‹ Manuel de physique médicaleChapitre 12 sur 342 · TRAVAIL DON MUSCLE · texte numérisé non relu

TRAVAIL DON MUSCLE

égal au travail résistant total ; il en résulte que le travail résistant utile sera toujours moindre que le travail moteur, et sa valeur s'obtiendra en retranchant de celui-ci la somme des travaux des résistances passives ; aussi, jamais une machine ne multipliera le travail de la puissance, ou force motrice, qui lui est appliquée, le mouvement perpétuel est impossible.

Travail d'un nhiucie. — Le travail d'une contraction musculaire se mesure aussi par le produit du poids soulevé par la hauteur à laquelle il est porté ; ainsi soulevons-nous à l'aide des muscles du bras un poids de 20 kilogrammes tenu à la main à i mètre de hauteur, ces muscles ont effectué un travail de 20 kilogramme très. 11 faut remarquer que par la disposition des leviers et des insertions musculaires dans l'organisme, le raccourcissement réel des muscles est beaucoup moins grand que le chemin parcouru par la charge soulevée. Supposons le bras étendu le long du corps et fixons un poids à la main avec un lien, l'allongement du bras et par suite celui des muscles sera presque insensible, à cause du peu d'extensibilité des os et des ligaments qui maintiennent les articulations en contact ; dans ce cas nous ne rendons pas d'autre service qu'un corps inerte ou une table qui supporterait le corps.

Mais si nous tenons le fardeau avec la main, si nous le fixons à une certaine hauteur en fléchissant le bras, des contractions musculaires sont nécessaires pour cela, et quoique nous ne produisions pas de travail mécanique extérieur, puisque le corps n'est pas mis en mouvement, il est certain que les muscles travaillent, dépensent de la force, et que la combustion dont ils sont le siège augmente; dans ce cas, le travail qui n'apparaît pas au dehors apparaît dans l'intérieur du muscle sous forme de chaleur, et la température de cet organe s élève ; le même phénomène se présente, si P« la volonté nous contractons les muscles pour fixer un membre dans l'immobilité.

Us choses ne se passent pas de la môme manière lorsqu'on expérimente sur un muscle Expérience pomme«u- «taché à l'une de ses insertions; alors on Z*£. lravail d'"u «a plus à considérer le peu d'extensibilité des leviers osseux. Soit, par exemple, un muscle gastroenémien de grenouille disposé comme nous l'avons dit en parlant du myo- Sraphion (fig. 27); attachons au tendon un poids de 100 grammes,

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Fie. 27.

par exemple, le muscle s'allonge en vertu de son élasticité, propriété purement physique ; s'il avait, étant, non chargé, une longueur AC, il prend par la charge une longueur AD, et la force élastique des fibres musculaires fait équilibre au poids. Nous excitons le nerf, le muscle se contracte aussitôt ; le poids est soulevé, je suppose, jusqu'en B, le travail réel du muscle est égal au produit 0k,l X BD.

L'effet utile de la contraction musculaire est, dans ce cas, représenté par le produit plus petit 0k,l x CB, puisque le muscle non chargé et au repos avait la longueur AG.

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