DES VENTS
dessous du sol indique invariablement la température de 11°, 7 ; l'eau du puits de Grenelle vient d'une profondeur de 548 mètres ; elle offre lorsqu'elle jaillit à la surface du sol, une température constante de 27°, 7; quand on descend dans le sol à une profondeur de 5/i8" — 28n,=520m, la température s'accroît de 16°; pour obtenir un accroissement de température de 1°, il faudra donc descendre à une profondeur 16 fois plus petite, ou à
Cet accroissement de température conduit à l'hypothèse de ^'Incandescence des parties centrales du globe terrestre, hypothèse vérifiée par la production des éruptions volcaniques.
Des vent*. — Une cause puissante de changements dans la température de l'atmosphère qu'il faut considérer après l'influence du soleil, c'est l'existence des vents qui sont des mouvements de l'air plus ou moins rapides, produisant son renouvellement.
Direction du vent. — La direction du vent, qu'il estimportant de déterminer, est indiquée par la girouette : c'est une lame de métal légère, très-mobile, autour d'un axe vertical fixé au sommet d'un édifice, dont le plan se place toujours du côté où se dirige le vent ; si cette surface se présente obliquement au cdurant gazeux, immédiatement elle est poussée jusqu'à ce qu'elle soit parallèle à sa direction. On donne souvent à la girouette la forme de flèches dont les extrémités élargies, situées du môme côté, obéissent à l'impulsion du vent, tandis que les pointes, beaucoup moins larges, indiquent d'où vient le vent (fig. 195). On fixe habituellement à l'axe deux tiges perpendiculaires situées dans un plan horizontal, dont l'une indique la direction du nord au sud, et l'autre celle de Test à l'ouest.
Le mouvement des nuages permet de reconnaître la direction du vent dans les hautes régions de l'atmosphère.
Le vent du nord, à Paris, amène habituellement de l'air froid, le vent du sud de l'air chaud parce qu'il a passé sur des régions dont la température moyenne est plus élevée ; les vents
Fig. 195.
Girouette.
de l'ouest sont assez chauds et généralement humides, parce qu'ils se sont chargés de vapeur d'eau à la surface de l'Océan, ce sont eux qui poussent les nuages et donnent de la pluie. Le vent de l'est est ordinairement sec.
Vitesse du vent. — La vitesse du vent est très-variable; un vent faible parcourt de 1 à 5 mètres par seconde, un vent fort de 5 mètres à 15 mètres, un vent violent de 15 mètres à 30 mètres ; au-dessus, entre 30 mètres et 50 mètres, c'est un ouragan qui renverse tout ce qu'il rencontre, les arbres et les édifices.
Lorsqu'on voyage en chemin de fer, el que le train parcourt dû lieues à l'heure, la main placée en dehors du wagon perpendiculaire ment au sens du mouvement, frappe l'air qu'elle déplace avec une vitesse de 11 mètres par seconde; la main éprouve la même sensation que si, étant en repos, elle recevait un vent possédant la même vitesse; lorsque le train fait vingtcinq lieues à l'heure, la vitesse devient presque 28 mètres par seconde, et c'est un vent violent. ,
On mesure la vitesse du veut à l'aide d'instruments appelés anémomètres composés d'un axe horizontal qui porte quatre petites ailes ressemblant à celles du moulin à vent; sur l'aie, nne vis sans fin met eu mouvement les roues dentées d'un compteur des tours. Pour graduer l'instrument, il faut, lorsque l'air est calme, le fixer à une voiture ou au-dessus d'un wagon de chemin de fer, de manière que l'axe soit dirigé dans le sens du mouvement, voir combien les ailes font de tours en un certain temps, et mesurer le chemin parcouru pendant le même temps; on a soin de produire un mouvement uniforme ; on déduit facilement de l'expérience le nombre de tours qui correspond A la vitesse de ce mouvement; le nombre de tours sera le mOme si l'insli'ument est thé au sol et s'il est frappé par un vent possédant la infime vitesse. Plusieurs expériences analogues [iL'mititroiit ilt' ilri'oser une table de graduation.
Cswtt dis vents. — La différence de température entre des contrées voisines est ta cause la plus ordinaire de la production BsttUtOttt deux surfaces voisines représentées par tfig, U<G) : AB est le sol, BC est la mer ; représentons 1 1 h l'itcur égale des colonnes d'air lorsque leur • i l.i ini'me; si AB s'échauffe seul, la température i.!:. ,icc le sol, s'élève, l'air chauffé monte, la co- ,- ï et et arrivejusqu'eoGH, la partie supérieure ers la droite n'est point pressée, se déverse au-dessus " n» Droduil un veut dans le sens de l'écoulement; mai* " i- 1 I -C devient plus lourde, sa pression au niveau