PARATONNERRE
Lu tige et le conducteur doivent ûlre unis à toutes les parties métalliques de l'édifice, aux toitures, aux gouttières, aux poutres de fer. Lorsqu'on peut, en terminant le conducteur
■ oulient l& partie inférieure du cuaddrteiir.
dans le sol, le mettre en union avec des tuyaux métalliques qui conduisent l'eau, ou avec les rails d'un chemin de fer, on assure une excellente communication avec le sol.
Théorie du paratonnerre. — Supposons qu'un nuage orageux chargé d'électricité positive passe au-dessus d'un paratonnerre ; l'électricité négative est attirée sur la tige et le conducteur, aussi bien que sur toutes les parties métalliques de l'édifice, et l'électricité de même nom est repoussée dans le sol. Mais l'électricité négative, qui se porte en plus grande quantité sur la pointe, ne peut y rester, et se réunit à travers lair avec l'électricité du nuage qui est neutralisée peu à peu ; une série nombreuse d'étincelles électriques en forme d'aigrettes lumineuses partent de la pointe et peuvent être vues dans l'obscurité. Ainsi le nuage orageux est déchargé.
11 peut arriver qu'un coup de foudre frappe le paratonnerre, mais le mouvement brusque de l'électricité se passe entièrement dans la tige et dans les conducteurs, s'ils communiquent bien avec le sol, et l'édifice est encore protégé.
Beccaria a démontré d'une manière simple que l'électricité traverse eu abondance le conducteur d'un paratonnerre, pendant l'orage: la tige de cet appareil fut interrompue sur une petite longueur, et l'on vit des étincelles électriques nombreuses partir entre les parties voisines du conducteur, lorsque des nuées orageuses passèrent au-dessus du paratonnerre.
De nombreux faits rapportés par Arago prouvent de la manière la plus évidente que les édifices munis d'un paratonnerre bien construit sont toujours à l'abri de la foudre.
Gay-Lussac admet que l'étendue de la surface protégée est un cercle dont le rayon est double de la hauteur de la tige.