TUYAUX SONORES
d'employer un diapason dont le nombre de vibrations est connu, soit Je fat normal (870>), et un sonomètre. Le son donné est-il plus grave que /a„ on tend une corde jusqu'à ce qu'elle vibre à l'unisson du premier son. Soit i",05 la longueur de la corde, appelons x le nombre des vibrations cherché ; puis, promenant un chevalet au-dessous de la corde, on détache une partie de celle-ci qui vibre à l'unisson du la normal, soit 0m,708 sa longueur. Les rapports des nombres de vibrations sont en raison inverse des longueurs ; on a donc :
x 0,708 ,, . 0,708X870 co„ ., A.
870= tïT' d °Ù *= 1,05 = 58? Vlbratl°nS W'
Le son dont il faut mesurer le nombre de vibrations est-il plus aigu que to„ on fait rendre cette dernière note à la corde entière ; puis on cherche quelle est la fraction de la longueur de la corde qui rend le môme son que celui qui est donné, ensuite on raisonne comme ci-dessus.
Les lois de vibration des cordes trouvent leur application immédiate dans les instruments de musique. Dans le piano, les sons graves sont donnés par des cordes longues et de rayon assez grand; pour les sons aigus, on emploie des cordes courtes et de petit rayon. Dans le violon, les cordes peuvent être tendues plus ou moins à l'aide de chevilles ; on règle la tension de la corde qui doit donner las jusqu'à ce qu'elle vibre à l'unisson du diapason normal; dans le jeu de l'instrument, les doigts changent la longueur de la partie vibrante des cordes, pour produire des notes variées.