ASCENSION CAPILLAIRE
Loi. — L'attraction capillaire ne peut produire d'écoulement. — Lorsque les vaisseaux des plantes, qui sont des lubes très-étroits, son! plongés dans l'eau par leur partie inférieure, on peut expliquerpar la capillarité l'ascension du liquide dans leur intérieur, mais on ne peut expliquer, par cette cause, un écoulement de liquide par l'extrémité supérieure des vaisseaux; une expérience simple va le modtrer :
Une Éprouvette à pied cylindrique est munie d'une tubulure à sa partie inférieure dans laquelle on fixe par un bouchon un tube étroit AB recourbé,' qui s'élève verticalement à une hauteur moindre que l'éprcravelte (fig. 20a.).
0a verse de l'eau fans cejle-ci jusqu'à ce que le méDisque lUnsletube étroit se Irouve un peu audessous de l'extrémité B, puis ajoutant peu à peu du liquide iww l'éprouvette, on voit monter le ménisque concave, il aileint l'extrémité supérieure du tube, la wrac-avilé du ménisque diminue ; Bientôt celte surface devient plane en W, el se trouve alors "«clément au même aiveau horizontal que
eau de l'éprouvette. Continuons à verser du liquide, nous voyons <* surface se courber, devenir convexe en B" et rester inférieure &u niveau du liquide de l'éprouvette, le liquide devient de plus *n plus convexe el puis l'écoulement a lieu. Ainsi, plongeons J"| tube étroit dans un liquide, jamais la capillarité ne fera jaiHir le liquide à l'extrémité supérieure, mais ce qui pourra "rivfir si le tube est de dimensions convenables, c'est que le Puisque concave soit porté jusqu'à l'extrémité supérieure du lube et qu'une évaporation lente ait lieu sur cette surface étroile.
C1ÉHASÎ. 17
— Les liquides qui ne mouillent pas le rené ou les tubes que Ton emploie se comportent d'une manière spéciale. Dans deux tubes communif '■ j quants dont l'un est étroit, versons du mer-
la ! cure, ce liquide se trouve à un niveau plus
VÊ bas dans celui-ci et offre un ménisque convexe
Il l (fig.205). On a reconnu que cette dépression qui
Il I est négligeable pour des tubes ayant 2 centi- II I mètres de diamètre ne l'est plus pour les Il I tubes barométriques, et que sa valeur dépend W I du diamètre du tube et de la flèche du mé- ^^^^ nisque ou distance du sommet de cette surface
courbe au plan horizontal passant par son intersection avec le tube.
On a dressé une table qui iodique la correction à faire, c'est-à-dire le nombre de millimètres qu'il faut ajouter à la hauteur d'une colonne barométrique, quand on connaît le diamètre do tube et la flèche du ménisque mesurée au cathétomètre, pour obtenir la véritable pression barométrique : voici un extrait abrégé de cette table :
Fie. 205.
Dépression capillaire obserrre avec le mercorr.
TaMe «ea «épreem— ■ eaptttelrea émmm les
laitetTfclarecfe
DU MJÉniSQWI
ca millimètres.
mm 0,2 0,4 0,6 0,8 4,0