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ÉLECTRICITÉ ATMOSPHÉRIQUE

Expérience de Franklin. — La forme des étincelles électriques fut comparée à celle des éclairs; les effets de l'électricité furent comparés à ceux de la foudre. Franklin, qui reconnut dans ces phénomènes de nombreuses analogies, rechercha par l'expérience si la foudre est attirée par les pointes comme l'électricité de nos machines. Un cerf-volant muni d'une pointe métallique, tenu par une corde de chanvre, fut lancé au milieu d'un nuage orageux. L'illustre observateur ne vit rien d'abord, mais une pluie fine mouilla la corde, et il tira de nombreuses étincelles de ce corps devenu bon conducteur ; ainsi fut démontrée l'identité de la foudre et de l'électricité.

Sur les indications de Franklin, Dalibard avait, quelques mois avant l'expérience du cerf -volant, élevé à Mari y une longue barre de fer terminée par une poiute. Des nuages orageux passèrent au-dessus de cet appareil, et l'on put tirer des étincelles.

De Romas lança un cerf-volant tenu par une corde métallique dans des nuages orageux; il obtint des étincelles longues de 3 mètres, qui faisaient autant de bruit que des coups de pistolet. ;

Présence de l'éleetrielté dans l'atmosphère. — On remplace

le bouten d'un électroscope à lames d'or par une longue tige terminée en pointe, à la partie inférieure de laquelle un chapeau métallique sert à préserver la cloche de la pluie, si elle venait à tomber (fig. 287).

GRRHANT. 23

Cet appareil, placé à une petite hauteur, loin des arbres et des maisons, indique presque toujours que l'atmosphère est chargée d'électricité positive, lorsque le ciel est pur.

L'électricité de l'air agit par influence sur la lige métallique de l'électroscope , attire l'électricité de nom contraire, qui s'échappe dans l'air par la pointe, et repousse l'électricité de même nom dans les lames qui ditergenl.

De Saussure reconuut avec cet instrument que la quantité d'électricité augmente à mesure qu'on s'élève.

Puisque l'air est habituellement chargé d'électricité positive, le sol et les objets qui le couvrent sont par influence chargés d'électricité négative.

Lorsqu'on répète l'expérience du cerfvolauljon voit que les nuages sont chargés lamé t d'électricité positive, tantôt de négative. Les nuages, produits par la condensation de la vapeur, qui sont formés d'un amas de vésicules liquides, sont des corps bons conducteurs qui prennent à l'air son électricité positive; mais comment se fait-il qu'il y ait des nuages négatifs? On comprend leur formation par un phénomène d'influence. Supposons un nuage chargé d'électricité positive, et audessous un second nuage soumis à l'influence du premier; l'électricité négative est attirée, la positive repoussée; que ce nuage inférieur rcnconlre une montagne, l'électricité repoussée s'écoule dans le sol, et si le vent chasse ensuite le nuage, il reste chargé de négative.

■ On fixe quelquefois dans les observatoires une longue tige de métal dont l'extrémité supérieure terminée en pointe s'élève à une certaine hauteur au-dessus du toit, tandis que

l'extrémité inférieure pénètre dans nne chambre d'observation.

H est nécessaire de placer près de la lige isolée une lige mft-

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