‹ Manuel de physiologie v.2Chapitre 98 sur 185 · C:ANAL iNtESTlNÀL EN GÉNÉRAI.. Ai · texte numérisé non relu

C:ANAL iNtESTlNÀL EN GÉNÉRAI.. Ai

Tout ôlre organisé forme un cnseniblo, un système unique et clos, dont les es se c4>rre«pondent mutuellement, et concourent à la im^me aaion définitive, ine réacti<m réciproque. Aucune de ces parties ne peut changer sans que les ss changent aussi, et par conséquent chacune d'elles, prise sé|)arément, in- ^ et donne toutes les autres : ainsi, si les intestins d'un animal sont organisés lanière à ne digérer que de la chair et de la chair n'centc, il faut aussi que ses loin^s soient construites |Mmr dévorer une proie ; ses griiïes, pour la saisir et chirer ; ses dents, iM)ur la coupi^r et la diviser ; le système entier de ses or- K du mouvement, |)our la poursuivre et ixmr l'atteiuchre ; S4*s organes des s(*ns,

Tapercevoir de loin ; il faut même que la nature ait placé dans son ceneau inct nécessaire pour savoir se cacher et tendre des pièges «i se^ victimes, ft seront les cxinditions générales du régime Carnivore : tout animal destiné

ce régime les réunira infailliblement, car sa race n'aurait pu subsister sans : mais sous ces conditions générales il en existe de i>articulières, relatives à uodeur, à Tespècc, au séjour de la proie pour laquelle l'animal est disj)osé ;

chacune de ces conditions particulières résultent des modifications de détail \nss forints qui dérivent des conditions générales : ainsi, non seulement la class(\ l'ordre, mais le genre, et jusqu'à resj)èce, se trouvent exprimés dans la t de chaque partie. En effet, pour que la mâchoire |niisse saisir, il lui faut certaine forme de condyle, un certain rapport entre la position de la résistance* le de la puissance avec le point d'appui, un certain volume dans le muscle !)hite, qui exige une certaine étendue dans la fosse qui le reçoit, et une cerconvexité de l'arcade zygomatique, sous laquelle il passe; cette arcade zygoue doit aussi avoir une certaine forci; pour donner appui au muscle masseter. que ranimai puisse emporter sa proie, il lui faut une certaine vigueur dans Qscles (fui soulèvent sa tôte, d'où résulte une forme déterminée dans les ver- I, où ces muscles ont leurs attaches, et dans l'occiput, où ils s'insèrent. Pour «dents puissent cou|)er la chair, il faut qu'elles soient tranchantes, et qu'elles ent plus ou moins, selon qu'elles auront plus ou moins exclusivement de la à couper. Leur base devra être d'autant plus solide qu'elles auront plus d'os, plus gros, à briser. Toutes ces circonstances influeront aussi sur le développe-

de tontes les parties qui senent à mouvoir la mâchoire. Pour que les \ puîss€*nt saisir cette proie, il faudra une certaine mobilité dans les doigts, certaine force dans les ongles, d'où résulteront des fonnes déterminées dans I les phalanges, et des distributions nécessaires de muscles et de tendons ; il

I que ra\ant-bras ait une c<Ttaine facilité à se tourner, d'où résulteront euies formes déterminées dans les os qui le com[)as(*nt. .Mais les os de l'avant- 8*articulant sur l'humérus, ne p(>uvent changer de fonne sans entraîner des ^ments dans celui-ci. Les os de l'épaule devront avoir un certain degré de Hé dans les animaux qui emploient leurs bras ixiur saisir, et il en résultera « pour eux des formes particulières : le jeu de toutes ces parties exigera dans Irars muscles de certaines pro|)ortions, et les impressions de ces muscles ainsi Ittionnés détermineront encore plus particulièrement les formes des os.

II mot, la fonne de la dent entraine la forme du condyle, celle de l'omoplate, des ongles, tout comme l'équation d'une courbe entraîne toutes ses propriétés ; ^ même qu'en prenant chaque pmpriété séparément pour base d'une équation

fti6 MEMBRANES INTERNES DE L*INTE8TIN.

particulière, on retrouverait et Téquation ordinaire, et toutes les autres quelconques, de même Tongle, Tomoplate, le condyle, le fémur, et tous ksi os pris chacun séparément, donnent la dent ou ^ donnent réciproquement ; commençant par chacun d'eux, celui qui posséderait rationnellement les Téconomie organique pourrait refaire tout l'animal (1). »

Membrane interne de Tintestin*

Déjà, en traitant de Torigine des vaisseaux lymphatiques (p. 201), j'ai la structure des villosités intestinales et du rôle qu'eUes jouent dans Tj Ici« je dois encore mentionner les glandes qui sont logées dans la met queuse de Tîntcstin grêle. On distingue trois sortes de ces glandes :

i*" Les glandes de Lieberkûhn. Ce sont les innombrables petits trous céments, perceptibles seulement à Taide de la loupe, qui se pressent à cotél des autres dans toute la longueur de Fintestin gréle, et qui, lorsqu'on ci grossissement suffisant, donnent à la membrane muqueuse rapparenced'mi

2" Les glandes de Brunner. Elles n'existent que dans le duodénum, où ment une couche de glandes composées.

3** Les glandes de Peyer. Ces organes, qui occupent tQujours la portîoa testin opposée à l'insertion du mésentère, sont demeurés une én^roe ji jour. Le mémoire de Rudolphi (2) ne nous a fait connaître que les traits! généraux des différences de forme oiïertes par ces points de la m( queuse, qui sont presque toujours ovales et plus épais. Comme les gUodo| ont acquis une grande importance dans ces derniers temps, à cause morbides auxquelles elles sont sujettes, notamment des pustules et des qui s'y développent dans la fièvre typhoïde, il était nécessaire d'acquérir naissance exacte de lem* structure, afm de savoir enfin quelles sont les subissent alors des changements morbides, et en quoi consistent ces chai

Pour étudier les glandes de Peyer, il faut choisir l'intestin d'un hommes faite santé, par conséquent celui d'un sujet qui ait succombé à une mort car elles changent beaucoup dans une foule de maladies chroniques, celles du canal intestinal, et, si on les examinait en de telles circoustances, on une bien fausse idée de ce qu'elles sont dans l'état normal. Toutes les fois( ressemblent à de petites cellules placées les unes à côté des autres, le tube taire n'était pas sain, attendu que, dans Tétai de sauté, elles n'ont rien de avec des cellules ouvertes ou des foUicules.

Si l'on examine le fond de la membrane muqueuse des glandes de Pi les villosités qui reposent sur elles, on reconnaît que les petits titras Lieberkî'ihn) dont celte membrane est semée dans toute l'étendue de grêle, existent également ici (;ii grand nombre, entre les villosités, différent en rien de ce qu'ils sont dans le reste du canal. Mais on décoomj entre les villosités, des parties blanches et arrondies de la membrane qui ont plus d'étendue, leur largeur étant d'une ligne : ces parties, peui chez l'homme, le sont assez chez les animaux, et i:essemblent à des papih

(i) CuTiBB, Discours sur les rcvoluiiom de la surface du globe , Paris, iS&O, f. H (3) Anat* phifsiol, Abhondlungen. Berlin, 1802.

0 MEMnRANES INTERNES DK L'JNTteSTIN. (il 7

?s; dans d'autres cas, elles ont quelque analogie avec les papilles caliciformes de iuguc ; car (par exemple chez le lapin et le chat) elles sont entourées d'un sillon inlaire, et présentent une surface plus plane. Chez rhomme, elles dépassent à ne la surface de la meaibrane muqueuse* et n*ont pas de sillon qui les borde. U tous les cas, eUes sont entourées d'une couronne d'ouvertures qui ressemblent i fait aux petits trous qu'on trouve entre les villosités sur le reste de la memî, ou aux. glandes naicroscopiques de Lieberkûhn. Je les ai représentées le chat (1), où il y a cela de particulier encore que, tout autour de la cou- ^d'ouvertures, se dessine ua pli très An en forme de gaine. Boehm en a ' la structure chez un grand nombre d'animaux et chez l'homme, et il a ces corps sont toujours des capsules creuses. Leur contenu est un blaRcbâtre, dans lequel nagent beaucoup de globules plus petits que les du mucus (2). Tous les eflforts qu'on a faits pour en exprimer une

ïig. ô2. Fîg. 63.

iUlUM

fait

de là que

ni de celluli

par la destructî< idiiisent les fol le cas de maladie

émontrer en eux une structure folliculaire, ont échoué : la tir non plus par les ouvertures rondes (3). glandes de Peyer ne contiennent pas de follicules largement On ignore encore ce que sont ces petits sacs. C'est seulele la surface des points blancs, et dépourvus de pores, que s ou cellules qu'on aperçoit si souycnt et si aisément

Me gland, sfrucf., ta| J«a figure 62 représenl Ibd : n glandes, de Li^ w , sur laquelle elles I placé au mUieu desj Lde son orifice/'; 6 pt; £ tunique ce

fig. il.

[diaprés Lacauchie, la coupe en profil des tuniques du gros inte9tin

rkûhn, formant une couche régulière en avant de la tunique

ipuient;/* glande solitaire, ou follicule muqueiix , du mèmein-

jes de Lieberkûhn, dont quelques unes le recouvrent jusqu^an

le fibreuse; e dépression de cette tunique, qui reçoit la glande

I, dans répaisseur de laqueHe se trouvent les principaux vaisseaux

it aux idées reçues, Lacauchie a trouvé bien positivement de la

itinales); d tunique rousculeuse. ~- La figure 63 représente d*après

des tuniques de Tintestin grêle du même animal : b glandes de

et plus étroites que celles du gros intestin ; a villosités placées en avant

s /'oiganes de Pecfalin, formant une glande agminée (la plaque de Peyer chez

)• Ici , chacun de œs organes est une petite sphère irrégulière , résistante , se logeant

i dépreiBioo de la tunique fibreuse , comme le font les glandes solitaires du gros intestin ;

fibrevse; le reste comme dans la figure précédente.

, Déstructura gianduUirum iutestinalium penitiori, Berlin, 1834. — Cependant il U9 salvaot Kranse, une communication entre les pores et les capsules, de sorte que ce iolaiiie encore de nouvelles observations. Il ne m'est pas possible de distinguer des glandes> «B ordinaires de Lieberkiihn , les pores qui entourent les capsules. Eo éladlaut la roeni]braDe muqueuse d'un canal inteslinal soumis ù une injection continue I^caadiie (Études kydrotomiques'et microscopique, Paris, iShh) est parvenu ù en I. 27

Al 8 DEâ MOUVEMENTS nu TURE ALIMENTAIRE.

Page 1