APPAREIL DE BRETON
maut des courants d'induction. Un aimant qui s'affaiblit détermine un courant de mûme sens que celui du solénoïde qui le constitue. Un aimant dont l'intensité augmente induit dans le fil fermé de la bobine un courant de sens contraire : tel est le principe dû a M. Page que MM. Breton ont appliqué dans leur appareil.
Les branches d'un aimant A en fer à cheval (fig. 356) sont environnées de bobines Bel B' à 111 (in et long dont les extrémités aboutissent au* points G et G'; une armature de fer dourPplacée
io„
tout près des extrémités de l'aimant reçoit, à l'aide de roues dentées et d'une chaîne sans fin, un mouvement de rotation plus ou moins rapide quand on tourne la manivelle M. L'armature 1' estelle verticale ? elle s'aimante par l'influence de l'aimant dont le magnétisme diminue. L'armature est-elle horizontale? l'aimant n'agit plus sur elle et reprend toute son énergie.
Lorsqu'on veut se servir de l'appareil, on enlève une tige de fer doux T qui se place au contact des pôles de l'aimant.
La graduation del'inteusité des courants induits se fait simplement à l'aide d'une vis de rappel V qui éloigne ou rapprorhe l'aimant de l'armature mobile I1, et affaiblit ou augmente l'action de celle-ci.
- Nous devons à notre habile constructeur M. Huhmkorff un puissant appareil d'induction dont les effets sont très-re marqua blés. Un faisceau de fils de Ter isolés parla couche d'oxyde qui les couvre forme un cylindre terminé à ses extrémités par deux garnitures de fer (fig. 357). Autour du cylindre, que l'on recouvre de vernis, est enroulé un gros SI
de cuivre dont les tours sont isolés, qui se termine par deux extrémités et qui complète l'appareil inducteur.
Une seconde bobine, formée d'unfll de cuivre fin ayant dix kilomètres de longueur et plus, présente des tours isolés avec soin par des couches de gomme laque. Les extrémités du fil de cette bobine induite sont supportées par des colonnes de verre. Les deux bobines sont séparées par un cylindre de verre.
Pour faire foncljonner l'appareil, il faut établir dans le fil inducteur le courant d'une pile et l'interrompre ; à cet effet, on emploie un appareil connu sous le nom de trembleur, que l'on doit à MM. Neef et de la Rive, et qui a été modifié par H. Foucault,
interrupteur de M. Foucault. - Une lame de laiton mince