EQUIVALENT MECANIQUE DE LA CHALEDR
décrirons plus loin. Le moindre échaunement, ou le moindre refroidissement de l'une des face» de la pile fait dévier l'aiguille du galvanomètre à droite ou à gauche. Il suffit de frotter légèrement la face de la pile avec un morceau de bois pour que l'aiguille se meuve de 90° et indique la production de chaleur. On frotte une tige de cuivre contre un morceau de bois, le métal s'échauffe.
Enfin, voici une expérience très-délicate : On prend deux verres enveloppés de plusieurs couches de flanelle, pour qu'en les tenant & la main on ne les échauffe pas. On emploie du mercure dans lequel la face de la pile plongée montre que le métal est froid. On verse le métal d'un verre dans l'autre plusieurs
(bis; il tombe avec une certaine vitesse capable de produire un travail mécanique qui est détruit ; mais de la chaleur se développe, et la pile plongée dans le mercure après quinze transvasements indique un éch au dément par le sens de la déviation de l'aiguille.
M. Tjndall a fait une autre espérience, que l'on répète dans les cours, pour démontrer la chaleur engendrée par le frotle-
ment. Un tube de cuivre mobile sur un axe vertical qui porte une poulie peut recevoir, A l'aide d'une roue mue à la main et d'une corde sans fin, un mouvement de rotation rapide(fig. 183); on verse de l'eau dans le tube et on le ferme avec un bouchon. Si, avec deui planches de bois reliées par une charnière, on presse sur le tube, au bout de quelques instants le bouchon est lancé par la pression de la vapeur d'eau qui se forme à plus de 100°. Si l'on comprime du bols avec la presse hydraulique, on l'échauffé.
Comprimons vivement de l'air dans le briquet, et un mor-
Appereil de H. Joule pour n
poid..
Il, règle gratinée pour
ceau d'amadou placé au fond s'enflamme ; au contraire, les gai, en se dilatant, se refroidissent.
Équivalent mécanique d« la chaleur. — H. Joule 'de Manchester) a déterminé expérimentalement le travail mécanique qu'il faut dépenser pour produire une quantité de chaleur égale à une calorie.
L'appareil employé se compose d'un calorimètre C plein d'eau contenant un axe muni de palettes (fig. 183). Sur le même aie