CHANGEMENTS DE LA SÉCRÉTION
; amygdales, et une branche du tibial dans l'articulation du genou. Le fait le 18 remarquable, c'est que la grande mammaire de la femme ne tire pas ses rfs directement du grand sympathique, mais seulement du troisième et du quaème thoracîque. Cq)endant les nerfs cérébro-rachidjens sont accompagnés de res du grand sympathique, cx>mme Retzius l'a fait voir,' au moins pour la xmde branche du trijumeau chez les animaux, et, comme on peut s'en couiBcre, chez ces dernière, d'après les nombreux nerfs gris qui se rendent du agKon otique au nerf boccinateur (i).
Après les paralysies d'un seul côté du cen-eau et de la moelle épinière, tantôt la Tétîon cutanée change du cftté malade et tantôt elle ne subit aucun changement
QiaBgeaienU de la fécrétioo.
Des causes, tant locales que générales, peuvent faire changer la sécrétion. L'état d'un organe sécrétoire modifie non seulement la quantité, mais encore qualité de la sécrétion. Le mucus n'est pas le même à toutes les époques du Mryaa ; d'abord aqueux et salé, il acquiert plus tard de la consistance. L'inflam- Mtiou supprime en général la sécrétion propre de chaque organe sécrétoire, Mnme elle fait cesser la fonction dans tout autre organe quelconque. Les organes jjcrétoires se comportent d'une manière particulière à l'égard des irritants. Ceux- . i augmentent d'abord la sécrétion, qui diminue ensuite à mesure que l'irritation il place à l'inflammation. Dan^ l'état de relâchement, avec ramollbsement, des ipnes sécrétoires, les sécrétions deviennent généralement plus abondantes, mais JÉB moins consistantes; lorsque le relâchement s*accompagne, au contraire, ^condensation du tissu, elles diminuent Ces pliénomènes se répètent partout, . h membrane pituitaire, à la conjonctive, à la peau. On les observe dans les seléliims morbides, conmie dans les sécrétions naturelles ; un ulcère irrité sécrète inntage de pus, et l'accroissement de l'irritation supprime la sécrétion ; l'ulcère {llché, dont les parois sont ramollies, fournit un ichor aqueux, abondant ; celui ii est relâché , avec condensation de son tisisu par des produits d'inflammation , |crètc peu.
,1a diminution de l'influence nerveuse diminue les principes constituants natuibd'un organe sécrétoire ; l'urine devient limpide daùs les affections nerveuses, fpeau sèche dans les fièvres où l'action du système nerveux a perdu de son
Pje, et pendant la période de froid des fièvres intermittentes. Mais un fait utique, c'est qu'une diminution bien plus considérable de cette influence, que celle qui a lieu dans la syncope, puisse déterminer un accroissement liidérable des sécrétions, comme dans la sueur froide ou la diarrhée causée par frayeur, f^es changements que les sécrétions subissent, eu égard à leure qualités, ' suite de ceux qui surviennent dans l'influence neneuse, sont moins connus point de vue chimique qu'en raison des effets nuisibles que déterminent alors \ prpduits, par exemple, le lait et la bile après les passions. Comme toutes les sécrétions agissent sur la composition du sang, en soustrayant tains matériaux à ce liquide, aucune ne peut changer sans que l'équilibre qui
t) C'vmp. BiiHiBE et VuLkllAR^ , Die ôdbUthrndigkeH de» tympathiêchen ^eruensystems. (Kiîck , I64S.
59/l CHANGEMENTS DE LA SftCBÊTiON.
exwUit LMitrc elles, eu égard è leur influence sur le sang* soil troublé; de là viet que l'accroÎMemeut d'une sécrétion entraîne h diminutino d*uiie autre, ph» mène auquel on donne le nom d'antagoniame des sécrétions. C*esl sur lui f» repose la méthode de provoquer artiûcieUement cerlaines sécrétions pour es fàt cesser d'autres qui ont un caractère morbide. Voici qnetles sont les kw <|« k régissent:
1° L'augmentation d'une sécrétion dans un tissu qui est moins irriiahle qacirf ou tel autre organe, ne |)eut pas diminuer par antagonisnie celle qui a lira as ce dernier ; ainsi, les sécrétions cutanées que Tart proToque sa voisiDagederdI dans les ophtbaimies, par exemple au moyen de vésicatoires» demeuroat sssi A attendu que l'œil est plus irritable que la peau.
2° La sécrétion accrue dans on certain tissn ne pent pas être âiaùaûk prk provocation de la môme sécrétion dans une autre partie de ce tissu : c'ert as» traire là uu moyen de l'augmenter dans toutes les parties de cdoi-d, pireefri y a sympathie, et non pas antagonisme, entre les diverses parties d'un mèine tii l-ne bleimorriiée des organes génitaux ou des voies urlnaires ne pent dose fi être guérie (xar antagonisme, an moyen d'une diarrhée que Ton excite,
S'' Au contraire, il y a souvent antagonisme de sécrétion entre des ti«sfl| n'appartiennent pas à une même classe. Ainsi, augmenter la sécrétion de iipai| fait diminuer la quantité de l'eau dans celle des reins. Kn été, la cutanée est plus abondante, et la sécrétion rénale proportionnellement phs Quand les liquides se déposent dans le tissu cellulaire et les membranes la peau devient aride et l'urine rare, et le flux de cette dernière est en directe de la diminution du gonflement hydropique. La suppression de Vi cutanée, par l'ciïet d*un refroidissement, suscite des flux muqueux dans ki mons et le canal intestinal.
ti"* La fm des maladies colliquatives est le S(^ul cas où les sécrétions cesaroièj restreindre mutuellement : toutes, au contraire, flnissent par s*accrottre fo de l'atonie des tissus. De là les diarrhées, les sueurs et les hydropisies collii qu'on observe chez les pluhisiques peu de temps avant leur mort
5" Pour que, de deux tissus qui sont en antagonisme, l'un accroisse son h l'occasion d'une influence exercée sur l'autre, Il faut ou que tous deux, i l'état naturel, sécrètent des liquides jusqu'à un œrtain {)oint semblables, la peau et les reins, qui ont pour oOice d'enlever de l'eau au sang, ou qoe qui redouble d'énergie par le fait de l'antagonisme, y soit déjà prédisposé i manière morbide. Ainsi, l'impression du froid détermine une aflecXion de fa brane muqueuse des poumons chez celui qui y était déjà disposé au| tandis que, ()ar la même raison, un autre éprouvera un changement de h: tion muqueuse du canal intestinal (1).
Quelquefois la suppri^ion de la sécrétion dans un lieu détermine W du même liquide dans un autre endroit. (W phénomène a lieu surtonl anc grande facilité Iors((u*il s'agit de liquides sécrétoires qui existent déjà coimwl dans le sang. On ne i)eut {)as disconvenir qu'il n'y ait des hémorrliagies de la menstruation ; et rim|)ossil)ilité dans laquelle Torganisme se trouve, ifiU
(1) Camp, Heisingcb, iVur Vantagomstne des excrétions, Zeitschrift fuer orgtm^ /^Afs!*!
CBAUttBMBNTS UK LA 8ÉCltT10N. 595
uction totale des reins, d*expu]ser par Furiiie Turée déjà existante dans le . fait qu'il peut s<* roanifesiBr sur toas kt «nirat points du corps des excrétions li les principes constituants desquels figure cette sabsUnce. Nystcn (1) a con-
TexitteMe de l'urée dans k» Ûquidcs tornb par des bonnes meiiiu d'une itkm complote d'urine. On sait positivement aujourd'bai qu'il eedéfiOMite kte sodiqiie dans les lophus arthritiques, et Marchand a trouvé de Torée daw iroàté de oertaines hydropisies (2).
lais quand une subitance sécrétée n'existe pas déjà toute formée dans le sang, nppressioa de sou élimination, dans l'appareil spécialement destiné à cet office, peut donner heu, par métastase, à une sécrétion semblable dans d'autres par- L Tout ce qu'en peut dire à ce sujet repose sur de mauvais arguments. Quand ' m obstacle à l'écoulement de la bile, celle qui s'est déjà produite, et qui vieat & m absorbée, peut assurément passer dans le sang et se déposer dans d'autres Mais c'est Ik un tout autre cas, sans aiudogie avec celui dans lequel un sécrétoire a été complètement enlevé : ici, il n'existe pliu d'appareil, et, exemple, après l'extirpation des testicules, la formation du sperme devient MMÎMe. L'hypothèse si souvent reproduite, qui veut que toutes les sécrétions Gifiques puissent se former aux dépens du sang, même après la destruction de 1* organe propre, ne repose sur aucun kit ; car les arguments qu'on allègue en iweur sont tous tirés, soit de cas où la sécrétion n'était pas abolie dans l'organe Mitif, mais seulement arrêtée par des obstacles mécaniques, soit de cas où le vhût sécrétoire existait déjà tout formé dans le sang. La suppuration est la seule, Mi les sécrétions dont les matériaux ne se trouvent pas tous formés dans le (^ qui puisse se reproduire toujours et dans tous les points, parce que l'inflam- Mon reproduit chaque fois l'organe nécessaire à son accompUsseoient. t^ns tous les cas où, après la suppression totale d'une sécrétion, il s'en établit,
antagonisme, une autre dont les matériaux ne peuvent être pris tout formés i«Ie sang, la seconde sécrétion diffère absolmnent de la première, et n'a d'anaic avec elle qu'autant que le permettent les matériaux immédiats dont cUe-méme dwnpoee. Ainsi, par exemple, il n'y a point de véritables métastases laiteuses : faenrieth avait déjà remarqué que le produit accidentel différait du lait par ■encc des principes essentiels de ce dernier, le sucre de lait et le beurre. 1^ Ntion qu'on regarde alors comme métastatique se compose seulement de prin- M constituants du sang qui auraient pu être employés à la conversion de celui- KB lait, par exemple d'albumine. Je me suis déjà expliqué précédemment au ^ des métastases purulentes, et des erreurs auxquelles ou peut être entraîné iqu'on ne connaît pas les phénomènes pathologiques qui s'accomplissent dans
Les canalicuies glandulaires sécrètent toujours leurs produits par leur face inte ; il n'y a qu'un petit nombre de cas où la matière de formation nouvelle gUe repasser tout de suite dans le sang. Tel est celui de la jaunisse qui survient ft fuite des secousses morales.
t) llvtTM , Reeh, de ekim, et de pky»ioi, paikoL^ ISil, p. 2Sd*StS. iQ M eaiu*i Arekitt^ 1697, p. 440.
^96 ÉVACUATION DfiS SÉCHÊTIOMS.
ÉTaooatioo des séeréliom*
Les conduits excréteurs des glandes sont tapissés d'une membrane BaqiMi dont la surface externe est entourée d'une couche extrêmement miiioe de musculaire. ^ On sait que la {dupart d'entre eux peuvent se contraoter kn|d viennent à être irrités. Ainsi Rudolphi avait déjà observé la contractiiilé di ma cholédoque chex les oiseaux. J'ai souvent été témoin de ce phénomène, kofi^ ansntôt après avœr tué un oiseau, je soumettais scm canal cholédoqpie à fmm tation mécanique ou galvanique ; la contraction qui s'ensuit est extrêmement^ et dure plusieurs minutes ; après quoi, le canal reprend les dimenflou qil auparavant J'ai vu aussi, tant chez les lapins que ches les oiseanx, ks éprouver de fortes contractions locales sous l'influence d'une irritatm intense. Tiedemann a également observé des mouvements dans le caaai du cheval soumis à l'action d'une cause irritante (1). U parait même que b duits excréteurs sont sujets à des mouvements vermiformes périodiques : da ai-je vu, sur un oiseau qui venait d'être mis à mort, te canal chdédoqjK contracter à des intervalles de plusieurs minutes, au bout desquels il rercaii son premier diamètre. Ces contractions avaient lieu de bas en haut, c'est du canal intestinal vers le foie; elles jettent donc un grand jour sor h dont, à certaines époques, la bile, au lieu de couler par le canal cholédoqSf trouve, au contraire, retenue et poussée dans le diverticule du canal c'est-à-dire dans la vésicule biliaire, effet auquel doit contribuer aussi Y complète de l'orifice du canal cholédoque. Il résulte des expériences de que la vésicule biliaire possède aussi la propriété de se contracter sons ïi de l'électricité (2).
La nature de la membrane interne des conduits excréteurs et la oon leur tunique moyenne prouvent évidemment que ces canaux sont de verticulcs des sacs auxquels ils aboutissent ; le canal cholédoque et le coi créatique, en particulier, sont tous deux composés des mêmes couches, continuent avec les tuniques du duodénum.
On ignore encore si les parties élémentaires des glandes, par exemple ks ticules urinifères (3) et séminifères, qui n'ont pas de tunique muscufeuse, sent de quelque contractilité ; à cet égard, une observation d' Ascherson, qii
(1) Rech, tur la route que prennent les diveriei tuhst,^ etc., trad. par Heller, 1821.
(S) G.-H. MiYKB, DemuscuUê m ductifma efferentibu» glandularum, Berlin, 1SS7.
(3) Ludwig {Beitrœge zur Lehre vom Mechanismus dtr Harnaecretion. lfariMMif»i pense que le saiig exerce une pression considérable sur les vaisseaux enlortiUéa daas ki( mies des reins, et que ceUe pression a pour effet d'en exprimer les parties Uquidei; ne sont pas ainsi expulsées en totalité, car certaines parties, ralbumioe, par retenues, sansqa*on paisse s'expliquer comment. Le liquide exprimé arrife urinifères, où il est retenu par Peffet de la capillarité , et à Utivers lea parois desqaebi^ conflit avec le sang , qui , au sortir des glomérules, conle avec plus de lenteur. Là, Tendosmose, il s'accomplit un échange de substances solubles , et DatureUeoMBt le M tenu dans les canalicules urinifères doit recevoir plus qu'il ne (lonne. Plvs tes «M se remplissent , plus les reins se gonflent dans leur capsule. De lu résulte une preste s dicminer le liquide dans les canalicules et Tobligc enfin à sortir par les papUles, d^i