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CHAPITRE PREMIER

CAPILLARITE.

Attraction des molécules à de petites distances. — Prenons deux balles de plomb et avec un couteau enlevons à chacune un segment de sphère, nous obtenons deux surfaces planes brillantes ; appliquons-les Tune contre l'autre par une légère pression, une adhérence a lieu, et pour séparer les. balles il faut

ATTRACTION DES MOLËCDLKS. 287

eiercer un effort plus grand que 1 kilogramme (Hg. 200); ainsi les molécules du mêlai d'abord séparées soûl maintenues en contact par une forte attraction.

On répète souvent la môme expérience avec deux disques de glace bien polis enchâssés dans des montures métalliques munies de crochets ; on fait glisser l'une contre l'autre les sur-

faces planes, elles adhèrent et peuvent supporter un poids sans se séparer (flg. 201). La même expérience réussit soUs une cloche, dans le vide ; ce n'est donc pas la pression atmosphérique qui maintient les disques rapprochés.

L'n disque plan de verre est suspendu à l'aide d'une monture convenable et d'une tige terminée par un crochet à l'un des plateaux d'une balance hydrostatique {Hg. 202) ; on lui fait équilibre avec des poids,. puis approchant au-dessous un vase large plein d'eau, on abaisse le disque de verre jusqu'à ce. qu'il s'applique sur la surface du liquide ; un certain poids peut être placé sur le plateau opposé de la balance sans que le disque soit soulevé, el il faut un poids c'e 35*r,5 si le disque a un décimètre carré de surface pour que le verre se sépare du liquide. Remarquons que par celle expérience, ce n'est pas l'attraction du verre pour le liquide que nous mesurons, puisque le disque reste mouillé ; la séparation a lieu au milieu du liquide, nous évaluons donc l'attraction de deux couches de liquide l'une

pour l'autre ; l'attraction qui existe entre le verre et l'eau est

plus grande.

**r.mion capillaire. — Lorsqu'on plonge un tube de verre étroit dans un vase plein d'eau, on voit le liquide monter dans le tube et s'y maintenir à une certaine bauteur ; la surface du liquide dans le tube capillaire est courbe à concavité tournée eu haut, on dit qu'elle forme un ménisque concave.

Loi. — Les hauteurs des liquides soulevé» dans des tubes capillaires sont en raison inverse des diamètres des tubes.

Cette loi a été vérifiée expérimentalement par Gay-Lussac ; dans un vase large plein d'eau sont plongés plusieurs tubes bien nettoyés dont les diat« 3n 2" i"' mètres sont déterminés par

la pesée du mercure qui remplit une certaine longueur ; les tubes ayant été immergés dans l'eau distillée, on les soulève et on les soutient verticalement ; le liquide reste maintenu dans chacun d'eux (6g. 203); on mesure à l'aide du ca- Ihétomèlre, instrument composé d'une lunette horizontale se mouvant sur une règle verticale, la hauteur du liquide dans chaque tube au-dessus du niveau de l'eau dans le vase. On trouve que deux hauteurs sont exactement dans le rapport inverse des diamètres des tubes.

Dans un tube de verre de 1 millimètre de diamètre, l'eau pure s'élève à 30— ,7 ; dans un tube dont le diamètre est cent fois plus

;H^H=Hfcn.

pelit ou 0",0i, elle s'élèvera cent fois plus haut ou à 3,07. C'est sur l'action attractive exercée par les parois d'un tube de verre étroit sur les molécules liquides qui les mouillent et sur l'attraction des molécules de liquide entre elles qu'est basée la théorie mathématique qui explique complètement tous les phénomènes capillaires.

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