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CAUSES DE LA SÉCRÉTION

èiiient dans Teau. fierselios, en analysanl h snbMiice rénale, n'y a pas trouvé principe oonstiuiant qui caractérise Farine, c'est-à-dire l'urée (1). Gdle du foie itient bien des matières grasses qu'on rencontre aussi dans la lûle, et elle se ivertit aisément en graisse par l'effet de la maladie, mais on n'en a pas encore rait les matériaux essentiels de la bile. Braconnot (2) a trouvé, dans 81 pour 100 parties solubles du foie, 6 de matière pauvre en azote, 20 d'albumine, et U d'une lisse oléagineuse particulière, très chargée de pbosplKire. Kuehn (3) a extrait

fbîe une graisse qui différait positivement de la cbolestérine. On ne doit pas -dre de vue qu'il est presque impossible d'analyser la substance hépatique déniUée de bile. Que les cellules prennent part à la sécrétion, et que, dans ceros oiganes sécrétdres, elles renferment d'abord dans leur intérieur le produit tfuel elles ont donné naissance, ce lait n'altère en rien la vérité de l'axiome qu'il I une différence entre le corps sécrété et le corps sécrétant; car, dans beaucoup cas, et peut-être dans tous, le contenu des cellules est hétérogène à leur memme, et il suflBt ici de citer en preuve les cellules adipeuses. U est donc certain que la sécrétion ne saurait être expliquée par une sin4>le idification des molécules déjà existantes des organes sécrétoires, et qu'au conire les panHs sécrétantes, en même temps qu'elles attirent à elles des parties lilaires dont elles se nourrissent, en éliminent d'autres qui sont dissimilaires, >ans la nutrition d'autres organes non sécrétoires, l'organe attire les parties confiantes de chaque molécule du sang qui ont de l'aflGnité avec lui , et renvoie au "cnt de la circulation celles qui lui sont hétén^ènes : dans la sécrétion, ces der- "es sont ou déposées dans des cellules, ou chs^sées au dehors, ^n pourrait maintenant se figurer que, quand une molécule de sang vient à être omposée par un organe sécrétmre, la décomposition est si complète que ce qui "« dans l'organe pour servir à sa nutrition, et ce qui est expulsé pour constituer Scrétion, reproduiraient du sang si l'on parvenait à les réunir ensemble. Expriis la molécule du sang par a, la molécule de matière de Yorffjoe sécrétoire

j?; la sécrétion serait , d'après cela, a-x.

i€ttc hy|)othèse, que j'avais proposée avec doute dans la première édition de mon HkI, a été adopta par plusieurs personnes, sans que, pour cela, elle ait acquis I de vraisembUmce.

I est à présumer, sans qu'on puisse le démontrer, que le produit sécrétoire se Gectionne de plus en plus en parcourant la longueur, souvent très considérable,

canalicules glandulairesi Du moins, le fait est-il probable en ce qui concerne canaux minières, puisqu'il existe déjà un appareil particulier de sécrétion dans extrémités de ces conduits ou leurs capsules, a composition chimique des divers liquides sécrétoires a offert jusqu'ici fort

d'intérêt à la physiologie de la sécrétion en général , et elle n'a d'importance M égard aux fonctions dans lesquelles ces liquides peuvent être appelés à jouer liMe : c'est pourquoi l'histoire des sécrétions particulières doit être traitée dans chapitres. J'ai parlé, à l'occasion des membranes sécrétantes, des sécrétions rencontre à peu près partout, comme la graisse» le mucus, la sérosité, la synovie.

I) Thiilé de chimie , t Vil, p. 388.

S) .Irn. deekim,^ I. X, p. 189.

H) KAST!in*s i4rrA»r, i. XIII, p. 337.

390 L\FLUEN(;£ DfiS NERFS S^IK LA SÉCftÊTION.

Quant ^ U bile, à la salive, au suc gastrique et au suc paBcréalique, je les euaioerai à rarticle de la digestion ; Tarine et la sueur entreront dao» celai des nat- . tions ; le sperme et le lait dans celui de la génération.

Infloenee des nerft mut la léoréikiii.

11 n'a encore été tenté qu'un petit nombre d'expériencag directes ayiot pour hâ de faire connaître Finfloence que les nerfs exercent sur la sécrétion : cepâidiMw sait que la sécrétion du soc gastrique cesse après la section de k paire vague (Il Brodie a iait Toir (2), par une série d'expériences, qu'après cette opératioa twsenic ne produit pas, dans l'estomac et le canal intestinal, l'abondinle sécrMa qu'il a coutume de provoquer. Du reste, la section du nerf de k huitième fàt change la sécrétion de la membrane muqueuse pulAonaire, et on doit attribairl ce changement les exsudations de sang écumeux qu'on obsenre alors (S).

Krimer a fait des expériences au sujet de l'influence que le système exerce sur la sécrétion urinaire, influence que démontre en général on pliésosrfse très ordinaire dans les affections nerveuses, où les urines deviennent claires ceafl de l'eau et sont très peu chargées de leurs principes constituants ordîniim II A avoir pratiqué la section des nerfs qui se rendent aux reins , et avoir miânêm> suite l'urine , dans laquelle l'albumine et la matière colorante s'étaient wccnmpportionnellenient à la diminution des matériaux caractéristiques de ce Wjàk I

(i) TiEDBMAifM etOMCLm, Reekerehea exfMmêntnUê êur Ui iifeaUan^ Parif, 4BS7, par A.-J.-L. Jdurdan^ t. Il, p. 879.

(3) PkUo»^ fr«Nf,, i81&, p. iOA. — Cmuji. Rbio, Bdimk, mêéU and furf. Jimndtl !>• SS3.

(3) Comme Ta dit Longet {Anat, et phygiol, du »yil, neri*., L II, p. 30r, ni r< sanguin et répanclicment muqueux , qui ont pour effet dVmpêcher Pair de pénétrer vésicules pulmonaires , se montraient aussitôt après la section de la paire vague, Tas^ivA la mort survicndruinit dès les premiers instants. Or, il a , comme Blainville, Provençrii(il|^ sat.Sédiilot, etc., rencont'é pUisieurs cas dans Jetqiiela les déaordrra malérleb étaient loin dï-trc assez considérables pour déterminer la oiort, suneQue luksolilt trente lieurcs, malgré la tracké(»tomic. I/épancliemrnt ne dépend donc pas dirrcinMit section des nerfs va;;ues. Apri-s Topération, le poumon s*engnrge, d*aprè5 Lniiget. p^r défiut d'un entier renouvellemnit d'air respirnble, qu*eniratnela paralysie rie b caorlM leuse des bronches. Dans les organes respiratoires, comme partout oA le eours dm aag Irové, de la aérosité s'exhale consécutivement à la g^ne de la cirealalkm et à ki tangirtM qui en résulte, et le Quide féieux se convertit bientôt en écume, paraon roéliim aK inspiré. Quant & lu sécrétion de Ih membrane muqueuse elle•m^me, si elle persiste, c'cil ne dépend pas de l'action de lo paire vague, mais de celle du grand synipalb'qne, et, s'accumule, c'est, d'un cAté, parce que la présence do mucns, n'étant ptnt sentie, aepctf provoquer la toux exeréatKe, et d'nn autre eAté que, fût-elle même seatie caeore, h saurait avoir lieu , à cause de l'impoitibilité dans laquelle la tunique oonlradile dn irouve de réagû", puisqu'elle est frappée de paralysie. Quant à rasserlkm que la gastrique cent après la section de lu paire vague, Longi-l a constaté par deseipér ct(., p. 332} que le papier de tournesol, appliqué ù la surface interne de l'ealonac, manière sensible, et que, par conséquent, lu sécrétion d'un suc acide continue : moins abondante, ce que Longet attribue à ce que, si la jMiire vague u'IuQucoct cette sécrétion , elle contribue du moins à la favoriser et à Ip rendfc plut aboaàalfii

(iV. dB ir^)

JMFLliKNCE DES ISERFS SUR LA SÉCRÉTION. 31K

jouUî quo i*tiriae devieut claire et limpide après la section de la luoeile épiuière iix régions dorsale et lombaii-e ; que la section du grand nerf sympathique au cou

rendit alcaline et albuiuineuse, inais que l'action de la pile voltaique la rétablit lus sa composition normale (1). Brachet a fait des observations analogues, en ilerrom|)ant le cours de Tinflueiice nerveuse dans les nerfs rénaux : il incisa l'arbre rénale d'un cbien entre deux ligatures, introduisit les deux extrémités d'un etit tube à manclie k travers l'incision, serra les deux ligatures sur ce tube, et fit la action complète du vaisseau, de manière à ne laisser subsister aucun filet nerveux ; I liquide amassé dans la vessie, pendant les quatre heures que vécut l'animal, était uyga; il ne comportait comme du sang pur, et se partageait en deux parties, un aillot et un sérum abondant (2). L'expérience , répétée une seconde fois, donna »aême résultai, tandis que la section de la paire vague n'influa point sur la sécré- M urinaire.

J'ai fait uiie série d'expériences à ce sujet avec Peipoj*s (S). Nous liâmes les ■aisseaux rénaux , en ménageant les uretères, sur des brebis et des chiens, assez ■fidement pour causer la mortification dos nerfs compris dans la ligature; ensuite Ms détachâmes celle-ci , afin que la circulation pût se rétablir. L'uretère fut dirigé I dehors, et on y. attacha un petit tube. I^ plupart du temps, il ne se sécréta plus '^irine, même chez une brebis à laquelle on avait pratiqué aussi ro{)ération de uaire côté, mais en laissant la ligature , afin que le rein ne pût pas sécréter. Il T eut qu'un seul cas (brebis) dans lequel la sécrétion continua : elle devint saninotente, et ^ittstock y trouva de râcidc urobenzolque, indépendamment des iQcipes constituants du sang. Un fait remarquable, c'est que, dans ces expétices, qui furent répétées un grand nombre de fois, le tissu des reins ne manii jamais de se ramollir après la moitification des nerfs. Yalentin a trouvé, tta les mêmes circonstances, les reins non pas ramollis, mais seulement un peu

HfMS (4).

ti*tnfluencc des nerfe ponrrait être diiïérento dans chaque glande; mais il paraît IB probable qu'elle est la même dans toutes, et qu'elle n'a d'autre rôle que de liciter la substance glandulaire à mettre en exercice les propriétés spécifiques qui ^MtîjiguenL L'expérience journalière fournit des preuves nombreuses de cette des nerfs sur les sf'*crétions. On sait que la diminution de l'influence ner- , pendant la période de froid des fièvres, non seulement diminue toutes les Viciions, mais encore les rend moins chargées de leurs principes naturels, et Viles se rétablissent au retour de la turgescence. On sait aussi que la sécheresse K Qiemlirancs muqCkeuses et de la peau est souvent un signe de diminution de 4ueDce nerveuse dans les maladies aiguës. On n'ignore pas non plus que les KMuiui influent sur les sécrétions, par exemple sur ceUe des larmes, de la bile, du ^ S qnc même les émotions ont une grande influence sur la nature de la sécrétion t^lente et sur Tétai des plaies. On a même prétendu que chez une jument ^iaiple vue de son poulain activait la sécrétion du lait Sans attacher aucune ■Nortance i tout ce qu'on débite toucliant Taction vénéneuse de la salive des ani-

A] IVf • LuAD, Ph^êiohgiickg Hetultate der Viviseclioiten. 1825, |). SOA* ■9(} M€€k» €xp, $ur leê fond, du M)f»U ntrv, gauglionu.. Pari», IH^i?, p, 278| .^} PuMBS, De mertforum in auretiotuê actioue, BeHÎD, 1834* \) De fmmitiombui ncrvorum^ Berne, 1839, p. X^9.

392 lNFUi£NCE DES ^ERFS SUR LA SÉCRÉTION.

maax irrités, puisque les phénomènes qui ont lien en parefl cas ne sont pe que ceux des morsures en général » cependant il est notoire et hors de dos la sécrétion salivaire augmente non seulement par la présence des alimeûtot bouche, mais encore à la simple pensée d*un mets qïpétissant. S*il était p de supprimer entièrement Tinfluence des nerfs d'un organe sécrétoire, pc trouYétuit-on toujours , comme il arrive pour le suc gastrique après la sec la paire vague, que le fluide particulier qu*il est af^lé à sécréter ne se pro plus alors. Je suis fort éloigné de croire que Faction chimko-TiTante de la soi glandulaire ne joue pas un'rMe tout aussi important dans le travail de la séo mais cette action, qui varie dans chaque glande, ne peut probablement sol qu'à la faveur de l'influence nerveuse (i).

Les nerfs cérébro-rachidiens et les nerfe sympathiques paraissent être égaii aptes à sen ir de régulateurs aux sécrétions. On sait que le nerf lingual st tribue dans les glandes sous-maxillaire et sub-linguale, le glosso-pharyngiei

(1) Une nouvelle preuve de Tinfluence du système nerveux sur les sécrétions virslt

AHimie par des expériences très importanles de M. CL Bernard. Après la section despéda

cérébelleux moyens, Turine change de composition el renferme alors d^une manière trSséii

de ralbumine et du sucre (de la deuxième espèce, glucose). Il a fait à ce sujet qaaiiei

riences sur des lapins qui, avant l'expérience , présenUiient leur urine alcaline, tfooUe,

dépourvue d*alburaine et de sucre. Sur chacun de ces lapins il a coupé le pédoncule Ma

droit en arrière de l'origine de la cinquième paire, et ranimai a été pris aossitét de

même c6té. Cbes les quatre lapins , une heure et demie après le oomoieiioemcnl du

convulsif (résultat de la section du pédoncule cérébelleux), l'urine a commencé à deveiirlll

neutre, puis acide, claire et ambrée, et alors elle contenait déjà nettement de raUmahii

sucre. La quantité de ces deux derniers principes a augmenté ensuite jusqu'à la noK à

nimal , qui a lieu en général vingt-quatre à trent&«ix heures après la section des piài

(Comptée rendus de la Société de biologie, i8A9, p. 1&). Dans une autre eommmk

(i6., p. 60), M. Bernard annonça qu'il avait répété l'expàience sur un chien et q«^

complètement réussi. Les urines examinées avant l'expérience étaient sans sucre; viaftÉl

apr^ la piqûre, elles en contenaient d'une manière notable. M. Bernard {De VimfMeatté

téme nerveux tur la composition des urines^ Comptes rendus de l'Acad. des scienoes, L fl

p. 393 ) s'exprime ainsi : • Le procédé expérimental que je mettais alors en usage prodaU

mutilation considérable et des désordres de sensibilité et de mouvements (oonvuhsoas) fà

promettaient la vie de l'animal. Souvent j'ai vu dans ces circonstances rapparenώai

changer complètement Si elles étaient troubles et alcalines avant l'expérience , elles dcMi

bientôt après claires , acides et sucrées. D'autres fois elles contenaient des quantiléiM

d*albumine. Aujourd'hui je produis une lésion beaucoup plus limitée, et la matière m

manifeste dans l'urine sans que cette sécrétion soit modiBée dans sa réaction. Seukaa

quantité des urines augmente en général, et ordinairement les phosphates dbparaiMat|i

complètement de cette sécrétion pendant tout le temps que le sucre s'y rencoatit. J>|M

encore que les animaux présentent souvent en même temps un léger abalsaeawBt

et une très grande irritabilité. Ces modiGcations variées qu'on produit dans la

urines par rapport au sucre, aux phosphates, à l'albumine et à la réaction a<^,éM

sans aucun doute de l'état complexe de la lésion qu'on détermine dans ces divcn ■

pressent dès lors qu'on pourrait peut-être Aiire apparaître ces modifications isoMmeol, d^

tait la lésion au point du système nerveux qui leur correspond exactement. • A la fff '

faits si curieux , l'esprit est aussi reporté vers le diabète sucré. C'est un résultat de nifi'

clinique que le diabète sucré se manifeste particulièrement cfaex des personnes dootle ^

nerveux est facilement excitable et a été beaucoup excHé. Et voilà qu*Qn exploitMrli

montre qu'en lésant un point du système nerveux, on peut produhre dwxdes nifliatv''

sacré. £• I*

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