‹ Manuel de physiologie v.2Chapitre 92 sur 185 · CAUSES DE LA SÉCRÉTION. S · texte numérisé non relu

CAUSES DE LA SÉCRÉTION. S

laissent ainsi leur coatenu en liberté sous foroie de sécrétion. C'tst de la sorteî s*opère la séqcétion du sperme; car, d'après la découverte de R. Wagner, les rmatozoîdes se forment, à Tintérieur des canalicules séminifères, dans des celîs libres, dont une seule en renferme plusieurs, qui deviennent libres par sa lolution (1). Le fait a été consuté par Yalentin, Siebold, Hallmann, Kcdliker, odsir et autre& Ces cellules à spermatozoïdes paraissent être différentes de^ lofes épÂthéliales des condiuts séminifères. Chez la plupart des animaux, elles se ment dans tous les points de retendue des conduits; mais, d'après les recher- Bs de Hallmann (2), c*est seulement, chez les raies, dans les vésicules terminales i*dles se produisent, vésicules qui elles-mêmes sont d'abord des cellules closes, f|Di, en cette qualité, 9ont implantées sur les conduits séminifères; comme sur ft pédicules. La plupart des observateurs ont vu les nombreux spermatozoïdes lifermés dans une cellule. Kœlliker a observé, chez le cochon d'Inde et la souris, 16 cbacim de ces filaments se formait dans une cellule à lui propre, mais de telle fite qu'une cellule plus grande en renfermait d'autres plus petites, dont chacune Menait son spermatozoïde (3). La manière dont la semence des raies et des (Saks se développe et s'épanche des cellules présente un grand intérêt Les vésîfes terminales doses des testicules sont ici suspendues aux conduits séminifères r des pédicules, ainsi que Hallmann l'a reconnu diez les raies, et Goodsir chez ^ fgyalui comubicui. Hallmann a vu dans leur intérieur, tantôt des noyaux, Ufct de jeunes cellules, et les plus grosses lui ont offert des cellules qui conteiQt des spermatoztMUes. Suivant Goodsir (4), les vésicules terminales se forment ■t d'une cellule à noyau, qui est d'abord appliquée au côté externe du canal. Ce Hid degré de dévelo^liement est une cellule plus avancée, qui contient plusieurs ies cellules. A un d^é plus avancé, le point d'insertioa de la cellule s'est Kgé en un pédoncule dont la cavité communique avec le tronc ; mais la cellule Nnèaie est encore dose et pleine de cellules à noyau. Ces dernières développent >IU' tour de jeunes cellules dans leur intérieur, et s'allongent en forme de cy- Ires, dans lesquels on reconnaît plus tard les spermatozoïdes roulés en tire- Hdioiift. Les cellules-mères s'ouvrent à l'endroit où elles tiennent aux conduits iteffTrrr, dans lesquels s'épanche ainsi leur contenu.

B, dans le testicule, le dévdoppement endogène des cellules, et la mise en Hé du contenu de ces dernières par la fonte de leurs parois, sont la cause de la Utioa, il en est de même chez ceux d'entre les poissons qui n'ont pas de con- 1^ aéminif^res, et dont la liqueur spcrmatique coule dans la cavité abdominale i4éhi8ceDce de cellules. Maintenant, on se demande jusqu'à qud point la pro- Mmi endogène de cellules et la fonte de ces dernières prennent part à la sécré- Hmti d'autres glandes. La question peut aussi être posée en ces termes : Les Mies endogènes dans d'autres glandes renferment-elles la sécrétion en ellestant qu'elles sont encore à leur état primitif, c'est-à-dire closes de toutes

t ICokllbb's Arehiv, iSSS, p. 325.

k IffouxBK's Archiv, iSÂO, p. 666.

^ XoBLLiKBi^ Beitrœge zur henntnUs der Ceschleehtsverhcrltniête und dcr Saamen/fuessig- Berlin, 4841, p. 56.

► Trans. of the Soc, of Edinb,^ vol. XV, p. 2.

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parts? Suivant Hallmann (i), la plupart des cellules à noyaii du foie sont tnii!|nrentes; elles contiennent de très petites granulations et de petites gonttdcttcs dr graisse ; parmi ces cellules transparentes, on en découvre d*aatres éparses, qii sont opaques, jaiuies, ou d'un jaune brunâtre, et cela dans les foies sains; kï Xm peut distinguer la membrane pariétale du contenu coloré. Henle (2) attribue ai cellules du foie un rôle essentiel dans la sécrétion de la bile : A la Térité, djt4l,« ne peut pas prouver qu'elles contiennent un liquide, et que leur Gontean soitép la bile : cependant l'analogie permet d'admettre le premier de ces deux poiMi,tf la couleur donne de la vraisemblance au second (3). La résolution des ceflolei» dogèncs mûres en sécrétion a lieu, suivant lui (/i), dans les testicules, les glaln céruminensiïs, et peut-être aussi dans les glandes mammaires; à la vérité, cei of- Iules sortent encore entières des glandes qui fournissent le suc gastrique, et, ohjointement avec une substance visqueuse qu'elles accompagnent, forment oaciM à la membrane muqueuse de l'estomac ; mais elles se dissolvent en grandejulv pendant le travail de la digestion, de sorte qu'il ne reste que les noyaoz. Hféei\ pu arriver à rien de positif pour ce qui regarde les autres glandes. ValentiB ora-^ décis aussi à l'égard de la manière dont les cellules endogènes prenneat pirt làj sécrétion, et propose plusieurs hypothèses (5). «- Goodsir s'est beaucoup occupé de ce sujet, et il a fondé une théoriedeliAi^j tion sur la triple base du mode de formation des ceihiles, de leur actiofl lique, et de leur résolution en sécrétion (6). Il a trouvé la bile du fsie àii lusques et des crustacés dans l'intérieur des cellules à nofau de cetorgne,' face interne de la bourse à encre du Lolujo sagittata Inl a offert des même genre, qui étaient pleines de liqueur noire. Les parties qm pourpre, dans la Janthina fragiiis, se com]K)9entde cellules pieînes decMl tiére colorante. I^os vésicules terminales des glandes mammaires contienaat^ masse de cellules à noyau, renfermant un liquide dans lequel nagent tta,i trois, ou un plus grand nombre de globules d'huile, parfaitement ceux du lait.

Si cette théorie est applicable au foie des animaux supérieurs, on peut deux cas : ou les cellules hépatiques, groupées soit en séries, soit en cyKndm,! germes des canalicules biliaires, qui se confondent en de véritables tnbts,ct{ sent ainsi leur contenu devenir libre ; ou elles se trouvent d'abord oontmeii dos tubes d'une membrane propre, qui correspondent à leurs séries on cvl et elles se forment dans l'intérieur de ces tubes, comme les cellules des tozoïdes dans les conduits séminifères, pour se résoudre snccessivenieiKa

2^ Quoique cette manière d'envisager la sécrétion soit certainement beaucA>up de cas, on ne peut cependant la faire ser>'lr à tons : la diéorieetl

(1) De ciVrAosi ft^/iafis, Berlin, 1839, p. 22.

(S) Anat. génér,, trad. par A.-J.-L. Jourdan. Paris, 4868, t. II, p. AS9.

(3) Je vois, dans Télat sain, 1rs cellules du foie transparentes, arec une Idale jaunâtre , qui correspond à la couleur de la substance hépatique, dont elles sont 11 un foie malade, jaune, verdAtre, toutes les cellules étaient pleines d*an eontemi verti^^i n*ai encore observé jusqu'Ici qu*une seule fois.

(A) I^c. eii.n t. II, p. 500.

(5) R. Wagner, Uandwarterbuch der Physiologie t art. Abêondtrnng»

(6} Trms. of Kdinb,, vol. XV, p. 2, iShl.

GÀÙSES M l'A SfiCRÊTIOIf. SB7

f)pQ8efit. Car ^ suppose tonjoars Pexhdfttkm sur la paM interne des anduiaires d'un liquide plastique destiné \ pfodoire des cellules, c'est-à- :ytoblastèiiie : or, on petit con<5eToir une sécrétion qol serait composée 'une eihalation liquide et en partie de cdhiles détachées du corps, mais tes. €e modONde sécrétkm est un bit fondamental dans la sécrétion dn es glandes simples en offrent aussi de nombreut'eiemples, d*aprè^ les 18 de Henle : telles sont soitoot les glandes mndpares et celles du suc dont la sécrétion se cdmpoae en partie de celhiles. Sans doute, ces eel- ;ées du corps, se nqBprodientdeïasécrétidndesépMiélitmis, etll yade itre le travail de leur élimination et cdni de la desquamation de ces théliuros; mab ces celhSes pOsséAlei^t aussi Une action métabolique, et Mivent produit un contenu particulier, quf s'échappe arec elles , étant ans leur intérieur : telles sont les vésicules adipeuses, que Henle a troucertaines sécrétions (i), celhdes dans lesquelles la graisse est déposée^en I distinctes^

?rd des cellules qui, sous forme d*épith^oms ou d'autres cellules endoculiéres, restent longtemps en conflit avec les parois internes des canadulaireSi on peut suj^oser qu'en vertu des propriétés géùéralement décellules, elles exercent une attraction qui provoque \ l'exhalation d'une ' iquide et aux métamoiphoses de ce liquide, soit parce qu'elles agisoliqoement sur le liquide qui les entoure', soit que, sans se dissoudre ^, elles ne fassent qu'exhaler ce qu'elles ont admis et transformé dans ïur (Purkinje, Henle, Vàlentin). Cette hypothèse se présente surtout à md il est question-des gfaindès qui servent phitôt I séparer certains prinituants du sang, qui en prodinre de particuliers, conmie les conduits

il y a des raisons de croire que lescapiBaires sanguins qui pendent, sous ses, dans les capsules des coiidnits urinifères, sont appdés, indépendam- «Unies, I eduJer certains éléments dn «mg, tout comme les mêmes n trouve dans le placenta y jouent le rOle d'organes absorbants, ctères particuliers et les différences des sécrétions ne dépendent d'auextérienre et mécanique. On a voulu les attribuer à la vitesse différente ns divers organes; mais il aurait fallu commencer par prouver cette dlritesse. On les a fait dépendre de l'état des vaisseaux sanguins et des ceux-ci font en se divisant; mais les viissNinx sanguins se comportent ière uniforme dans la plupart des organes; ce sont des capillaires ana- 1 réseaux ou en arcades. EnGn on a allégué la diférence des extrémités . mais cesextrémités n'existent p«i; ou bien celle do diamètre des canaux B, mais les décrétions les plasdhrerslfiées et lesplus spéciales s'aooomplis- » membranes planes. Tomes ces patticniarités, sur lesquelles HaOer s'est Tùp étendn, n'expliqueraient rien, fussent-elles même réelles ; ce sont ents insuffisants, et qni ont besoin eux-mêmes de pnmve. D'ailleurs^ s serait-il pas facile de renverser toutes ces théories mécaniques par une tlon : Pourquoi se produit-il là un eerreau, M des muscles, ailleurs des

rir., p. 010.

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OS ? Le cerveau doit-il aussi naissanec au degré d'ouverture de Tangle sons kqt s'opère la division des vaisseaux ?

La spécialité des sécrétions ne dépend pas non plus de la slmctDre intime dei glandes ; car le même produit sécrétoire est fourni, dans la série animale, par 4s organes dont la structure diffère au plus haut degré» ainsi ;qne je l'ai raflkanaDOl démontré. Qu'on pense aux glandes salivaires des oiseaux et des aiammàms, m foie des crustacés, des mollusques et des maounifères, à ta diversité extraordim de la structure des testicules, à celle de la glande lacrymale cbex ks tortoo, is oiseaux et les mammifères. D'un autre côté, les sécrétions les plus dlSëreBtesMM accomplies par des glandes dont la structure est la même : les canaux anÛEm des reins ne difièrent des conduits séminifères que par leur ténuité plus grade; les glandes mammaires , salivaires et. lacrymales sont construites absotauneot* le même type.

La nature des sécrétions dépend donc uniquement du caractère spécifiqie è la substance organique vivante qui forme les conduits sécrétoiret intenMiiv glandes, et qui peut rester la même quoique ces conduits sment construits sarés plans différents, comme aussi varier beaucoup quoique leur structure soîtiAitique. La diversité des sécrétions tient donc à la même cause que celle de faoïK formation et de la vie dans les organes en général :'il n'y a qu'une seule diffmPi c'est que, dans un cas, le sang métamorphosé s'incorpore à l'oiigaiiey tandiifi^ dans l'autre, il dépasse les limites de cet organe, et apparaît au debcHv sons kfni de sécrétion.

Dans ces derniers temps, plusieurs chimistes, et surtout Chevreol, ont que les sécrétions s'accomptissent sans métamorphose, que le sang C0BtieBt# toutes les substances qu'on y trouve, mais que les organes auxquels dlei i fiées ont la faculté d'exercer de préférence leur attraction sur tel ou tel constituant de ce liquide. Gmelin cite pour preuve que les sels du saig et des sécrétions sont à peu près les mêmes, et qu'on a déjà retrouvé dav k beaucoup de substances qu'autrefois on croyait n'exister que dans les comme la ptyaline, la caséine, la cholestérine , la margarine, l'huile, Fi oléique. Cette hypotlièse me paraît manquer d'exactitude lorsqu'on veut tai tant d'extension. Ni le mucus, ni la matière biliaire, ni le spenae^ ta la ne se rencontrent dans le sang. J'ai déjà dit qu'après avoir extirpé le (oîe, cfai grenouilles, on ne trouve pas de bile dans ce dernier liquide. Nul doute véritables sécrétions ne soient formées par les organes sécrétoircs euxdépens de parties constituantes plus simples du sang, comme on est ceitaii sont les solides organiques.

Les opérations chimiques qui s'accomplissent dans les oi^ganes aéuéloiwi de deux sortes : d'un côté, nutrition des particules sécrétoires de eei mation de nouvelles cellules et accroissement de ces cellules; de l'autre, d'un produit hétéroiogue aux parois des cellules et aux conduits des ghnte duit qui tantôt apparaît d'abord renfermé dans l'intérieur de odkiies est formé par les parois des canaux glandulaires , à l'équivalent de iJbHf] s'épanche dans la cavité de ces conduits. Dans les deux cas* ce qui séoM chimiquement de ce qui est sécrété. La substance glandulaire consiste gés**!^^ ment en une albumine non coagulée, qui, après avoir été comminuée, ic '"^

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