CLIMATS
boréal qui passent par les points dont la température moyenne est 35°, 20°, 15", etc., jusqu'à — 15°, On voit que ces ligue* ne saut pas parallèles à l'ëquateur ; on a trouvé, par exemple, que la ligne isotherme de Paris (lu°8) traverse en Asie et en Amé-
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Hque des points plus rapprochés de l'équnleur : la position de celle ville est donc privilégiée sous ce rapport. Les régions les plus froides, ou les pôles du froid, ne sont pas au pôle même, mais à une certaine distance de ce point.
CiimM*. — 11 ne suffit pas de connaître la température Doyenne des différents pays, il y a une autre question bien importante pour le médecin, c'est la comparaison des variations de température qui ont lieu pendant l'année et qui caractérisent ce que nous appelons le climat. Comparons la tempéra-
lure moyenne du mois le plus chaud et du mois le plus froid, consultons le tableau précédent, nous pourrons distinguer trois sortes de climats : 1° les climats constants, dans lesquels la différence de température entre ces mois ne dépasse pas 7° : tels sont les climats des îles de Madère, de la Havane et de Madras ; 2° les climats variables, dans lesquels cette différence atteint environ 16°, par exemple, le climat de Paris ; 3° les climats excessifs, qui offrent une différence voisine de 25°, ou plus grande : tels sont ceux de Saint-Péteiebourg et de l'île Melville. On observe presque tous les degrés intermédiaires.
En général, le climat des îles et du littoral est constant : c'est le voisinage de la mer, dont l'énorme masse mobile s'échauffe et se refroidit lentement, qui établit la constance de la température.
Les climats variables et les climats excessifs s'observent en général sur le continent, à une certaine distance des côtes.
La distribution des animaux et des végétaux sur la terre dépend du climat; certaines plantes, comme le camélia et le fuchsia, passent l'hiver en pleine terre aux environs de Londres, tandis que leurs fruits ne mûrissent pas pendant l'été ; les mômes plantes gèleraient pendant l'hiver à Paris. La culture de la vigne en pleine terre n'est plus possible dans le nord de la France, parce que le raisin ne mûrit pas.
Variations de la température moyenne avec l'altitude. — En un môme lieu, la température s'abaisse à mesure qu'on s'élève ; on l'a reconnu, soit dans les ascensions sur les montagnes, soit dans les ascensions aérostatiques; on a trouvé, en moyenne, que la température s'abaisse de un degré lorsqu'on s'élève de 170 mètres. Un autre fait lié à celui-ci, c'est que le sommet des hautes montagnes est recouvert de neiges perpétuelles. La limite inférieure des neiges s'élève avec la température moyenne de la plaine, c'est-à-dire quand, du pôle, on se rapproche de Téquateur : ainsi, en Norwége, on la trouve à 1000 mètres, tandis que, dans les Pyrénées, il faut s'élever jusqu'à 2700 mètres, et, au Mexique, jusqu'à 4500 mètres, pour l'atteindre.
Si, au lieu de gravir les montagnes, nous descendons dans îa terre, un phénomène très -remarquable nous frappe ; à une certaine profondeur, les variations si nombreuses de la température de l'air ne se font plus sentir, la température reste constante pendant toute l'année et un peu plus élevée .que la température moyenne au niveau du sol ; ainsi, dans les caves de l'Observatoire de Paris, un thermomètre placé à 28 mètres au-