ORGANE DE L'OUÏE
pur réflexion, à une cloison membraneuse qu'elles doivent mettre en vibration, et qui termine la partie qu'on appelle oreille externe.
La membrane du tympan est circulaire et dirigée obliquement de haut en bas et de dehors en dedans; elle sépare le conduit auditif d'une caisse pleine d'air qui communique par un canal, la trompe d'Eus tache, avec le pharynx; de sorte que, dans la caisse et à l'extérieur, existe la même pression,
égale à la pression atmosphérique. Dans cette caisse du tympan qui forme l'oreille moyenne (fig. 253), plusieurs objets appellent notre attention : entre la membrane du tympan et la paroi qui limite le labyrinthe et l'oreille interne existe une chaîne de trois osselets, qui sont le marteau, l'enclume et l'étrier,
Le manche du marteau est long et intercalé dans les lamelles de la membrane du tympan, suivant la direction d'un rayon. La têUV du marteau a la forme d'une sphère articulée avec la grosse extrémité de l'enclume ; ce dernier osselet offre un long appendice qui se recourbe et se termine par un léger renflement ou une apophyse qui s'articule avec un osselet semblable à un «trier, dont la plaque terminale est dirigée vers la membrane de la fenêtre ovale ; le manche du marteau et l'appendice de
l'enclume sont à peu pris parallèles. Le marteau et l'enclume sont deux leviers coudés a peu près rectangulaires, qui peuvent se mouvoir légèrement l'un sur l'autre. Un petit muscle qui a reçu le nom de tenseur du tympan s'attache par son (en don un peu au-dessous de l'axe de rotation du marteau, tire le manche en dedans, et tend la membrane du tympan à. laquelle il donne la forme d'un entonnoir à sommet dirigé vers la caisse.
L'oreille interne présente une structure très-complexe : elle offre un vestibule, un limaçon, trois canaux demi-circulaires (fig. 254); toutescespartiessontcreuses,sonlrempliesde liquide et renferment les terminaisons des nerfs auditifs. Ce liquide, l'eau du labyrinthe, est en communication avec la caisse du
tympan par deux membranes : celle de la fenêtre ovale, dans laquelle est encliîlss'e la plaque ovale de l'étiier, et la membrane de la fenêtre ronde, qui est libre. Dans le vestibule, on trouve des poches membraneuses qui offrent des fi h res nerveuses se terminant à la base d'appendices qui ont la forme de soies roides; dans de petits sacs que présente aussi le vestibule, des pierres très-petites, qui ont reçu le nom A'otolithes, flottent et sont appliquées tout près des terminai son s* nerveuses. Tout l'intérieur du limaçon est divisé par deux membranes