‹ Manuel de physique médicaleChapitre 162 sur 342 · DE LA. RÉSONNANCE · texte numérisé non relu

DE LA. RÉSONNANCE

Caisse de résonnante. — La plupart des instruments qui nous ont servi, les cordes, les diapasons, rendent des sons trop faibles pour que l'on puisse les employer ; il est nécessaire de les renforcer, c'est à quoi on arrive facilement en les disposant sur des caisses renfermant de l'air qui vibre à l'unisson des sons produits et les renforce considérablement. Pour le diapason, en particulier, les dimensions de la caisse qui renforce le son doivent être déterminées. Si l'on fait vibrer cet instrument en le tenant à la main, on entend un faible son; si on le présente devant l'ouverture de la caisse de résonnance, le son augmente beaucoup d'intensité ; si l'on appuie sur la paroi de la caisse avec le manche, ou si, en intercalant entre le diapason et la caisse, des vases renfermant des liquides, on touche le liquide, la communication des vibrations se fait à l'air de la caisse, et le son est aussi renforcé. De même, si l'on touche avec le diapason une vitre de verre, elle vibre à l'unisson et produit un renforcement considérable du son.

vibrations communiquées. — Des exemples nombreux montrent avec quelle facilité un corps sonore communique ses vibrations à tous les objets qui l'entourent. Lorsqu'on tire un coup de canon dans une ville, toutes les vitres des maisons voisines sont ébranlées et vibrent à l'unisson avec tant d'énergie, que souvent elles se brisent ; le corps de l'homme tout entier vibre aussi, et les sourds-muets eux-mêmes éprouvent la sensation du mouvement vibratoire qui se produit dans tous les tissus.

Mais si cette communication des vibrations est générale et manifeste pour les sons intenses, elle est beaucoup plus facile quand des corps sont disposés de manière à pouvoir vibrer à l'unisson des sons que l'on produit dans leur voisinage. Que l'on fixe, par exemple, un diapason sur sa caisse de résonnance, puis qu'on mette en vibration un second diapason qui rend exactement le môme son que le premier et qui est tenu à la main, aussitôt le premier diapason résonne, et le son produit continue à se faire entendre môme quand on arrête le second ; en chargeant le diapason résonnant d'un petit poids, par exemple d'un fragment de cire molle, il cesse d'être à l'unisson de l'autre et ne lui obéit plus.

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Régonnance des corde» d'un piano. — Ouvrons un piano et soulevons tous les marteaux qui sont destinés à étouffer le sou, pour que les cordes soient libres de vibrer ; parlons devant les cordes, les sons de la voix sont redits par les cordes qui entrent eu vibration ; chantons une gamme, l'instrument la chante aussi. Tout son produit au voisinage de cette série de cordes fait vibrer par influence la corde, qui rend le même son. Ce phénomène remarquable est très-facile à constater.

Brmnutpun. — M. Helmholtz a imaginé des appareils qu'il a nommés résonnateurs, et qui sont très-utiles pour reconnaître les sons isolés au milieu d'un assemblage de sons. Une boule de verre ou de cuivre (fig. 2i7) offre deux ouvertures : l'une, jjluà large, est tournée du coté du corps qui vibre ; l'autre, plus

étroite, est introduite dans l'oreille. Si le son propre du résonnateur est produit devant la houle, l'air qu'elle contient vibre fortement à l'unisson, et l'oreille entend parfaitement ce son renforcé ; si, au contraire, on ne produit devant le résonnateur que des sons différents de celui pour lequel il est accordé, l'air renfermé n'entre pas en vibration.

M. Kœnig a construit une série de résonnateurs représentés par la figure 2ù8, qui sont de forme et de grandeur choisies pour rendre la série des sons harmoniques de ut,. Pour apprécier à la vue quel est le résonnateur qui vibre, lorsqu'on fait usage de l'appareil, H. Kœnig a fait communiquer la petite ouverture de chaque résonnateur avec une capsule manométrique ; de sorte que l'on a huit résonnateurs et huit petits becs de gaz qui corn-

iU ACOUSTIQUE.

mu nique ut avec eux. Les flammes allumées sont disposées devant

un paratlélipipède formé de faces qui sont des miroirs plans et

qui peut recevoir un mouvement de rotation ; si l'air d'un résonnateur vibre, la flamme correspondante, au lieu de présenter dans le miroir tournant une bande lumineuse continue, offre les intermittences dont nous avons parlé plus haut.

■émmiaiiH ira mrmiirinM. — Lorsqu'on produit des sons an vobinage d'une membrane tendue sur un cadre de bois ou de

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métal, elle vibre facilement à l'unisson. Un jouet d'enfant que lout le monde connaît montre bien cette résonnance : à l'extrémité d'un tube ouvert se trouve uns membrane mince; si l'on parle ou si l'on chante dans ce tube, la membrane résonne et ses vibrations se distinguent facilement.

Savarl a démontré une propriété très-remarquable des membranes tendues : c'est que tous les sons, quels qu'ils soient, les font vibrer à l'unisson. Faisons vibrer un sifflet à une petite distance d'une membrane recouverte de sable, la poussière est agitée et se dispose suivant des lignes nodales régulières.

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