduits glandulaires, dans les grains {(wini) dont on admettait si létiqueinent l'existence. C'est là une grande erreur, comme Ta fait voir 1^ eber ; car les aeini^ en tant que vésicules creuses, ainsi que le veut le ropre du mot, n'existent que dans- im très petit nombre de glandes com- . Le sperme est sécrété dans toute la longueur des canalicules séminifères. r que certains principes du sang puissent passer des réseaux capillaires sur ice des membranes et dans l'intérieur des conduits des glandes» il faut que x>i8 animales soient perméables aux liquides. J'ai discuté précédeounent )) cette propriété physique dont les tissus animaux sont doués, même à le mort. Lorsqu'on injecte les vaisseaux saogtiins avec des matières colosuspendues dans un véhicule aqueux ayant de l'affinité pour le liquide des tniniaux, par exemple, une dissolution de colle, la partie aquease de l'injeclinte i la surface des membranes, tandis que les molécules colorantes dans les capillaires (1). Les vaisseaux exhaianis n'ont été imaginés par les i physiologistes que parce qu'on ne connaissait pas la propriété dont jotiis-

ASCAGBri, Nova per paras inarganica» ueretioimm tkeorié^ Rone, 4701.

386 CAUSEE DE lA SÉCRÉTION.

sent les tissus animaux de s'imbiber de tous les liquides «ayant de raffinilé «et leur eau propre, et de les transmettre à d'autres parties. *

Mais pn n'c»xplique point encore par là quelle est la force en vertu de bqoffir

le produit de la sécrétion, de la transformation chimique, est rejeté par la soHn

sécrétante : ou ne fait qu'établir la possibilité de la pénétration, (^et épancfaeineit,

qui est si abondant dans certaines sécrétions, ne peut pas plus que beaueoif

d'autres phénom(>ne8, être mis sérieusement sous la dépendance de la forff db

cœur et de l'impulsion du sang. Une explication aussi mécanique ne suflSraitpft

Outre qu'on ne pourrait l'appliquer aux sécrétions des végétaux, elle ne kmàp

non plus concevoir comment la sécrétion augmente par l'eflct d'irritatîofis ipéch

fiques locales*, sans que le cœur y prenne aucune part. On se demande, en

pourquoi le liquide qui a subi un changement particulier ne s'épanche que A

côté, et pourquoi le mucus ne coule |)as tout aussi aisément entrelestoniqaesA

canal intestinal qu'à la surface de la tunique interne; pourquoi la bîle

dans les conduits biliaires n'a pas la même facilité à se porter vers la mnbaè.

foie qu'à suivre le trajet de ces canaux; pourquoi le sperme ne coule qn'i hf^j

fiace interne des conduits séminifères, et ne se fraie pas une voie versleori

face externe, dans les intervalles qui les séparent les uns des autres.

^ Évidemment la forœ qui détermine l'élimination du produit sécrétoire ail

même que celle qui préside à la réception des liquides dans les cei

des vaisseaux lymphatiques. Un fait surprenant, c'est que les deux phénomèMi

souvent lieu dans les divers tissus d'une même membrane, que, par exenfkj

follicides des membranes muqueuses, qui rejettent une sécrétion, au dehon,

enveloppés par des réseaux de lymphatiques, qui attirent et absorbent.

Wollaston admet qu'une action électrique se passe dans le travail des

11 prit un tube de verre long de deux pouces, sur neuf lignes de diamètff,

l'une des extrémités duquel il lia une vessie ; puis il y versa de l'eau tenant a

solution un deux cent (juarantième de sel conunun. I^ vessie fut hi

dehors, et post'k' sur une lame d'argent. Alors on mit un fil de zinc en contadl

l'un de ses bouts avec l'argent, par l'autre avec le liquide. De la soude pntvl

parut à la surface externe de la vessie. En répétant l'expérience, Eberle n'a

qu'au moyen d'une forte action galvanique (1).

Les recherches qu'on a faites sur l'action dont jouissent les cclhiles ont une direction nouvelle et plus féconde h celles qui ont la sécrétion pour ob|rt:| cellules adipeuses, les vésicules de Graaf, nous montrent des cellules qui leur contenu et l'amassent dans leur intérieur. On trouve des ceUulôidaail ganes sécrétoires ; mais la membrane propre des glandes peut être considéféel comme provenant de cellules, et elle en doit |)osséder entore les propriMj reste, pour ce cpii concerne la part cpie les cellules prennent «I la plusieurs cas, qu'on doit bien distinguer les uns des autres.

1" I^ sécrétion s'ac^^omplit par épanchement, sur la surfacx^ Interne <l0< licules glandulaires, d'un cytoblastéme dans lequel se forment des cetfnks, exerçant sur lui une action métabolique, lui font subir une métamorpàos^l duisent un contenu |)articulier dans leur propre intérieur, se dissolvent

(1) Physhloffif lier Vfrdtmvng, p. 137.

Page 1