‹ Manuel de physiologie v.2Chapitre 97 sur 185 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Canal intestinal en général.

le paraît être uu caractère général des animaux d*avoir une cavité intérieure . ir q>érer la transformation des éléments, pour digérer. Cette cavité porte le

iKpios beaucoup d*un jour à Pautre. Vers la (in de la vie, on observe une augmentation relaie perte, qui coittcide avec une augmentation variable des excréments, laquelle peut aller |a*i la diarrhée; mais cette augmentation cesse quelques bcnrcs avant la mort. Quant à la '^iuiègraU^ on conçoit que le poids du coi^s ne peut pas diminuer d'une manière indéfinie, pili y a des limites qui ne sauraient être franchies: Cette perte peut être considérée ou comme ^» ou comme proportionnelle. Eu égard à la perte absolue, les plus gros^ parmi les ani- K d*une même espèce , sont , en général , ceux qui, jusqu'au moment de la mort, éprouvent ■te de poids la plus considérable. En ce qui concerhe la perte proportionnelle, ou la com- ■OD de la perte absolue au poids initial, Chossat a trouvé que la mort arrive quand cette ' est représentée par 0,A, en moyenne, c'est-à-dire lorsque les animaux ont perdu 0,& de toicfo initial. Il a remarqué que, chex les animaux à sang chaud, cette perte intégrale pro- ^iuielle parait indépendante de la classe ù laquelle l'animal appartient, ainsi que du poids M de son espèce. Chei les animaux très gras, on observe une perte additionnelle, due à la ^tioo totale de la graisse, et qui peut s'élever à 0,1. L'âge exerce aussi de l'influence : chex i^KS animaux , la mort arrive quand ils ont perdu seulement 0,2 de leur poids. La durée vie, en moyenne, a dépassé neuf jours et demi, tant chex les mammifères que chex les t% ? le maximum a été de vingt jours et demi , le minimum d'un peu plus de deux jours. ftore Tâge exerce de l'influence : la vie des jeunes animaux ne s'est guère prolongée au delà ftX jours, en moyenne, tandis que, chez les adultes, die a atteint 15-20 jours, terme 1. Mais , tandis que la perte intégrale proportionnelle et la durée de la vie, étant disposées i«a, représentent l'une et l'autre une progression arithmétique croissante, la durée de la «n sens contraire de la perte diurne proportionnelle : elle est d'autant moindre que cdle-ei as forte. Les reptiles et les poissons meurent aussi quand leur perte intégrale proportioni*eat élevée à 0,4 du poids initial : la seule différence qu'ils offrent, c'est que, leur nutrition pkias lente , ils emploient un temps vingt fois plus long pour éprouver cette perte. Chossat tiadié à déterminer dans quelle proportion chaque organe contribue à la perte totale , et i^a il a comparé les autopsies d'animaux morts dans un état normal de nutrition , à celles ftBos morts d'inanition au bout d'un terme plus ou moins long. Abstraction faite de la t , c*est le système musculaire qui supporte la presque totalité de la perte du poids du corps ; 18% en particulier, éprouve une rapide diminution de poids; il varie comme les muscles, i comme lui, de sorte que leur volume peut servir à estimer le sien: mais, an milieu de tous les organes, le système nerveux conserve intégralement son poids, ce qui est t fort remarquable. Les oscillations diurnes de la chaleur animale deviennent de plus iii Biarqaées; de 0,74, qui est leur valeur moyenne, elles montent à 3,28; les heures de Hk ée minait sont encore les époques de leurs maxima et minima ; mais elles n'attendent ^ hcorca là pour se développer. Quant aux symptômes de l'inanition, les voici : restés fc^.-tf abord, pendant un temps qui varie depuis la moitié jusqu'à la presque totalité de , les animaux deviennent ensuite plus ou moins agités, et cette agitation persiste que la chaleur animale reste encore élevée. Le dernier jour de la vie , l'agitation fiùt place à un état de stupeur; l'animal , mis en liberté, tantôt regarde autour de lui , sans chercher à s'envoler, tantôt ferme les yeux , comme s'il dormait Cet état •*aeeoiBpagiie d^un aMblissement graduellement croissant, La station devient vadl-

41 U CAMAL INTESTINAL EN GÊNfiilAL.

nom d'hilestiu. Dans la grande majorité des cas, rintestin a la forme d'uusacMnA aux deux bouts; quelquefois cep([^lidaiit il ii^y « qu'une seule ouverture, qai soti

lanle et la tête brûlante ; les orteils, IVoids et livides, se mettent en boule, et oe

plus ù ranimai de se fixer solidement sur le sol, quoiqu^il puisse eneorc se teiiirdrfaoM.a{

s*appiiynnt sur le ventre et les ailes; mais bientôt il tombe sur le côté , et il y reste iiiifflobif,i

pouvoir se relever. Enfin, il s'iifluiblit de plus en plus, la respiration se ralentit, la snK

diminue graduellement . la pupille se dilate, et la vies^éteint, tantôt d*une masi^aMj

tranquille, lanl6t après quelques spnsmi's, de légères eonvulsions des ailes et dr li

opislliolonlque dans le eorps. La chaleur baisse, en moyenne, de 0,8 par Jour: nais, le<

jour de lu vie, le refroidissement a lieu avec une telle rapidité ^ i[ue la perte s*éKieft

que la mort arrive h 2â*,9, a«ec tons les symptômes de la mort par le froid. La ropiralial

une dimiuinion de fréquence, qui d(*vient de plus en plus marquée à mesure qae te i

meut fait des progrès; on peut admettre qu>lle cesse de s^exéculer, ou à peu piti,

nièrcs heures de la vie, malgré la persistance des mouvements respiratoires ^ car le polèiil

varie peu pendant ces mêmes heures. Chossat se croit en drbit d*élabiir que. dsastei

jour de la vie , It cœur se ralentit et s*aflraiblit progressivement. Les rtéjectIoM,

premier jour, parce qu'elles renferment alors le résidu de ralimetitation des jours

deviennent rares les jours suivants: mais, dans les trois derniers jours de ia vie, dlfii

tent de quantité, et présentent quelquefois Tapporence d'une diarrhée colliqiiative. Lhi|

est intimement lié à la perte diurne de poids : aussi, sauf l'âge des animaui, Cb«aat<

que rien ne parait exercer sur la durée de In vie Une influence comparable à «Uedelivf

tité, cette durée et ceUe quantité étant presque tOujourv en relsoo inverse l*miede

Chossat 0 étudié aussi les effets d'une alimeHtation insufiênnte^ c*est-à-dire d*«ne diifll^

tion, soit dans la quantité, soit dans la nature de l'aliment. Dan» une série d'f

anlmaui recevaient à lu fois des aliments et de l'eau « dans la seconde des aliments!

de l'eau sans aliments. Chei les premiers, identité presque alMolue de la perle iaMrntel

tionnelle avec celle qui s'observe dans l'abstinence complète i mais i« durée de la viea <

Si le chiffre des aliments va toujours en décroissant , au lieu d'être abaissé toat I

quantité déterminée à laquelle on le muinlient ensuite , la perle proportionnelle pinH {

dépasser 0.4, avant que la mort s'ensuive. Les expériences de Clioasat ontconlîraè<|Vl

est plus ou moins prolongée quand on fournit de Peau aux animaux privés de noai

flueiice conservatrice de Teau est surtout prononcée chei les animaux à sang ftoid,

les mammifères, nulle chex les oiseaux. La boisson n'ugit ainsi que quand l'animliil

lui-même; comme la privation d'alimenls éteint presque enlièrrment la soif, lespnieii

lières étant loin d'être représentées par l'eau que boivent les animaux, si l'on veut if

quantité d'eau proportioimée à ces pertes, la vie, loin d'en être prolongée, est

abrégée ; l'animal périt plus vite, et il ne supporte qu'une perte de poids moindre qaei

été privé de boisson , pan*e que l'eau ingérée hors de proportion avec la soif, eninli

grande dilution du sang et la formation d'épanchements dans les cavités séreuses.— Il <

ressaut de déterminer la quantité d'acide carbonique exhalé et la composition des

fournies pendant l'inanition. C'est ce qu'a fait Boussingault (Ànn. de rAtm., i6A&i t

en opérant sur une tourterelle placée dons une température de 7 à il degrés, et sysall

tion de l'eau distillée, dont elle ne but que fort peu eu sept jours que dura l'espérieBce. I

maigrit considérablement; quoique se tenant toujours perché, il était dans an éiatéil

dont il ne sortait qu'à de rares intervalles. A toutes les époques de TexpéricMef II

sensiblement la même quantité d'acide carbonique dans un temps donné, et i

le sommeil que durant l'étal de veille , comme il arrive dans le cas d^vlimeolatlM

carbone brQlé en vingt-qualrc heures a élé de 2 gr. 370, tandis que, cbei une

avec du millet , il était de 5 gr. 1. Pendant la durée de l'inanition , l^anioMl leoditM

excrémentitielles demi-liquid«>s, glaireuses, d'un vert d'herbe, dont la masaequalii

poids de 0,3985 (supposée sèche) «contenait, carbone 0,1257, hydrogène 0,01 7 1,0IJ|I«

et axotc 0,097At tandis que les excréments quotidiens d'une tourterelle nourrie de bMi

rent ; carbone i)94i« hydrogène 0^104* oxygène 1^111, ttote 0^190. iitcvtaCin

1^ belles déeduvertèft d*Ëtit«tiberg ; ma d^tetnettt tmiè tes tnfiMf tHêtt mche («ntotiife de cHé, mâtit ehcbfe on t'eût, en ttbnrHMnt cm ankààUk ces Colorées, détemilnef bfortnede^lenraottpnes digestifs^ i}ui fbtti4ift )n caractère pout les partager en plusieurs gftrapés. les nns, pHtés et d*anns , sont pôurriis Aé plusieurs estooiAôs -, ^i cnMmitiiiqnMt avec , comme les tnonades, Hc. ; les «dtfès ont Un intestin cnmptet, àvët anus. L'intestin , nmni de nômbretex estnnia^s pëdieuMs' et teHnfnéé en , détrrt ctudi}Uef(ifs un eerele, dé manière qùt Tànns et ta bondtè sont près de l*ântrc, au poUftoUr tttiÇ de tVttif mité Mlpériénre, enmme thek Iles ; ou bien TànUs et la bonétie oteu)^nt hs deux bbuts du itM^ \ ailiiatiou de la bbQdie tï celle de Tanus alternent, run ou Tiutl^ se tmu^ rémittf» du corps t parfois les tleuibNfké» sont situés aU rentl^. Ëb^rt^ )uvert les dents pharyngiennes chei un infbsoire poniVu d^un eîknal Int^

ixodes citcuflulus.

fères, qui ctcitent Un tourobiement dans l*\BaU, au moyen dits org«n^ garnis de cils dont leur tête dit garnie, postent Un intestin SlUipl^, bouche: à Fanus, qui est rafieUient potthrtt de cO^eunis. EfareUberg a désystème dentaire cH^K plusieurs d*entre eut. Là plupart ont dent torps e glanduleuse au commencement dé leur intestin, acalèphes, il n*y a ni anus ni intestin. Les aliments passent de la'botitbe niac, qui se ramifie, ft la maUièiHB^d*un vaisseau, dans HntériëUr du corps , comme chez leS méduses; on» bien ils sont pompés par les suçoirs des ra conduisent dans ri*stomac central , comme dies les riiiiostomes) quelparaissent être absorbés par des suçoirs, et tftiinsportés, sans qu*il j ait tomacale, dans des canaut digestifs tamifiés, comme ehes lesiiéréniteïi Là même oit il existe un estomac, On voit partir de cet Ofgâne des emnts vasculiformes, qui se répandent dans TintéHeur de FanitaiaL Ghéfeles ni sont, les tins libres, les autres lixés, et Untôt simples» tâUtOt ïiftuniBSUr

111*5 déjections rrcueillifs dans un jour d'inanition n^atenl done ^iie i/ÎO de» ittéM^s npris dons If» excrément» firorenant d'àne alimenlRtion normale s |iunr l^iiole , on lintrndiit si, d'une part, on refirésente la composition du sang (privé de ocndresl, 5à,à, liydrogène 7,5, atote 15,0, oxygène 22,2, et que , d'un autre côté, on admette iliaié par la rf^pirolion des (granivores est la moitié de celui qui se trouve dans.l**s m a , pour la totalité de ce pHncipe rendu en vingt-quatre henHn par la tnOrter^lle , dans les déjections 0,0971, dans la respiration 0,0185, qdanUté qai représente kifr sec, rcnreraiar.t carbone 0,â08, hydrogène 0,069, oxygène 0,S0S, aiote 0|lAê. Ité de cartmnc est ici beaucoup trop faible, puisqu'on a reconnu, par robservation la tourtcrellt^ en exhale réellement 2,à0à, nombre auquel II faut ajouter les 0,ltO es déjections. BoussiitgauU conclut donc de là que la graisse coillcnue dans l^orgabue h trt-olobget* la vit» des tiiilthaiix pY\\én de nourriture. EitRn, ctlhéblledhténBdéieHUlbêk- la rapidité avec laquHh» Une iodrterelte Ibaliltlée tendrait I re^eMtf* ù tial , en lui accordant di*s aliments. Les deux premiers jours , Taugmaitation du Mldérable; mais il y «;ut tout à ronp an temps d'arrêt i aptêi sept fmH de nMirriite, ranimai avait retrouvé toute sa vivacité , mais II n'avoH recouvré qn*à peu près i du poids qit'il aralt perdu : Il ri?vlnt eri chafr, mak u'engraisea pas « ne fbt f^ùfi cooditton de gras où il était au commencement Ue rcYpéHënce. {NoIb du fnrrd,} •ur les ::iiimpdi( ngo?tili|ucs MK^fcft, dilHS 4rri lt<ifi ra'>, U KVI. êuftpl.

M2 OàNAL i^iXESTINAL EN fitailAAL.

QD polypier, les organes digestifis varient : ici, ils sont 8îm|ries, et ceinitoiteii estomac encuMe-sac, comme chez les actinies, les fungi»», les madiéporini^li tubiporines, les corallines, les pennatuUnes, les alcyonines, les millepoiiiia,kif| tulaires, les hydres; là, ils se composent d*un canal intestinal court, dntrv{ s*ouyre auprès de^la bouche, comme chez lesakyoneÙes (1).

La structure des organes digestifs varie beaucoup chez le» entnoaiies. Vmk\ cystiques, la cavité vésiculiforme du corps semble en tenir lieu : c*est du qui parait arriver chez les cysticerques et les cœnures. Meblis dit qv, tel ccstofdes, rintestin, d*abord simple, ne tarde pas à se bifurquer. Chab todes, il n*y a pasd*anus, et le canal intestinal se divise à la manière d'oo quoique ces animaux , par exemple les distomes, semblent posséder encoRi système vasculaire, qui s*aboudie à l'extrémité postérieure, et qoi peut-être avec les ramifications les [dus gr^es du canal intestinal (2). Chabi thoçéphales, Fanus manque, et Fintcstiu bilobé se termine en cul-de-MC matoîdes ont un intestin utriculifomie, avec une bouche et un anns litoéill poséTun de Tautre. Cliez les vers d'eau douce et d'eau salée qui se beaucoup des entozoaires, et surtout des trématodes {Planaria^ Pnutmê^i rostoma^ etc. ), on rencontre aussi des différences très remarquables : les Pi et Derostoma ont un intestin simple, avec une bouche et un anus, tanbi planaires ont un intestin ramifié, sans anus, avec une bouche placée à h bni rieure du corps..

Dans la classe des radiaires, l'intestin est quelquefois complet, avec anus. Comme chez les holothuries, les oursins et les crinoldes; chez ksi la bouche occupe une des extrémités du corps, et l'anus l'autre ; diez les • bouche est située au milieu de la face inférieure, et l'anus tantôt au sonunet, daaisYEchinus^ tantôt au bord, comme dans le Spatangus; chez les que les comatules, la bouche et l'anus se voient au côté ventral Les dénuées d'anus pour la plupart (ophiures, Asiropeclen^ Luidia^ Ctenoii toutes les autres astéries en ont au côté dorsal (3). Dans les ophiures, U borne au disque, tandis que, chez les astéries, il envoie des prolongements et en cul-dc-sac dans les bras.

Le canal intestinal des annélides, des crustacés, des aracbnides et des îi a toujours bonche et anus ; mais son organisation présente une multitude riétés. Je citerai seulement, connue faits remarquables, la manière dont Fil extrêmement court , des Phalungium se trouve agrandi par des div< forme de cœcuuis, l'appareil dentaire qui existe dans l'estomac des de plusieurs insectes ( orthoptères), enfin la complication de l'estomac chai ques insectes carnivores. En général, le canal intestinal des insectes se l'oesophage, d'un jabot , qui n'appartient toutefois qu'à quelques h] aux fêpidoptères et aux diptères, d'un gésier musculeux, garni de deaU lames cornées à l'intérieur, qui se rencontre chez les colèqplères

(i) Hkmpbich et Ebbbrbebg, Symbula physieœ, Berlin, ISdS. — Comp^ Mm, Ji^' iVov. act, nat. cicr., t. XVI, suppU

(2) Mbol», Dêdistamaie hepatko et laHUolato. GœUÎDgae, 18S5. — hknm^ Diffàt*^ de ampkiêlomo conieo* GripsTaU, 18S0.

(3) MuEiiLsB et Tmmchbl, dans Wibg«amn*s Arehiv, L VI, p» SiS.

CANAL INTESTINAT. EN GÊNERAI^ Mi

plupart des orthoptères, de h portion d'intestin dans laquelle se forme le et qui s'étend jusqu'à l'insertion des vaisseaut de Malpighi , vulgaireitient

canaux biliaires, en6n de Fintestin' terminal, qui s'étend de ce dernier

l'anus.

i les animaux vertébrés, Testomac n'est ordinairement qu'une simple dihle l'intestin. Ce dehiier, en général court chez les poissons, a quelquefois ffaut de longueur compensé par des saillies de sa membrane muqueuse ; chez les raies et les squales, sa paroi interne forme une valtule sjûrale, étenspuis l'estomat jusqu'à Tanus. L'anus des poissons se tronre {dacé la plupart ops au-devant de Torificé des orgaites génito-urinaircs. itomac des oiseaux offre une complication qu'on ne rencontre pas encore chez flons et les reptiles. Outre qu'il est à peu près général, dans^çette classe, de oesophage offrir un afqpendice sacdforme , h jabot, dans lequel les aliments nt un ramollissement préliminaire, et qui né manque que chez les grimpeurs, lassiers , les palmipèdes, les insectivores et les stmthioniens , l'estomac luise divise en deux portions, savdr l'estomac g^nduleux (proventricvlUs), on du cardia, dont les parois renferinent, entre les tuniques»mtksculeuse et use, une couche entière dé follicules glanduhires, et' l'estomac musculeux, f^r, qui succède immédiatement au précédent Chez les oiseaux carnassiers^ ois du gésier sont minces ; mais elles ont beaucoup d*épaisseur chez les : herbivores, od la couche musculaire forme deux énormes [dans charnus, I membrane muqueuse est couverte d'une épaisse couche d'^ithéfa'um calde gros intestin , court et étroit, possède à son origine deux côecums , qui tout beaucoup de longueur chez les oiseaux destinés à' vivre de végétaux, tam s'ouvre, comme chez les reptiles, dans le cloaque, conjohitement avec duits excréteurs des organes urinaires et des organes génitaux. \ les mammifères, il y a une différence importante à établir entre les her«

et les carnivores. L'estomac glanduleux ne constitue pas un organe à part, ! chez les oiseaux , mais il est représenté par un amas de glandes qu'on re- ; au cardia de quelques mammÛères, teb que le castor, le phascofome et

s plusieurs rongeurs, comme le hamster et le rat d'eau, l'estomac se di-

jà en deux moitiés. U a trois compartiments dans le kanguroo géant , et

quatre chez les paresseux. Dans la' famille des quadrumanes, le semnopi-

, d'après Otto, et le Colobus, d'après Owen, ont un estomac composé de

arties, une portion cardiaque, à parois lisses et sùnples, une portion en

ie sac très large, et un long canal ressemUant au gros intestin. Chez les

ints, l'estomac est 'toujours formé de quatre portions. Cependant la Onnpli*

de l'estomac n'est pas un caractère général chez les mammifères herbivores ;

ni des solipèdes est simple, et la seule chose qui y annonce Texistence de

m portions, c'est que celle qui avoisine le cardia est tapissée par l'épitbélium

ophage. L'estomac des pachydermes est simjde, excepté diez le pécari et

potame, qui ont le leur garni d'appendices particuliers ou dé dilatations sac-

loMi, Uctura on cmpûrative anaiomy^ voL IL— MuiLUiy DtgUmiuU Urucu^ tab. I,

cifurm^ dm U» rumiiHUKt^, qui ont qi^tre smo^gk, I^ dmiw mH rewnkj i| celui des autres mammifères, piir U nature acide de sa^^^téciétigns ]e» trait | denU, qui sont eacore couverts d'épithéjium , fie peuvent èlTP ^wiiétki comme des compartiments de la portion cardiaque de rœsophage ^ ds ïi ^yant pour destination de latre subir un ramqllisaemeql préalable k k végctalcL Parmi ces trois compartiments, le premier, qi|*Qa appelle jMMMe,4| est très gnmd, se fait remaqner par les nombreuses aaUlies aplaties de « interne \ les alimente y subissent peu de cbang[ement, et y aoot abgndonahjil tipn de la saliyerle second* plus petit, et qui Gommuiiiq[ue avec le une large ouverture, porte le nom de l^imnH, et la membrane inienie t|i| plhi çeUulîfermc» dfsnte)és ; le trvMsième, ou le feuiUH^ ^ lop nombre de plia lomitndinamt et.aaillanto ^ sa membraiM iMne, ^i 9IIY feuHleU d*un livre, U fourrage , «iprèa avoir t\é iwiqllî pep^

tçmpu dans les deux promietu estomacs, repasse dans roraopliaie et de ft i

bouche ; dèsqu*il ^ anbi une ^conde mastication , qui constitue ractedalai natieHi il passe de Tœsopbage dans le troisième estpinac» et de ce|pi-ci,|ff| ouverture plus ^troite^ dans le quatrième, la caillMU^ qm a une qneuse pins molle, et une forme allongée, presque sembuÂile. à ceDe d'naii IL'animal , on fermant la gouttière par laqnelle )a panae et (à bdpiet qncnt avec Fccsophage» permet au bol alimentaire de paner directement dei dans le troisièn^e estomac (1), Dans la famille des cétacés, Teatooiac eat tant chea lés herbivores que cliez les carnivores : le mw^Mi q[Mi vit de f^ le si^n pourvu d^ pinceurs sacs; ce}ui de |a haieipet qw est. camimie. cinq compartiments et pins.

I^ canal intestinal est, en général, beaucoup j[4qs. court cbea les carnassiers, et |a dilTérence est moins sopsible entre Tintestîn grêle et le contraire, le côlon est- très ample et fort long çbea U plupait dei cfccum présente aussi des diOérençes remarquables, qui se mUarhert partout au genre de ngurriture. Généralement pariant, cet inteatia est trif ; cliez lejB carnassici's, et fort long chez {es solipèdes, ]es ruminants et la partie des rongeurs : il a, par exemple, deux pieds chez le castor et deai ct{ chez le cheyaL I/î dasyure, parmi les marsupiaux, n*oiïre aucune trace pi et ni de distinction entre le gros intestin et le grcle.

Les mammifères herbivores fournissent des exemples du paasape de b tyre animale à la nourriture végétale, pujsqu'après leur naissafice i)s vivent maternel ; le premier estomac des ruminants est petit tant que dure Y Les changements que Tintestin des grenouilles subit, par rcffet des sont {dus considérables ; les têtards ont un canal intestinal d*unc ioqguenr ' dinaire, et paraissent vivre principalement de végétaux.

Le résultat le plus général de cet aperçu jommaire, dont les détaSs 5 Tanatomie comparée, £st que la digestion des végétaux exige il |:lus d'appareil que ceUe de la viande. I^a relation intime qui existe enîia t sation tout entière d*un animal et son genre de nourriture a été fî j)ointe par Cuvier, que je ne puis résister au plaisir de citer ici lesproprain (le ce naturaliste :

(I) Flocbsw, Mànoires iCaHaUymit et depkfftioi. eomparééê , Paris , tgaS, f, SS.

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