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STÉTHOSCOPE

Lorsqu'on fait manœuvrer une pompe, l'oreille, appliquée au niveau d'une soupape qui se ferme, entend un claquement.

Dans le schéma de la circulation de M. Marey, quand les valvules artificielles fonctionnent, on entend des bruits comparables à ceux du cœur.

stéthoscope. — Il est souvent utile, pour bien limiter les bruits, et pour ausculter des parties où l'oreille ne s'applique pas facilement, d'employer un tube de bois auquel on donne la forme d'un cylindre creux, large d'un centimètre environ, terminé à sa partie inférieure par un entonnoir large de 3 ou 4 centimètres et à sa partie supérieure par une plaque de bois percée en son centre ; on applique l'extrémité évasée sur les parties que Ton veut ausculter et l'oreille au centre de la plaque. Une petite modification proposée par M. L. Fick mérite d'être signalée : il est bon de supprimer la plaque, et d'introduire directement dans le conduit auditif l'extrémité du tube légèrement effilée : ainsi les ondes sonores propagées par le tuyau solide et par l'air qu'il contient, arrivent plus sûrement à la membrane du tympan.

Stéthoscope de M. Kœnig. — Un* instrument construit par M. Kœnig remplace avantageusement le stéthoscope ordinaire, et permet de pratiquer l'auscultation avec une grande commo-

Fio. 256.

Stéthoscope de Kœnig.

dite, en se tenant à une certaine distance du malade que l'on peut ne pas découvrir ; ainsi il est possible de prolonger l'exploration sans fatiguer le malade (fig.256).

Deux lames de caoutchouc fixées au bord circulaire d'un hémisphère creux de métal peuvent être insufflées à l'aide d'un tube à robinet, et prendre alors la forme d'une lentille bicon-

GRÉHANT. 21

vexe ; un tuyau de caoutchouc terminé par un embout d'ivoire est fixé sur un ajutage que présente l'hémisphère; on applique la lentille pleine d'air sur la région précordiale, ou sur la poitrine, et l'on introduit l'embout dans l'oreille : on entend alors parfaitement les bruits de la circulation ou de la respiration, qui se communiquent de la masse d'air contenue dans la lentille à celle qui remplit l'hémisphère, le tube et le conduit auditif.

PereuMioii. — Lorsqu'avec la main droite on frappe plus ou moins légèrement sur le doigt médius de la main gauche appliquée sur une région du corps, le son peut être clair, sonore, par exemple, sur la poitrine; d'autres parties percutées, comme les muscles de la cuisse, rendent un son mat étouffé. C'est l'air qui, dans le premier cas, entre facilement en vibration, et résonne; plus est mince la couche des solides ou des liquides qui le séparent de l'extérieur, plus le son est clair ; si au contraire, au-dessous de l'endroit qu'on percute, il ne se trouve pas d'air, mais s'il y a seulement des solides ou des liquides qui entrent plus difficilement en vibration, le son reste mat : c'est ce qui arrive, par exemple, lorsqu'on percute la poitrine au-dessus de la cavité des plèvres renfermant un liquide épanché.

La percussion de l'abdomen distendu par la présence de gaz dans l'intestin rend un son très-clair, un son de tambour (tympanique) ; si la cavité péritonéale contient un liquide (ascite), le son devient mat. On emploie journellement la percussion, en médecine, pour reconnaître certaines lésions des organes; il faut toujours comparer entre eux les sons donnés par les deux côtés symétriques.

Pour la percussion, comme pour l'auscultation, il est indispensable de s'exercer sur l'homme en bonne santé.

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