‹ Manuel de physique médicaleChapitre 132 sur 342 · CHAPITRE 11L · texte numérisé non relu

CHAPITRE 11L

Il arrive très-souvent qu'on a besoin de séparer un liquide des parties solides qu'il contient; on le verse alors sur un tissu poreux ou mieux sur du papier non collé qui peut être considéré comme formé d'une foute de petits tubes capillaires trèscourts, très- étroits, enchevêtrés, qui ne laissent point passer des solides qui ne sont pas en poudre très-ténue, et se laissent, au contraire, traverser facilement par le liquide ; cette opération s'appelle filtra tion (fig. 207}. Lorsqu'on doit filtrer un précipité en suspension dans un liquide et qu'on l'a versé sur un filtre maintenu dans un entonnoir, le papier s'imbibe aussitôt; par la pression que le contenu du filtre exerce, chaque filet liquide est poussé sur la surface extérieure où il se réunit avec les filets voisins et forme des gouttes de liquide; lorsque le précipité est abondant, l'entrée des tubes capillaires du papier peut élrc obstruée en partie et la illtration devient lente.

les substances eolloïdes. — La nature des Fis. 3 oi. substances dissoutes dans l'eau influe beau-

i-iiMiii™ ordinii». coup sur U durée de la filtrat ion ; les solutions salines ou les solutions de substances qui peuvent cristalliser, telles que l'urée, la créatine, etc., que M. Crabam appelle substances cristallo'ides , filtrent beaucoup plus vite, toutes choses égales d'ailleurs, que les sel"" lions des matières qui ne sont pas cristallisantes et qui offrent de la viscosité, comme les solutions de gomme, de gélatine, d'albumine; ces substances ont été appelées pur M. Graham substances colloïdes. M. W. Schmidt a étudié la illtration de ces diverses substances à travers une membrane

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