‹ Manuel de physique médicaleChapitre 15 sur 342 · LOIS DE LÀ PESANTEUR · texte numérisé non relu

LOIS DE LÀ PESANTEUR

La position da centre de gravité varie aussi dans un grand nombre de conditions; l'homme qui porte un fardeau incline le corps en avant, en arrière ou sur le côté, suivant qu'il le place en arrière, en avant ou sur le côté opposé; c'est afin de ramener toujours la verticale du nouveau centre de gravité dans la base de sustentation.

Lorsqu'une voiture dont la charge est placée à une certaine hauteur se meut sur un sol incliné (fig. 32), la verticale du centre de gravité tombe facilement en dehors des roues et la voiture verse. Si, au contraire, la charge est voisine de l'essieu, ou placée au-dessous, la stabilité de la voiture est très-grande.

Equilibre stable ou Instable. — Un corps suspendu

par un point plus élevé que son centre de gravité offre un équilibre stable ; écarté de sa position, il y revient bientôt en obéissant à la pesanteur. Exemple : on enfonce dans un morceau de liège deux couteaux dont les directions forment un angle aigu, on place le liège sur la tète d'une épingle : il y a équilibre, et ce système, écarté de sa position, y revient bientôt; voici une expérience que chacun peut répéter.

Le point de suspension d'un corps est-il situé au-dessous du centre de gravité, il peut théoriquement y avoir équilibre, mais il est instable; aussitôt que le centre de gravité quitte la verticale du point de suspension, le corps tourne, et s'il est libre, jusqu'à ce que le centre de gravité soit descendu au-dessous de ce point. Exemple : on ne peut faire tenir un œuf sur le petit bout, ni un cône sur le sommet.

Un corps soutenu par son centre de gravité sera en équilibre indifférent, il restera en repos quelle que soit la position qu'on lui donne; une sphère se tient en équilibre sur le sol horizontal, car toujours la verticale du centre de gravité passe par le point qui la soutient.

ï*to de la penanCenr. — Première loi : Tous les corçw tombent dans le vide avec la même vitesse.

Cette loi se démontre à l'aide d'un long tube de ^rre fermé à l'une de ses extrémités (fig. 34), mas-

Appareil démontrant que toii9 les corps tombent dans le vide avec In mAme vitesse.

le tube des barbes de plumes, du papier et des balles de plomb; on extrait l'air contenu dans le tube; sitôt qu'on le retourne, les corps fombent ensemble. Faiton re n t re r l*air,le papier tombe beaucoup moins vite que le plomb.

C'est la résistance opposée par l'air au mouvement de la' chute des corps, qui établit les différences aussi grandes dans la rapidité de leur chute ; on le montre encore par une expérience facile à répéter.

Au-dessus d'une pièce de monnaie, par exemple, on applique un cercle de papier de même diamètre, le système est abandonné, le papier ne quitte pas le métal. Mais le papier et le métal tombent-ils isolément, celui-ci se meut beaucoup plus vite.

Deuxième r.oi : Us espaces parcourus par un corps qui tombe sont entre eux comme les carrés des temps employés à les parcourir.

M. le général Morin a démontré cette loi d'uno manière directe, en faisant inscrire par un corps qui tombe les espaces qu'il parcourt.

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