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FILTRATION

animale, le péricarde du bœuf, et en comparant les quantités de matière contenues dans le liquide employé et dans le liquide filtré, il a obtenu les résultats suivants :

La partie filtrée contient moins d'une substance colloïde que le liquide versé sur le filtre ; ainsi,' le nombre que l'on obtient en divisant le poids de cette substance contenu dans un volume de liquide filtré par le poids que renferme un égal volume du liquide primitif, est une fraction.

Cette frac lion diminue lorsqu'on filtre un liquide contenant moins de substance colloïde et lorsqu'on élève la température; au contraire, elle augmente lorsqu'on exerce sur le liquide une pression plus grande.

Si l'on soumet à la filtration un mélange de substance colloïde et de substance cristalloîde , la partie filtrée contient encore moins de substance colloïde que si cette substance existait seule, mais elle est plus riche en substance cristalloîde. Enfin lorsqu'on filtre une solution de substance cristalloîde, la concentration de la partie filtrée est la même que celle de la solution.

Procédé de filtration rapide, — 11 arrive souvent que la filtration d'un liquide contenant un précipité dure plusieurs heures ; on abrège beaucoup la durée de cette opération en augmentant la pression exercée sur le liquide, ce qui peut se faire de la manière suivante : autour du col d'un flacon on attache quatre longues cordes aux extrémités de deux diamètres perpendiculaires; App««i de flitntto ™Pide. on place dans le flacon un entonnoir,

puis sur un carré de toile on étend un morceau de papier à filtre de même dimension, on plie ensemble le papier et la toile pour faire le filtre ; on verse le liquide sur le filtre placé dans l'en- 'onnoir, celui-ci est recouvert d'une planche circulaire qui forme couvercle et offre quatre trous par lesquels on fait passer les cordes (iîg. 208); leurs extrémités étant réunies, on fait tourner rapidement l'appareil comme une fronde, en avant Win de ne point donner de çhop ; dans ce» conditions , la

fil t ration a lieu rapidement, le papier à filtre maintenu par

la résistance de la toile sur laquelle il se moule ne se rompt

ENDOSMOSE ET DIALYSE.

Endoamoae. — L 'endosmose Tut découverte par Dutrochet en 1826; lorsque deux liquides différents A et B sont séparés l'un de l'autre par une membrane poreuse, il s'établit un double courant; une partie du liquide A traverse la membrane et se mélange au liquide B, une partie du liquide B fait de même et

se plein d'eau distilla.

se mélange au liquide A; en général, ces deux courants sont inégaux, l'un des liquides passe en plus grande quantité que l'autre.

Expérience d'endosmose. — Prenons un entonnoir de verre « (fig. 209), auquel on a soudé un tube de verre étroit terminé par une partie courbe ; fermons provisoirement l'extrémité du t tube a l'aide d'un tube de caoutchouc contenant un bouchon

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de verre, et remplissons l'entonnoir et le tube d'une solution de gomme arabique dans l'eau ; puis, appliquons sur l'ouverture de l'entonnoir un morceau de vessie ou de baudrucbe et fixons fortement la membrane animale par un ruban de caoutchouc, retournons l'appareil et maintenons le plongé dans un vase plein d'eau ; le bouchon étant enlevé, on voit peu à peu le niveau du liquide s'élever dans le tune ; au bout d'un certain temps, il atteint l'extrémité supérieure et le liquide s'écoule dans un vase que l'on place au-dessous de la partie courbe. L'analyse montre qu'une certaine quantité de la solution gommeuse a traversé la membrane et s'est répandue dans le liquide extérieur, mais la quantité d'eau qui a pénétré dans l'endosmo* mètre est beaucoup plus grande.

L'expérience réussit de môme si l'on remplace la gomme par une solution d'albumine.

Il n'y a pas de relation entre le sens du courant prédominant et le poids spécifique des liquides ; si l'on remplace les solutions de gomme et d'albumine qui sont plus denses que l'eau par de l'alcool qui est moins dense que ce liquide, on reconnaît qu'il entre plus d'eau qu'il ne sort d'alcool, c'est-à-dire que le courant qui a lieu de l'eau vers l'alcool ou courant d'endosmose est plus abondant que le courant inverse de l'alcool vers l'eau ou courant d'exosmose. Mais on reconnaît qu'il y a une relation entre ces phénomènes et les phénomènes capillaires; pour qu'un liquide placé à l'extérieur monte dans l'endosmomètre, il faut que dans un môme tube capillaire, ce liquide s'élève à une hauteur plus grande que le liquide intérieur. L'eau estelle placée au-dessus de la membrane, et la solution de gomme ou d'alcool dans le vase extérieur, le niveau du liquide baisse dans le tube.

Ascension de la sève dans les plantes. — C'est par l'endosmose que Dutrochet a expliqué le mouvement de la sève qui devient si abondant au printemps, quand les bourgeons se développent ; si à cette époque de l'année on coupe en travers un cep de vigne, on voit s'écouler un liquide aqueux qui est la sève ; l'eau qui baigne les racines de la plante, pénètre dans les cellules en grande quantité, tandis que le contenu des cellules passe à travers les parois en très-petite quantité; ces phénomènes se produisent dans une foule de cellules et dans les vaisseaux qui sontaussi limités par des membranes et déterminent l'ascension du liquide dans ceux-ci.

Endosmose à travers des substances inorganiques. — Des

recherches sur l'endosmose à travers des substances sans struc*

turc, telles que une paroi d'argile ou une couche solide de collodion, ont été faites dans ces dernières années. M. Fick a Étudié les échanges qui se font entre des solutions de sel marin et l'eau pure à travers des parois d'argile. L'intensité du courant du sel vers l'eau s'est montrée exactement proportionnelle a la concentration de la solution saline employée ; ainsi, toutes choses égales d'ailleurs, si l'on emploie une solution saline 2, 3 fois plus concentrée, la paroi laisse passer 2, 3 fois plus de sel.

Pour le courant inverse de l'eau vers le sel, qui est le plus intense, il n'est pas proportionnel à la concentration ; mais pour des solutions très-étendues de sel, il est plus intense que pour des solutions un peu plus concentrées ; il est minimum quand la solution saline contient 3 pour 100 de sel, et si l'on augmente la quantité de sel, ce courant d'eau augmente et devient à peu près proportionnel à la concentration de la solution saline, lorsqu'elle est concentrée.

Di>iys«. — M. Graham a reconnu que les substances appelées par lui colloïdes, telles que la gomme arabique, l'albumine, font a peine capables de tra- ^-z=~ — ; — — ■ -— — — ^^^ verser certaines membranes

ft( que les substances ciistal-

l^-a^'t loïdes et l'eau Iraversent facilement. Pour le démontrer, on prend un petit tambour à E "v-t ■^■""îïSfW ! parois solides dont le fond est

. une membrane de parehe-

— --— ~^" S . que l'on a trempé dans l'acide m S10 sulfurique et séché et qui ne

se putréfie pas. Cet appareil d, dfiljtmr. - e, m diwiiLie. flotte sur l'eau distillée

( fig. 2)0); versons sur la membrane un mélange de deux dissolutions, l'une contenant un corps cristalloïde, l'urée, et l'autre un corps colloïde, l'albumine, le premier corps passe à travers la membrane dans l'eau, cl l'autre resle; l'appareil a reçu le nom de dialyseur, et l'opération celui de dialyse. Pour arriver à une séparalion aussi complète que possible, il faut renouveler l'eau distillée de temps en temps et faire évaporer ensuite l'eau qui a reçu peu à peu la plus grande partie de la substance cristalline. Certaines conditions favorisent la dialyse ; il faut donner à la surface de la membrane une grande dimension, placer le liquide

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