EFFETS PHYSIQUES
qui traverse l'ivoire avec l'axe i, ou avec l'un des bouts du fil de l'électro-aimant; l'autre v, par un prolongement de métal /, est fixée à la virole extérieure e, ou à l'autre bout du fil. Les ressorts appuient sur les demi-viroles (fig. 354); pendant une demi-rotation, le ressort r reçoit de la demi-virole qu'il touche de l'électricité positive ; pendant la demi-rotation suivante, il touche la seconde demi-virole, qui, à son tour, reçoit de l'électricité positive, puisque le courant change de sens. Ainsi, chaque ressort et par suite chacun des pôles M ou N est chargé toujours de la môme espèce d'électricité.
Par l'emploi du commutateur, la décomposition de l'eau se fait comme lorsqu'on se sert d'une pile. L'oxygène se rend au pôle positif, l'hydrogène au pôle négatif.
Effets physiques. — Pour obtenir des étincelles avec la machine de Clarke, on emploie un vase de métal c (fig. 352) contenant du mercure qui communique par l'arc de métal / et le ressort r' avec la virole e. Un anneau métallique muni de pointes opposées p% est adapté à l'extrémité de l'axe •'; les pointes plongent dans le mercure ; on s'arrange de manière qu'elles sortent du métal lorsque le plan des branches de l'électro-aimant est vertical. De vives étincelles se montrent alors dès qu'on tourne la roue*
Pour produire avec les courants induits l'aimantation d'un petit électro-aimant, on se sert du commutateur.
Effets physiologiques. — Parmi les effets de l'appareil de Clarka, ceux qui nous intéressent le plus ont les effets physiologiques. Ils exigent, comme les effets chimiques, l'emploi de bobines à long fil, tandis que les effets physiques réussissent mieux avec des bobines à fil gros et court. Un courant induit dans le fil de l'électro-aimant est-il interrompu, si l'on ferme le circuit par le corps de l'homme, un courant induit sur lui-môme prend nais* sance et produit une vive commotion: pour réaliser l'expérience, on fixe sur l'axe i (fig. 355) un anneau de métal a formé de deux demi-excentriques, que l'on appelle interrupteur; un ressort r fixé à la garniture M communique par un arc métallique avec la garniture N et le ressort r' qui appuie constamment sur la virole extérieure e. Lorsque l'arc r presse l'anneau, les courants
induits par la rotation circulent dans le circuit fermé qui réunit les deux axes ou les deux fils de l'électro- aimant. Dès que l'arc cesse d'appuyer sur le métal, il y a une interruption. On s'arrange de manière qu'elle ait lieu lorsque le plan des branches de l' électro-aimant est verlîcal : il faut alors que le circuit soit fermé par le corps. Deux manettes cylindriques de métal tenues par les mains sont fixées l'une à la pièce N et au ressort r', l'autre à une borne métallique isolée et portant un ressort r" qui appuie sur l'extrémité de l'axe intérieur. L'interruption
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fait naître dans le fil des bobines, qui se trouve fermé par le corps, un extra- courant dont l'effet physiologique est énergique : des interruptions fréquentes sont difficiles u supporter et causent des contractions tétaniques.
Appareil de HreMn. — Dans la machine de Clarke, pour conserver au faisceau d'aimants en fer à cheval une aimantation énergique, on emploie une armature de fer doux que l'on applique contre les pales; quand on veut employer l'appareil, on enlève l'armature; si par mégarde on la laisse, les courants induits que l'on obtient sont beaucoup plus faibles : puisque en éloignant et en rapprochant ce contact, on augmente et l'on affaiblit l'aimantation, on peut par ces mouvements produire dans le fil d'une longue bobine enroulée autour des branches de l'ai-