‹ Manuel de physique médicaleChapitre 11 sur 342 · U TRAVAIL · texte numérisé non relu

U TRAVAIL

grand diamètre pour qu'on puisse apprécier t\-m de tour. L'éerou

est guidé de manière à se mouvoir parallèlement à la vis, et porte un chariot muni d'un couteau qui est mobile dans un plan perpendiculaire à l'axe et qui sert à tracer des divisions. Lorsque la roue fait un cinquantième de tour, l'éerou avance d'un centième de millimètre. Cette machine sert à diviser les liges de thermomètre, et permet de tracer des divisions équidistantes très-voisines.

Les vis de rappel que présentent la plupart des microscopes permettent de transformer les mouvements brusques de la main en mouvements très-petits, afin de placer les objets au point convenable.

Du travail. — Après avoir étudié quelques machines simples, il est bon d'établir la mesure du travail -telle qu'on la donne en mécanique. Une force qui ne déplace point le corps auquel elle est appliquée ne produit aucun travail; en effet, elle ne produit aucun effet utile; ainsi, l'homme qui supporte pendant un certain temps un fardeau sans le déplacer exerce un effort inutile puisque le sol le porterait aussi bien. Pour qu'il y ait travail, il faut donc qu'il y ait déplacement du corps. Le travail se mesure par un produit, celui de la force par le chemin qu'elle Tait parcourir ; on a pris pour unité de travail celui qui consiste à élever un kilogramme à un mètre de hauteur; cette unité a reçu le nom de kilogrammètre. 11 est évident que l'homme qui élève un kilogramme à 2 mètres, effectue un travail double de celui que nous avons défini : c'est un travail égal à 2*kilogrammètres.

Dans la mécanique appliquée, il y a un grand intérêt à considérer le temps pendant lequel un certain travail résulte de l'emploi d'une machine ou d'un moteur animé, car ce temps connu, ou calculera facilement combien de fois le travail pourra <Hre exécuté en un jour. On a pris pour unité de travail celui de 75 kilogramme très exécuté en une seconde. Ainsi, une machine capable d'élever 75 kilogrammes à un mètre de hauteur en une seconde produit cette unité qu'on appelle un chevalvapeur.

L'homme peut employer sa force à des ouvrages bien différents : tantôt il jette des substances solides d'un point à un autre plus élevé, tantôt il tourne une manivelle, tantôt il soulève une masse pesante, qui retombe sur des pieux qu'elle enfonce, ou bien il agit par son poids sur ces grandes roues A chevilles qui sont si nombreuses dans les carrières et qui ser vent à élever des pierres, etc.

•2!i MACHINES SIMPLES.

L'expérience a montré qu'un homme qui manœuvre une somnette ne peut produire en une journée de huit heures qu'un travail de 100 000 kilogramme très, tandis que s'il agit par son poids en montant sur les chevilles d'une roue destinée à soulever des pierres (fig. ^6), il peut, dans le même temps, faire un travail de 259 000 kilogramme Ires.

Donc, quand l'homme élevé son corps il une cerlaine hauteur, et agit ensuite par son poids qui descend, il peut produire la plus grande somme de travail.

Lorsqu'une machine quelconque est mise en mouvement par une puissance ou force molrice, on appelle travail moteur le produit que nous avons défini de la force par le chemin que parcourt son point d'applicalion dans la direction de la force. Le travail résislanl s'oblient en multipliant les forces de résistance qui agissent en sens conlraire des forces motrices, par le chemin que parcourent leurs points d'applicalion.

Dans les résistances, il faut placer celles qui sont utiles et que. l'on veut vaincre, cl celles qui ne le sont pas qu'on appelle pas sîvcs, comme celles qui tiennent aux frottements. Or, dans toute machine mise en mouvement uniforme, le travail molcur est

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