INCLINAISON
aiguille mobile dans un plan horizontal ; mais on peut permettre aussi à une aiguille de se mouvoir dans un plan vertical : il suffit de faire construire une aiguille d'acier en forme de losange, et de faire passer par le centre de gravité un axe perpendiculaire au plan de l'aiguille, reposant sur deux couteaux fort durs (fig. 297), L'aiguille bien construite et non aimantée doit rester en équilibre dans quelque position qu'on la fixe ; après
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Boussole d'inclinaison. — L'aiguille aimantée ab se meut sur un oerole vertical gradué, mobile autour d'ua axe vertical ; le plan de ce oerole doit être parallèle à NS, direo» lion du méridien magnétique,
l'aimantation, elle prend une position inclinée à l'horizon, à laquelle elle revient toujours en oscillant : le pôle austral a de Taimant se dirige vers le nord et en bas, le pôle boréal 6 vers le sud et en haut. On installe l'aiguille dans un cercle vertical gradué, de manière que l'axe passe par le centre ; on forme ainsi une boussole d'inclinaison. On cherche dar.s le plan du méridien magnétique quel est l'angle formé par la ligne des pôles de l'aiguille aimantée avec l'horizontale; il était à Paris égala 66° 18' en 1864: c'est l'inclinaison. L'inclinaison varie comme la déclinaison ; elle éprouve des variations séculaires, diurnes et accidentelles. En 1670, l'inclinaison était 75° à Paris; depuis cette époque, elle diminue constamment jusqu'à 66°. Une ligne voisine de l'équateur terrestre, qui a reçu le nom d'équateur
magnétique, passe par tous les points de la terre où l'inclinaison est nulle, où l'aiguille est horizontale; de l'équateur aux pôles, l'inclinaison \a en augmentant jusqu'à 90°. 11 y a des points voisins des pôles de rotation du globe où l'aiguille se tient verticale.
l/aeftoa *e la terre est pureacal directrice, — L'n barreau
d'acier, avant et après l'aimantation, conserve toujours le même poids ; placé sur une plaque de liège et sur l'eau, une aiguille aimantée se dirige, mais n'éprouve aucun autre déplacement : ainsi la force avec laquelle la terre agit sur un aimant ne donne
FK. 298.
Fiaa àm if n>i>i n mAraétiqn*. — B. JL. s-j.^-s de I *.HLUt ierr*»;r>r. — «&, aimantée pîw« a l'équateur aasn>ti'|nr EQ. — c . h . ia a*£s? airnill»» piaffÉc près 4 lak£îto>:e de Paris.
pas de composante verticale ni horizontale, capable de soulever l'aimant ou de le rendre plus lourd, ou de le déplacer horizontalement. On ne peut expliquer l'action de la terre que par deux couples de forces égales paraMèles et opposées, émanées des deux pôles magnétiques du gobe et agissant sur les pôles de l'aimant pour le diriger. Afin de bien comprendre les effets de ces forces, représentons par un cercle le plan du méridien magnétique. B et A sont les pûtes magnétiques de la terre (fig.t^S;; supposons un aimant ab placé àl'équateur. Le pôle boréal B de la terre attire le pôle austral a et repousse le pôle boréal 6: ces deux forces sont égales, parallèles et opposées. Représentons-les